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ISBN : 2246801761
Éditeur : Grasset (24/05/2000)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Ce recueil pourrait être qualifié de journal intérieur, par opposition à ce que l'on appelle journal intime. Béatrix Beck ne note pas ici ce qui lui arrive au fil des jours. Elle est attentive à la vie des autres. Elle nous dit ce qui lui passe par la tête, ce qu'elle imagine et qui prend forme de nouvelles et parfois de fables. Elle nous fait partager ses espoirs et ses doutes. Elle s'adresse à notre sensibilité. Elle donne souvent à sourire et même à rire, mais su... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Marti94
  12 décembre 2013
D'emblée le style percute. Béatrix Beck a l'art d'utiliser les formules et c'est plaisant. D'habitude j'ai un peu de mal avec le recueil de nouvelles car elles peuvent laisser des impressions différentes. La nouvelle "La petite Italie" est vraiment un texte excellent.
Béatrix Beck ne note pas ici ce qui lui arrive au fil des jours. Elle est attentive à la vie des autres. Elle nous dit ce qui lui passe par la tête, ce qu'elle imagine et qui prend forme de nouvelles et parfois de fables. Elle nous fait partager ses espoirs et ses doutes. Elle s'adresse à notre sensibilité. Tantôt nous sommes à notre époque, tantôt nous remontons aux origines de l'homme. Béatrix Beck joue avec ses connaissances. Elle jongle avec les idées comme avec les mots.
Lu en mars 2011
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   23 décembre 2018
LES


   Les repreneurs du poil de la bête, les cou-
peurs de cheveux en quatre, les nez creux, les
bouches cousues, les gorges chaudes, les mau-
vais coucheurs, les yeux ailleurs qu'en face des
trous, les oreilles qui traînent, les lèche-cul, les
dents longues, les bras longs, les mains au feu,
les non-inventeurs de l'eau chaude, les cor-
beaux de mauvais augure, les pince-sans-rire,
les punaises de sacristie, les boute-en-train, les
grenouilles de bénitier, les empêcheurs de
danser en rond, les pique-assiette, les carottes
sont cuites. À table ! Il ne faut pas cracher
dans la soupe.
   Purée ! Bécasse ! Dinde ! Nouilles ! allez
vous faire cuire un œuf. Vos salades. Des
nèfles ! Des prunes !


p.147
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Marti94Marti94   17 octobre 2017
Les uns peuvent venir les autres de leurs fonds où, dans les fioles transparentes, frémissent pour leur fête le sang des martyrs mais Eusebio, le père d'Alia, connaissait, lui, la vraie lumière, lieu de l'est. Arrivé jadis sans savoir un mot de français, il réussissait pourtant à prêcher la bonne parole athée: un signe de croix suivi d'une étagère de la paupière inférieure à l'index ou aux mains jointes se dénouant pour un bras d'honneur.
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coco4649coco4649   24 décembre 2018
POINTS DE VUE


    — Il monte sur les toits avec sa jambe de
bois. Elle lit des romans d'amour avec les pieds
dans le four.
    — Vous vous rendez compte que vous mir-
litonnez ?
    — N'empêche que leur fils, parti de rien, a
fait son chemin.
    — C'est un vaurien.
    — Tout le monde l'aime bien.
    — C'est un mauvais médecin.
    — Il guérit le cancer du sein.
    — Il confond le tien et le mien.
    — Leur gamine enseigne.
    — C'est une teigne.
    — Elle se dévoue aux arriérés et attardés.
    — Voulez-vous que je vous dise ? C'est de
la bêtise.

p.195
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coco4649coco4649   24 décembre 2018
DIALOGUES


  — J'écris chaque jour à ma tante et de quoi
pourrais-je lui parler sinon du prix de la vie.
  — Le prix de la vie ?
  — Oui, les denrées.
  — Il y a d'autres sujets.
  — Lesquels, dites-moi.
  — Le temps qu'il fait.
  — Tante est au courant par la météo.
  — Les gens.
  — Quels gens ? Tous des voleurs, j'aime
mieux pas y penser.
  — Alors je ne sais pas moi, Dieu par
exemple.
  — Parlez pas de malheur. On a beau pas
être superstitieux, quand même.
  — Qui parle de malheur ?
  — Quand on parle du loup… J'ai beau être
tortue bossue, je tiens à la vie.
  — Personne veut vous l'ôter.

p.205
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coco4649coco4649   24 décembre 2018
X


  Né sous X. Présenté par le siège, presque
quatre kilos. La parturiente faillit en mourir.
Elle ne parlait pas le français mais fit com-
prendre par gestes et mimique (ses grandes
paupières fermées, ses grandes mains appli-
quées dessus. Une moue) qu'elle ne voulait ni
regarder ni garder le fruit de ses entrailles.
  Même nu, l'air déguisé. Lançait en avant ses
menottes adipeuses pour tout prendre.  Hur-
lait dans l'eau de son bain.
  Adoptable. Non adopté. Suscita une dis-
pute chez un couple en mal d'enfant. Tu ne
voudrais tout de même pas. Tu es inhumain,
il existe. Ah oui, ça pour exister il existe, il est
même un peu là.


p.211
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Videos de Béatrix Beck (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Béatrix Beck
Bande annonce de Léon Morin, prêtre, adaptation du roman de Béatrix Beck
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