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ISBN : 2070367649
Éditeur : Gallimard (05/03/1976)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 98 notes)
Résumé :
A trop se décanter, le passé perd cette intensité qui nous l'a fait vivre le coeur battant et qui donne aux souvenirs leur saveur humaine à défaut de la froide impartialité historique. C'est pourquoi, au risque d'encourir le reproche de manquer du recul nécessaire, Simone de Beauvoir a choisi de continuer dans La Force des choses l'autobiographie entreprise dans Mémoires d'une jeune fille rangée et La Force de l'âge. Vie publique, vie privée se confondent au cours d... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Loutre_des_Rivieres
12 janvier 2013
La force des choses est la troisième tome de l'autobiographie de Simone de Beauvoir. La deuxième guerre mondiale est désormais terminée. Elle laisse la France dans la misère et dans une situation politique bien compliquée. Simone de Beauvoir évoque donc sa vie durant cette période, sa relation particulière avec Sartre, ses écrits, ses études pour le deuxième sexe, ses nombreux amis (Vian, Camus, Giacometti...), son amour pour l' écrivain américain Nelson Algren et enfin ses nombreux voyages, notamment en Afrique noire, au Maghreb, aux Etats Unis et en Scandinavie.
L'ouvrage est un peu plus politique que les deux premiers tomes mais tout aussi intéressant. Quelle vie extraordinaire !
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DD78
09 juin 2013
Quel plaisir de retrouver l'auteure dans le cheminement de sa vie, ici à l'après-guerre. Car en plus de découvrir l'évolution d'une femme, avec son succès et sa vie publique, c'est en fait toute une époque clé de l'histoire qu'elle nous fait revivre: l'euphorie suivant la libération, la découverte des camps de l'horreur, l'unité et le pouvoir des anciens résistants; puis les doutes, la montée du communisme, les prémices de la guerre froide...
Si dans les romans précédents elle et Sartre ne se voulaient que spectateurs, c'est bel et bien en tant qu'acteurs qu'ils ont influencé cette période de l'histoire, toujours entourés de personnages prestigieux dont les noms font rêver: Giacometti, Camus, Picasso, Boris Vian, et même une rencontre avec Hemingway...
Mais ce que j'aime aussi dans ce livre, c'est leur découverte du monde au cours de leurs multiples voyages (Etats-Unis, désert saharien, Afrique noire): de quoi laisser rêveuse une amoureuse des voyages telle que moi !
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Allaroundthecorner
15 août 2017
Le livre débute à la Libération, la situation en France est donc plutôt compliquée et je n'ai pas eu le sentiment que la façon dont elle l'a décrite l'a rendu plus claire. J'ai eu le sentiment qu'on m'envoyait des acronymes de parties sans chercher à expliquer les véritables idées et surtout, elle ne parlait que des penchants politiques de Sartre. À un moment, je me suis dit que si je voulais savoir qu'elles avaient été les opinions politiques de Sartre, j'aurais essayé de lire une biographie ou autre, qu'elle en parle, je comprends, qu'elle parle dix fois plus de ça que de son deuxième voyage aux États-Unis, je dis non.
En revanche, j'ai vraiment aimé la façon dont elle a traduit toute la palette de sentiments ressentis à la fin de la Seconde Guerre mondiale : espoir de liberté, période d'euphorie, deuil commun, horreur à l'annonce des événements survenus aux camps, etc.

J'ai aussi aimé entrer dans "l'élite littéraire" de l'époque : Camus, Malraux, Vian, etc. on apprend non pas qui ont été ces écrivains, mais qui ont été ces hommes et c'était forcément intéressant. Par contre, il n'y a que deux seules et uniques mentions de Violette Leduc, et encore, à la volée ! Je pensais qu'elle en parlerait plus en détail comme elle le fait avec tous ces amis qui font partie intégrante de son oeuvre, et pourtant non. Je ne le cache pas, ça a été une déception.
Et puis on fait la connaissance de l'Américain Algren, auteur également, résidant à Chicago. Elle nous décrit parfois un peu pudiquement, mais avec une réelle sincérité son idylle avec lui, le plaisir des retrouvailles, la souffrance des au-revoir. Elle expose avec une véritable simplicité l'incompatibilité entre sa vie à lui à Chicago et sa vie à elle, à Paris, aux côtés de Sartre.
Il y a aussi ces moments où elle parle de ses écrits, de façon rétrospective elle nous donne son avis sur ceux-ci, et elle parle enfin de sa grande oeuvre le Deuxième Sexe - qui ne m'intéresse pas outre mesure. Ces passages étaient passionnants, qu'elle livre ce qu'elle pense de ses écrits après coup, qu'elle prenne position par rapport à eux, j'ai adoré.

Mon avis en intégralité :
Lien : http://allaroundthecorner.bl..
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sabdumais
27 juin 2011
Le dernier chapitre m'a complètement renversé. Je l'ai beaucoup relu. Personnellement je trouve ces mémoires trop politisées pour mes goûts, mais tels furent ses penchants et engagements.
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olivberne
27 août 2012
Suite (et presque fin) de l'autobiographie de Simone de Beauvoir, très politisée, qui témoigne du monde de l'après-guerre, de ses rapports avec le communisme et toujours de sa vie privée avec ses (nombreux!) amants.
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Citations & extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Loutre_des_RivieresLoutre_des_Rivieres12 janvier 2013
en parlant des critiques lors de la publication de l'essai "Le deuxième sexe" :
A croire que Freud et la psychanalyse n'avaient jamais existé. Quel festival d'obscénité, sous prétexte de fustiger la mienne ! Le bon vieil esprit gaulois coula à flot. Je reçus, signés ou anonymes, des épigrammes, épîtres, satires, admonestations, exhortations que m'adressaient, par exemple, des "membres très actifs du premier sexe". Insatisfaite, glacée, priapique, nymphomane, lesbienne, cent fois avortée, je fus tout, et même mère clandestine. On m'offrait de me guérir de ma frigidité, d'assouvir mes appétits de goule, on me promettait des révélations, en termes orduriers, mais au nom du vrai, du beau, du bien, de la santé et même de la poésie, indignement saccagés par moi. Bon. C'est monotone de tracer des graffiti dans les lavabos ; que des maniaques sexuels préfèrent m'envoyer leurs élucubrations, je pouvais le comprendre. Mais Mauriac, tout de même! Il écrivait à un des collaborateurs des Temps Modernes : "J'ai tout appris sur le vagin de votre patronne" : ce qui montre que, dans le privé, il n'avait pas peur des mots.
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palamedepalamede02 juin 2014
Simone Weil réclamait qu'on traduise devant un tribunal ceux qui se servent de l'écriture pour mentir aux hommes et je la comprends. Il y a des mots aussi meurtriers qu'une chambre à gaz.
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palamedepalamede25 juin 2014
Ma curiosité est moins barbare que dans ma jeunesse, mais presque aussi exigeante : on n'a jamais fini d'apprendre parce qu'on n'a jamais fini d'ignorer.
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palamedepalamede24 juin 2014
Un défaut des journaux intimes et des autobiographies c'est que, d'ordinaire, " ce qui va sans dire " n'est pas dit et qu'on manque l'essentiel.
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paradisedpiparadisedpi13 janvier 2016
Mon premier livre n'avait que deux ans, il n'était pas temps de tirer un traité. J'avais l'avenir, je lui faisais confiance. Jusqu'où m'amènerait-il ? Sur la valeur de mon œuvre, au futur comme au présent, j'éviterais de m'interroger: je ne voulais ni me bercer d'illusions, ni prendre les risques d'une lucidité peut-être cruelle.
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Simone de Beauvoir sur la vieillesse.
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