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Gérard Klein (Traducteur)Guy Abadia (Traducteur)
EAN : 9782253072348
605 pages
Le Livre de Poche (05/09/2001)
3.66/5   31 notes
Résumé :
Les disciples de Lenk, dissidents de l'Hexamone, désireux de revenir à une vie naturelle, ont entrepris de coloniser Lamarckia, planète de type terrestre.

Mais ce monde grouille d'une vie radicalement étrangère. D'immenses êtres, vastes comme des continents, y inventent sans cesse de nouvelles formes pour s'adapter aux changements de leur environnement. Sont-ils intelligents ? Sont-ils hostiles ?

Et l'intrusion brutale des humains ne ri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
UNE BIOSPHERE CREDIBLE DANS LE MOINDRE DETAIL .

Héritage décrit deux communautés humaines qui en viennent à s'affronter après s'être efforcées de coloniser une planète ou la vie organisée est abondante et structurée de façon très originale .
Ils s'affrontent sur deux rapports différents qu'il entretiennent avec ce monde et il y a aussi un facteur extérieur qui intervient dans ce conflit ….

L'intrigue est occasionnellement suspendue par quelques longueurs ( en général des descriptions éloquentes ) , malgré de nombreuses péripéties et un rythme assez entrainant , mais le paysage vaut le détour et même le retour ...
Il y a en effet des descriptions méticuleuses et splendides , c'est un bonheur d'exploration et de merveilleux scientifique .

Le principal personnage de ce roman est sans l'ombre d'un seul doute la biosphère étrangère de Lamarckia .
Si vous êtes à la recherche d'un roman de science-fiction qui repose sur des bases et des propositions d'exobiologie intéressantes , ne cherchez plus , vous l'avez trouvé , car c'est ici que cela se passe ( sourires ) , sur Lamarckia .

Héritage se situe dans le cycle d'éon mais il est lisible sans prendre connaissance des deux autres tomes .
La lecture est très agréable et excessivement dépaysante et c'est un beau voyage .

On est immergé dans ce monde ou tout ce qui est vivant se pense différemment de ce que nous connaissons .
Bref : on voit du pays tout en se laissant guider par l'auteur qui parvient ici à nous décrire cette vie étrangère sous toutes les coutures , sans jamais se montrer aride ou verbeux ! Je le jure . - sourire –

Le romanesque conserve toute sa vitalité pour notre plus grand plaisir , car l'univers qui est unique et fouillé est très brillamment imbriqué avec les différents aspects de l'intrigue .
la préface de l'éditeur est très documentée et elle passionnante . Tellement passionnante … , vous n'en n'avez pas idée ( j'en publie quelques citations ) . .

J'ai passé un très bon moment de relecture .. un style fluide .. des hypothèses solidement étayées .. une intrigue complexe servie par des personnages très expressifs .
Ce roman pourrait quasiment être classé dans la littérature de voyage , mais sur un monde imaginaire et tangible , … sourire ..
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Héritage est le dernier volume de la trilogie du cycle de l'Hexamone :
Eon (85), eternité (88), Héritage (1995).
Les deux premiers sont tellement gigantesques et uniques, qu'on se dirait facilement que ce dernier opus serait certainement du même acabit.
Mais non !
Il est éblouissant, et encore supérieur aux deux premiers !

Héritage peut se lire d'ailleurs indépendamment des autres.
Greg Bear est un petit génie de l'écriture.
Héritage est ce que l'on pourrait appeler un planet opera.
Les descriptions de cette planète Lamarckia sont tellement détaillées et foisonnantes que l'on vit à l'intérieur des personnages et de la nature exubérante de Lamarckia.
On retrouve ser Olmy qui s'y retrouve pour... "appréhender ce qui s'y passe". On n'en dira pas plus.
Je suis d'accord avec @finitysend pour dire que c'est la planète qui est le personnage principal, et ce pour de multiples raisons que l'on découvre au fur et à mesure de l'avancée d'Olmy en son sein.

Les descriptions de la végétation, de la progression dans une nature inconnue et exubérante, des guerres et de leurs horreurs,
des deux camps qui luttent l'un contre l'autre sans que l'on sache vraiment pourquoi au début alors qu'ils étaient sensés coloniser cette planète, de la tempête en mer qu'ils affrontent, des éléments aux seins desquels ils doivent survivre, de la bataille finale navale et terrestre (un grand moment d'anthologie), tout ceci est minutieusement analysé et retranscrit dans les moindres détails, on s'y croirait !

Le mystère demeure tout au long du récit et l'intrigue est parsemée de péripéties toutes aussi déroutantes les unes que les autres.

La trilogie est absolument à découvrir pour toutes celles et ceux qui ne l'ont pas encore lu.
Il faut un peu s'accrocher, car les deux premiers tomes sont un peu plus "difficiles" à lire, mais ce troisième doit être lu pour ses immenses qualités narratives.
On rêverait une adaptation cinématographique par Ridley Scott !

PS : une préface intéressante de Gérard Klein sur les parallèles et oppositions entre les théories de l'évolution de Darwin d'une part, et de... Lamarck d'autre part.


Lien : https://laniakea-sf.fr/
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Le livre a reposé sur une étagère pendant deux ans et pourtant je suis très amateur de ce qu'écrit Bear (entre temps, j'ai lu L'Echelle de Darwin, deux autres pavés de plus de six cents pages). Pour le lecteur qui a déjà une idée assez claire des concepts de dimension cosmique que cet auteur aime à développer (Eon, La musique du sang), cet ouvrage n'apparaîtra pas comme le plus plus audacieux. Dans la forme, c'est peu un hommage aux récits de voyage à la manière de Jules Verne : des marins, un bateau, de l'eau (beaucoup d'eau), entre Deux ans de vacances, L'île mystérieuse, et un peu Les cinq cents millions de la Bégum pour la dispute idéologique entre deux groupes localisés dans deux villes opposées. Mais très loin, dans un pli de l'enchevêtrement d'univers auquel seule la Voie (ce monstre qui perce le multivers de part en part) permet d'accéder. le tout teinté de l'incontournable et décidément très ennuyeux couplet écologique contemporain : coincé sur une minuscule planète, il ne faut surtout pas jouer avec les ressources qu'elle offre car on peut le payer très cher.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Enfin, à l'intérieur d'immenses colonies de cellules, comme le corps humain qui en comprend peut-être mille milliards, des transmissions constantes d'information permettent le maintien d'équilibres dynamiques extraordinairement nombreux, complexes et fins : il faut ici insister sur la durée de ces équilibres qui excèdent de beaucoup la durée de vie moyenne d'une bactérie par exemple. On pourrait multiplier les exemples et évoquer aussi les cas de coévolution, qu'ils concernent les parasitismes ou les symbioses . La plupart des transmissions d'informations évoqués ici ne s'établissent qu'entre des phénotypes et n'ont pas d'effets sur les génotypes. Cependant, certaines de ces transmissions aboutissent à des modifications génotypiques et donc transmissibles, y compris celles dues à des virus. Et pour un individu, le seul fait d'être averti d'un danger améliore ses chances de survie et donc de transmission de ses gènes.L'abondance de tels cas indiquerait qu'il y a bien une composante néo-lamarckienne dans l'évolution de la vie sur Terre en complément des mécanismes proprement darwiniens . On peut donc imaginer une forme d'évolution où cette composante lamarckienne soit dominante. C'est ce que fait Greg Bear dans son roman : l'étonnante biologie de Lamarckia ignore la sélection darwinienne et est constituée d'écoi vastes comme des continents, qui manipulent eux-mêmes leurs gènes et inventent sans cesse de nouvelles formes de vie adaptées à leurs besoins. Ils réalisent ainsi une sorte d'hérédité des caractères acquis, d'où le nom donné à la planète en hommage à la théorie de Lamarck.
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On peut même se demander si l'évolution de la vie sur Terre, pendant plusieurs milliards d'années, n'a pas été de ce type. Pendant au moins deux milliards et demi d'années, la principale forme de vie présente dans les océans a été celle des cyanobactéries qui ont d'une part formé de grandes formations géologiques, les stromatolites, traces de vastes colonies, et qui ont d'autre part libéré l'oxygène qui constitue aujourd'hui environ 20 % du volume de notre atmosphère, oxygène qu'elles ont rejeté parce qu'il était pour elles toxique . La stabilité des cyanobactéries et d'autres bactéries et leur formation de colonies semblerait indiquer qu'elles n'étaient pas soumises à une intense compétition darwinienne. On peut même imaginer que si quelques milliards d'années supplémentaires leur avaient été données, ces colonies en multipliant leurs échanges auraient fini par former des entités proprement multicellulaires, éventuellement intelligentes. Malheureusement pour elles, il y a au moins six cent millions d'années, des êtres pluricellulaires, animaux marins et plantes aquatiques, ont commencé à les considérer comme un mets de choix. On se demandera pourquoi un peu plus loin. C'est à partir de là, sans doute, que notre évolution a pris un tour résolument darwinien
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Des vastes systèmes collectifs ont deux moyens d'assurer leur évolution. Le premier consiste, à partir de variations aléatoires, à ne conserver en activité, autrement dit en vie et en susceptibilité de reproduction, que celles qui présentent un avantage dans un environnement donné, toutes les autres étant éliminées. On l'appellera darwinien. Le second consiste à transmettre, ou à échanger, latéralement les variations positives, ce latéralement signifiant aussi bien entre individus de la même génération qu'entre individus de générations successives s'il y en a. On l'appellera lamarckien.
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on peut esquisser une théorie néo-lamarckienne selon laquelle des caractères seraient transmis par divers vecteurs d'un organisme à l'autre, mis à l'épreuve de la vie, et en quelle sorte acquis puis à nouveau transmis durant celle-là. Certains de ces caractères pourraient affecter le génome et donc devenir héréditairement transmissibles
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:l'étonnante biologie de Lamarckia ignore la sélection darwinienne et est constituée d'écoi vastes comme des continents ,qui manipulent eux même leurs gènes et inventent sans cesse de nouvelles formes de vie adaptées à leurs besoins ......

Préface du roman héritage de Greg Bear
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