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Gaston Baccara (Traducteur)Raymond Baccara (Traducteur)
ISBN : 2752902905
Éditeur : Phébus (07/06/2007)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Berlin, fin des années 20. Quelques personnages se croisent dans le hall - et les chambres - d'un palace, où chacun croit avoir trouvé le lieu de son destin.

La gloire éteinte d'une chanteuse sur le déclin, les illusions d'un baron cambrioleur perdu par les femmes, l'outrecuidance d'un industriel affolé par l'odeur de l'argent, la tristesse d'un commis anxieux de claquer ses pauvres deniers avant la lente agonie annoncée par les médecins, les émois d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  14 mars 2015
A l'heure où le cinéma et la télévision se sont emparés du glamour des "Années Folles" et ont rendu hommage à leur incroyable esthétisme, notamment via "Gatsby le Magnifique" et "Downton Abbey", le lecteur n'a aucune difficulté à plonger dans le décor fastueux du Grand Hôtel de Vicki Baum, le plus luxueux établissement de Berlin.
Nous sommes en 1929, à cette époque où, lorsqu'on évoque "la guerre", on n'a pas encore à l'esprit celle qui se déclenchera dix ans plus tard et fera basculer ladite période dans "l'entre-deux guerres". Pour l'instant, l'heure est à la paix, à la croissance des industries textiles, aux nouvelles danses qui font sautiller et se déhancher des femmes aux robes presque aussi courtes que leurs cheveux, l'heure est au jazz-band, au caviar, aux palmiers en pot, aux bals du jardin d'hiver. Sans pouvoir deviner que quelques mois après la parution de son roman le monde économique allait brutalement sombrer dans la crise, l'auteur autrichienne dresse ici ce qui nous apparaît comme l'apogée des Années Folles, à travers un récit incroyablement moderne, tout en strass et en contrastes, où les femmes font montre d'indépendance, de débrouillardise, d'aplomb et de courage, et où les hommes ne sont pas en reste, cherchant à contraindre et à maîtriser leur destinée et à vivre de nouvelles expériences, et à les vivre à fond.
"Grand Hôtel" est un roman qu'on aurait du mal à expliquer, aussi vais-je plutôt essayer de le présenter. C'est avant tout une formidable galerie de personnages, sur fond de petit personnel : grooms, portiers, serveurs, chauffeurs et autres femmes de chambres. Il y a les hommes : le jeune et beau baron Gaigern, gentleman-cambrioleur, au charme irrésistible, qui conduit sa propre voiture à l'allure folle de 118 km/h, le comptable Kringelein qui n'en a plus pour longtemps à subir sa morne existence de fonctionnaire avant de casser sa pipe - c'est le médecin qui le lui a dit -, puis le Dr Otternschlag, la gueule cassée qui vit à demeure à l'hôtel, dans une chambre sordide, et dont la solitude ne peut se noyer que dans un flux de morphine journalier, enfin il y a Preysing, le manufacturier bon père de famille, acculé par la spéculation à renier ses valeurs. Il y a aussi les femmes, et quelles femmes ! : la Grousinskaïa, la célèbre étoile russe qui séduit les théâtres du monde entier depuis vingt ans mais qui sent bien que le souffle n'y est plus et que deux liftings ne suffiront pas à freiner l'irrémédiable déclin de sa vie, et Mlle Flamme - dite Flammèche - la ravissante dactylo-graphiste qui n'hésite pas à poser nue dans les magazines pour arrondir ses fins de mois laborieuses.
Ce petit et ce grand monde sont logés à la même enseigne et vont étroitement imbriquer leurs existences en l'espace de quelques jours, dans la poussée houleuse de Berlin en ébullition qui offre tant de possibilités. Vicki Baum le décrit très bien elle-même : "Étrange, ce qui arrive aux hôtes du Grand Hôtel : aucun d'entre eux ne ressort exactement tel qu'il était entré par la porte tournante". Car, pour l'auteur, pour cette femme qu'on perçoit incroyablement moderne derrière sa plume naturaliste franche et forte, et qui n'embarrasse sa narration d'aucune pruderie, l'essentiel de l'existence réside bien dans la métaphore qu'elle file entre la vie et l'hôtel, ce lieu de passage par excellence : "Les événements qui se déroulent au Grand Hôtel ne forment jamais des destinés nettes, entières, déterminées ; ce n'en sont que des parties, des fragments, des lambeaux [...]. La porte tournante pivote, et ce qui se passe entre une arrivée et un départ ne forme jamais un tout".
Moi aussi je me suis laissée aller au vertige de la porte-tambour, je me suis laissée charmer par ma lecture, prolongeant le plaisir déjà éprouvé avec Gatsby. Toutefois, ce qui m'a le plus séduite, ce sont moins les événements décrits dans le récit que son contexte, cette peinture sociétale d'une Allemagne vaincue dix ans plus tôt, qui panse ses plaies dans le Champagne et le labeur, qui opère sa mutation et qu'on retrouvera à nouveau belliqueuse dix ans plus tard. C'est véritablement le pouls de la société berlinoise que Vicki Baum a saisi entre ses lignes, entre les claquements de porte des chambres du Grand Hôtel, avec un réalisme et une force d'évocation qu'aurait sûrement applaudi bien fort Emile Zola.

Challenge de lecture 2015 - Un livre choisi pour sa couverture
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jovidalens
  01 février 2014
Comment parler de cette lecture ? Lecture "schizophrénique" parce qu'accompagnée de ce vertige entre deux mondes, entre l'espace temporel où se situe le roman et ce que nous savons de l'histoire des années suivantes, cette sensation d'évoluer sur le bord d'un volcan dont on voit avec effroi la lave en fusion se rapprocher dangereusement du bord du cratère ; mais aussi d'imaginer que Vicki Baum, quand elle l'a écrit, "balançait" entre rester ou partir d'Allemagne...La sensation d'être sur le fil du razoir quand il faut prendre une décision vitale.
Très riche et beau symbole cette porte pivotante par laquelle on entre ou sort de ce Grand Hôtel, comme on entre ou sort de la vie, par hazard, avec des espoirs et des envies, sans savoir, sans connaître les êtres qu'on y croise. Et ce passage dans lequel l'espace d'un instant on est isolé entre deux parois de verre, qui tourne plus ou moins vite.
Et puis, comme le chantait Jacques Brel "au suivant" : ces chambres de vie aussitôt libérées sont aussitôt prêtes à accueillir...un autre, sans garder de mémoire du précédent. Ronde, succession un peu folles, d'agitations vaines.
Dans cet espace, à peine l'opportunité, le temps nécessaire pour lier des amours et amitiés dont la pérenité est aléatoire. Monde d'illusions, de dorures de théâtre et de musiques entrainantes mais si lointaines, assourdies...par le bruit du trafic, des nuisances extérieures.
Il y a une urgence et une folie dans ce roman. Pas de gaieté, juste une soif de vivre que rien n'assouvit. Tout est...ébauché, râté parce que précipité.
Même si chaque personnage est solidement campé, depuis le plus petit portier jusqu'aux principaux héros, on a tout de même la sensation d'en savoir bien peu, juste ce qu'ils voudront bien laisser transparaître de leurs vies, comme les petites révélations d'une rencontre éphémère.
Quand Vicki Baum a écrit ce roman elle avait quarante et un ans, le mi-temps de sa vie, ce temps où chacun fait le point sur le chemin parcouru et se pose la question de son devenir. Question d'autant plus urgente que l'environnement politique et sociètal de ce Berlin des années folles étaient porteur de menaces.
J'ai eu l'impression qu'elle hésitait entre deux représentations d'un choix de vie : celui du médecin blessé, solitaire et désabusé qui s'assoit et regarde l'agitation des autres ou celui de la toute jeune femme lucide, qui a des projets et dont toute l'énergie est focalisée pour atteindre, avec enthousiasme, son rêve d'une vie meilleure.
Très beau , très fort roman, superbement écrit qui parle d'impermanence et de fragilité.
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5Arabella
  26 juillet 2017
Nous sommes à Berlin, à la fin des années 20, dans le meilleur hôtel de la ville. Nous partageons quelques jours avec des membres du personnel, et surtout avec quelques clients. Lieu de passage, de transition, où les gens en dehors de leurs routines quotidiennes ne sont plus tout à fait eux-mêmes, où tout semble possible, le meilleur comme le pire. Des rencontres, des histoires d'amour, mais aussi les suicides, les vols ou les meurtres. Un tourbillon, un peu comme le symbole de la vie qui défile, mais qui risque derrière une apparence attrayante de finir dans le vide, dans le néant.
Une danseuse vieillissante qui accepte mal de ne plus être la plus célèbre et la plus belle, qui ne sait rien faire d'autre que danser, alors que son art et son public l'abandonnent progressivement. Un jeune homme de noble famille, blasé de tout après les horreurs de la guerre, et prêt à user de ses charmes pour s'assurer une vie à la hauteur de ses envies de plaisir, un vieil comptable venu passer les quelques dernières semaines de vie qui lui restent sans économiser sur tout comme il l'a fait toute sa vie….le tout sous le regard d'un médecin solitaire, défiguré à la guerre, et qui observe et dissèque tout ce petit monde en réfléchissant au meilleur moment de tirer sa révérence.
Le livre est très prenant, sans que le style soit de la plus grande littérature, c'est très efficace. Les intrigues qui s'imbriquent sont très bien construites, même s'il y a des éléments conventionnels dans les personnages, le fait de passer de l'un à l'autre au bon moment, fait que l'on en est pas gêné. La façon dont une société à bout de souffle se précipite vers l'abîme est bien rendue, et prémonitoire. Vraiment une bonne lecture, un livre qui donne envie de tourner les pages, qui fait un peu réfléchir, et qui touche par moments. de la bonne besogne.
J'ai envie maintenant de revoir le film, dont il ne me reste qu'un vague souvenir (vu dans l'enfance), mais dont il me semble qu'il était pas mal différent dans les intrigues.
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IreneAdler
  04 janvier 2018
Challenge ABC, 2017-2018
9/26
Un hôtel, c'est un lieu de passage. On pourrait croire qu'il ne se passe pas grand chose, que les hôtes se croisent et c'est tout. Que nenni. Il arrive parfois que des gens qui se connaissent s'y croisent. Et que ça fasse des étincelles. Ou que ça vire lutte des classes.
Deux hommes vont s'affronter dans un grand hôtel de luxe à Berlin. Un qui a priori n'a rien à y faire, son statut de prolétaire ne lui en donnant pas les moyens et son patron, venu conclure une affaire. Mais les actions des uns et des autres vont se charger de rétablir une certaine justice, tout cela sous l'oeil blessé et blasé d'un vieux médecin mutilé de guerre.
Ce n'est pas un roman qui bouge beaucoup ou haut en couleur ; ne vous attendez pas à la version littéraire du Grand Budapest Hôtel de Wes Anderson. La trame est ancrée dans les préoccupations de l'époque, même si les divers mouvements agitaient l'Allemagne à la fin des années 1920 ne sont là qu'en filigrane, presque par hasard. Sauf donc la lutte des classes et la revendication des prolétaires à plus de considération et moins de paternalisme. Mais le plus important dans ce roman, c'est la résolution des deux personnages de vivre leur vie. L'un parce qu'il va mourir bientôt, l'autre parce que son sang de petit-bourgeois s'est réveillé en rencontrant une jeune beauté. Et c'est par ce biais que se place leur lutte des classes, qui fait ressortir aussi toutes les frustrations liées à leur condition de travail, puisque l'un est le patron de l'autre. Que les accusations soient justifiées ou non.
Une lecture qui ne restera pas dans ma mémoire. Non pas qu'elle soit inintéressante, mais l'intrigue n'est pas non plus très originale et le style n'est pas inoubliable non plus. Non pas daté, mais parfois un peu lourd. Ça manque parfois de dynamisme.
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Bigmammy
  07 avril 2015
Ce fut un grand succès de librairie lors de sa parution en 1929, amplifié par le film qui en fut tiré en 1932, avec Greta Garbo et Joan Crawford, et gagna un Oscar. Et ce roman – le premier du genre à entremêler les destins de plusieurs personnages qui ne devraient pas se croiser mais vivent un instant crucial de leur vie dans un palace de Berlin – n'a pas pris une ride. Encore une fois, je paie tribut à ma mère, qui eut 18 ans en 1932, et adorait ce livre.
Voici la Grusinskaya, danseuse étoile épuisée croulant sous les fards, qui va retrouver en une nuit l'énergie dans les bras d'un jeune loup avide d'argent à n'importe quel prix, le séduisant et fantasque – pilote d'avion et d'automobile rapide, et cambrioleur à ses heures - Baron von Geigern. Et puis Otto Kringelein, l'aide-comptable auquel les médecins ont prédit une mort très proche et qui a décidé de tout claquer dans l'intervalle. Il a choisi de séjourner au Grand Hôtel parce qu'il sait que doit y descendre le directeur général de la société où il travaille dans l'anonymat le plus minable depuis plus de vingt ans et qu'il est résolu à lui dire son fait. Car Preysing est un type faible et peu doué pour les affaires. Il a épousé la fille du patron, c'est son titre de gloire, mais les négociations de fusion avec une autre entreprise, qui doivent se tenir dans l'établissement ne se présentent pas bien …Il est fait appel à une secrétaire intérimaire, la délicieuse Flämmchen, « flammèche », 19 ans, qui cherche un emploi depuis un an et vend à l'occasion ses charmes pour s'acheter de jolies toilettes … Tout ce petit monde s'agite sous l'oeil de verre du docteur Otternschag dont la moitié du visage a été détruit par une grenade pendant la guerre et passe sa vie dans le lobby, entre deux injections de morphine.
En quelques jours, le destin de ces personnages attachants va basculer : les uns trouvent l'amour, les autres la mort, le déshonneur ou le plaisir insoupçonné. La porte à tambour ne cesse de tourner : les uns rentrent, les autres sortent du cadre, la vie continue dans le huis clos vibrant d'un hôtel de luxe, à la veille du chaos de la Grande crise économique. On dirait des personnages d'Otto Dix avec leurs rictus et leurs yeux sans fond …
Une lecture passionnante, le regard prémonitoire sans indulgence d'une auteure hyper douée sur cette Allemagne qui va bientôt s'enfoncer dans l'horreur du totalitarisme.

Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   13 mars 2015
- [...] Vous arrivez là de votre trou de province, avec des idées fausses sur la vie. Vous pensez : le Grand Hôtel ! Vous pensez : l'hôtel le plus cher ! Dieu sait quelle merveille vous attendez d'un hôtel de ce genre ! Vous finirez bien par vous rendre compte de ce qui s'y passe. Tout l'hôtel n'est qu'une vaste blague. Il en est identiquement de même de la vie entière. Toute la vie n'est qu'une fumisterie, monsieur Kringelein. On arrive, on s'arrête un petit moment, on s'en va. Des passants, comprenez-vous ? Pour un court séjour, voyez-vous ? Que faites-vous dans un grand hôtel ? Manger, dormir, flâner, faire des affaires, flirter un peu, danser un peu, quoi ? Eh bien ! et que faites-vous dans la vie ? Cent portes donnant sur un couloir et personne ne sait rien du voisin qui demeure à côté. Quand vous partez, un autre arrive et se couche dans votre lit. C'est fini.
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Gwen21Gwen21   14 mars 2015
On dit que, dans les hôtels, les femmes de chambre regardent par le trou des serrures. C'est une sotte légende ! Les femmes de chambre des hôtels ne s'intéressent nullement aux gens qui vivent derrière le trou des serrures. Les femmes de chambre ont beaucoup trop d'ouvrage ; surmenées, harassées et en général plutôt résignées, elles ont assez à s'occuper de leurs propres affaires.
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Gwen21Gwen21   12 mars 2015
Vous ne savez pas comme c'est froid d'être célèbre. Il n'y a personne qui soit là pour moi ; pas une âme. Tous vivent de moi, personne n'a vécu par moi, personne, pas un seul être. Je ne connais que des orgueilleux et des timorés. J'ai toujours été seule. Oh !... Et qui se souciera encore d'une Grousinskaïa qui ne dansera plus ? Fini. Non, je ne me promènerai pas à Monte-Carlo, raidie et grasse et vieille, comme ces autres vieilles femmes célèbres...
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Gwen21Gwen21   08 mars 2015
Depuis sa naissance, Kringelein avait mené la vie normale du petit-bourgeois, la vie insipide, terre à terre, puérile et sans intérêt, des petits employés dans une petite ville. Il s'était marié jeune, sans grand enthousiasme, avec [...] une personne qui lui avait semblé très jolie depuis les fiançailles jusqu'au mariage, mais qui, peu après les noces, lui était apparue laide, désagréable, avare et toujours occupée de difficultés mesquines auxquelles elle entendait donner de l'importance.
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jovidalensjovidalens   26 janvier 2014
Elle-même pratiquait l'amour comme une obligation de son métier, comme une pièce de théâtre, parfois agréable, toujours fatigante, et qui nécessitait du grand art. Toute la souplesse de son corps - ce qu'il y avait en elle d'ondoyant, de gracieux, de raffiné, de tendre et de caressant, de touchant et de fragile - son élan et son impétuosité : toutes ces qualités accomplies de son art, elle les apportait avec elle quand elle passait la nuit avec un amant.Elle pouvait griser les autres, mais elle-même ne parvenait pas à être grisée. Lorsqu'elle dansait, elle arrivait à se détacher de tout, à s'exalter, à s'oublier soi-même [...]. En amour, au contraire, elle ne perdait jamais conscience : elle se tenait à côté d'elle-même et se surveillait.
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