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EAN : 9782253007142
315 pages
Le Livre de Poche (01/01/1979)
3.52/5   197 notes
Résumé :
"La Fouve" , depuis un demi-siècle, c'est une maison de femmes où Isa, âgée de dix-huit ans, a toujours vécu heureuse et libre. Le remariage de sa mère va provoquer bien des drames.
Dans ce roman amer et puissant, Hervé Bazin loue le courage féminin et décrit avec une grande poésie le charme de la vie à la campagne.

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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Cath_perrin
  20 juin 2021
Une histoire de femme, sur fond d'amour et de culpabilité.
Isa a dix-huit ans quand sa mère se remarie avec un homme plus jeune qu'elle. Isa n'a aucune envie de voir cet intrus s'immiscer dans leur vie qui s'écoule dans la propriété familiale, entre sa mère et elle. Elle s'insurge mais l'amour naît entre Maurice et elle.
Le personnage d'Isa, est très approfondi et le style correspond à ce que pourrait écrire une toute jeune fille. L'histoire reste contemporaine.
Un livre un peu oublié et c'est dommage.
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lecassin
  03 décembre 2011
« La Fouve », depuis cinquante ans, c'est la maison des femmes. Elles y vivent à quatre : Isa, une jeune fille de dix-huit ans (la narratrice), Isabelle, sa mère divorcée, Berthe, sa soeur cadette et demeurée, Nathalie, la gouvernante.
Le remariage d'Isabelle va jeter trouble et confusion dans ce gynécée… Alors qu'Isabelle tombe gravement malade. Maurice, trop jeune époux rendu au célibat devient comme par inadvertance l'amant de sa jeune belle-fille …
Deuxième opus d'Hervé Bazin qui « sent vraiment la feuille morte après la pluie » après « L'huile sur le feu », « Qui j'ose aimer » est un texte amer et puissant ; une belle histoire d'amour qui montre une famille dans la tourmente sur fonds de réprobation sociale.
Hervé Bazin, écrivain de la famille, fait preuve, dans cet ouvrage, une grande habilité à décrire la psychologie des personnages, sans jamais juger, avec beaucoup de douceur et de justesse dans un cadre campagnard magistralement dépeint.
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Lison50
  04 juin 2019
Hervé Bazin ne s'inspire pas de sa vie dans ce roman : il se glisse dans la peau d'Isa, jeune fille de 18 ans dont la vie va basculer à la suite du remariage de sa mère divorcée.
Voilà un très beau roman sur un moment de vie de 4 femmes, demeurant dans une vieille propriété de la campagne nantaise dans laquelle les hommes ne font pas long feu, sur fond d'exclusion sociale, les femmes divorcées et surtout remariées étant réprouvées par la population rurale catholique des années 50.
Le récit est parfaitement maîtrisé, les dialogues brillants et l'étude psychologique des personnages très fine avec en tête celui de Nathalie, la domestique bigouden à personnalité hors norme.
Et que dire de l'écriture ! C'est du grand art : chaque phrase est ciselée, chaque passage est un exercice de style. Qui m'aurait dit qu'un jour, je me délecterais à la description d'un papier peint ? Écriture exigeante aussi, pas question de survoler le texte selon ma détestable habitude, au risque de ne pas tout comprendre. Ce style virtuose permet d'ailleurs toutes les audaces à l'écrivain, il peut se glisser dans les alcôves ou sous les jupes des filles non seulement sans vulgarité mais avec la plus grande élégance, incursions utiles au récit et sans la moindre gratuité cela va sans dire.
Le texte réussit l'exploit d'être à la fois empreint d'une grande poésie notamment dans les descriptions de la nature et d'une grande précision, d'un grand réalisme.
Hervé Bazin fait partie de ces auteurs un peu oubliés et vous aurez compris que je le regrette. Nombre de ses ouvrages ne sont pas réédités. D'ailleurs, s'il n'avait pas écrit Vipère au poing, qui se souviendrait de lui ?
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Nathalire
  17 février 2021
C'est dans le cadre du Challenge Solidaire organisé par Gwen21 que j'ai saisi l'occasion de relire Hervé Bazin, dont j'avais apprécié l'écriture durant mon adolescence, à travers Vipère au poingL'huile sur le feu et le neuvième jour. Cet écrivain est un peu tombé dans l'oubli, assez injustement selon moi.
Dans Qui j'ose aimer, il aborde des thèmes familiers chez lui : la famille et la bourgeoisie. Mais il y évoque aussi des sujets comme les moeurs de l'époque (et, en particulier, le tabou du remariage dans un bourg où la religion est prégnante) ou l'amour sous divers aspects, et notamment l'ambiguïté des sentiments.
Ce très beau roman raconte donc l'histoire d'une lignée de femmes, courageuses et fières, dans une tourmente familiale sur fond de réprobation sociale.
Dans cet ouvrage écrit à la  première personne, Hervé Bazin se place sans aucune difficulté dans la peau de sa jeune héroïne, Isa, dont on suit, tout au long du roman, l'évolution des sentiments et émotions ; et démontre une fois de plus son habilité à décrire la psychologie des personnages.
J'ai vraiment apprécié cette lecture même si j'ai trouvé dommage de deviner assez tôt ce qui allait arriver à Isa. 
Je trouve l'écriture d'Hervé Bazin très fluide et facile d'accès, tout en comportant de très belles phrases. 
J'ai particulièrement apprécié le style poétique qu'il utilise pour décrire les paysages, sa plume très imagée et l'humour qu'il distille au fil des pages, tout en nous livrant un récit poignant,  tout en émotions. 
De plus, malgré l'évolution de la société et de la langue française en plus de 60 ans, ce roman est toujours agréable à lire et très actuel.
Une lecture que je recommande à tous !
Challenge Solidaire 1/30
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Sylviemesjeudis
  07 décembre 2020
Isabelle ou Isa, la narratrice, 18 ans, habite dans une maison qui a une histoire, elle y est née, sa mère et sa grand-mère aussi, et d'autres ancêtres Madiault bien avant elles. Il s'agit de la Fouve, située à dix kilomètres de Nantes, entre La Chapelle et Carquefou, sur les bords de l'Erdre. C'est une maison de femmes : Nathalie, Isabelle, Isabelle et Berthe. Deux hommes sont morts jeunes et un a quitté le foyer. Nathalie Mériadec, au raccourci Nat, une pure Bretonne qui porte le bigouden, maîtresse de la maison depuis longtemps, elle a connu le grand-père mort à la guerre, la grand-mère veuve à 22 ans, a élevé Isa et sa mère. Elle est considérée comme faisant partie de la famille. Berthe, la soeur cadette d'Isa, est handicapée mentale. Dans cette maison des « quatre corsages », il y a quatre générations d'Isabelle : Isabelle 1, la veuve ; Isabelle 2 surnommée Belle pour éviter les confusions, la divorcée ; Isabelle 3, au raccourci Isa, deviendra la mère célibataire ; Isabelle 4, la « batarde ».
En face, de l'autre côté des berges de l'Erdre, la villa La Glauquaie, adossée à la ferme du même nom, était autrefois une maison de week-end. Y habitent les Méliset. Ils sont deux : maître Ténor et maître Ténorino, père et fils, tous deux avocats des conserveries nantaises, le père est membre du Conseil de l'ordre des avocats. le fils, Maurice, exerce à Nantes.
Belle, partie en vacances, annonce son retour et son remariage avec Maurice Méliset dans une lettre adressée à Nathalie. Nathalie, catholique et pratiquante, digère mal le divorce de sa maîtresse et n'apprécie pas du tout son remariage. Pour elle, Maurice Méliset est un intrus, il n'est pas dans sa maison, mais dans celle de la famille d'Isabelle. Isa réagit de la même façon : cet étranger n'a pas le droit de s'asseoir dans le fauteuil de sa grand-mère. de plus, il lui vole sa mère.
Y aura-t-il une place à La Fouve pour ce « monsieur Bis », selon l'expression de Berthe ? Pas sûr ! Nat et Isa sont très remontées contre lui, intolérantes et agressives. Finira-t-il par se faire accepter ?
Les événements tumultueux épuisés, la vie reprend son rythme à La Fouve, calme et tranquille dans un monde de femmes, avec une femme de plus : Isabelle 4.
Le livre est magnifiquement écrit. Des mots ou phrases choisis par l'auteur étonnent et ravissent. Ils sont un régal à eux seuls. le thème est agréable, les femmes ont du caractère, elles sont libres et se moquent du qu'en-dira-t-on. Et pourtant, on devine la réprobation du voisinage et des commerçants dans cette commune rurale des années 50 imprégnée de religion où tout se sait très vite, ou le jugement porte d'emblée à la condamnation et à la moquerie.
La vieille demeure vit, chaque objet qui s'y trouve est porteur de mémoire. Les meubles, les cadres, les bibelots, témoignent du passage des générations. Isa ne pourrait pas vivre ailleurs qu'à La Fouve.
Nathalie est franche, elle dit ce qu'elle pense, et chacun en prend pour son grade, mais c'est une personne aimante. Ses réflexions sont pleines de bon sens. Sous sa carapace bourrue, un coeur d'or se cache.
Un ouvrage généreux, remarquable.
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
claudine42claudine42   17 septembre 2014
Bons voeux de vos petites filles qui pensent à vous

En fait, nous croquions ses dattes; nous gardions sa boite, propice aux élévages d'araignées; et nous ne pensions plus à lui. Son absence ne me gênait guère. je n'enviais pas les familles complètes de mes camarades, chamaillées par des potentats en veston. Le matriarcat de la Fouve, cet univers de nonettes mâtinées d'amazone, me semblait une oasis. Vite avertie, comme toutes les petites villageoises, je n'étais pas loin de mettre dans le même sac l'homme, le matou, le père lapin, le coq qui ne pond pas, le bourdon d'abeille qui ne fait pas de miel, le taureau qui ne donne pas de lait. Personnages épisodiques que tout cela ! un peu inutiles.
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luis1952luis1952   12 septembre 2012
Trop fraiche pour plonger, cette eau ni courante ni dormante , mais comment faire autrement. Allons ! Le pull me jaillit des bras, ma jupe glissa, aussitôt rejointe pas ce soutient-gorges, qui, du reste, n'avais jamais eu l'occasion de soutenir grand-chose, depuis que devenu trop petit pour maman, il avait repris du service en devenant trop grand pour moi. Frisonnante et les paumes sur les seins, j'enlevai pieds nus ma très blanche culotte. "Et tes cheveux ?" protesta ma soeur dans mon dos. Tant pis, ma culotte venait de tomber. Nathalie commençait à vociférer :"Toute nue, si tu n'as pas honte à dix-huit ans !"
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luis1952luis1952   13 septembre 2012
L'interrupteur se trouva sous mes doigts, mais je n'allumai pas. Je l'ai déja dit : j'aime rôder la nuit, furtive et tatant les murs. Une fois de plus, mes pieds nus, aussi sûrs que des mains, reconnurent les éraflures du lino, l'arête usée de la palière.Puis, je me laissai filer, en liquette, sur la rampe jusqu'à la boule de cristal du rez-de-chaussée dont la fraîcheur vint se bloquer entre mes seins. Enfin je cherchai du bout du gros orteil un passage qui menait vers la cuisine.
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brigittelascombebrigittelascombe   22 novembre 2011
J'aime me croire entière et logique;je déteste me souvenir de ces eaux troubles,de ces remous qui ont empêché un moment ma vie de couler tout droit.Je sais qu'il me reste un recours:celui de l'anguille qui s'envase sous la crue et sait attendre la fin de l'hiver pour sortir des fonds.
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meknes56meknes56   12 août 2019
Ceci dit, je ne crois pas avoir à me plaindre de la nature qui n'a pas trop lésiné sur le reste. J'ai un peu de muscle ; de la caboche aussi ; et de la santé, à telle enseigne que je ne me souviens pas de m'être jamais servi d'un thermomètre, ni même d'avoir eu à soigner un mal blanc. Bonne liste, comme vous voyez, et que par gratitude envers mes fées il faudrait peut-être compléter en parlant de mes yeux verts, bien qu'ils aient le cil un peu brûlé, de mes chevilles minces, dont je suis assez faraude et surtout de ce grand goût de vivre qui nous fait gourmande de partout, de cette passion d'être qui vous enchante l'haleine, qui rend sensible à chaque instant l'entrée de l'air dans vos poumons. Je ne suis pas vieille, certes, mais je me suis souvent demandé comment je pourrais l'être un jour. Je me le demande encore. Je suis née jeune et, s'il le faut, je mourrai volontiers avant l'âge, pour le rester.
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Vidéo de Hervé Bazin
Savourez chaque semaine quelques pépites puisées dans les archives de l'INA qui illustrent avec humour les liens qu'entretiennent les français avec le livre ! Que provoque en nous la lecture ? Que lit-on et pourquoi ? Quand et où lisons-nous ? Le CNL a déniché dans les archives de l'INA un choix de pépites du petit écran pour découvrir ces mille et une façons de lire.
« Les trois quarts du temps, ce sont eux qui vous montrent le plus clairement là où l'on s'est trompé. »
Dans cette brève interview à l'occasion de la première Foire du Livre de poche, à Nogent-sur-Marne, en mai 1968, Hervé Bazin, le célèbre auteur de Vipère au poing, fait humblement l'éloge du lecteur.
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