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EAN : 9782246863410
320 pages
Grasset (11/05/2022)
3.37/5   15 notes
Résumé :
« J’avais 21 ans, j’étais seule avec Andy Warhol à la Factory. Il me lance : ''Diane, tu dois te mettre à écrire ton journal'', je le regarde : ''Je n’ai que 21 ans, j’ai déjà un pied dans la tombe, tu veux que j’y mette les deux ?'' Réponse de Andy : ''Just do it.'' »

Quitter le luxe de l’avenue Foch, les dorures des châteaux lorrain et portugais, les jardins à l’anglaise, les dizaines de domestiques, les robes à smocks et autres excentricités ari... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Que voilà un fort beau nom : Diane de Beauvau-Craon. Un prénom pas facile peut être à porter dans la vie ordinaire, mais celle de l'auteur ne l'est pas vraiment. Diane, la déesse de la chasse et de la lune, déesse aussi de la procréation. L'étymologie de ce prénom la rattache à la Divine, la lumière du jour : sacré programme pour une enfant.
Le titre aussi est accrocheur : "sans départir", la devise de la famille, mais ne pas se séparer de quoi ? de soi même, de ses ambitions, de ses impulsions ? le blason des Beauvau : 4 lions rouges couronnés, semble vouloir indiquer un tempérament à la fois guerrier, mais aussi royal.
L'auteur nous conte son parcours anachronique au sein d'une famille aisée, titrée, mais dans laquelle elle se sent comme l'anomalie dans la matrice. Un père auquel elle est très attachée, une mère, beaucoup plus distante et qu'elle ne croise que rarement. Une enfance entre des lieux somptueux et une scolarité coincée dans des pensionnats ou des écoles très privées.
A New York, elle fera partie de la jet-set, sera une des acolytes d'Halston le couturier, sera de toutes les fêtes Entre deux voyages, elle va découvrir le Maroc et rencontrer celui qu'elle va croire être l'amour de sa vie, en avoir un fils et devoir se battre pour le récupérer et qu'il puisse vivre avec elle en France.
C'est avec l'alcool et la/les drogues non légales que la vie de l'auteur va basculer du "c'est la fête !" en permanence à une chute brutale. A trop frôler le précipice, on risque de plonger dedans. L'auteur a la chance d'avoir eu autour d'elle et encore maintenant des amis fidèles, sincères, attachés à la personne qu'elle est profondément.
C'est une biographie comme un feu d'artifice, mais qui laisse des brûlures que l'histoire de Diane de Beauvau-Craon.
Merci aux Editions Grasset et à Net Galley de m'avoir permis de découvrir ce texte en avant première.
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Sans départir de Diane de Beauvau-Craon
Diane de Beauvau-Craon est une personnalité que je ne connaissais pas mais l'histoire de sa vie était passionnante.
De son enfance dans les beaux quartiers de Paris, au pensionnat Suisse. Elle décrit une enfance gâtée, puis son besoin de s'éloigner de la main mise de sa famille sur son orientation. Dans les années 1970, elle se rend à New York, elle enchaîne soirées , rencontres et lignes de cocaïne. Elle croise Robert Mapleton, Andy Warhol, Arnold Schwarzenegger, Jagger, passe par le Studio 54. On passe par le Maroc ou elle devient maman, retourne Paris puis à New York.
Elle vit à cent à l'heure et le livre se lit aussi à un rythme soutenu, tout défile. Les voyages, les rencontres, les envies, la drogue, les amours.
Une lecture agréable au coté de cette femme, certes privilégié, mais passionnante dont les trajets dépendent de ses envies, sans contraintes matérielles. Une liberté qui donne au livre un rythme effréné, enchaîne les péripéties et les revirements. La dernière partie du livre est plus calme même avec autant de cocaïne, elle reste une nomade mais on sent de l'attachement, il y a aussi les pertes, le Sida, la maladie et les années…

"Ma vie se résume à ceci : j'ai appris à me détruire par plaisir, j'ai appris à me reconstruire par amour"
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Tomber, se relever... mais toujours sans départir.
En 2015 paraissait "Richie" de la journaliste Raphaëlle Bacqué, une biographie de Richard Descoings. Diane de Beauvau-Craon y apparaissait alors sous les traits d'une noctambule, amie fidèle de l'emblématique patron de Sciences Po Paris, mais aussi ange tutélaire de son entreprise d'autodestruction. L'entourage de "Richie" avait alors tout fait pour les séparer.
La grand reporter au Monde, nous l'apprenons dans les remerciements de "Sans départir", a incité Diane de Beauvau-Craon à raconter sa propre histoire, publiée en 2022 chez Grasset.
Quelle vie intense et pleine de saveur, que celle qui est née princesse a su raconter sans prétention et sans se soucier de son image ! Son livre fait place nette aux rencontres qui ont marqué sa vie : Roy Halston, Margaux Hemingway, Andy Warhol, Mick Jagger, Jacques de Bascher et Karl Lagerfeld, Jean-Louis Deniot, Stéphane Clémenceau... et tant d'autres.
Née princesse, elle a grandi dans des châteaux au Portugal ou en Lorraine, à Haroué, l'épicentre de sa noble famille. En 1979, elle accueille même Queen Mum venue passer quelques jours en Lorraine.
Son autobiographie est cependant une ode à une autre famille : celle qu'elle s'est choisie en s'entourant d'amis étonnants et détonants. Les amitiés, parfois amoureuses, qu'elle décrit avec nostalgie et passion, se jouent de l'espace et du temps : Diane virevolte, la cocaïne et le vin blanc aidant, de Tanger à Naples, du Studio 54 dans les années 70 aux hôpitaux parisiens des années 1980 et 1990 où elle soutient des malades du Sida.
On la suit se battre contre les convenances, contre ses propres démons, pour obtenir la garde de son fils. Mais même dans des passages douloureux de son autobiographie, Diane témoigne de sa folle envie de vivre intensément et librement.
Une anecdote qui dit tout : lorsqu'à l'issue d'une réunion des alcooliques anonymes dans le sous-sol de Saint-Sulpice, elle décide de fêter la fin de la session avec ses collègues dans un bar en face de l'église !
Lien : https://twitter.com/danielff..
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Un récit à plusieurs niveaux de lecture. le parcours d'une nantie, l'auto-destruction par la cocaïne et l'alcool suivie la rédemption, la visite du New-York des années 70 puis de la jet-set marocaine avant un retour aux sources de la gentry parisienne ! Bref, pour tous les gouts. L'auteur écrit bien, est l'amie de toutes les personnalités qu'elle croise qui l'aiment -évidemment- en retour. C'est déroutant, irritant, amusant et donc éducatif. Seul la fin où elle subit en toute logique les conséquences de ses abus ne présente aucun intérêt, sauf pour les louanges adressés à ses docteurs.
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une tâche,une ensorcelante odeur de détachant textile aspire une princesse dans le monde des addictions ou le toujours plus n est jamais assez... il s en suit un monde enchanté de rencontres d amitiés d amours Tout semble simple les rencontres extraordinaires s'enchaîne nt.... mais est que ce monde est sérieux... J'ai choisi de lire ce livre en apercevant Mapplethorpe dans la page 4.de couverture....en plus j 'ai retrouver avec plaisir Venise la Giudecca...un peu d Italie, Naples...




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