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Georges Berthier (Traducteur)Francis Thouvenel (Traducteur)
EAN : 9782859405625
672 pages
Éditeur : Phébus (28/01/1999)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Shanghaï vers le milieu des années 30 (le Shanghaï de Malraux, celui aussi de Sternberg), où l'avance des troupes japonaises annonce déjà d'autres drames à venir… Dans un palace nouvellement construit, neuf personnages issus d'horizons divers vont être fauchés par une bombe. Neuf destins pathétiques qui résument l'état du monde ; neuf marionnettes humaines manipulées par l'absurdité de la vie, qui vont s'affronter ou s'ignorer, s'aimer et se haïr, pour rien ; neuf p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
moravia
  03 mars 2013
Je viens de terminer ce roman qui ne fut pas un long fleuve tranquille.
En effet deux traducteurs font qu'à la lecture c'est inégal.
Un départ laborieux pour le premier chapitre (oeuvre d'un traducteur ) puis soudainement la magie opère grâce au second traducteur qui va tenir la barre le plus souvent (heureusement !).
Le livre est construit en deux parties.
Dans la première l'auteur nous présente un personnage dans chaque chapitre (au nombre de huit ).
Dans la seconde partie, par le fruit du hasard, tous les personnages vont surgir autour du Shanghai Hôtel.
Avec une grande virtuosité Vicki Baum va emboiter les pièces du puzzle.
Nous faire ressentir l'angoisse des différents protagonistes devant l'imminence de la guerre.
Quelques longueurs inutiles ralentissent le récit et le final laisse un goût amer (oeuvre du mauvais traducteur ?), alors que ce roman était plein de miel.
Adeptes de romans cours, prenez une boussole pour ce roman foisonnant !


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Aela
  23 janvier 2011
Un auteur qui a eu beaucoup de succès en son temps, Vicki Baum, mais qui a dû publier cet ouvrage dans la clandestinité en 1939 car les nazis brûlaient les livres dits "subversifs".
C'est le récit de neuf personnages que rien ne prédisposait à se rencontrer si ce n'est leur passage à Shanghaï, pendant une période troublée.
Un récit enlevé, des personnages contrastés, une bonne finesse psychologique.
Commenter  J’apprécie          40
girafe83500
  17 décembre 2014
Désolée, je n'ai pas du tout aimé ce livre. Je ne sais pas si cela vient de la traduction. Aucun des personnages ne m'a été sympathique, ni n'a trouvé une quelconque compassion ou empathie. J'ai trouvé le livre trop long et j'ai eu du mal a retenir les portraits des personnages.
Je n'ai pas compris ce qui n'a pas accroché avec ce livre car l'histoire, le concept et la réalité des protagonistes sont tous les ingrédients que j'aiment habituellement.
Par curiosité, je lirai tout de même un autre livre de Vicki Baum.
Commenter  J’apprécie          20
moravia
  04 mars 2013
Ce livre a été aussi publié sous le titre : bombes sur Shanghaï (livre de poche n°2417 ). Voir ma critique.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   27 février 2013
Henrich Planke surveilla sa tenue plus qu'il n'avait fait depuis longtemps, porta un nouvel uniforme et accrocha au mur le portrait du Führer, avec sa petite moustache.Le trouble régnait à Berlin : procés de corruption, chômage, recrudescence de crimes, misère et mendicité.
" Les juif, disait Heinrich Planke aigri, les juifs sont cause de tout. On devrait les empoisonner comme des rats.
- Mange donc ta tartine , mon homme", disait pour le calmer Frau Planque, inquiète de l'humeur belliqueuse de son mari.
Kurt quittait la pièce, claquant la porte en manière de protestation. Il était allé un jour à une de ces réunions où son père apportait un si fougueux enthousiasme.Ce qui s'y passait lui parut intéressant, passionnant même,mais répugnant aussi au dernier degré.Ce déchaînement des menaces contre les juifs l'exaspéra et il décida une fois pour toutes qu'il ne pouvait pas être le fils de son père.
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AelaAela   23 janvier 2011
L'extraterritorialité- tant qu'elle durera - est le droit contractuel qu'ont les autres nations de s'installer dans certains districts ou certaines villes et de n'être justiciables que des lois et de la juridiction de leur propre pays.
A l'origine, l'extraterritorialité n'était pas un privilège mais une humiliation pour les étrangers. Les Chinois étaient trop fiers pour laisser les barbares habiter leurs villes. Les étrangers devaient s'installer en dehors, dans des lieux nettement délimités, des régions marécageuses et répugnates. Les fonctionnaires chinois ne voulaient pas s'occuper d'eux et de leurs affaires. C'est ainsi qu'est né Shanghaï.
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moraviamoravia   18 août 2014
On avait accueilli russes, arménien, hongrois, roi détrônés, généraux chinois indésirables mis en congés, Italiens libéraux fuyant Mussolini, réactionnaires, insurgés, réfugiés politiques de tous les pays en proie à des troubles; c'était maintenant le tour des Allemands.
Ils vivaient dans de petits hôtels bon marché, dans des mansardes de la rive gauche, et aussi dans les élégantes maisons neuves du quartier des Champs-Elysée où de riches émigrés offraient à des réfugiés un abri provisoire.
Ils formaient deux camps nettement tranchés : ceux qui avaient fait sortir à temps de l'argent d'Allemagne; et ceux qui vivaient des cinquantes marks qu'on leur permettait de recevoir par mois, ou des secours qu'ils pouvaient trouver.
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moraviamoravia   28 février 2013
Le docteur Hain fut installé dans une chambrette sur cour au Shanghaï hôtel et considéré comme le médecin de l'hôtel. Il lui arrivait même d'avoir des malades; on l'appelait quand quelqu'un, pris de coliques, redoutait le choléra, ou pour soigner les infections causées par la poussière et qui se manifestaient par des démangeaisons affreuses.Il s'occupait d'atténuer les gueules de bois simple et compliquées et de rappeler à la vie des dames qui avaient pris trop de véronal pour faire peur à leurs amants.
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TaraxacumTaraxacum   27 avril 2019
Jelena avala ce nouvel échec comme une drogue amère; à le digérer elle devint plus dure encore, dure comme du ciment. Rien ne pouvait plus l'émouvoir; tout rebondissait sur elle. Elle n'avait encore jamais aimé personne, personne ni rien. Les fleurs ne lui faisaient plaisir que si elles étaient chères: violette en automne, muguet en hiver, orchidées qu'elle épinglait à son renard. Des bijoux, elle ne voyait ni la forme, ni la monture; elle ne voyait que la monture des pierres. De même pour les hommes: ce qu'il y avait en eux, elle voulait l'ignorer; pour elle n'entrait en ligne de compte que ce qu'ils pouvaient rapporter.
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