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EAN : 9782848766058
Philippe Rey (24/08/2017)
2.85/5   13 notes
Résumé :
Par un jour d’avril, Corinne V., psychiatre, reçoit dans son cabinet une quinquagénaire, Zoé B., désireuse d’entreprendre une analyse. Reconnaissant en elle une ancienne amie, elle s’apprête à l’adresser à un confrère, quand Zoé lui révèle qu’elle souffre d’une amnésie ayant effacé ses souvenirs de jeunesse. Et qu’elle est atteinte depuis toujours d’une « mélancolie » dont la cause, elle en est persuadée, réside dans la mystérieuse histoire de sa famille paternelle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  21 février 2018
Une lecture toujours de pur hasard !
Roman assez inhabituel, parlant des amitiés de jeunesse, et surtout... de psycho-généalogie....

Une psychanalyste reçoit un jour une hypothétique future patiente...qu'elle reconnaît comme une camarade de lycée , peu banale...
Elle est évidemment ennuyée, car déontologiquement , la règle est de l'adresser à un confrère . Cette ancienne camarade lui explique son état intense de dépression et de mal de vivre, en lui précisant qu'à la suite d'essais
pharmacologiques dont elle a été l'objet, elle a des pans de sa vie, qu'elle a oubliés, dont la période du lycée , où elle se sont fréquenté...

la thérapeute, ennuyée... , mais prise par une vive curiosité, va transgresser pour la première fois les règles de sa profession...Elle se replonge dans l'histoire de cette camarade de jeunesse... va l'écouter, l'aider, tout en
réalisant qu'elle joue les "voyeuses" !!...
Cette thérapie commence à avoir des effets bénéfiques... En plus des séances, la patiente-camarade envoie des mémos, pour rendre compte de ses recherches personnelles sur l'histoire de sa famille, car dès le départ,
elle est sûre d'aller mal depuis toujours à cause des non-dits de sa famille..

Alors, elle débute , avec une obstination hors du commun, des recherches généalogiques...pour tenter de saisir le pourquoi de son mal-être ... Et la voilà plongée dans la période de la seconde guerre mondiale où l'histoire parentale a l'essentiel de ses traumatismes et de ses secrets !...

Des rebondissements, du suspens, des jumeaux cachés...des secrets, des non-dits comme dans beaucoup de familles !

Les retrouvailles impromptues avec cette camarade de jeunesse vont faire revisiter à la psychiatre, Corinne, sa propre vie... La thérapeute, ennuyée, encombrée par
sa propre culpabilité... va renvoyer sa patiente, Zoé, brutalement, et l'adresser enfin à un confrère..., prétextant que le travail analytique ne fonctionne
pas de façon satisfaisante avec elle, et qu'un autre psy serait plus efficace pour l'aider. La patiente continuera à lui envoyer des mémos, et les résultats de ses recherches généalogiques... et nous ne saurons qu'à la fin de
ce roman, le pourquoi de cette persistance !
Un livre que je retiens surtout pour un élément qui m'intéresse personnellement au plus haut point : la psycho-généalogie... les effets incroyables de nos aïeux, sur nos vies. Pour moi l'intérêt de cette fiction réside dans cette thématique, traitée de façon originale, avec
du suspens et des rebondissements.
Premier livre de cette auteure que je lis chez un éditeur dont j'apprécie en plus la qualité de son catalogue. Attirée par un autre roman de cette écrivaine, "Les Indomptées"...
Pour les amateurs d'introspection, d'histoires familiales, de psychogénéalogie... Vous passerez un moment intéressant et agréable !
Et je termine comme chaque fois par un extrait qui me paraît significatif !! :
"Selon Freud, les documents écrits ou photographiques, les -preuves-, ne jaillissent que si on les cherche vraiment (...) Zoé B. l'expérimentait à présent: incapable d'admettre l'hypothèse selon laquelle son père n'avait rien gardé de son passé, laissé délibérément ses enfants sans histoire, sans racines, sans repères, elle avait entrepris de fouiller l'appartement familial "(p. 65)





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krol-franca
  27 août 2017
J'avais envie de découvrir l'écriture de cette auteure. La parution de son dernier roman était l'occasion rêvée.
Corinne, psychiatre, reçoit dans son cabinet une ancienne amie, dépressive chronique, qui, apparemment, ne la reconnait pas. Elle va enfreindre les règles de sa profession et accepter de suivre cette patiente, sa curiosité ayant été aiguisée, puisque Zoé raconte qu'elle a été cobaye d'un laboratoire pharmaceutique, « étant donné qu'on lui avait administré des psychoanaleptiques à de telles doses qu'elle avait perdu kilos, cheveux et dents, ainsi qu'elle l'expliqua. »
Les chapitres alternent entre présent, passé et enquête sur le passé de sa famille par Zoé elle-même (Mémos qu'elle donne ou envoie à Corinne régulièrement). La partie au présent est focalisée essentiellement sur le personnage de Corinne qui se libère de sa terne vie personnelle pour gagner une liberté qu'elle prend un peu de temps à savourer et apprécier. Celle au passé est centrée sur les relations entre trois amies dans les années de jeunesse : Zoé, Corinne et une troisième jeune femme dont j'ai déjà oublié le prénom. Et enfin, les mémos narrent, bien maladroitement, l'histoire de la famille de Zoé pendant la seconde guerre mondiale.
Je suis allée jusqu'au bout, espérant découvrir un secret particulier, un truc fort qui m'aurait fait aimer le bouquin. Que nenni ! Je me suis ennuyée tout du long. L'écriture ne m'a pas subjuguée, je n'ai pas trouvé d'intérêt à l'histoire, ce roman n'était décidément pas fait pour moi.
Et pour continuer à argumenter, je sens bien que je suis un peu légère pour l'instant… Ce roman présenté comme une analyse, n'en est, en fait, pas une. Si Zoé apprend quelque chose de sa vie passée, c'est seulement grâce à elle-même et à ses recherches personnelles.
L'ultime retournement de situation, le dernier mémo, dont on se doutait finalement, n'apporte pas grand-chose. La notion même de complicité involontaire développée seulement à la fin du livre n'enfonce que des portes ouvertes. Non, vraiment, je n'ai pas été séduite.
Ce livre est peut-être trop fin pour ma fruste personne. Je n'y ai pas vu ce qu'il fallait y voir.
Lien : https://krolfranca.wordpress..
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Catherinedenanc
  24 septembre 2019
Je ne la connaissais pas, j'ai eu envie de lire son dernier roman car le compte rendu sommaire qu'en avait donné le Monde des livres avait aiguisé mon intérêt. En fait il donnait quasiment intégralement le contenu de la quatrième de couverture.
L'écriture est agréable, mais la lecture m'a pas mal déçue. le roman alterne les chapitres sur le présent, le passé et le récit de l'enquête du passé de la famille de l'analysée, Zoé. D'abord le titre, qui est éclairé seulement dans les dernières pages du livre n'est pas vraiment probant surtout quand on sait que la narratrice est psychiatre. Puis le récit de la transgression professionnelle, rendu possible par l'amnésie supposée de la patiente, est assez plat. Et enfin, l'éclairage qu'apporteraient les supputations de l'analysée, sur le mystère entourant un des membres de sa famille, n'a rien à voir avec la prise de conscience de la psy qui la mènera à bouleverser sa vie. le présent est tourné sur les changements qui interviennent dans la vie de la psy. le passé raconte la jeunesse de trois jeunes filles de bonne famille et le lien qui les unissait, ou pas. Et l'enquête sur la famille de la patiente, ancienne condisciple de Corine la psy, est racontée à travers des "memos" qu'elle envoie par la poste à sa thérapeute.
J'ai trouvé le montage du livre assez lourdingue. J'attendais toujours la prochaine étape du bouquin qui pourrait m'éclairer sur ce que voulait démontrer l'auteure, et voilà je suis déçue...
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collard380
  11 mars 2019
Corinne est une psychiatre renommée et mène une existence sans heurts. Sa quiétude est soudain remise en cause avec l'arrivée dans son cabinet de Zoé, une ancienne amie, qui souhaite suivre une thérapie. Professionnellement, elle sait qu'elle devrait l'envoyer chez un confrère, question d'éviter tout transfert ou toute partialité. Au détriment de la déontologie et tirée par une curiosité qui la démange, elle l'accepte comme patiente et se met en tête de dénouer les liens inextricables qui la plongent dans une mélancolie embarrassante. Elle est de surcroît persuadée que les causes de son mal se situent quelque part dans le passé. Puisque leur existence s'est plus d'une fois croisée, elle n'imagine pas à quel point elle se trouvera également confrontée à une histoire de famille qui devient de plus en plus tangible et dont les ramifications l'amènent à regarder dans le miroir de ses propres émotions. A mesure que le puzzle commence à prendre forme, elle prend conscience qu'elle a mis les pieds dans un engrenage dont elle ignore les aboutissants. Nathalie Bauer signe un livre sur la transgression et ballote le lecteur à travers l'Histoire du XXe siècle, pour mettre en évidence les nombreuses complicités qui unissent les êtres pour, ensuite, se jouer d'eux à leur insu. La quête de la vérité passera obligatoirement par des bleus à l'âme et au coeur. Un thriller psychanalytique mené comme un vrai polar !
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antigoneCH
  26 août 2017
Ce roman est le premier titre que tu as ouvert pour la rentrée littéraire… et tu t'es dit (heureuse) qu'elle commençait drôlement bien. de Nathalie Bauer, tu avais lu Les indomptées, en 2014. Ce qui t'a amené vers ce roman là en cette rentrée (où il faut bien faire des choix) est le résumé de l'intrigue. Corinne, psychiatre et quinquagénaire, reçoit Zoé dans son cabinet pour une analyse. Or, il s'avère que les deux femmes sont d'anciennes connaissances de Lycée. La déontologie inhérente à son métier obligerait donc Corinne à réorienter sa vieille amie vers un confrère. Cependant, Zoé affirme d'emblée qu'elle souffre d'amnésie partielle, et la psychiatre constate effectivement très vite qu'elle ne se souvient plus d'elle. N'écoutant que sa curiosité, elle décide de prendre en charge la mélancolie et la détresse manifeste de Zoé. Elle ne se doute pas que cette confrontation avec son passé la changera elle aussi… Zoé écrit beaucoup, raconte l'histoire de sa famille sous forme de mémos que sa psychanalyste reçoit sous divers biais. L'histoire est passionnante, complexe, très marquée par les évènements de la seconde guerre mondiale, et éclaire peu à peu ce que leur descendante porte malgré elle… Pendant ce temps, Corinne se réouvre avec un amant à la sensualité et commence à comprendre l'impasse dans laquelle elle se tenait dans sa vie de couple. Vivre, être libre, en paix, écouter le rythme de son corps, ses envies, voilà peut-être son nouveau credo. Et toi lectrice, tu as beaucoup aimé suivre le fil de cette analyse, aussi bien que les flash back sur l'ancienne complicité des deux amies, et découvrir le récit de la famille de Zoé. Les diverses époques se marient sans difficulté, l'auteure maniant tout cela avec dextérité et fluidité. Et qu'il est passionnant de voir Corinne évoluer, assumer de nouveau son âge, s'ouvrir comme une fleur… Une belle lecture de rentrée !!
Lien : https://leslecturesdantigone..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   17 février 2018
Voilà, je retrouvais celle que, après de si mauvais débuts, j'avais fini par apprécier, la fille fantasque, toujours en équilibre entre le chagrin et la gaieté, dont elle présentait tour à tour la face avec autant de rapidité qu'une feuille morte agitée, retournée par le vent (...) (p. 27)
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fanfanouche24fanfanouche24   20 février 2018
Soudain je compris que je n'aurais jamais dû me réconcilier avec elle : les vieux comptes en suspens ne s'effacent jamais, ils demeurent entre nous jusqu'à ce qu'on ait le courage de les purger. (p. 165)
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fanfanouche24fanfanouche24   20 février 2018
Il n'y a jamais une seule vérité. Nous ne sommes jamais totalement blancs, et les choses sont rarement ce qu'elles paraissent, ne croyez-vous pas ? (...)

L'ami de mon père, que je suis allé voir à Istanbul, il y a quelque temps, vous vous souvenez ? , m'a brossé le portrait d'un homme gai et plein de vie, qui ne correspond en rien à celui que j'ai connu. Je l'ai écouté dans son joli salon donnant sur le Bosphore, mourant d'envie de lui crier qu'il n'avait rien compris au personnage, puis je me suis rendu compte que c'était moi qui me trompais, qu'on ne saisit les uns des autres qu'une image valable à un moment donné dans un espace donné. Les êtres ne cessent jamais de changer. Cela s'appelle l'impermanence. (p. 141)
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fanfanouche24fanfanouche24   19 février 2018
(...) je savais qu'il aurait mieux valu mettre des mots sur cette rupture, que cela nous aurait aidés tous deux à refermer ce chapitre et à aller de l'avant : non seulement le silence laisse tout en suspens, inachevé, mais il recèle aussi une dose incontestable d'agressivité. (p. 234)
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fanfanouche24fanfanouche24   20 février 2018
Selon Freud, les documents écrits ou photographiques, les -preuves-, ne jaillissent que si on les cherche vraiment (...) Zoé B. l'expérimentait à présent: incapable d'admettre l'hypothèse selon laquelle son père n'avait rien gardé de son passé, laissé délibérément ses enfants sans histoire, sans racines, sans repères, elle avait entrepris de fouiller l'appartement familial (p. 65)
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Videos de Nathalie Bauer (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nathalie Bauer
Marta perd son père à l'âge de 24 ans. Mais est-on encore orphelin à cet âge-là ? Toute la souffrance liée à cette disparition ressurgit en même temps que le dossier judiciaire de son père, quelques années après le décès de celui-ci. La narratrice savait qu'il avait fait de la prison dans les années 70 – pour un malentendu, croyait-elle, car il a fini par être innocenté. Or elle découvre une vérité toute différente. Leonardo Barone a en effet d'abord été condamné pour participation à une organisation terroriste. Pourquoi ne lui a-t-il rien dit ? A-t-il participé à la lutte armée auprès d'un groupe d'extrême gauche lors des années de plomb ? À partir de cette révélation initiale, Marta n'a d'autre choix que d'enquêter pour tenter de comprendre ce qui s'est joué à ce moment-là, à Turin et dans toute l'Italie, afin de connaître ce père qui semble s'être toujours dérobé. C'est finalement le portrait d'un homme qui se dessine, sans concession, et à travers lui, celui d'une période trouble de l'histoire italienne. Qui étaient ces militants communistes ? En quoi croyaient-ils ? Comment ont-ils vécu ? Que reste-t-il de leur combat, une génération plus tard ? Pour répondre à ces questions, Marta Barone compose un texte intelligent et subtil, empreint d'une grande humanité, qui raconte aussi la rencontre d'une fille avec son père. Un récit incandescent sur l'engagement et la transmission.
Traduit de l'italien par Nathalie Bauer En savoir plus : https://bit.ly/3O1cxAF
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