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Éditeur : (01/01/1900)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Une jeune femme, professeure de français dans
un établissement pour écolières juives orthodoxes,
découvre tout au long de l’année scolaire un
monde à part, enveloppé de mystère et d’interdits,
mais séduisant et rassurant.
Au fil des conversations chuchotées avec les jeunes élèves, dans un franglais parsemé de yiddish, dans l’apprivoisement, dans la surprise et dans l’inconfort de la différence, se détache alors le visage d’une enf... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Lali
  13 novembre 2013
En 2006 paraissait Hadassa, ce qui semble être le premier roman québécois (en français) autour de la communauté juive hassidique du quartier Outremont, à Montréal. Précédé par Aaron d'Yves Thériault et Rue Saint-Urbain de Mordecai Richler, deux romans qui mettent en scène des Juifs montréalais, mais non pas des Hassidim, il a été suivi par le roman d'Abla Farhoud, le sourire de la petite juive, trois romans dont je compte aussi vous parler prochainement.
Hadassa a été écrit en 2002 et publié en 2006. Aux dires de Mindy Pollack, 24 ans, qui vient d'être élue conseillère de l'arrondissement lors de l'élection municipale du 3 novembre, croisée lors d'un tour guidé des lieux mentionnés dans le roman de Myriam Beaudoin, la situation a beaucoup évolué chez de nombreux Hassidim avec sa génération, laquelle, tout en respectant les règles de base de sa communauté, a choisi de s'émanciper et de s'impliquer socialement.
Hadassa raconte deux histoires. Celle d'Alice, jeune Québécoise francophone embauchée par une école primaire juive hassidique afin de conserver son statut et ses subventions du ministère de l'Éducation en fournissant un certain nombre d'heures de cours donnés en français par semaine. Celle de Déborah, jeune juive hassidique, mariée, qui s'éprend d'un jeune Polonais récemment arrivé.
Alice, qui savoure chacune des histoires que lui racontent les petites de onze ans, qui veulent tout partager avec elle, même ce qu'elles doivent taire devant une goyim, s'attriste quand elle voit celles de douze ans devenir « sages », muettes et lointaines, comme il est prescrit. Elle est de plus fascinée par ce monde qui est tellement loin d'elle, mais dont elle accepte certaines règles (vestimentaires, notamment) afin de se conformer au code de l'école et s'attache dès le premier jour à une petite de sa classe, Hadassa, qui lui manque quand elle n'y est pas.
Deborah, cousine de la jeune Hadassa, ne s'attendait pas à ce qui lui arrive, à ce regard brûlant sur elle, à ce besoin de passer souvent à la boutique où travaille le jeune homme juste pour le voir tandis qu'il est, lui, atteint d'une fièvre qui ne trouve un apaisement que dans les billets qu'il lui glisse et dans les rendez-vous dans une ruelle qu'elle finit par accepter.
Si l'histoire d'Alice est inspirée par ce que Myriam Beaudoin a vécu au cours des quatre années où elle a enseigné dans une école juive d'Outremont, celle de Deborah est inventée de toutes pièces. Comme si l'auteure avait eu besoin de contrebalancer par un coup de foudre le poids de la rigidité imposée aux hassidiques par la religion.
Cela donne un beau roman dans lequel se glissent ici et là quelques mots d'anglais et de yiddish. Un roman plein de rires de petites filles. D'histoires qu'on chuchote. de plats qu'on sert lors du schabbat et d'autres fêtes. Un roman qui se déroule dans une école. Dans les boutiques du quartier. Dans celles de l'avenue du Parc qui sépare (ou réunit) Outremont du Mile End. Un roman qui parle des femmes hassidiques. Un roman où il est question d'amour : celui qu'Alice éprouve pour la petite Hadassa, celui impossible entre Deborah et Jan, et cet autre, troublant, plus vaste, que ressent Alice pour toute cette communauté qui l'a accueillie.
Petit bémol tout de même. La révision de l'édition originale a été plus que bâclée. Ainsi, la rue Dollard mentionnée à plus d'une reprise a dans le roman de Myiam Beaudoin été amputée de son d'final tandis que coquilles de toutes sortes se sont glissées alors qu'elles sont flagrantes : taches ménagères, à demie voix, muffins aux dates, les européens sont arrivés, etc.
Espérons que tout a été repassé au peigne fin pour l'édition de poche qui pourrait connaître un nouvel engouement. Hadassa devrait se retrouver sur grand écran.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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miriam
  25 novembre 2015
Alice, la narratrice une jeune professeur de français, découvre le monde fermé des Hassidim de Montréal, ses prescriptions strictes et ses coutumes. Elle devra se faire accepter par les jeunes filles et tentera de leur faire découvrir le monde des livres.
" - La Liberté?
- c'est une statue madame!.....
- la liberté c'est quand on ne doit rien à personne, quand on fait ce qui nous plait quand on veut.....
- Non ce que tu dis, c'est être spoiled!"
C'est un roman très sensible, tout en nuances, dans Montréal multiculturel, tolérant. On y parle aussi bien Français qu'Anglais ou Yiddish que mélangent allègrement les fillettes ; ce qui donne une saveur particulière à la langue ou les "très beaucoup" sont calqués sur les very much qu'on devine, où les mots yiddish ne savent être traduits quand ils concernent les traditions.
L'épicier du quartier emploie un pianiste polonais (Chopin bien sûr) tout le monde s'y retrouve pour acheter les légumes (qui n'ont pas besoin d'être cacher) ...
Les hommes ne sont présents (à part Charles et Jan qui tiennent le magasin) que dans le regard des femmes. Regard des femmes bridé quand elles observent la noce derrière un rideau.
En ce moment, une très belle exposition photo au Musée du Judaïsme à Paris sur ce regard féminin .
9 janvier 2015 - 24 janvier 2016
Myriam Tangi
Mehitza. Ce que femme voit
Myriam-Tangi-Mehitza-12
Une grande nostalgie transparaît entre le passage de onze à douze ans. Entre les fillettes de onze ans insouciantes qui jouent encore à la poupée et écrivent de gentils poème tandis que les douze qui déjà manient la censure et qui ont intégré leur rôle de femmes.
Il y a aussi une discrète histoire d'amour que je vous laisse découvrir!
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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maylibel
  11 juin 2014
Une jeune femme est embauchée comme professeure de français dans un établissement pour écolières juives orthodoxes. Fascinée, elle découvre ce monde de traditions et d'interdits, tandis qu'un jeune polonais tombe amoureux de la cousine d'une de ses élèves.
Hadassa raconte une année dans la vie de deux jeunes gens qui apprennent chacun de leur côté à découvrir la communauté juive orthodoxe de Montréal. En nous faisant suivre les pas des deux principaux protagonistes, l'auteure québécoise Myriam Beaudoin nous dépeint avec justesse et sensibilité cet univers très cloisonné, qui reste volontairement mystérieux aux yeux de ceux qui n'en sont pas membres. Elle dresse avec tendresse le portrait de personnages qui ont tous des failles mais aussi un petit côté attachant. Sans jamais émettre de jugement, elle montre le poids de traditions souvent archaïques, difficiles à préserver mais qui marquent l'identité de la communauté juive.
Un roman dépaysant, auquel on ne peut rester indifférent.
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Aifelle
  05 novembre 2015
Une jeune femme, Alice, se retrouve un peu par hasard à enseigner le français dans une école primaire juive hassidique, à Montréal. Pendant un an, elle va cotoyer des petites filles de 11 et 12 ans, bardées d'interdits et destinées à devenir de bonnes épouses et mères.
Parallèlement, Jan, pianiste fraîchement débarqué de Pologne, travaille comme épicier en lisière du quartier juif, Outremont, avec son ami Charles. Des jeunes femmes d'Outremont viennent parfois faire leurs courses chez eux, sans les regarder, on ne parle pas à un goyim. L'impensable va pourtant se produire et l'amour s'immiscer entre Jan et l'une d'elle, Deborah.

Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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LisLou
  02 octobre 2015
J'ai adoré cette histoire. Découvrir une communauté dont je ne connais pas les coutumes et la façon dont cela nous est exposé.
c'est le genre de cadeau que je garde précieusement sur mon étagère au lieu de le faire voyager pour pouvoir le lire!
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AifelleAifelle   05 novembre 2015
Charles et Raphaëlle, apathiques aux questionnements de Jan, répétaient l'explication populaire : ils sont venus après la guerre sont encore terrorisés par la souffrance de leurs grands-parents engrossent leurs femmes pour multiplier les fidèles craignent les mariages mixtes ne veulent rien savoir de nous ont posé dans notre ville un fil blanc pour délimiter leur territoire faut les surveiller pour ne pas que leurs synagogues traversent de notre bord et puis c'est tout
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miriammiriam   25 novembre 2015
"Pendant 9 mois, cinq jours sur sept, quartier hassidique, j'avais partagé le temps avec dix-huit visages de lumière, et un amour de onze ans, extravagant. J'avais fait ce détour dans une vie bien remplie de détours. J'avais connu Hadassa, onze ans. Au cours de l'été qui venait elle serai Bat Mitzva, et je ne pouvais rien faire pour retarder le temps où elle passerait au troisième étage, apprendrait à tenir une maison, cuisiner selon des prescriptions strictes, maintenir la pureté lors de ses menstruations. Mon temps d'escale auprès des petites filles d'Israël était achevé..."
+ Lire la suite
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miriammiriam   25 novembre 2015
" - La Liberté?

- c'est une statue madame!.....

- la liberté c'est quand on ne doit rien à personne, quand on fait ce qui nous plait quand on veut.....

- Non ce que tu dis, c'est être spoiled!"
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