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Aurélie Duthoo (Traducteur)
ISBN : 2080801155
Éditeur : Flammarion (30/09/2005)

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Les grandes idées de la modernité européenne - le nationalisme, le communisme, le socialisme, mais aussi le néolibéralisme - ont fait leur temps. Aujourd'hui, les Etats-nations ne sont plus en mesure de réguler la mondialisation du travail et des échanges. Et, à l'heure où chaque personne, dans sa famille, sa vie professionnelle et conjugale, ses opinions politiques et ses ambitions propres, est membre de différentes communautés à la fois, le cosmopolitisme est sans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Enroute
  13 juillet 2016
La mondialisation renforce les grandes entreprises qui échappent au contrôle des Etats. Mais ceux qui combattent la mondialisation la renforcent et, malgré eux, défendent leurs intérêts réciproques. En effet, ils proposent de combattre la mondialisation par l'instauration de valeurs universelles (éthique, écologie, politique mondiale) et proposent des mécanismes qui renforcent les autres acteurs de la mondialisation (ainsi les ONG en défendant la taxation des transactions financières font-elles le jeu des Etats dont les recettes augmenteraient pas ce biais). La mondialisation est donc un phénomène inévitable.
A l'ère de la mondialisation, les Etats n'agissent plus par choix mais par nécessité. Ceux-ci représentent un risque de dérive despotique et de déni de démocratie en instaurant des politiques d'urgence et de la peur (celle du terrorisme, celle des délocalisations, etc) qui justifient un renforcement de la surveillance (Patriot Act) et l'engagement militaire sans l'opinion des populations (guerres en Irak). Ainsi, en l'absence d'autorité mondiale, ce sont les Etats qui décident, seuls, selon les objectifs qu'ils suivent, subjectivement, qui sont leurs ennemis et quelle région du monde ils doivent déstabiliser. le 11 septembre nous a pourtant appris que l'insécurité dans un point du globe peut créer l'insécurité à un autre point. C'est l'opinion publique qui serait le contre-pouvoir de la mondialisation, au travers de l'action des ONG et l'institution d'un parlement mondial pour relayer l'opinion des citoyens. La condition est que cette opinion mondiale s'accorde à défendre les droits de l'homme et associe étroitement cette lutte avec l'exercice de la démocratie. Ainsi, nous créerions une société cosmopolitique.

Sur le fond, on regrette que ces propositions ne soient pas davantage étayées par un raisonnement normatif mais découlent d'un long verbiage dont les références se limitent à une liste d'auteurs en début de chaque chapitre dont l'auteur dit s'être inspiré. Les conclusions ressemblent donc à une opinion plutôt qu'à une démonstration ce qui leur fait perdre une grande part de leur force de conviction. On regrette que ces notions ne soient pas rapprochées d'une organisation qui existe déjà et qui, comme par hasard, reprend la forme préconisée par Beck : l'Europe, qui, avec le parlement international (le seul dans le monde ?) de l'Union européenne, une défense pugnace des droits de l'homme et des libertés fondamentales (le Conseil de l'Europe, la commission de l'Ue, les processus d'adhésion à l'Ue) et un tribunal que les citoyens peuvent saisir (la CEDH), a très exactement l'organisation souhaitée par Beck. En outre, on regrette encore que, parlant de cosmopolitisme et d'une organisation politique mondiale, Beck ne puise ses réflexions que chez des auteurs allemands (Arendt, Marx, Weber, Habermas, Kant, etc.), américains et anglophones (innombrables), mais... pas chez des européens, pas chez les francophones et pas chez des français ! (Il est tout de même accordé que Goethe qui "le premier" évoque le cosmopolitisme traduit un article d'un journal français...) Beck pris en flagrant délit de nationalisme cosmopolitique ?
Par ailleurs, on ne peut pas dire que la concision soit la qualité principale de Beck : il étale son discours sur près de six cents pages, et donne l'impression qu'il en aurait dit autant en cinquante. D'ailleurs, il a dû se rendre compte de ce travers puisque dans sa préface, il engage le lecteur à commencer la lecture par les deux derniers chapitres... qui sont effectivement suffisants - m'a-t-il semblé - pour appréhender sa pensée...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
EnrouteEnroute   13 juillet 2016
L’entrée en scène du terrorisme global équivaut à un Tchernobyl de la mondialisation. Si la catastrophe de Tchernobyl a sonné le glas des espoirs liés à l’énergie atomique, c’est à présent le salut promis par l’Etat néolibéral que l’on enterre […] Dans un monde où les risques sont d’envergure globale, la devise du néolibéralisme, qui prône le replacement de la politique et de l’Etat par l’économie, voit décroître à toute vitesse sa puissance de conviction.
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EnrouteEnroute   13 juillet 2016
L’entrée en scène du terrorisme global équivaut à un Tchernobyl de la mondialisation. Si la catastrophe de Tchernobyl a sonné le glas des espoirs liés à l’énergie atomique, c’est à présent le salut promis par l’Etat néolibéral que l’on enterre […] Dans un monde où les risques sont d’envergure globale, la devise du néolibéralisme, qui prône le replacement de la politique et de l’Etat par l’économie, voit décroître à toute vitesse sa puissance de conviction.
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EnrouteEnroute   13 juillet 2016
On est de plus en plus prêt à retrouver la sécurité perdue au prix de la liberté .
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EnrouteEnroute   13 juillet 2016
Le protectionnisme national entraîne plus de dégâts que de bienfaits 
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EnrouteEnroute   13 juillet 2016
Les ONG sont la conscience supérieure des gouvernements 
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Futures of Modernity - Symposium in honour of Ulrich Beck, July 24th 2009 at the University of Munich Session 4: INDIVIDUALIZATION COSMOPOLITANIZED Keynote Speaker: Yunxiang Yan Discussants: Elisabeth Beck-Gernsheim, Navid Kermani, Erzbischof Reinhard Marx, Hans-Georg Soeffner, Ulrich Beck Chair: Angelika Poferl
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