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Guy Abadia (Traducteur)
EAN : 9782290325414
509 pages
Éditeur : J'ai Lu (24/06/2003)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 70 notes)
Résumé :
1969 : Neil Armstrong fait, au nom de l'humanité, un premier pas sur la lune. C'est l'apogée du programme spatial américain, un grand moment de l'histoire contemporaine. Mais quand Kennedy survit à sa tentative d'assassinat, tout bascule. Sous l'aiguillon de son adversaire politique, Nixon va pousser la NASA a atteindre un nouvel objectif encore plus spectaculaire : la conquête de Mars. Natalie York est géologue, passionnée par la planète rouge au point d'y consacre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  17 janvier 2013
Une uchronie très légère : Kennedy survit à son "assassinat" et donne l'impulsion nécessaire pour que le programme Appolo se poursuive par le programme "Ares" : le premier Humain sur Mars en 1985.
J'avais écrit de Mars de Ben Bova : "On pourrait presque croire qu'il s'agit du compte rendu d'une expédition et de sa préparation ou du moins que si une telle expédition se préparait, c'est ainsi qu'elle se déroulerait." Peut-être pour le séjour, mais pour ce qui est de la préparation et des événements qui ont conduit à la décision et la préparation du voyage, cette oeuvre est clairement un cran au dessus.
Des situations ultra réalistes, décrites avec un vocabulaire scientifique et technique parfaitement adapté, au point que régulièrement, les notes en bas de page du traducteurs sont tout à fait les bienvenues. L'auteur a su magnifiquement expliquer et rendre crédible les événements qui ont conduit aux différentes décisions et programmes qui ont mené à "Ares".
De la real politique, les motivations électorales, les groupes de pression... Plus qu'un roman de sf, on dirait un "docu-fiction".
Les personnages sont superbement mis en scène, leur motivation, leur psychologie.
Pour la forme, une alternance de chapitres (minoritaires) sur le voyage proprement dit en direction de Mars et de sa préparation de 1969 à 1985.
Une oeuvre magistrale qui ne donne qu'une seule envie : lire son prochain roman du cycle de la nasa : Titan.
Seul regret : que Voyage, tome 1 et Voyage, tome 2 (qui n'est que la suite du roman découpé en deux tomes) ne se soient pas appelés : voyage, séjour et retour.
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finitysend
  22 décembre 2015
Une oeuvre de science-fiction réaliste sur fond de touche d' uchronie .
L'uchronie étant ici à mon humble avis parfaitement contextuelle . Elle colore en effet le récit d'une atmosphère de réalité divergente que l'auteur affectionne habituellement . Mais elle vient surtout , ici autoriser dans cette fiction des choix divergents de ceux qui prévalurent naguère en terme de politique spatiale .
Le choix d'une exploration lunaire approfondie et répétée et ensuite d'une navette spatiale pour la gestion de l'orbite spatial proche, au détriment d'une mission habitée sur Mars.
Ce texte est sachez-le , la premiere partie d'un roman artificiellement coupé en deux .
C'est un excellent texte de SF réaliste qui transporte le lecteur dans les méandres aussi politiques que scientifiques et budgétaires de la NASA en passant par les pauses café de son personnel .
Malgré une gestion soignée du contexte général et malgré la bonne facture des personnages , de même que malgré un travail indéniable en vue de démocratiser pour le lecteur , l'accès aux contextes variés et champs spécialisés mobilisés par la trame narrative , le lecteur risque d'être légèrement « gonflé « par cet excellent roman , où le « Pitch » fait très longtemps comme les danseuses à l'opéra : Il chante en effet très longtemps : « partons , partons , partons …. » , sans partir ni vite , ni longtemps ou pleinement , Dirais-je ….
Le style est bien pensé et la construction est sérieuse . Des flash-backs utiles et appropriés donnent au texte une solide profondeur et un certain « mouvement » , une dynamique . de nombreux flashbacks qui se télescopent ainsi entre autres , avec un voyage spatial de 12 mois , qui devient à mon humble avis , assez elliptique de ce fait ( dommage ) .
Voyage 1 et 2 sont de grands textes de SF réaliste sur les politiques spatiales .
A ce titre , ils sont passionnants même si de surcroit , ils sont de fait une sorte de grand oeuvre historique , sur les riches heures de la NASA.
Plus qu'un texte d'exploration de Mars , ce texte traite donc de choix politiques et de contingences technologiques également évidement .
Pour une ballade martienne solidement ancrée sur la planète rouge et sur le goût de son atmosphère , il faudra à mon humble avis se rabattre sur :
-Voyage le tome un de Ben Bova , ou sur : Les enfants de mars de Benford , mais principalement , le tome un de la trilogie martienne de Robinson , et même le tout récent : Seul sur Mars . Des textes soignés qui vous baladeront dans les méandres des canyons de la planète rouge comme si vous y étiez , et en bonne compagnie en plus …
Dans une postface approfondie l'auteur refait l'histoire des incidences de ces choix politiques » et si , et si … ».
C'est passionnant , mais peut-être pas assez trépident pour tout le monde .
Pour lire l'aventure d'une mission spatiale percutante dans le système solaire , rédigée par l'auteur , sachez qu'il y a Titan de Baxter , qui est un texte absolument fulgurant , un hommage authentique à A.C.Clark , qui devrait vous électriser avec son réalisme accomplis et l'adrénaline nécessaire …
Du moins si l'exploration spatiale vous passionne et vous transporte ..
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Le_chien_critique
  23 février 2017
Mieux qu'un long discours : j'ai dévoré ces 800 pages bien tassées en trois jours, rognant sur mon temps de sommeil afin de lire toujours quelques lignes supplémentaires.
Une claque monumentale.
Je ne suis pas un fanatique des voyages dans l'espace, ni même un amateur. J'ai comme tout le monde une curiosité pour les 2-3 gugusses qui s'envoient en l'air de temps en temps. Mais là.
J'étais dans la salle des commandes lors de la débâcle. Je pilotais la fusée quand tout s'est mis à aller à vau-l'eau. J'étais cet ingénieur chargé de construire ce putain de Mem pour Mars. J'ai suffoqué dans l'atmosphère de Vénus. J'étais cet astronaute qui s'effondre en apprenant qu'il ne volera plus jamais.
Bref, j'ai vécu quasi chaque ligne racontant ce long périple, de l'idée utopique de départ à sa réalisation.
Nous suivons le vol vers la planète Mars en compagnie de trois astronautes. Ce récit est entrecoupé par celui plus dense de la période 1969 - 1980 qui a permis ce lancement. Pluralité de personnages, de points de vue, l'auteur y ajoute des éléments politiques, techniques et sociétales rendant crédible sa légère uchronie. Loin d'être une simple apologie des vols habités, sa critique y est tout aussi rendue : la Nasa a sa cohorte de casserole au cul, une technocratie froide, les politiques tentant de redorer leur images et devenir ainsi un futile personnage historique, les enjeux économiques.
Cela aurait pu être indigeste, mais l'auteur parvient à rendre le tout romanesque et crédible.
Il y a bien quelques défauts : un début difficile à se mettre en place, certaines longueurs techniques, un jargon parfois un peu trop présent, des états d'âmes malvenus, le personnage de Nathalie York un peu froid. Des broutilles face à cette fresque étrangement très terre à terre.
En conclusion, je continuerai à explorer cette trilogie de la Nasa via Titan et Poussière de lune
Pas de version numérique légale ! Et attention, J'ai lu a voulu s'en mettre plein les poches en découpant artificiellement ce roman en deux tomes, pensez à acheter ou emprunter les deux en même temps.
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NoniNomNom
  15 février 2015
Avec Voyage, on s'attaque à du lourd, du solide, à de la science-fiction qui ne déconne pas. Que diriez-vous de rembobiner l'histoire de l'exploration spatiale ? Avec ce roman uchronique sorti en 1996, Stephen Baxter tente de donner une certaine réalité à un rêve : celui de voir la NASA décider d'aller sur Mars dans la foulée des premiers pas sur la Lune. Au diable les sondes spatiales, cette fois-ci on y va vraiment. de l'idéal à la pratique, toutefois, il y a quantité de décisions difficiles à prendre, de travail acharné à abattre et de vies avec lesquelles jouer.
Voyage est en fait constituée de deux lignes temporelles. L'une d'entre elles débute avec les premiers pas sur la Lune en 1969. On y découvre d'emblée deux choix délibérés de l'auteur. D'une part, pour des raisons pratiques, Buzz Aldrin (dans la réalité, deuxième homme à avoir marché sur la Lune) est remplacé par un personnage fictif dénommé Joe Muldoon. D'autre part, Kennedy a survécu à sa tentative d'assassinat et son fauteuil roulant ne l'empêche pas de peser sur la politique spatiale de Nixon. Cette ligne de temps, étendue sur une grosse quinzaine d'année, décrit les différentes étapes qui amènent la NASA à consacrer tous ses efforts au programme martien plutôt qu'à tout autre. C'est ainsi qu'est mis en place le projet NERVA (qui a aussi existé dans notre réalité) dont le but est de concevoir une fusée à propulsion nucléaire, solution mise en avant par les ingénieurs les plus en vues. Quant à l'autre ligne temporelle, elle commence tout simplement avec le décollage de la fusée Ares vers Mars. A son bord, les astronautes Nathalie York, Ralph Gershon et Phil Stone entament un voyage de plusieurs mois vers la planète rouge. On pourrait croire que l'entrecroisement de ces deux histoires soit préjudiciable au suspense, mais c'est en fait le contraire : la narration en sort renforcée et pousse à se concentrer sur l'essentiel.
Pour dire les choses clairement, Voyage s'adresse directement aux amoureux les plus acharnés de l'exploration spatiale. Stephen Baxter a bénéficié de l'aide précieuse de membres de la NASA et cela se sent : son récit est précis, pragmatique, parfois même technique, mais on s'y croirait vraiment. Il s'emploie à décortiquer chaque étape, chaque jalon, chaque prise de décision importante influençant le destin d'un programme aussi ambitieux que celui-là. Pour lui, quelques personnalités présentes au bon endroit au bon moment auraient pu faire basculer l'histoire de l'exploration spatiale, pour le meilleur et pour le pire. Il s'agit d'un postulat de départ discutable, mais cela n'empêche pas le résultat d'être très rigoureux. Pas de flamboyance stylistique ici, on rêve les pieds sur Terre tandis qu'on voyage dans des boîtes de conserve fragiles et inconfortables. Il faut aussi souligner que ce livre développe une réelle réflexion sur la pertinence des vols habités par rapport à l'exploration automatisée, un débat d'ailleurs loin d'être tranché dans le monde réel. Baxter pèse le pour et le contre avec un certain brio, même s'il est le premier à reconnaître de quel côté son coeur balance.
Cette uchronie impressionne par sa richesse, certes, mais elle ne fait pas l'impasse non plus sur le développement de ses personnages. Ce sont ces derniers qui lui donnent, in fine, toute son intensité dramatique. Nathalie York, géologue, est la principale protagoniste. Jeune et pleine d'idées sur la manière dont la NASA devrait fonctionner, sa passion pour la planète Mars l'entraîne petit à petit au sein d'un univers très masculin essentiellement peuplé de pilotes d'avion et d'ingénieurs. Mais longue est la liste des candidats au vol fatidique, et tous ont des arguments à faire valoir. La compétition, d'ailleurs, s'étend au-delà des astronautes. Entre le choix de la méthode adéquate pour se rendre sur Mars et celui des sous-traitants qui construiront le vaisseau spatial, les affrontements à coups de conférences, de discours et de réunions à huis-clos s'enchaînent et ce sont des vies entières qui en dépendent.
Rêveur et terre à terre, Stephen Baxter nous entraîne à la fois dans l'espace interplanétaire et au sein d'innombrables locaux de la NASA, deux univers très différents mais indispensables l'un à l'autre. Sobre et aisé à lire de par son style, Voyage risque toutefois de décourager les moins acharnés, que les passages les plus techniques pourront rebuter. Il n'empêche, divisé en deux livres dans sa version poche française (était-ce d'ailleurs réellement nécessaire ?), Voyage est un chef d'oeuvre pour tout passionné de l'exploration spatiale.
Lien : http://nonivuniconnu.be/?p=2..
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lael8
  15 décembre 2010
Ce livre retrace une formidable aventure, qui a bien faillit se concrétiser pour de vrai (c'est peut être ce qu'il m'a le plus surpris : en prologue et post-face Baxter nous explique qu'il a été au plus près de la vrai histoire, et que dès 69, des études ont été menés par la NASA et ont estimés possible l'envoi d'hommes sur Mars !).
L'ennui avec ce bouquin, c'est qu'il tient plus du document historique que du roman, l'auteur étant, à mon goût, tombé dans le double-piège du souci de véridicité historique, et de la Hard-sf. Il a tout repris des déboires politiques de l'organisation, et nous en bassine des pages et des pages avec machin qui fait pression sur bidule pour que le projet de truc ne soit pas adopté...
Alors certes oui, c'est une part importante de l'histoire de la NASA, et cela explique bien que les choix cruciaux au sujet de quelles missions choisir, et comment les réaliser. Des choix qui tiennent autant, si ce n'est plus, de magouilles politiques et économiques que de choix scientifiques ou humains. Mais j'ai trouvé ça chiant XD
Quand à la Hard SF... il la maîtrise c'est certain. Si vous souhaitez tout savoir des fusées Apollo, Saturn et consoeurs, vous frappez à la bonne porte. C'est intéressant mais cela reste très aride d'accès et un peu pénible parfois.
Enfin, côté 'roman' proprement dit... Baxter a fait le choix de mélanger deux périodes, et on passe d'un coup de la mise en place du projet, au décollage vers Mars... ce qui, à mon goût, est un très mauvais choix, très déroutant et annihilant tout suspens. Ensuite il y a bien trop de personnages, entre les astronautes (une dizaine), les directeurs de la NASA, les concepteurs et constructeurs des fusées... et leurs femmes, on s'en sort plus.
Il est trop scolaire pour le coup, je sais bien que certains lecteurs retiennent tous ces noms compliqués et se souviennent de qui a fait quoi, mais ce n'est pas mon cas. A mon goût il aurait dû redonner régulièrement l'élément type de la vie de son perso, à chaque fois qu'il reparle de lui, par ex Gershon qui a fait la guerre du Vietnam, ou sur le fait qu'il soit noir. Perso ce genre d'élément me permet mieux de me rappeler de lui et de le situer qu'un simple nom de famille.
Le côté romancé, le côté humain, est bien peu présent. Il est possible que cela soit aussi une volonté de sa part, car il insiste sur le fait que la NASA n'est pas une organisation 'humaine', trop mécanique, trop politique. Si on va dans l'espace, c'est avant tout pour les retombés politiques sur Terre et les avancées technologiques que pour la Science et l'Homme. Les beaux idéaux ne sont là qu'en facade, voilà son message.
Alors ses persos sont à cette image, mais si l'on voit parfois, chez l'astronaute Joe Muldon par ex, la frustration et le dégoût sous jacent. Son perso principal, Nathalie York, géologue, parait bien fade, même si elle sert à Baxter de révélateur, parce qu'elle passe de l'autre côté du miroir et découvre la vérité. Et au final, le personnage qui m'a le plus marqué, et pour qui j'ai le plus de sympathie, est le cosmonaute Viktorenko, franc et bon vivant, qui initie Nathalie aux petits rituels des cosmonautes (donc des russes, souvenez vous qu'Eith nous a piégés le mois dernier sur la différence entre cosmonaute/astronaute etc).
Bref, je m'attendais à un roman, à une aventure qui me fasse voyager (c'est quand même le titre !). Au final je l'ai trouvé, mais de manière bien mince (souvent il privilégie la description à ce que ressentent les persos, et ça m'a exaspéré au possible).
Ce qui prime ici, c'est rendre ce qu'à pu être cette organisation de dingue qu'est la NASA. de rendre presque tactile tout les efforts, aussi bien humains que matériels, pour qu'un projet aussi hallucinant que mettre le pied sur une autre planète puisse se réaliser. Et il faut dire qu'il a réussit.
Je ne m'attendais pas à ça, ce qui explique sans doute ma répulsion première (j'ai eu un peu le sentiment de m'être fait arnaqué) mais force est de constater qu'une fois que je me suis mis dans son trip, ça m'a plû.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
SpilettSpilett   27 décembre 2009
- Apollo a galvanisé l'esprit des Américains après une décennie difficile aussi bien ici qu'en dehors de nos frontières. Mais maintenant que nous avons atteint la Lune, je pense que nous ne devons pas laisser retomber notre volonté collective d'aller de l'avant. Nous devons porter nos regards plus loin. En cette occasion triomphale pour la mission Apollo, je voudrais lancer pour mon pays un nouveau défi, celui d'aller plus loin que la plupart d'entre nous ne l'ont jamais rêvé, celui de continuer à fabriquer nos puissants vaisseaux et d'entreprendre désormais la conquête de la planète Mars.
(...)
C'était peut-être vrai, ce que certains murmuraient. Que les balles auxquelles Kennedy avait survécu au Texas, six ans plus tôt, n'avaient pas seulement ravagé son corps ...
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Charybde2Charybde2   19 juin 2017
Deux jours plus tard, un long télégramme atterrit sur le bureau en acier bleuté de J.K. Lee.
Il fit venir Jack Morgan et lui tendit le message.
Morgan le lut attentivement, tout en surveillant Lee du coin de l’œil.
Le télégramme émanait de Ralph Gershon, l’un des astronautes du comité d’évaluation. Il s’agissait, essentiellement, d’une liste de questions concernant la soumission de Columbia. Beaucoup étaient brutales, et la première constituait une perle en son genre. Traduite du jargon administratif habituel, cela donnait : Comment une bande de rigolos et d’emmerdeurs comme vous peut-elle prétendre mener à bien une entreprise comme la fabrication du MEM ?
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 février 2017
La question du journaliste, quoique facétieuse, témoignait d’une grande finesse. La NASA était très avancée au plan technologique, mais totalement inapte à veiller aux besoins des êtres humains qu’elle logeait dans ses machines de rêve étincelantes descendant en ligne droite de l’imagination de von Braun. Elle n’était même pas capable de reconnaître que ces besoins existaient.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 février 2017
Mike avait raison, d’une certaine manière. Il avait énoncé une vérité à laquelle beaucoup, au sein de la NASA, croyaient fermement. Si seulement l’opinion publique nous laissait tranquilles, nous pourrions avancer bien plus vite.
Moins de sécurité signifiait des coûts plus faibles et un programme plus rapide.
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Charybde2Charybde2   19 juin 2017
Opérationnel. Romero prononçait pour la deuxième fois ce mot comme s’il s’agissait d’une obscénité. A une époque, elle aurait probablement réagi comme lui. Mais elle pensait que ses vues, aujourd’hui, étaient plus équilibrées. Un programme spatial, particulièrement un programme entièrement nouveau comme celui-là, était fait de compromis entre le côté opérationnel et le côté scientifique. De toute manière, sans l’aspect opérationnel, il ne pouvait y avoir de gain scientifique.
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Les Premiers-Nés - la mystérieuse espèce extraterrestre, déjà connue par les fans de science-fiction pour avoir édifié le monolithe noir de 2001 : l'Odyssée de l'espace - ont hanté l'?uvre de Sir Arthur C. Clarke, monstre sacré de la SF, pendant des décennies. Avec L'?il du Temps et Tempête solaire, les deux premiers volumes de la trilogie de L'Odyssée du Temps, Clarke et Stephen Baxter ont imaginé un futur proche dans lequel les Premiers-Nés tentent d'arrêter l'avancée de la civilisation humaine en employant une technologie indiscernable de la magie (en vertu de la célèbre troisième loi de Clarke). Cette fois, ils ont envoyé une "bombe quantique" vers la Terre, un instrument que les scientifiques humains peinent à comprendre, impossible à stopper ou à détruire -et qui anéantira le monde. La quête de réponses désespérée de Bisesa l'envoie d'abord sur Mars puis sur Mir, elle-même menacée de destruction. L'extinction semble inévitable... Mais un allié inattendu surgit des profondeurs de l'espace, à des années-lumière de là.
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