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Citations sur Rien que l'amour : Poésies complètes (32)

Piatka
Piatka   30 novembre 2013
LES POUVOIRS DE L'AMOUR - 11

Tes cheveux se dénouent sur mon corps
comme une moisson de blé perdue
au détour d'un champs de rosée
dans un matin qui n'a pas de bords.

Tu cherches mes lèvres avec la soif
de quelqu'un qui a traversé le monde
pour aller voir la neige fondre
sur des sommets moins hauts qu'un baiser.

Tu es vivante comme peut l'être
le cri d'un fruit qu'on mord.
En t'aimant, je prends tout l'or
qui veille à l'entrée de ta chair.
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Piatka
Piatka   28 juin 2015
LOIN DES VILLAGES

Loin des villages caillés, loin des routes
qui courent voir le soleil se lever sur les usines,
nous descendons dans l'été
comme au fond d'une cloche sous-marine.

Avec le coeur remonté jusqu'à la mort,
nous laissons le ciel se souder à nos yeux.
Je tiens ton visage dans ma main ouverte
comme s'il était ma seule richesse.

Ton regard lourd de cils est si mince et si long
qu'il est facile à ma vie d'en faire son horizon.
Avec tout le poids de l'espace sur la nuque,
tu viens, d'un seul baiser, te délivrer sur ma bouche.

Il nous faudra des années
pour revoir l'oiseau de clarté
qui se jetait chaque matin dans la vitre
et qu'on retrouvait, tué, le soir en plein miroir.

PLEIN AMOUR - Les pouvoirs de l'amour
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Piatka
Piatka   30 novembre 2015
Le bouquet de l'air entre les lèvres,
tu descendais le haut escalier
qui menait de ton existence à la mienne
et j'avais le vertige pour toi.

Quand mon coeur cherchait ton coeur
sous sa mince écorce de vie,
nos regards étaient si près l'un de l'autre
qu'ils ne faisaient plus qu'une seule allée de cils.

Il semblait que, captive de mes mains,
tu ne puisses plus vivre sans moi sur la terre.
Ton corps n'était plus qu'un feuillage
qui frémissait au gré de mon désir.

Le ciel n'était pas plus nu que ta chair
quand elle se dressait près de moi
comme la seule source
que mes doigts aient jamais pu retenir.

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sabine59
sabine59   07 mars 2017

Avant d'entrer dans les bois,
La pluie frappe aux feuilles
Qui sont pour elles le seuil
D'une solitude sans poids.

Elle a parcouru tout l'espace
Pour venir sans hâte couler
Dans d'obscurs sentiers
Où rien ne doit marquer son passage.

Il suffit pourtant d'un rayon de soleil
Pour qu'éclate sa présence ,
Pour qu'un instant la forêt pense
Aux vitres dont elle l'émerveille.

Un couchant doit surgir
De cet incendie d'eau
Où là terre s'éclaire de ce qu'elle a de plus beau
Parce qu'elle aime les forêts à en mourir.



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Piatka
Piatka   03 décembre 2013
[...] j'ai tant refait ton visage avec mes mains
j'ai tellement inscrit ton nom sur ma bouche
que je n'ai qu'à fermer les paupières
pour qu'en moi tu prennes la place de la mort.
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sabine59
sabine59   30 avril 2019
Je veux sceller au tien mon visage
afin que je puisse mourir en toi
au moment où il ne restera autour de moi
que le ciel grand ouvert de ton regard.
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sabine59
sabine59   26 décembre 2016

Les mots ont été créés
Pour qu'en fermant les yeux
Je puisse venir à toi
Sans faire un mouvement.
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sabine59
sabine59   12 avril 2018

Dès que tu entres dans ma chambre
tu la fais tourner vers le soleil.
Le front sur toi de la plus faible lueur
et c'est tout le ciel qui t'enjambe.
Pour que mes mains puissent te toucher
il faut qu'elles se fraient un passage
à travers les blés dans lesquels tu te tiens,
avec toute une journée de pollen sur la bouche.
Tu fermes les yeux pour mieux suivre les chemins
que ma caresse trace sous ta peau.

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Zakuro
Zakuro   22 avril 2019
La nuit se couche au bord des routes
comme un grand chien très doux
et tu cherches à apaiser les étoiles
en les prenant dans tes cils.
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Piatka
Piatka   02 mai 2013
Les mots ont été créés pour qu'en fermant les yeux
Je puisse venir à toi sans faire un mouvement.
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