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EAN : 9782258118874
320 pages
Éditeur : Les Presses De La Cite (10/11/2015)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 9 notes)
Résumé :

A dix ans, au carnaval de Boulogne, Marie-Suzanne, fascinée par un montreur d'ours, est griffée à la joue gauche par l'animal.

A vingt ans, en 1842, celle que l'on surnomme depuis "la Griffue" se retrouve, à la mort accidentelle de son père, la digne héritière d'une grande dynastie de chasse-marée, qui depuis des décennies assurent dans un délai très court le transport de la marée de Boulogne jusqu'aux halles de Paris.

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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
cardabelle
  13 janvier 2020
.
Quelques notes toutes froissées oubliées dans un tiroir viennent de me rappeler " La griffue " , un plaisir de lecture déjà ancien que je voulais partager .
Ce roman de terroir , à travers une saga familiale jalonnée de péripéties et de drames , nous plonge dans le monde de la pêche au XIXème siècle en suivant l'histoire des chasse-marée de Boulogne .
Avant le chemin de fer , les attelages de ces mareyeurs transportaient la marée aux Halles de Paris tous les jours , par tous les temps et sur les mauvais chemins jamais très sûrs et ce , depuis des siècles .
L'histoire de Vatel m'est revenue en mémoire soulignant l'importance , capitale pour certains , du bon transport de cette marée .
Le récit est vivant , les personnages attachants , bien campés .
Une saga passionnante subtilement liée à un excellent documentaire .
Une fresque . Une épopée .
Une ode aux populations laborieuses , aux petits métiers , au travail et à la dignité humaine .
On redécouvre les conditions de travail d'antan ...la place des femmes ... etc sans oublier un retour vers " le ventre de paris " !
Il émane une force de ce roman . Sans doute est-elle due au réalisme .
Pétri d'humanité malgré les drames , il semble que pourtant ce monde de dureté offrait une place à chacun .
Photo d'une époque qui construisait l'avenir .
Un très bon moment de lecture . Un roman que je range parmi mes "terroirs " préférés .










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LesLecturesDeCledesol
  01 décembre 2015
Aujourd'hui je vais vous parler de l'une de mes dernières lectures, un excellent roman du terroir, un vrai, comme je les aime.
Jacques Béal s'est attaché ici à nous rappeler, un métier oublié depuis longtemps, un métier qui est lié à la culture de ma région, puisque je suis originaire de Dunkerque, port voisin de Boulogne sur mer, dont il est question ici dans ce roman. Il s'agit des chasse-marée, ces hommes qui transportaient le poisson depuis le retour des navires de pêche, jusqu'à leurs différents clients. Un métier dangereux, à l'époque, à travers les routes, et les forêts, les chemins défoncés, la nuit bien souvent, par tous les temps, hiver comme été, durant plusieurs heures, avec le seul moyen de locomotion de l'époque, des charrettes et des attelages allant tambours battant, de Boulogne sur mer à la capitale.
C'est donc dans cet univers, que Jacques Béal plonge le lecteur. En fait, ici l'histoire tourne autour de deux thèmes. le premier, comme je l'ai dit au-dessus, autour de ce métier déjà en perdition dans le roman, face à la concurrence des chemins de fer.
Le second thème est une vraie saga familiale. Dès le départ, nous sommes absorbés par une histoire terrible. le père de notre héroïne est sur la route pour apporter sa précieuse cargaison, et il décède lors de ce trajet, lui qui est si prudent, si aguerri, un homme d'expérience. Marie-Suzanne, notre héroïne, est la digne héritière de son père, après une période de deuil, elle décide rapidement de reprendre la tête de l'entreprise de son père. Mais il s'agit d'un monde d'hommes, un monde dans lequel, elle va devoir faire ses preuves et montrer qu'elle a sa place.
Mais voilà, tout est bien plus compliqué qu'il n'y parait. Son frère, marin-pécheur était brouillé avec son père. Il fait valoir sa part d'héritage, et tente de mettre des bâtons dans les roues de sa soeur. Marie-Suzanne découvre également des dossiers dans le bureau de son père, des dossiers compromettant pour son frère. de plus un doute subsiste toujours sur le décès de son père, s'agit-il réellement d'un simple accident ?
La Griffue est un roman qui mêle habilement aventures et saga familiale, ainsi que tradition et culture des produits de la mer. J'ai tout simplement adoré cette histoire qui a su m'emporter.
L'écriture est addictive, bien menée. Nous faisons des allers-retours dans l'enfance de notre héroïne, et ça nous permet de mieux cerner sa forte personnalité. Il s'agit d'un livre assez rythmé, et dynamique.
En bref j'ai passé un excellent moment avec ce roman passionnant.
Un roman à découvrir aux Editions Presses de la Cité (Collection Terres de France) depuis le 10 novembre 2015. Je les remercie pour leur confiance, et pour m'avoir permis de découvrir ce petit bijou de la littérature du Terroir.
Lien : http://milleetunepages.com/2..
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Cristy
  23 février 2016
Je remercie Babelio et les éditions Presse de la Cité pour cette lecture qui m'a fait découvrir un métier aujourd'hui disparu. le plus, c'est que ce métier fait pour les hommes est ici entreprit par une femme qui n'a pas du tout froid eux yeux.
Les chasse-marées étaient des personnes qui assuraient la livraison du poisson en un délai très rapide pour garantir la fraîcheur de la marchandise à une époque où le seul moyen de locomotion était le cheval. le train était déjà en fonction en 1843, mais toutes les villes n'étaient pas desservies. François Fortin, assurait la livraison de Boulogne jusqu'au Halles de Paris, et Maire-Suzanne va reprendre le chemin de son père pour assurer sa succession.
C'est une très belle histoire que nous conte l'auteur. Elle s'ouvre sur la disparition de François Fortin et de la volonté de Marie-Suzanne pour suivre les traces de son père. L'auteur nous emmène ensuite dans le passé de celle qu'on appelle "La Griffue", pour mieux comprendre sa décision, à 20 ans, d'être chasse-marée. Nous découvrons une petite-fille déjà pleine de détermination et qui sait faire face au dramatique avec courage (sa blessure à la joue et la mort de ma mère). C'est aussi l'occasion de découvrir que la famille Fortin cache certains secrets.
Ce roman n'est pas dans l'action, l'auteur prend tout son temps pour planter le décor, nous décrire cet univers sur le chemin du Poisson. Ce n'est pas seulement un métier que nous découvrons, mais toute une filière, de la pêche jusqu'à aux étales de Paris où est vendu le poisson. J'ai beaucoup aimé cette découverte, je l'ai trouvé très riche et j'ai été fascinée. La disparition étrange de François Fortin, ce secret de famille et le personnage de Marie-Suzanne ne fait que romancer de façon agréable cette découverte.
Une belle découverte sur une région et un métier. Je me suis beaucoup attaché au personnage de Marie-Suzanne et je rends compte que le sort des femmes en 1843 est bien loin de ce que je pouvais me l'imaginer, à moins que Marie-Suzanne ne soit juste une exception imaginée par l'auteur. En plus d'une belle découverte, c'est une histoire intéressante avec ses tenants et aboutissants que l'auteur raconte à son lecteur.
Lien : http://leslecturesdecristy.b..
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Kaullye
  15 février 2016
Tout d'abord, je remercie Babelio et les éditions Presse de la Cité de m'avoir permis de découvrir ce roman dans le cadre de Masse critique.
"La Griffue" est un roman du terroir passionnant qui permet de découvrir le quotidien particulièrement rude de ces hommes qui exerçaient le métier de chasse-marée. Mais c'est également le destin des famille à travers les années et c'est avec plaisir et quelques fois appréhension que nous suivons le destin de Marie-Suzanne, cette jeune femme tenace qui traverse les épreuves avec beaucoup de courage. Elle cherchera des réponses, même quand celles-ci s'avèreront difficiles et c'est avec beaucoup de finesse et de doigté qu'elle parviendra à faire éclater la vérité.
C'est donc une jolie découverte que ce dernier roman de Jacques Béal.
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ClioIno
  03 mars 2016
Quelle belle plongée dans ce métier méconnu et oublié des chasse-marées. Nous le découvrons à travers la vie d'une jeune femme courageuse qui a su se relever à chacune des épreuves que la vie lui a infligé. le texte de Jacques Bréal est fluide, très agréable à lire. Ces descriptions sont précises et nous plongent véritablement dans un autre monde. Nous accompagnons Marie-Suzanne dans son apprentissage et dans toutes les étapes importantes de sa vie. Merci à Babelio et aux éditions Terres de France pour cette très jolie découverte.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
lhermittebernadettelhermittebernadette   07 février 2016
Livre décrivant la vie rude des chasse-marées dans les années 1800 , la lutte entre les armateurs et les petits patrons, et la mort de ce père ,et sa fille la griffue nom donné à cette jeune fille à cause d'une cicatrice sur le visage depuis son enfance qui reprends les rênes de l'entreprise . Monde difficile , puisque peuplée d'hommes matchos bien décidés à s'emparer de son entreprise , et le rail qui se développe et risque de faire disparaître le transport avec les chevaux qui existe depuis des décennies . Très bon livre, agréable à lire puisqu' on plonge en même temps dans cette période de l'histoire ou le monde s'ouvre au modernisme et par là même à la concurrence féroce entre les hommes .
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ClioInoClioIno   18 mars 2016
La pleine lune, en ce début de soirée, dressait dans le ciel de Picardie les silhouettes massives des hêtres et des chênes de la forêt de Crécy. Le vent salin provenant de la Manche toute proche excitait l'attelage mené par François Fortin, de retour de Paris. Montant Intrépide en amazone, afin de sauter facilement à terre en cas de nécessité, le chasse-marée aimait traverser cette épaisse forêt, trouée de part en part d'allées rectilignes, bordées de massifs de fougères.
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meknes56meknes56   23 juillet 2019
Intrépide, superbe jument blanche de lignée boulonnaise, gardait le cap sur les voies défoncées souvent transformées en bourbier, comme dans les interminables côtes, les descentes vertigineuses. Les sols recouverts de neige masquaient de pro‐ fondes ornières et la glace changeait, au plus rude de l’hiver, les chemins en patinoire. Elle imposait la direction et le rythme à ses deux compagnes attelées à ses côtés, maintenant l’allure ou l’accélé‐ rant, guidée par la voix et le fouet de son maître.
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rkhettaouirkhettaoui   08 janvier 2018
François Fortin connaissait le caractère de sa fille. Il savait qu’elle aurait la volonté et l’aplomb nécessaires pour s’imposer dans cet univers strictement masculin. Il estimait cependant prématuré de la voir affronter la nuit, la solitude, la promiscuité des relais aux changements d’attelage – ce qui se répétait tous les trente ou quarante kilomètres –, les difficultés inhérentes à la route et aux saisons.
Fortin aimait trop ses nuits de chevauchée pour les abandonner à sa fille. Qu’importaient les nuits glacées de pleine lune en hiver, celles chaudes et humides de l’été quand les senteurs des bois s’exhalaient par bouffées enivrantes, celles du printemps où la pluie détrempait la terre des chemins, faisant naître de profondes ornières sous les roues, celles encore de l’automne où les chevaux devaient lutter contre le vent qui ralentissait leur allure et les épuisait davantage. Aux dangers de la nature s’ajoutaient ceux venant des hommes
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rkhettaouirkhettaoui   08 janvier 2018
L’auberge se remplissait, par vagues, d’une clientèle disparate tout autant populaire qu’aristocratique, française qu’étrangère. On y croisait parfois des célébrités, comme Victor Hugo qui, de retour de Belgique, y avait dîné et dormi six ans plus tôt. Des vingt chambres que comptait l’auberge, Honorine lui avait attribué la plus belle, la seule à posséder des fenêtres sur trois de ses côtés avec vue sur la campagne et sur la cour intérieure, des murs lambrissés, une large cheminée, et un lit à baldaquin. L’illustre écrivain avait paraphé le livre d’or. Honorine veillait jalousement sur cet ouvrage enluminé, prenant chaque avis et chaque dédicace comme une légitimation de ses exigences en matière de propreté.
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