AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2081412144
Éditeur : Flammarion (31/05/2017)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 1062 notes)
Résumé :

" Ô bizarre suite d'événements ! Comment cela m'est-il arrivé ? Pourquoi ces choses et non pas d'autres ? Qui les a fixées sur ma tête ? Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j'en sortirai sans le vouloir, je l'ai jonchée d'autant de fleurs que ma gaieté me l'a permis ; encore je dis ma gaieté, sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce Moi dont je m'occupe : un assemblage informe de parties inconnues ; ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
sebbys
  04 août 2013
Quel bonheur! Que de fous rires au cours de cette lecture. Et une fois sur scène, on devient l'un des très nombreux personnages de cette pièce, qui a lieu dix ans après le Barbier de Séville, autre pièce très connue de Pierre-Augustin Caron, alias Beaumarchais. Une pièce très longue toutefois, l'une des plus longues au cours de laquelle Figaro va se marier à la belle Suzanne, jeune fille audacieuse qui a tout pour être heureuse. Il lui manque toutefois le mariage, chose à laquelle elle va avoir droit à la fin de la pièce. On y retrouve aussi Bartholo, déjà présent dans le Barbier de Séville. Vieux médecin de campagne, Il a des méthodes bien particulières de soigner ses malades, comme le fait remarquer le Comte dans le Barbier de Séville.
Encore bravo à ce grand homme qu'a été Beaumarchais tout au long de sa vie. Ses pièces continueront encore et toujours à nous amuser, même plusieurs siècles après sa mort.
Commenter  J’apprécie          390
JacobBenayoune
  08 novembre 2015
Voici la suite du "Barbier de Séville", avec les mêmes personnages principaux en plus de nouveaux venus comme Suzanne, Marceline et Chérubin. C'est l'une des rares fois (XVIIIe siècle) qu'on trouve le nom d'un valet figurer dans le titre d'une pièce de théâtre remplaçant ainsi les noms des seigneurs, mais aussi le mot mariage remplaçant celui d'amour.
Dans cette pièce de l'auteur subversif Beaumarchais, on trouve tous les ingrédients de la grande comédie ; un comique suave, une critique acerbe, des personnages d'une création ingénieuse et une intrigue bien composée, tout cela dans un style fascinant.
Ce fils d'horloger se veut le protecteur des femmes en utilisant le personnage de Marceline comme porte-parole de ses idées sur la femme trompée, considérée comme un objet d'assouvissement des plaisirs virils, vouée à la honte et à l'assujettissement, jamais pardonnée par la société en cas d'erreur. Il critique aussi ce fameux droit de cuissage qui permet au maître d'avoir les faveurs de toutes les femmes de sa cour (selon la pièce).
Si dans "Le Barbier de Séville", Figaro menait la trame stratégique de la comédie, cette fois c'est Suzanne qui fait preuve d'une intelligente débrouillardise pour sauver son mariage des assauts du comte. Elle est rusée, fidèle et patiente au contraire de son amoureux qui est décontenancé sous la pression d'un flot d'événements.
Dans le fameux monologue de Figaro au cinquième acte, Beaumarchais exprime sa répugnance des milieux littéraires et critiques comme au barbier mais avec plus de véhémence. Figaro, orphelin, échappe à une éducation de bandits pour devenir honnête, il apprend et essaie tout genre de métiers en vain. Figaro est l'exemple de l'homme simple qui cherche le bonheur et la stabilité dans un foyer modeste basé sur l'amour. Il se croyait trompé par Suzanne et se lamente dans cet inoubliable monologue.
Cette comédie se situe entre la comédie satirique sérieuse et la comédie larmoyante. Elle ne laisse pas toutefois d'éclater le comique (le procès de Figaro, le rendez-vous du comte avec Suzanne, et le personnage de Chérubin qui représente le petit adolescent curieux qui découvre l'amour et veut avoir toutes les femmes) et présente aussi des scènes sombres comme le monologue de Figaro et le plaidoyer de Marceline.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
colimasson
  02 décembre 2012
Le Mariage de Figaro nous permet de prendre la mesure du gouffre qui sépare la réception des oeuvres aujourd'hui et leur réception deux siècles plus tôt. Cette pièce, censurée ? Pour le lecteur contemporain –comme pour Beaumarchais à son époque-, la réaction sera : incompréhension. Pour le lecteur, d'abord, parce que le message de la pièce ne semble pas virulent –seulement moqueur. Pour Beaumarchais, ensuite, parce qu'il pensait qu'en donnant à son commentaire critique des privilèges de la société monarchique la forme de la comédie, il susciterait des enthousiasmes joyeux avant de provoquer la colère et l'animosité des spectateurs :

« Oh ! que j'ai de regrets de n'avoir pas fait de ce sujet moral une tragédie bien sanguinaire ! Mettant un poignard à la main de l'époux outragé, que je n'aurais pas nommé Figaro, dans sa jalouse fureur je lui aurais fait noblement poignarder le puissant vicieux ; et comme il aurait vengé son honneur dans des vers carrés bien ronflants, et que mon jaloux, tout au moins général d'armée, aurait eu pour rival quelque tyran bien horrible et régnant au plus mal sur un peuple désolé ; tout cela, très loin de nos moeurs, n'aurait, je crois, blessé personne ; on eût crié : Bravo ! ouvrage bien moral ! Nous étions sauvés, moi et mon Figaro sauvage. »

Dans sa préface, Beaumarchais dénonce également l'hypocrisie des spectateurs. Il défend ainsi sa pièce de critiques qu'il juge injustifiées en invoquant l'humiliation subie par ceux dont elle vilipende les privilèges et autres moeurs condamnables :

« Il y a souvent très loin du mal que l'on dit d'un ouvrage à celui qu'on en pense. le trait qui nous poursuit, le mot qui importune reste enseveli dans le coeur, pendant que la bouche se venge en blâmant presque tout le reste. de sorte qu'on peut regarder comme un point établi au théâtre, qu'en fait de reproche à l'auteur, ce qui nous affecte le plus est ce dont on parle le moins. »

Cette préface est indispensable au Mariage de Figaro, sans quoi il serait difficile d'attribuer à la pièce sa véritable valeur –celle dont elle s'est dotée lors de sa première représentation et qui la place comme l'une des explications potentielles à l'avènement de la Révolution française.

Le Mariage de Figaro n'est pas désagréable à lire et doit également être très plaisant à voir au théâtre. Une ribambelle de personnages colorés, excentriques, d'âges et de classes sociales différentes, sont rassemblés sur le lieu du château du Comte. Ils tissent entre eux des intrigues entremêlant mariages, libertinage, apprentissages et guerre, sans oublier d'y mêler travestissements et échanges d'identités. A l'intrigue principale, mettant en scène un Figaro qui veut préserver son aimée Suzanne du droit de cuissage qu'espère exercer sur elle le Comte, des intrigues secondaires se mettent en place et s'entrecroisent sans répit pour le lecteur. Les répliques sont souvent cinglantes et joueuses et évitent toute forme de monotonie. Malgré tous ces aspects positifs, outre l'intérêt historique de la pièce, il sera difficile de se passionner pour les revendications des personnages. Peut-être, finalement, les critiques du Mariage de Figaro n'avaient-ils pas tort ? le trop grand foisonnement des intrigues finit par constituer un rideau opaque qui amoindrit la charge critique des propos des personnages. Face à la liesse éperdue que semble constituer leur quotidien, on finit presque par douter de leurs revendications au changement.

La lecture n'est peut-être pas le biais idéal pour prendre connaissance du Mariage de Figaro, et la représentation théâtrale m'aurait peut-être davantage convaincue du talent de Beaumarchais à représenter, dans l'agitation enjouée de ses personnages, le couvert d'une plus violente mais tout aussi agitée remise en question des principes de la monarchie...
Lien : http://colimasson.over-blog...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
cmpf
  03 septembre 2017

“Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie !... Noblesse, fortune, un rang, des places ; tout cela rend si fier ! Qu'avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus.” Cette tirade de Figaro tirée de son monologue du Ve acte fait partie des phrases qui ont valu à cette pièce de passer pour sinon une cause, du moins une annonce de la Révolution.
Figaro qui ne connaît pas sa filiation a dû se débrouiller seul, et faire mille métiers. Devenu valet du comte Almaviva dans le barbier de Séville, il a permis à celui-ci d'obtenir la main de Rosine. Maintenant, c'est lui qui doit se marier avec la suivante de la comtesse, Suzanne. Mais le comte à des vues sur elle et prétend avoir ses faveurs avant l'époux. de son côté la comtesse se sent délaissée au point de n'être pas insensible à l'amour d'un adolescent, Chérubin. Ce ne sont là que quelques péripéties de cette pièce qui mérite bien le titre de la folle journée.
Si Beaumarchais remet en cause les droits fondés sur la naissance et non sur le mérite, il ne s'arrête pas là. Les droits des femmes sont aussi au coeur de cette oeuvre. “Dans les rangs même plus élevés, les femmes n'obtiennent de vous qu'une considération dérisoire ; leurrées de respects apparents, dans une servitude réelle ; traitées en mineures pour nos biens, punies en majeures pour nos fautes ! ah, sous tous les aspects, votre conduite avec nous fait horreur ou pitié !”
Cette excellente pièce, un peu confuse à la fin, me donne envie de lire le troisième volet de cette trilogie sur la famille Almaviva, La mère coupable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Lenora
  30 décembre 2012
Que j'ai bien ris ! Quel théâtre vivant et entrainant ! Quelle gaieté ! Quelle subtilité !
N'étant pas une friande du monde théâtrale, je fus surprise d'être aussi charmée par Beaumarchais et sa comédie plus qu'attachante. Les personnages sont construits, les intrigues captivantes et le dramatique rejoint parfaitement le cocasse de situation. Figaro est ce style particulier de valet qui nous plait, auquel on ne veut pas rire de lui, mais avec lui.
Les femmes ne sont pas dénigrées, elles sont présentes et tiennent une place importante dans la pièce et le monde. Un monde d'ailleurs où la hiérarchie est inversée : les classes sociales les plus basses se révèlent être les plus hautes. le dramaturge sait manier cette critique satyrique et il est bon à la lire.
Commenter  J’apprécie          200
Citations & extraits (76) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   06 décembre 2012
[…] depuis quelque temps, je sens ma poitrine agitée ; mon cœur palpite au seul aspect d’une femme : les mots amour et volupté le font tressaillir et le troublent ; enfin le besoin de dire à quelqu’un : Je vous aime, est devenu pour moi si pressant, que je le dis tout seul, en courant dans le parc, à ta maîtresse, à toi, aux arbres, aux nuages, au vent qui les emporte avec mes paroles perdues.
Commenter  J’apprécie          230
colimassoncolimasson   12 janvier 2013
O bizarre suite d’évènements ! Comment cela m’est-il arrivé ? Pourquoi ces choses et non pas d’autres ? Qui les a fixées sur ma tête ? Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j’en sortirai sans le vouloir, je l’ai jonchée d’autant de fleurs que ma gaieté me l’a permis : encore je dis ma gaieté, sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce moi dont je m’occupe : un assemblage informe de parties inconnues, puis un chétif être imbécile, un petit animal folâtre, un jeune homme ardent au plaisir, ayant tous les goûts pour jouir, faisant tous les métiers pour vivre ; maître ici, valet là, selon qu’il plaît à la fortune ; ambitieux par vanité, laborieux par nécessité, mais paresseux… avec délices ! orateur selon le danger, poète par délassement, musicien par occasion, amoureux par folles bouffées, j’ai tout vu, tout fait, tout usé. Puis l’illusion s’est détruire, et trop désabusé… Désabusé !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
colimassoncolimasson   04 janvier 2013
Il y a des mille et mille ans que le monde roule, et dans cet océan de durée où j’ai, par hasard, attrapé quelques chétifs trente ans qui ne reviendront plus, j’irais me tourmenter pour savoir à qui je les dois ! Tant pis pour qui s’en inquiète. Passer ainsi la vie à chamailler, c’est peser sur le collier sans relâche, comme les malheureux chevaux de la remonte des fleuves, qui ne reposent pas, même quand ils s’arrêtent, et qui tirent toujours, quoiqu’ils cessent de marcher.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
filippofilippo   05 février 2016
Non, monsieur le Comte, vous ne l'aurez pas... vous ne l'aurez pas. Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie!... Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier! Qu'avez-vous fait pour tant de biens? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus
Commenter  J’apprécie          160
jadziajadzia   30 juin 2013
Ah ! quand l'intérêt personnel ne nous arme point les unes contre les autres, nous sommes toutes portées à soutenir notre pauvre sexe opprimé, contre ce fière, ce terrible... et pourtant un peu nigaud de sexe masculin.
Commenter  J’apprécie          220
Video de Beaumarchais (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Beaumarchais
Beaumarchais, agent secret au service de Louis XVI .Avec ces nouveaux "Secrets d?Histoire", Stéphane Bern révèle les extraordinaires destins de personnages aux existences tumultueuses, aux parcours aussi surprenants que fascinants. http://www.albin-michel.fr/ouvrages/secrets-d-histoire-tome-7-9782226325013
Dans la catégorie : Littérature dramatiqueVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Littérature dramatique (842)
autres livres classés : théâtreVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Couples célèbres de la litterature

Julien Sorel

Louise de Renal
Maguerite Gautier
Ariane
Camille
Celimene

10 questions
294 lecteurs ont répondu
Thèmes : roman , théâtreCréer un quiz sur ce livre
. .