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Critique de Eric75


Eric75
  12 avril 2015
Lorsque j'ai refermé ce livre, j'entendais encore résonner dans ma tête le bruit des arbres qui faisaient hmmph, hmmph, hmmph… et celui de la forêt qui faisait hmmmmmmmmmm… et les pages de mon livre qui faisaient schlipp, schlipp, schlipp, schlipp… de plus en plus vite-vite, au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture.

Avec d'autres membres du clan des Expèressèfe de Famille Babelio, j'avais reçu ce gros-gros livre fin mars accompagné d'un gentil-gentil mot de l'éditrice : « Votre avis sur ce livre nous intéresse beaucoup. C'est donc avec grand plaisir que nous vous adressons cet exemplaire ». Par les tétons d'Okta ! Que voilà donc un superbe-superbe cadeau-masse-critique, il ne m'a fallu que la durée de deux-trois veilles pour le terminer. Schlipp, schlipp et poum ! a fait le livre une fois refermé.

John Lampionrouge est un gars sacrément malin-malin. D'ailleurs, sa copine Tina Picarbre ne s'y trompe pas, elle le trouve mignon-mignon et intéressant, il a beaucoup d'idées, John, il ne fait rien que de trouver des trucs inédits, pas du tout à la portée des autres pubieux, ni même des membres de Famille, il réfléchit à l'avance, il agit. Son cousin Gerry en revanche, se contente de le suivre et d'approuver tout ce qu'il fait ! C'est pas vraiment une flèche, celui-là, mais il est gentil-gentil, et pas contrariant. le petit frère de Gerry, Jeff, semble plus rusé-rusé mais c'est un pieds-griffus. Peut-être qu'ils sont tous comme ça, les pubieux d'Eden ! Depuis Terre, où nous sommes, on comprend assez vite-vite qu'il y a comme de la consanguinité dans Famille, ce qui entraîne des malformations : les faces-de-rats, les débiles, et les pieds-griffus qui ne peuvent se déplacer sur de longues-longues distances… Tout ça est bien triste-triste, mais ils sont tous copains, car, descendant de Tommy et Angela, ils sont tous frères ou au moins cousins, et ils s'entendent bien-bien entre eux, la preuve, ils cochent avec tout le monde, à droite et à gauche, sans tabou-tabou et à peu près comme ils veulent. Heureusement, il y a John Lampionrouge et Tina Picarbre qui sont plus futés que la moyenne. Grâce à eux, sous Tourbillon-Etoilé, l'Histoire de cet Eden si noir-noir peut se mettre en marche.

Sur Eden, les Anciens sont bien malins-malins car ils ont créé de toute pièce une religion à partir de quelques vieilles reliques (les Maquettes de Bateaux-volants et de Vécules…) et des légendes familiales que l'on se raconte à chaque Universaire, réunis dans Clairière-Cercle, sur Tommy, Angela et les Trois-Compagnons. Par les épaules de Bibalice ! C'est comme dans Famille Babelio, avec Pierre, Octavia et les Trois Ours (ceux qu'on ne voit jamais). du coup, on se demande si chez nous sur Terre, tous ces trucs de pacotille exhibés par toutes les religions ont bel et bien existé ! Ce livre fait réfléchir sur les manipulations, les croyances et la nécessité de tout ça… C'est ce que je pense-pense derrière mon ordi-natteur. Car on est ici, on est vraiment ici, comme dit Jeff Lampionrouge.

Les Expèressèfe de Famille Babelio ne seront pas déçus-déçus et vont identifier immédiatement ce livre comme faisant partie du sous-genre planet opera, sous-genre déjà bien rebattu-rebattu et, malgré un scénario classique-classique, ils conviendront de l'originalité de la vision, de la créativité du vocabulaire, et de la puissance de la narration, qui parviennent à captiver et à émouvoir. Je suis sûr-sûr que vous avez bien pleuré-pleuré et fondu en grosses-grosses larmes, tous les Shenandoah, Ewylyn, Alfaric, Witchblade, Zebra et fnitter… en lisant ces pages ! Je vous connais, vous êtes de Famille Babelio ! Car une impression d'infinie tristesse-tristesse se dégage de ces chapitres, saturés d'un énorme-énorme sentiment de nostalgie et de mélancolie, où l'on pleure beaucoup, où l'on évoque sans cesse un passé idéalisé et un monde technologique qu'il convient désormais d'oublier. C'est ce que comprennent John et Tina, les plus lucides-lucides des protagonistes, les nouveaux-nouveaux Adam et Eve du Dark Eden, entraînant avec eux un petit groupe formant une nouvelle Famille.

Houm ! Houm ! Houm ! a fait un oiseau-étoile… Aaaah ! Aaaah ! lui a répondu un autre ; et hmmph, hmmph, hmmph ont pompé les arbres, et hmmmmmmmmmmmmm a fait la forêt… Grâce à la chaleur et à la lumière dispensées par les Grands-Arbres, grâce à une nouvelle façon d'envisager le monde, grâce à l'espoir et au courage chevillés au corps, il ne fera plus si froid-froid ni si noir-noir sous la voûte céleste de Tourbillon-Etoilé où aucun Gros-Bateau-Volant venu de Terre ne réapparaîtra jamais-jamais plus. Paaaaarp ! Paaaaarp ! Paaaaarp ! Ainsi sonnent les trompes en branchecreuse qui indiquent le ralliement dans Clairière-Cercle et il est donc temps de conclure ma critique. Afin de réconforter cette nouvelle Humanité à la fois si misérable et si courageuse, et de rassurer la si gentille-gentille éditrice, j'ai ajouté sans vraiment beaucoup me forcer une cinquième étoile à ma notation.
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