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ISBN : 225307098X
Éditeur : Le Livre de Poche (21/02/2018)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 165 notes)
Résumé :
C’est l’histoire de Jo’, jeune interne en pédiatrie à la personnalité fantasque, à qui tout sourit.
C’est l’histoire de No’, un petit garçon de sept ans attachant et joueur, qui est atteint d’un mal incurable et ne comprend pas pourquoi sa maman ne vient pas plus souvent le voir à l’hôpital.
C’est l’histoire de Maria, une mère secrète, qui disparaît à l’autre bout du monde au lieu de rester au chevet de son fils.
Un matin, dans la chambre de l’e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (79) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  13 mars 2017
Jeune interne au service pédiatrique de l'hôpital de V., Jo' fait la connaissance No' en cet après-midi où des clowns bénévoles étaient venus égayer, pour quelques heures, le quotidien des enfants malades. Un petit garçon blond, d'à peine 7 ans, au teint d'ardoise claire et aux taches de rousseur. Solitaire, n'approchant que peu les autres enfants, il espère et attend patiemment les visites de sa maman, Maria, qui se font bien trop rares. Au maximum une fois par semaine. Trop peu pour un enfant de cet âge. Jo' se rapproche de lui et ensemble ils font quelques bêtises afin d'illuminer ses journées parfois tristes, tout en métamorphosant, parfois, la réalité.
La vie bascule le jour de la Déchirure. Depuis, l'enfant, avec ses yeux de porcelaine et dans l'infini de ses sept ans, est là et suit Jo'... Que lui veut-il ?

Médecin, blogueur (http://www.alorsvoila.com/), conteur. Baptiste Beaulieu possède plus d'une corde à son arc. Dans son dernier roman, c'est bien plus qu'une ballade qu'il nous offre mais un long voyage inoubliable... L'on fait ici la connaissance de No', un petit garçon malade, et de Jo', l'interne qui s'est pris d'affection pour lui. Suite à cette terrible Déchirure (c'est ainsi que l'auteur nomme la mort), hanté par le fantôme de No', Jo' n'aura d'autres choix que de partir à la recherche de la maman du petit. de Paris à Jérusalem en passant par Rome, le jeune interne fera connaissance avec des personnages aussi fantasques qu'attachants, notamment Pozzinina et Lucinda de la Pension Lili, l'insaisissable Nini, le grand-père Aristide ou encore Mme Crinchon, l'infirmière atteinte du Syndrome de la Tourette. L'auteur évoque avec sensibilité et justesse la mort, la vie, l'amour, l'amitié, la religion, la sexualité mais aussi la difficulté d'être mère. L'auteur alterne judicieusement l'avant et l'après Déchirure : un compte à rebours pernicieux au cours duquel l'on voit s'établir peu à peu le lien qui unit Jo' et No' et le voyage entrepris par Jo', accompagné du fantôme de l'enfant gris. Un magnifique roman émouvant, merveilleux, à la fois sombre et lumineux, triste et joyeux. Une plume poétique et d'une grande délicatesse.
Une quête initiatique bouleversante de la part de l'auteur profondément touché par la perte de l'un de ses jeunes patients...
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jeunejane
  17 mars 2018
Jonas, "Jo" , jeune interne dans un hôpital poursuit ses études normalement jusqu'au jour où il fait la connaissance de Noah, "No", petit gamin atteint de la maladie bleue.
Il s'attache au petit garçon qui attend vainement la visite de sa maman. Et puis c'est la déchirure.
Après la mort de l'enfant, son fantôme suit Jonas partout.
Le grand-père de Jo lui conseille de le rendre à sa mère et ainsi de se débarrasser de son image qui le hante.
Commence alors un grand voyage.
Comme le titre l'annonçait, nous sommes dans une "ballade". En lieu et place d'un poème narratif, nous nous trouvons dans une lecture poétique. Baptiste Beaulieu nous emmène dans un rêve, dans l'irréel lié à des évènements dramatiques mais racontés de telle façon que les images apparaissent sans difficulté.
On retrouve l'humour dont il avait fait preuve dans ses précedents romans, notamment chez le grand-père Aristide ou l'infirmière, Mme Crinchon.
Les lettres dans lesquelles la mère du petit se confie à lui pour lui raconter sa naissance sont remplies de sincérité.
Pour revenir à la réalité, je pense que le stade par lequel passe Jonas est bien réel chez les étudiants en médecine qui à un moment de leur parcours sont très touchés par les maladies de leurs patients. Ils ne sont pas encore arrivés à se blinder un peu. J'ai bien dit un peu car humanité il faut garder. Nous vivons ce stade avec quelques jeunes de notre entourage, aussi avec un vieil oncle médecin qui se souvient encore de ce moment où il se croyait atteint de toutes les maladies.
J'ai interprété le roman comme un rêve que l'auteur nous raconte et l'écriture est tellement belle que j'ai participé au grand voyage de son roman.
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Annette55
  25 avril 2017
Baptiste Beaulieu, jeune auteur et docteur en médecine générale conte l'histoire de NO', un petit garçon joueur et attachant atteint d'un mal incurable, qui ne comprend pas pourquoi sa maman ne vient pas plus souvent le voir à l'hôpital ......
Ce récit inspiré par le choc de la "disparition" appelée "La Déchirure " , construit sur l'avant et l'après "événement dramatique " nous interpelle et nous touche dans notre chair, liant la douleur et la joie au fil des pages, utilisant larmes et éclats de rire en alternance au fil des émotions .......
Nous découvrons l'univers difficile des hôpitaux pour enfants, voyageons au coeur des quartiers historiques de Rome et des nuits agitées de la jeunesse israélienne , en compagnie du fantôme de Noah, l'enfant gris, de Maria sa mère et bien d'autres personnages hauts en couleurs.....
N'en disons pas trop.....
Ce médecin - auteur- conteur- fantasque- connaît parfaitement la réalité du terrain: espoirs, doutes, afflictions, victoires.....
Un livre pétri d'humanité, de moments poignants, dense et riche d'émotions où il est question d'amour , de souffrance, de grâce, de vie, de mort, de rupture, de religion, de la difficulté d'être mère, de l'innocence de l'enfance!
Une écriture sensible , bienveillante, évocatrice, une fable sous forme de conte moderne,autour de la vie, un parti pris résolument onirique !
Une histoire humaine à la plume juste, vivante et poétique ! Un moment d'émotion tendre, triste et drôle , douloureux, parfois obscur quand même .!
Au final une réelle quête initiatique vibrante de générosité et de bonté , lumineuse,
conjuguant merveilleux, lyrisme et trivialité .
Je ne connais pas l'auteur !
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rabanne
  04 février 2017
Je découvre cet auteur (jeune médecin, bloggeur) avec son troisième roman, et ressors mitigée de ma lecture. Il y a du conte et de l'onirisme dans ce récit, mais c'est également une quête intérieure, l'histoire d'un long chemin réparateur. Peut-être un peu trop long d'ailleurs (412 pages) et quelques fois confus.
Jo' va tout abandonner pour partir à la recherche de réponses, jusqu'à Rome et même Jérusalem, et les donner à No' qui hante ses nuits et ses jours, depuis "la Déchirure"...
Une plume intéressante, mais que j'ai trouvée parfois poussive (dosage fragile entre légèreté et profondeur). Une aventure humaine sensible et touchante, bien qu'un peu disparate et pas vraiment inoubliable.
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SophieLesBasBleus
  28 septembre 2016
Les services d'oncologie pédiatrique sont des lieux où le monde et le temps n'ont plus la même texture, la même charge, ni le même sens. C'est là que Jo' le narrateur, jeune étudiant en médecine, rencontre No', le petit garçon à la peau grise qui attend les rares visites de Maria, sa maman. La terreur de No' se concentre sur la chambre 33 où disparaissent ses amis, les uns après les autres. La souffrance de No' c'est l'absence de sa mère et ce qu'elle veut dire. L'aime-t-elle encore ? Et son père qui est-il ? Où est-il ? Pour tenter d'apaiser l'effroi de ce gosse de sept ans, mais aussi ses propres peurs, Jo' métamorphose la réalité, la reconstruit, joue du temps et de l'espace et nous emmène dans un fabuleux voyage tant littéraire qu'humain, une quête qui nous conduit de Rome à Jérusalem en alternant les rythmes, les temporalités et les tonalités, comme s'il cherchait à fuir en semant sur son passage quantité d'indices qui ne prendront leur sens qu'à l'issue de cette trajectoire sinueuse.
Un peu à la manière d'une Shéhérazade en blouse blanche, Jo' (pour Jonas) enveloppe No' (pour Noah) d'un tissu chatoyant de mensonges-vrais qui ont le don d'apaiser, d'accompagner, d'expliquer l'histoire d'un enfant et de sa mère. C'est humainement bouleversant et c'est littérairement remarquable !
Baptiste Beaulieu maîtrise absolument un récit complexe tissé de mille fils narratifs aériens qui tous prennent sens finalement dans un dénouement déchirant de compassion et de chagrin. Sans jamais sombrer dans le pathos ou dans une dramaturgie ostentatoire, il aborde délicatement des thématiques essentielles, existentielles. de quoi est fait l'amour maternel ? Que transmet-on aux enfants ? Qu'est-ce qui nous aide à choisir notre façon de vivre ? Où trouve-t-on la force d'affronter la réalité ?
"La ballade de l'enfant-gris" est un roman d'une richesse incroyable, qui ouvre d'innombrables chemins de réflexion et qui continue de forer imperceptiblement la pensée longtemps après la dernière page. Un très, très beau roman !
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Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
YdamelcYdamelc   28 avril 2017
Fumer des clopes sur le toit de l'hosto en riant avec les copines infirmières et gloser sur la meilleure manière de foirer sa vie conjugale ("Il m'a baratinée qu'il rentrerait pas tard, disait ma collègue, mais il s'est pointé à 3 heures du mat' complètement bourré, en me disant qu'il m'aimait et qu'il voulait qu'on se marie. Tu te rends compte ? L'enfoiré..." Taffe de cigarette. Moi : "T'as réagi comment ?" Taffe de cigarette. L'infirmière :"Je lui ai rappelé qu'on s'était marié il y a un an. L'enfoiré..." Rire. Moi, d'un ton distrait : " Tu aurais dû lui faire un 96..." "Un 96 ?" ont demandé en choeur l'infirmière et Manon. Taffe de cigarette. Moi, avec un clin d'oeil : " C'est comme un 69, mais on boude").
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marina53marina53   13 mars 2017
Un enfant, ça a ce pouvoir d'attendrir même ce qu'il y a de plus âpre en toi, de plus inflexible. Sa tête posée sur une épaule, son souffle sur ta joue quand il dort dans tes bras, ses gestes malhabiles quand il peigne ses cheveux, ces gestes d'adulte en miniature, la chaleur de son corps, sa manière de manger vorace et festive, à chaque fois.
Ça te retourne l'âme comme on retourne un gant, No', ça te lave de tout avant de tout remettre en place, mais pure.
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marina53marina53   15 mars 2017
Les trois jours suivants, je les passai au lit, prétextant une grippe, essayant d'abrutir mon esprit devant des émissions débiles. Cela s'est révélé inefficace , et j'en suis ressorti convaincu : la télévision, c'est mâcher du chewing-gum avec les yeux.
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jeunejanejeunejane   17 mars 2018
En haut de l'arbre, l'enfant s'inclinait et ouvrait largement les bras en direction de la route, du paysage. Vers le voyage. Il était entré dans mon âme sans enlever ses chaussures. Il avait laissé la porte ouverte...
Et je suis parti.
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marina53marina53   13 mars 2017
Nous savions la facilité avec laquelle l'univers brise le verre, brise les enfants, brise les cités des Hommes, brise tout. Qu'est-ce que la mort d'un enfant, sinon un paysage lointain qui tremble, vacille sur ses bases et finalement s'efface ?
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