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ISBN : 2253056936
Éditeur : Le Livre de Poche (01/06/1991)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 70 notes)
Résumé :
Malgré ses 150 kilos, Juliette Pomerleau règne avec une stupéfiante énergie sur un petit monde de locataires drolatiques et truculents : un dentiste visionnaire, un merle à une patte, un musicien d'Europe centrale, un détective...
Et la voici partie à la recherche de sa nièce, qui lui a laissé sur les bras son fils Denis, âgé de douze ans. Or, son immense amour des autres a une vertu : il est communicatif. Alors nous partageons ses peines et ses joies... et n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
ladesiderienne
  27 mai 2015
CHALLENGE ATOUT PRIX 2015/2016 (2/10)
Grand prix des lectrices Elle - Roman - 1990
Prix Jean Giono 1990
Ravie d'avoir enfin tourné la 691ième page de ce livre, après des semaines de lecture poussive. Je ne connaissais pas cet auteur québécois mais quel fieffé bavard car produire un roman aussi volumineux sur une intrigue qui tourne en rond, j'appelle cela parler (ou écrire) pour ne rien dire.
Comptable de son métier, la cinquantaine bien tassée, voilà Juliette, 150 kilos d'amour qu'elle distribue à droite et à gauche mais surtout à Denis, son petit-neveu de 12 ans qu'elle élève depuis son plus jeune âge. Mais voilà qu'après une hépatite sévère qui lui fait frôler la mort, elle se met dans l'idée de retrouver Adèle, sa nièce, la mère de Denis qui lui a abandonné son fils alors bébé, avant de partir mener une jeunesse plutôt dissolue. Malgré son poids, Juliette ne manque pas de souffle et aidée par tous ses locataires aussi serviables que loufoques, elle va se lancer sur ses traces.
Dit comme cela, l'aventure pourrait être sympathique mais au fil des pages, on n'avance guère. On ne sait par quel mystère, la nièce fuit la tante qui, elle, persiste dans son entêtement, au grand désarroi de Denis, qui n'a rien à faire de cette mère indigne. Malgré une galerie de portraits assez atypiques, j'ai trouvé cette histoire d'un ennui mortel. le franc-parler québécois et ses expressions inédites, abondamment utilisé n'a même pas réussi à me dérider. Même la description de Montréal et ses environs n'a pas satisfait mon âme de voyageuse tant elle est noyée dans les détails. Il est aussi beaucoup question de musique classique puisque deux voisins de Juliette préparent un concert mais là aussi les répétitions des musiciens sont... répétitives. Cerise sur le gâteau, j'ai trouvé très déplaisant que l'auteur surnomme son héroïne l'obèse.
Bref, j'ai cru ne jamais voir le bout du tunnel et permettez-moi de saluer ici ma persévérance. Persévérance récompensée car si je n'ai pas pu compter ce roman dans mon challenge pavés que je viens d'achever, je m'aperçois qu'il a obtenu deux prix (je ne ferai aucune réflexion désobligeante car ceux qui ont voté ont sûrement plus de culture que moi !), ce qui me permet de l'inclure dans mon challenge Atout prix. Un calvaire qui s'achève par un 4/20.
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Marcellina
  11 juin 2016
C'est long, très long et c'est lent aussi, très lent...
Notre héroïne est obèse mais faut-il le rappeler trois fois par page, notre héroïne est malade mais faut-il vraiment décrire sa maladie au fil des jours, notre héroïne aime la musique mais bon développer en détail la conception d'une symphonie ou les portées écrites pour un quatuor ne met pas nécessairement de la musique dans la tête du lecteur.
Et parlons du parler typique, ça fait sourire la première référence à « sueur de coq », « cuisse de puce », « sainte culotte de gros drap » ou «cochons sales d'abrutis de trous de cul mal torchés » mais faut-il vraiment intégrer un juron, parfois des plus fleuris je vous l'accorde, dans presque tous les dialogues :-p
Et les dialogues qui intègrent les pensées intimes des personnages, ce qui rend la lecture très perturbante car finalement, on ne sait pas toujours si une personne parle à une autre ou si elle se parle à elle-même :-p
Et l'histoire, parlons-en, elle se résume en une phrase : retrouver la mère de l'enfant adopté par notre héroïne (sa nièce et son petit-neveu donc) et là, une succession de sursauts pour aller d'un coin à l'autre de Québec pour questionner des personnages plus ou moins loufoques, plus ou moins gentils, plus ou moins inintéressants sur le passage de cette femme qui finalement n'est qu'une femme légère, malheureuse et sous l'emprise d'un grand méchant qui aime les livres et souffre d'hémorroïdes. Et encore, je fais l'impasse sur la vieille soeur de notre héroïne, célibataire retraitée, acariâtre et méchante comme une teigne qui ne manque pas d'imagination pour lui pourrir la vie déjà pas mal difficile.
Et puis des phrases comme « ...ils changèrent de vêtements et se lavèrent... » ou encore, notre héroïne qui a du mal à se lever d'une chaise, à s'extirper d'un fauteuil ou à sortir de sa voiture mais prend régulièrement un bain, dans une baignoire, et tout se passe bien…, ou encore l'achat d'une maison, la vente de l'ancienne et le déménagement, le tout en moins d'un mois en comptant les fêtes de fin d'année… J'ai du mal !
Un monde gris qui manque cruellement de couleurs ; une ambiance lourde, presque glauque ; un écriture toute en détails, parfois sordides et souvent inutiles, qui ne laisse alors aucune place à notre imaginaire ; une plume qui n'est savoureuse qu'à travers les jurons qu'elle égraine sur le papier mais où l'humour s'est perdu en chemin ; un rendez-vous raté donc alors que la quatrième de couverture présentait le livre comme une épopée plutôt primesautière dans son style.
Mais pour être honnête, les cent dernières pages, pour les courageux qui y arrivent, rachètent pour une petite part l'ensemble de ce pavé. La plume s'est allégée, le style s'est un peu envolé, les personnages ont repris un rythme et une vie plus normale, les jurons se sont estompés et le soleil a doucement pointé le bout de son nez dans cette aventure plutôt ennuyeuse.
Un livre que je place dans le cadre du challenge multi-défis 2016 pour l'item : « Un livre d'un auteur québécois ». Déjà assez déçue par la chick lit de Nathalie Roy, Yves Beauchemin ne m'encourage malheureusement pas à découvrir d'avantage la littérature québécoise.
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clairejeanne
  04 janvier 2016
Grand prix des lectrices de ELLE (roman), 1990 ; Prix Jean Giono, 1990.
Juliette Pomerleau, c'est la très grosse "madame", l'héroïne du roman à succès de l'écrivain québecois Y. Beauchemin, l'auteur également du "Matou". Comme le dit Y. Beauchemin, c'est un livre obèse (690 pages) qui raconte l'histoire d'une obèse.
Juliette s'est vue confier un bébé il y a une dizaine d'années par sa nièce, Adèle, qui n'est jamais revenue chercher le petit garçon ; suite à de gros ennuis de santé dus en partie à son obésité, elle décide de rechercher activement la mère de Denis ; elle a peur de ne plus pouvoir remplir son rôle très longtemps.
Aidée par tous les habitants de l'immeuble dont elle est propriétaire, elle se lance dans une véritable enquête qui n'est pas du goût de l'enfant ; il veut rester avec sa grand-tante ce petit "bobichon", et ne pas entendre parler de cette mère qui l'a abandonné. Mais la réalité est plus complexe, comme le découvre le lecteur qui ne peut pas lâcher l'histoire ou plutôt toutes les histoires qui constituent ce livre.
Juliette Pomerleau, c'est tout un monde : il n'y a pas que son corps qui est démesuré, sa capacité d'aimer et de s'intéresser aux autres le sont également ; ce qui l'entraîne, elle et ses comparses, dans des aventures cocasses et souvent excessives.
Autour de Juliette Pomerleau, comptable chez Virilex (fabricant de sous-vêtements masculins), il y a le pianiste compositeur Bohuslav Martinek et son amie violoniste Rachel qui assurent un bien être musical dans toute la maison ; la soeur -et ennemie jurée - de Juliette, Elvina ; un bizarre dentiste qui a l'air de filer un mauvais coton et un journaliste photographe Clément Fisette qui pour les besoins de l'enquête de Juliette va passer pas mal de temps dans des caves et autres réduits douteux.
Il y a aussi l'amoureux transi de Juliette, vendeur d'aspirateurs, et un avocat véreux et coriace; et aussi un chauffeur de camion qui a connu la nièce il y a dix ans justement, ne serait-il pas le père de Denis ? (il y a aussi quelques méchants aux mauvaises actions...)
Situé dans le Québec des années 60, le récit nous parle de musique, de livres, de restauration de belles maisons, ainsi que d'amitié et d'amour ; et le "parler" québecois est toujours aussi enchanteur et imagé - le juron préféré de Juliette : "sueur de coq"... Un régal !
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nina2loin
  26 mai 2012
C 'est un roman plein de vie.
Les personnages qui entourent la héroïne, ça pourrait être vous, moi, des gens ordinaires, qui vivent des situations cocasses, drôles, émouvantes, le tout écrit dans un style vivant, loin d'être ennuyeux malgré les 700 pages de ce pavé.
A mes yeux, la lecture de Juliette Pomerleau a été plus plaisante que le matou du même auteur
Lu il y a longtemps, je me le réserve pour une relecture dans un futur.
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aurelieencalade
  16 décembre 2012
Juliette Pomerleau est une femme obèse. Cette dame bien en chair travaille comme comptable et elle propriétaire d'un petit immeuble où elle loue des appartements. Au fil de l'histoire ses locataires deviennent comme des membres de la famille. Elle élève seule son petit neveu depuis que sa nièce à "sacrer le camp" (vu que le livre est québécois!). Or un jour sa vie bascule, Juliette tombe gravement malade et du coup elle se pose LA question qu'adviendra-il de mon petit neveu si je meurs. Elle décide donc de partir à la recherche de sa nièce Adèle.
Un roman merveilleux, délicieux plein de personnages auxquels on s'attache vite et on a qu'une hâte dévorer et achever ce roman assez conséquent. Mais à la fin qu'est ce qu'elle nous manque cette Juliette!
A lire sans modération...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   18 mai 2015
- Vous ne deviez pas beaucoup aimer le maire Drapeau...
- Humm... est-ce que c'était réellement un maire ? Je le vois plutôt comme une sorte de contracteur spécialisé dans le cubage. Mais fin politicien : un vrai virtuose en relations publiques. Et puis, il faut admettre que son métro est une excellente idée : il est très beau et diablement pratique, sans compter que dans l'état actuel de la ville, on a plutôt envie de circuler sous terre! (...) Si Montréal avait perdu d'un seul coup dans un bombardement tous les édifices qu'on a démolis sous son règne, poursuivit Pagé, on en parlerait encore avec des frissons. Des quartiers complets ont été rasés, et non les moindres ! Montréal a perdu une bonne partie de sa beauté... et de sa mémoire. Mais il ne faut tout lui mettre sur le dos, le pauvre homme : nous sommes en Amérique. Depuis soixante ans, l'Amérique vomit son héritage européen. C'est ça le progrès, paraît-il. Nous commençons tout juste à comprendre qu'il est important d'avoir un passé, si nous voulons que l'avenir ait du sens.
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CielvariableCielvariable   06 août 2013
Dans le silence de la nuit tiédissante, le piano se mit à jouer doucement. Les notes s'égrenaient avec une solennité un peu mélancolique, s'échappant par la fenêtre grande ouverte. La petite cour obscure et déserte aux pavés encore tout chauds se remplit d'une atmosphère grave et recueillie. Soudain, des lentes vagues de la musique qui se succédaient paisiblement et allaient mourir aux abords de la rue, surgit comme un message énigmatique. Quelque chose d'important allait se produire. C'est alors que le violon se joignit au piano:
La douceur de son chant était si poignante que Juliette Pomerleau ouvrit les yeux, souleva sa tête moite de l'oreiller et regarda dehors. À travers le feuillage des framboisiers, on apercevait, au-dessus de la cour minuscule que formait le U de l'édifice, une fenêtre illuminée au premier étage où se découpaient deux silhouettes presque immobiles; l'une était assise et légèrement courbée, l'autre, debout, tenait un violon. "Monsieur Martinek vient de terminer sa sonate", pensa-t-elle.
Se tournant péniblement sur le dos, elle poussa un soupir et se mit à écouter, ravie.
Elle pénétra dans la cuisine, fit de la lumière. L'endroit ne contenait plus qu'une vieille chaise de bois peinte en rose, sur laquelle on avait posé un litre de lait entamé.
Un sombre pressentiment se formait en elle. Traversant la cuisine, puis une autre pièce également vide, elle entra dans une chambre à coucher. Là aussi le plafonnier brillait et le store était tiré. Il n'y avait pour tout meuble qu'une chaise berçante, un lit-cage et une table à langer. Deux grosses boîtes de carton avaient été déposées au milieu de la place. Elles contenaient des vêtements d'enfant.
Juliette se pencha au-dessus du lit, puis recula, désemparée. Écarlate, les yeux contractés, les poings serrés, le bébé hurlait à se faire sortir les entrailles du ventre, sa couche à demi défaite, un biberon vide à ses pieds, dans une pénétrante odeur d'urine amplifiée par la chaleur d'une plinthe électrique réglée au maximum. Elle promena un regard éperdu autour d'elle;
- Mon Dieu, qu'est-ce qui se passe?
Ses yeux s'arrêtèrent sur la table à langer où reposait une enveloppe. Elle s'avança et la prit. Pour ma tante, avait-on écrit dessus.
Affolée par les hurlements du bébé, Juliette la déchira et apprit dans quel chaos sa nièce était tombée.
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CielvariableCielvariable   06 août 2013
Ma tante,
Je sais que vous aller me juger très sévèrement. Je sais que j'agis très mal et que je mérite les plus grand blâmes. Vous êtes la seule personne qui pouvez m aidez, voilà pourquoi je me suis adressé à vous. L'enfant que vous avez devant vous, c'est le mien. Il est né à Chicoutimi le 8 mai de l'an passé; c'est un garçon, il s'appelle Denis et je l'ai fait baptisé dans la paroisse de la Cathédrale. je ne suis pas sûre qui est son père (oui, je sais bien ce que vous êtes en train de penser de moi, mais je n'y peux rien). De toutes façons, avec les hommes que j'ai connu, il est mieux sans père.
J'ai essayée jusqu'ici de m'en occuper de mon mieux, mais là, je n'en ai plus la force. Avant de devenir une mauvaise mère, je préfère le confier à quelqu'un d'autre. J'espère que se sera vous qui en prendrez soin (car je connais votre bon cœur depuis longtemps), sinon, je vous demanderais de surveiller la personne qui en aura soin.
Je vous laisse deux boites qui contiennent tout son linge. Dans la boite la plus grosse (dans un petit gilet de laine bleu), vous trouverez 205 $ c'est tout l'argent que je possède actuellement. je vous en enverrai d'autre aussitôt que possible. N'essayez pas de me rejoindre, vous ne pourrez pas. De toute façon, ma décision est prise, je ne reviendrai pas là-dessus, on ne peut pas refaire sa vie, pas moi, en tout cas.
Je sais, vous devez vous dire, elle aurait pu venir me le remettre elle-même dans mes bras, la sans cœur. Mais justement, je sais que vous ne me croirez pas, mais j'ai du cœur, trop de cœur. J'avais trop honte de vous voir, ce qui fait que j'ai mieux aimé vous parlé par lettre. Et je me suis dit que c'était mieux aussi que de laisser mon enfant à la police. Pardonnez-moi. Faite que mon enfant soit heureux, moi, je n'y arrivais pas.
Pardonnez moi encore une fois.
Adèle
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ladesiderienneladesiderienne   28 avril 2015
Et cela se produisit de nouveau, au moment où il déposait son verre vide sur le lavabo. Depuis quelques mois, cela lui venait presque chaque fois qu'il prenait un coup. Comme une huile nauséabonde, le cafard s'infiltrait peu à peu sous sa peau, diluant ses tripes, liquéfiant ses muscles et le plongeant dans un état proche du désespoir. Il retourna au fauteuil, s'y laissa choir, bras et jambes écartées, et fixa le tapis d'un air stupide. Sa vie lui apparut de nouveau comme une longue traînée d'ordures qui puait l'ennui.
- Rien, rien ! J'ai rien fait de bon en trente-huit ans. Juste écœuré tout le monde ! songea-t-il en s'efforçant de pleurer.
Mais il n'y parvenait même pas. C'était un cafard insoulageable, une rage de dents sans médicaments ni dentiste, un mal de ventre comme s'il venait d'avaler une bûche.
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ladesiderienneladesiderienne   26 mai 2015
Vous savez, mes amis, la musique, la vraie, celle qui parle au cœur de l'homme et qui ne craint pas de lui dire ses vérités, même les plus cruelles, est une chose d'une importance inouïe, que bien des gens sous-estiment, hélas. Elle nous aide pourtant à refaire nos forces... et notre bonté. Si jamais elle venait à disparaître, nous serions foutus. Regardez Chostakovitch : c'est par lui que la Russie crie au monde sa souffrance et son angoisse. Sans Chostakovitch, moi, je prétends que l'âme de la Russie se dessécherait et finirait par mourir.
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