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Emma Becker (Autre)
EAN : 9782290240038
506 pages
Éditeur : J'ai Lu (19/08/2020)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Parfois on extrait une écharde. Parfois on s'extrait d'une écharde. Le reste importe peu. Le reste n'est que ce long processus de désamour qui ramène toutes les petites filles à des rivages où elles désapprennent la douleur, la compromission, l'abnégation, le tourment – où les chagrins sont moins poignants et le plaisir moins dense.
Ellie, vingt ans, mène une existence légère et insouciante jusqu'au jour où elle rencontre Monsieur, un chirurgien marié approch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
claudine42
  25 janvier 2015
Au fil des pages de ce roman, l'érotisme s'accentue frôlant son apogée, sans jamais l'atteindre, à tel point qu'il est tentant de se demander où cela peut mener. L'histoire, nous le savons dès le départ, est vouée à l'échec, mais le ton reste intelligemment mystérieux pour nous perdre dans un vertige érotique.
Si « roman » semble être le genre choisi, Emma ne rougit pas derrière Ellie. Elle rend à la littérature ses lettres de noblesse, en jouant de l'indicible. Si presque tout est raconté, elle peut être fière de donner derrière chaque mot, pesé, réfléchi, une puissante argumentation. La jeune Emma impressionne par la maturité de son style.
Certains auteurs prétendus "sulfureux" s'étonnent du courage qui consiste à briser des interdits pulvérisés depuis des années. « Mr » impressionne, non pas avec ses scènes érotiques transparentes, racontées sans pudeur, mais plutôt par la capacité de l'auteure à précisément écrire des désirs.
Ellie et « Monsieur » deviennent des figures littéraires en apparaissant comme des personnages hautement problématiques

Monsieur est marié, Ellie a 20 ans, une flopée de garçons à ses pieds, ils ne se connaissent presque pas, ne partagent que des draps. Où se situe l'attirance ? Dans l'éphémère, le péremptoire, les parenthèses ? le corps de l'autre, ou sa totale dévotion ? La séduction ou la soumission ?
Ellie détaille chacune de ses émotions, mais écoute aussi le moindre sursaut ou souffle du mystérieux Monsieur. Elle retranscrit chaque geste, mot, et les dissèque au scalpel.
La jouissance est analysée, le plaisir justifié. « Mr » s'apparente à une mécanique des hommes, écho moderne à Calaferte.
Emma Becker nous a prouvé, si tant est qu'il faille encore le faire, que le corps n'est pas si mécanique que l'on croit, elle écrit avec sa chair.
J'ai trouvé là une écriture " Superbe " pour une jeune auteur (22 ans ) dont c'est le premier livre, qui traite d'un sujet " combien délicat " !!
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hanyrhauz
  25 octobre 2019
S'il existe un prix littéraire de la plus mauvaise scène de sexe, c'est bien que l'exercice est difficile. S'il y a bien un prix qu'Emma Becker ne remportera pas, c'est celui-là.
La Maison est un de mes coups de coeur de cette rentrée littéraire : ambitieux, littéraire, sororal... "un putain de roman" pour citer Jérôme Garcin. Alors j'ai emprunté Mr pour voir si son tout premier roman était dans la même veine.
Et j'en ressors encore plus bluffée : à 22 ans, écrire un roman de cette qualité !
C'est une superbe histoire, celle entre une jeune femme et un homme de vingt ans son aîné, tous les deux férus de littérature érotique. Leur passion commune pour Calaferte, Pieyre de Mandiargues ou Aragon va les conduire dans une chambre d'hôtel parisienne et dans une relation sans issue. Elle se refuse à le dire mais elle l'aime en sachant pertinemment qu'elle n'est pas la seule et que cette relation ne la mènera à rien. Mais le plaisir est tel...
Un homme d'âge mûr qui couche avec une jeune femme, c'est un lieu commun en littérature. Que ce soit la jeune femme qui en parle crûment, sans chercher à embellir quoi que ce soit, sans pudeur, avec humour aussi, que ses copines soient témoins et conseillères sans faux-semblants, c'est plus rare. Et c'est dommage... Parce que là encore si l'auteure parle beaucoup de cet homme, ce Monsieur, dominant et séducteur, qui la vampirisera pendant des mois, c'est en fait sur elle en tant que femme qu'elle écrit. Elle qui est dépendante de cette relation, qui aimerait plus, qui s'en veut d'attendre ces messages comme des bouées de sauvetage. Et cela parlera à tous ceux qui ont passé des heures face à l'écran noir, désespérément noir de leur téléphone.
A ceux qui ont aimé La Maison, un seul conseil, lisez Mr !
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Phinette
  07 décembre 2014
C'est l'histoire d'Ellie et de Monsieur. Monsieur est chirurgien, il est marié et a 45 ans. Ellie est étudiante, elle en a 22. Ils se trouvent grâce à la littérature érotique et se découvrent dans une chambre d'hôtel du XVème. Leur relation est sauvage, sale. La fin l'est autant et le retour à la réalité fait mal.
Le roman m'a à la fois plu et déplu. J'ai trouvé l'histoire de cul entre les deux personnages crade, déséquilibrée et perverse. En même temps le personnage d'Ellie m'a touchée. Sa fragilité est émouvante, de même que sa façon de s'attacher à un homme et à une histoire dont elle sait parfaitement qu'ils pourraient la détruire. L'histoire sonne juste, aussi parce que le lecteur sait bien qu'il suffit de peu pour basculer, ce moment où l'on arrête de se respecter. Non pas qu'il y ait un bon et un méchant, la gentille fille innocente et le méchant vieux pervers, ce n'est clairement pas l'objet et le roman est bien plus subtil que cela.
Et puis qu'est-ce que c'est bien écrit ! L'auteur frappe fort pour son premier roman. Il est bardé de références à ses auteurs érotiques préférés, c'est d'ailleurs avec cette passion commune que le personnage principal se lie à Monsieur, d'abord par mail avant de se rencontrer enfin. le style est fluide sans être simpliste, trash sans être vulgaire. J'adore !
Lien : http://leclubdesnatifsduprem..
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LaLo
  17 janvier 2013
À l'heure où les "Cinquante nuances de Grey" déferlent la chronique, on ne peut que porter aux nues "Mr". Une plume incroyable pour un premier roman, une profondeur de réflexion intense pour une si jeune auteure, un malaise très agréable pour une relation si malsaine. Oui, j'ai adoré "Mr". Emma Becker a du talent ! Et je conseille la lecture de son roman à toute jeune fille un peu perdue dans ses relations amoureuses.
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Albounet
  30 mai 2014
J'abordais ce roman avec quelques réticences :
Un thème éculé , encore un récit nombriliste (très en vogue en ce moment) ...
Et je ne peux affirmer avoir été transporté par le style de cette jeune romancière même si je dois reconnaître que dans les scènes érotiques , elle ne s'en sort pas mal.
En revanche , tout ce qu'il y a à côté est , à mes yeux, d'une niaiserie ...
On a parfois l'impression de lire le journal intime d'une adolescente en pleine crise existentielle (l'énumération de ses amants est tellement consternante de mièvrerie).
A lire à la plage .

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critiques presse (1)
Actualitte   16 juin 2011
Emma Becker nous a prouvé, si tant est qu’il faille encore le faire, que le corps n’est pas si mécanique que l’on croit. Sa littérature à elle vient de sa chair.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
MokaMoka   20 février 2013
Et moi, tu crois que j'aime être ça ? Être une huître quand tu n'es pas là, constamment ouverte à attendre tes messages et tes appels, à les attraper au vol ? Être une chatte en chaleur qui se tortille croupe en l'air sur le mur en bas de chez toi, miaulant à s'en fendre l'âme avec sa petite fente trempée, attirant sans le vouloir tous les mâles à la ronde - et qu'est-ce que je peux bien faire, dans mon obsession morbide de toi ? Je veux dire, à part les laisser me prendre pour passer le temps en mourant d'envie de leur marbrer la gueule à grands coups de griffes ? Tu crois que ça me plaît, me forcer à ne pas penser à toi des journées entières, avec l'espoir dérisoire que mon silence tuera le tien ? ça ne marche jamais tous ces efforts. C'est comme ça, je me suis noyée dans ton ombre [...] Dernièrement, à part manger ou dormir; je ne fais rien dont je ne puisse être fière, rien qui ne me rattache pas à toi [...] J'ai vingt ans et je pourrais bouffer le monde, mais je ne peux pas parce que c'est toi qui me bouffes. Qui n'a pas une vie très facile en ce moment, à ton avis ? Qui en crève le plus ?
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HorlogemoisieHorlogemoisie   12 mai 2011
Si je t'embrassais maintenant, comme je l'ai souvent rêvé, comme j'en meurs d'envie, ce serait avec toute la force du désespoir, parce que tu es le fils de cet homme que je ne parviens pas à oublier, et que tes baisers me feraient sans doute le même effet que la méthadone prescrite en pis-aller aux héroïnomanes repentants - si tu savais combien je les ai cherchés, ces Presque, ces Pas tout à fait, ces Oui mais non. Imagine quelle valeur tu as pour moi, qui me suis gorgée de copies imparfaites de ton père.
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HorlogemoisieHorlogemoisie   16 mai 2011
Je ne suis jamais qu'une parenthèse dans la vie de Monsieur, et aussi accaparante ou passionnante que puisse être une parenthèse, après tout ça n'est jamais qu'un minuscule insert au milieu d'un texte déjà dense, une technique ornementale à laquelle on a recours lorsqu'il est impossible de rajouter une phrase en plus.
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Mademoiselle_MMademoiselle_M   11 novembre 2013
« Parfois on extrait une écharde. Parfois on s’extrait d’une écharde. Le reste n’est que ce long processus de désamour qui ramène toutes les petites filles à des rivages où elles désapprennent la douleur, la compromission, l’abnégation, le tourment – où les chagrins sont moins poignants et le plaisir moins dense. »
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hanyrhauzhanyrhauz   24 octobre 2019
Même les couleurs ici sont différentes : il y existe une gamme de vert qui repousse les limites du bon sens, mais je cherche en vain les trois seules nuances qui me soient familières, le vert RATP, celui des grillages qui entourent le square Boucicaut, et finalement le vert de gris qui recouvre toute statue parisienne qui se respecte. Le ciel a un bleu exceptionnel, la pluie une odeur qui ne me rappelle que ces journées trop longues chez mes grands-parents, à l'époque où Monsieur n'était pas encore là pour remplir ma tête. L'orage a un arrière-goût d'apocalypse : voilà qu'à présent ce sont des grêlons gros comme des canots qui défigurent la surface de l'étang, en plein mois d'août, il n'y a qu'en Normandie, à ma connaissance, que l'on se trouve livré à un tel microclimat.
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Rencontre Emma Becker et Joalie de @Joaliecommejesuis
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