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Critique de Lenocherdeslivres


Lenocherdeslivres
  11 septembre 2019
Suite à la propagation d'un virus, les animaux de la Terre ont été jugés dangereux pour l'homme et donc en grande partie été éradiqués. Plus de viande, donc. La population aurait pu devenir végétarienne, mais certaines études scientifiques ont prouvé que cela induisait des carences. Alors, place à une viande sans danger : la viande humaine. On a autorisé et industrialisé l'élevage d'humains destinés à l'abattage et à la consommation. Bien sûr, on se débrouille pour qu'ils n'acquièrent pas de conscience, mais ce sont toujours des femmes et des hommes. Et on mange leur ventre, leurs pieds, leurs oreilles. Au début, cela a été difficile, mais rapidement, les boucheries ont rempli à nouveau leurs étals.

Agustina Bazterrica n'y va pas par quatre chemins. Elle ne prend aucune pincette et y va franco de port. Elle nous plonge la tête directement dans cette société recomposée autour d'un postulat hypocrite. Elle appelle un chat un chat et évoque les aspects les plus crus de ce cannibalisme légal. Tout le contraire de la démarche observée dans Soleil vert de Richard Fleischer (1973) où le grand intérêt est le suspens et la découverte par le personnage joué par Charlton Heston, à la fin du film, de la sombre réalité (d'ailleurs, l'autrice rend hommage à cette oeuvre sous forme de clin d'oeil vers la fin de son roman). Dans Cadavre exquis, on se la prend en pleine face, la réalité. Et à nous de faire avec. Je peux donc comprendre que certains lecteurs restent sur le bord du chemin tant, avec un peu d'imagination, les images atroces peuvent s'accumuler au fil des pages.
[Suite sur mon blog]
Lien : https://lenocherdeslivres.wo..
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