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ISBN : 2213677875
Éditeur : Fayard (09/10/2013)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.95/5 (sur 450 notes)
Résumé :

Alors voilà le récit au quotidien d'un apprenti médecin qui joue des claquettes entre les différents services des Urgences avec ses co-internes. Là, pendant sept jours, il décrit à une patiente en stade terminal ce qui se passe sous les blouses et dans les couloirs. Pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre.

Se nourrissant de situations bien réelles, vécues par lui ou par ses collègues, chirurgie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (145) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  11 avril 2015
C'est avec humour et tendresse que Baptiste Beaulieu nous raconte la vie dans cette fourmilière qu'est l'Hôpital, et notamment les Urgences. Qui n'a pas eu à y aller un jour pour un motif plus ou moins grave ? Qui n'a pas râlé face à la lenteur des blouses blanches, se pensant seul sur terre ? Que celui ou celle qui n'a jamais fait ça me jette le premier stéthoscope !
Le ton humoristique démystifie un peu cette usine à gaz et nous fait nous rendre compte ô combien nous pouvons peut être à la fois égoïstes et/ou stupides lorsque nous sommes agonisants - grippés - fiévreux (rayer la mention inutile). le sujet est d'actualité. Les Urgences sont sans cesse encombrées de vrais et faux patients. Et puis, il y a ceux chez qui la blouse blanche est synonyme de terreur, ceux qui ne veulent pas savoir et qui, malheureusement, atterrissent souvent dans ce service lorsqu'il est trop tard.
Nous rions certes, mais nous avons également les larmes aux yeux. Il s'agit d'une véritable ode à l'humain, quel qu'il soit, avec ses qualités et ses défauts. Car Baptiste Beaulieu n'est pas de ces médecins nous considérant comme des numéros sur un dossier. Tout dans son écriture met en relief sa passion pour son métier et pour les personnes. Et rien que pour cela, Monsieur Beaulieu, je vous tire mon chapeau. Cela devient si rare !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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rabanne
  27 mai 2017
Toute mon enfance, adolescence, j'ai été bercée par ces mêmes chroniques in vivo, à table, le soir, professions de mes parents oblige.
Alors voilà, parfois c'était drôle, parfois triste, parfois écoeurant, parfois révoltant... A me détourner de cette vocation à jamais.
Donc j'étais un peu-beaucoup comme chez moi, en terrain entendu, avec ce journal d'un interne pas ordinaire ! J'ai souri, rigolé, grincé des dents, été émue...
L'adrénaline, la vie, la mort, la maladie, la peur, l'humour exutoire, le supplément d'âme derrière la blouse blanche et les heures de garde.
Martin Winckler (La maladie de Sachs, 1998) avait déjà ouvert la voie, et donné la voix aux patients. J'avais adoré sa sincérité et son humanité, son questionnement sur la douleur, l'écoute de la souffrance.
Autant vous prévenir, il ne faut pas chercher de la littérature, ce n'est pas la question ici, sinon vous serez forcément déçus.
Baptiste Beaulieu, lui, est de cette nouvelle génération de soignants, avec une autre formation, les nouvelles technologies, mais un regard similaire sur le malade, sur la beauté et la dureté de cette profession. Il n'hésite pas à écorcher le milieu, ne cache pas non plus ses propres failles, son impuissance, ses angoisses, en se mettant à l'écoute du patient, par simple mimétisme.
Les adeptes de Dr House, Urgences, Grey's Anatomy devraient apprécier ces chroniques, glamour à l'américaine à part !!
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marina53
  18 mai 2015
Alors voilà... c'est l'histoire d'un jeune homme, même pas 30 ans et interne à l'hôpital. Il en voit passer des gens, de tous âges, de toutes échelles sociales, des cons, des gentils, des méchants, des maladroits ou des paumés. Des bobos, du plus insignifiant ou plus tragique, des maladies, bénignes ou mortelles.
Alors voilà... l'on se promène dans les dédales de cet hôpital, du rez de chaussée au cinquième étage, celui des soins palliatifs. L'on pénètre dans ces box ou dans ces chambres. Dans l'une d'elle, il y a la femme-oiseau-de-feu, une patiente en phase terminale, qui attend son fils bloqué à Reykjavik à cause du volcan. Pour la faire patienter en attendant le retour du fiston, Baptiste lui raconte des petites histoires, de celles qui rythment la vie de l'hôpital.
L'on fait connaissance avec quelques patients mais aussi les soignants, de Frottis à Chef Pochontas en passant par Amélie. de ces mille et un visage croqués, l'on apprend les maux du quotidien et l'on est inévitablement exposé à la mort.
Sans aucun misérabilisme mais avec beaucoup d'humour, Baptiste Beaulieu passe au scanner ces héros en blouse blanche. Il nous offre un récit émouvant, percutant et drôle.
Alors voilà ne fait pas l'apologie des maladies mais bien de ceux qui sont couchés et ceux qui les relèvent.
De là à nous précipiter aux urgences, peut-être pas mais sûrement de nous permettre de considérer l'hôpital différemment.
Alors voilà:
http://www.alorsvoila.com
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Deslivresalire
  21 octobre 2019
À la première personne, Baptiste Beaulieu, véritable médecin, nous raconte le quotidien des soignants dans un service d'urgence et en soins palliatifs.
En réunissant ici des anecdotes glanées au fil du temps dans son blog personnel, il les met en scène et en mots dans la bouche d'une petite équipe qui les vit en accéléré.
Ces histoires, à la fois absurdes, injustes, tendres ou amusantes, il les raconte notamment à une patiente en fin de vie afin de la tenir en haleine le temps pour elle d'attendre que son fils revienne d'un voyage à l'étranger. Et plus que des anecdotes sur les patients et leur comportement, c'est aussi le travail des personnels soignants et leur vie de tous les jours avec ses difficultés et ses joies qui nous est raconté.
A mon avis :
Voici un livre qui démarre très bien, différemment des autres du même genre, car plutôt qu'une longue liste d'anecdotes et autres sketchs, il y a là une mise en scène, si ce n'est originale, au moins intéressante.
Et puis il y a une vraie sensibilité qui transparaît tout au long des trois premiers quarts du récit, des situations de patients pittoresques, et l'intimité des soignants mise à nue avec bienveillance et tendresse.
Le lecteur ne peut qu'y être sensible, ce qui lui fait découvrir et admirer le travail de ces médecins, infirmières ou aides-soignantes de la plus belle des façons. Vous en serez ému.
Et puis l'accumulation d'anecdotes, qui étaient jusque là noyées dans l'histoire et le récit, finit par se faire jour. On réalise progressivement qu'on n'est pas loin de l'inventaire à la Prévert. Heureusement, cela ne dure pas trop longtemps car déjà la fin pointe son nez et on referme ce livre de bonne humeur et plein d'humanité retrouvée.

Pour d'autres avis sur d'autres lectures, rendez-vous sur mon blog :
https://blogdeslivresalire.blogspot.com/
Lien : https://blogdeslivresalire.b..
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Iboo
  25 novembre 2016
C'est amusant la manière dont les livres s'imposent à nous...
- Il y a les "Classiques", incontournables, souvent des chefs-d'oeuvre, dont on sait de quoi il en retourne mais que l'on tient quand même à lire. Non parce qu'on le doit mais parce qu'il nous "manquerait" de ne pas le faire.
- Il y a les "Best-seller", qui se voudraient incontournables, ne sont pas toujours des chefs-d'oeuvre, dont on sait également de quoi il en retourne, mais que l'on va lire, ou pas, selon notre humeur et nos priorités du moment. Souvent, d'ailleurs, il nous suffit d'attendre les critiques des autres lecteurs pour savoir si l'on a eu raison ou tort de procrastiner.
- Puis, il y a les livres qui ne sont ni des Classiques ni des Best-seller, dont on n'a même jamais entendu parler et qui vous arrivent, comme ça, par hasard, au moment où on s'y attendait le moins. Et, je ne sais pas pour vous mais, en ce qui me concerne, ces livres providentiels ne vont jamais s'entasser sur ma PAL. La curiosité l'emporte toujours.
"ALORS VOILÀ" est de ceux-là.
Il est arrivé, un beau matin, dans ma boite aux lettre. Cadeau d'une amie. Raison de plus pour l'ouvrir sans tarder. Non par simple courtoisie, mais parce que si cette amie qui me connait bien m'a offert ce livre, c'est qu'elle pressent qu'il va me plaire autant qu'il lui a plu à elle.
Excellente intuition, Françoise ! Merci pour ce cadeau, cette belle surprise.
Aucune prétention de la part de Baptiste Beaulieu, pas de leçons à donner, pas de plaintes à émettre, pas de glorification à afficher. Non, rien de tout ça. Juste un homme qui nous raconte avec humilité, empathie, tendresse, humour, sa vie et ses émotions de jeune médecin hospitalier.
Et son récit nous fait du bien. Sans jamais tricher, exagérer, minimiser ou mentir, il nous rassure, nous apaise. On a moins peur. Et, parfois même, on sourit...
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Citations et extraits (145) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   11 avril 2015
L'odeur du cinquième colle à ma blouse. Je la nettoierais cent fois qu'elle garderait encore la trace de mes allers et retours incessants.
Là-haut, la femme-oiseau-de-feu s'accroche et ne lâche rien :
- Pas de morphine. Je serai là jusqu'au bout, sans avoir l'esprit embrouillé.
L'équipe et moi passons chaque jour pour lui faire entendre raison. Parce qu'elle souffre et qu'on espère la soulager, croit-on.
Elle nous observe avec indulgence, elle sait la vérité : l'équipe soignante et moi, on voudrait tous qu'elle accepte pour nous tranquilliser, parce que la mort, c'est douloureux et effrayant : nous avons beau la côtoyer tous les jours, elle fait tous les jours aussi peur. Chaque soignant remet une couche lors de son passage :
- Pas d'antalgiques ? Êtes-vous certaine ?
Ou :
- On ne vous laissera pas dans cet état !
Hier, c'en était trop, la femme-oiseau-de-feu a haussé le ton et, avec l'air d'une mère qui dispenserait une leçon à son fils, elle a tapoté ma joue :
- Vous vous inquiétez tous pour rien : mon état ne signifie pas que je vais mourir, mais que je suis arrivée à la fin de ma vie.
Voilà : pas sa mort, non, mais la fin de sa vie. Tout simplement. Pour elle, la différence est abyssale. Elle est sereine dans sa douleur et dans la fin de sa vie. Réfléchit-on jamais au sens de certains mots ? Ils sont cuisants comme une brûlure de cigarette, mais ils font sens.
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marina53marina53   18 mai 2015
Pourquoi se palper les seins ?
1 - Parce qu'une femme, nue sous la douche, qui se savonne, et se palpe la poitrine, c'est Bien. C'est Bon. C'est Beau. C'est une prescription médicale contre la morosité ambiante. Et c'est Sexy.
2 - Parce que tant qu'on ne se réveille pas un matin avec un Post-it marqué "CANCER" en rouge sur le téton, l'auto-palpation reste le moyen le plus facile/économique/rapide/efficace pour une femme d'éviter de chevaucher le poney multicolore trop tôt.
3 - Parce que des milliers d'hommes tueraient pour être à votre place.

(…) Palpez-vous les seins. On déteste quand les femmes meurent à quarante-cinq ans.
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IbooIboo   16 novembre 2016
Mme Jocaste avait soixante-deux ans quand je l'ai rencontrée. Une sympathique patiente à l'histoire terrible qui vous rappelle que, oui, la vie est parfois une vraie chienne et, oui, les êtres humains aboient avec beaucoup de naturel.
Dans le bureau des médecins, je faisais ma catharsis en briefant ma co-externe de l'époque :
- Imagine : enfant de l'Assistance Publique, elle passe de foyer en foyer, son mari lui fait six gosses, puis se barre, l'aîné des gamins est en taule : il la frappait. Sa propre mère ! Elle en parle comme si son petit garçon avait volé une pomme. On lui trouve une masse utérine : hystérectomie totale. Le chirurgien merde : section du nerf hypogastrique - perte des fonctions sphinctériennes. Elle sera obligée de se sonder et de faire des lavements jusqu'à la fin de sa vie. Cerise sur le gâteau, elle économise pour une chirurgie correctrice de sa myopie : mauvaise cicatrisation, surinfection, fonte purulente du globe oculaire. Sa vie, c'est Rémi-sans-Famille et les Misérables en 98 mots.
Je rajoute cette phrase stupide :
- À sa place, je sais ce que j'aurais fait !
Là, une voix dans le couloir passe la porte du bureau :
- Vous vous seriez occupé de vos enfants.
Je me retourne. Mme Jocaste a tout entendu. Je suis mort de honte. Elle a un oeil qui dit : "C'est pas grave, mon petit, ma vie fait cet effet-là à tout le monde" et l'autre oeil qui dit juste : "Merde".
J'essaie de me souvenir lequel est en verre et lequel il lui reste pour pleurer.
Je suis désolé, Mme Jocaste.
Pour tout.
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marina53marina53   18 mai 2015
Les femmes battues sont comme la mer. Il y a le flux et le reflux. Elles viennent, repartent, reviendront encore, la plupart échouent à couper les liens qui les retiennent prisonnières de leur tortionnaire.
Pourquoi?
Par amour, oui, on peut aimer un monstre quand il s'embusque sous le masque banal du quotidien. Par peur, très souvent. Par dévotion: "Il y a les enfants et ils vivent encore à la maison." Par espoir: "Il changera, il reviendra celui dont je suis tombée amoureuse." Par empathie: "Il est malheureux." Par dévalorisation: "Je ne suis rien."
Les femmes battues sont comme des vagues: elles se brisent chez nous et repartent avalées par le ressac des conventions. Parfois, elles ne reviennent pas:
1- elles ont enfin brisé leurs digues et pris le large. C'est bien;
2- ou elles se sont échouées sur les rochers et sont devenues écume de mer, comme la sirène du conte.
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ChocolatiineChocolatiine   10 juillet 2015
Madame Orange, cinquante-huit ans. La maladie a condamné son corps à la lyophilisation : elle a la sécheresse d'un agrume oublié au soleil. Elle ne demande et n'attend pas grand-chose. Elle aime juste regarder "Des jours et des vies" le matin...
Depuis deux jours, le poste de télévision ne s'allume plus.
Fabienne :
- J'ai appelé le service technique : sa famille n'a pas payé, ils ne remettront pas la télé tant que ce n'est pas réglé.
Le technicien, au téléphone :
- Je veux rien savoir. Pas payé, pas de télé.
- Allez, quoi ! Sa famille paiera plus tard.
- Aura la télé plus tard, alors.
- Elle sera morte. Combien?
- Huit euros.
Je descends, avec des envies de meurtres, jette dix euros au mec.
- Ca fait deux euros de monnaie. Gardez-la. Vous vous achèterez des couilles, ou un coeur.
Là - je ne sais plus -, j'ai peut-être dit un mot très vulgaire (pardon Mamie) et adressé une prière au Petit Dieu des Armes à Feux avant de claquer la porte.

A l'Hôpital, on sous-traite la télé avec des entreprises privées. Un jour, on sous-traitera l'Humain, le Sacré, le Mystère. Pourtant, une femme qui meurt, c'est Humain, c'est Sacré, c'est Mystérieux. Même - surtout - devant "Des jours et des vies". Il lui en reste si peu.
Huit euros...
L'argent est un sujet tabou à l'hôpital. Officiellement, la santé des gens ne se monnaye pas ! Officieusement? Il en est question partout. C'est comme une grosse pépite d'or qui roule dans les couloirs. On court après. Tout le temps. Le directeur, l'administration, les chefs de service, c'est une vraie chasse au trésor. A l'hôpital, officiellement, on ne parle pas d'argent. Le silence est d'or et cet or est joueur...
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Videos de Baptiste Beaulieu (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Baptiste Beaulieu
La romancière Agnès Ledig est depuis plus d'un an "ambassadonneuse" auprès de l'Établissement français du sang (EFS). L'ancienne sage-femme répond à nos questions pour comprendre les enjeux d'un acte solidaire.
Saviez-vous que chaque jour, en France, 10 000 dons du sang sont nécessaires ?
?Quatre auteurs qui s?engagent pour le don de sang : Agnès Ledig, Baptiste Beaulieu, Laurent Seksik, Martin Winckler". Je te donne", en librairie le 22 mai.
autres livres classés : Urgences médicalesVoir plus
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