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EAN : 9782707300553
95 pages
Éditeur : Editions de Minuit (01/03/1963)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 320 notes)
Résumé :
Oh les beaux jours : pièce en deux actes pour deux personnages, écrite en anglais entre 1960 et 1961. Traduite en français par l'auteur en 1962. La première représentation, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Winnie et Jean-Louis Barrault dans celui de Willie, eut lieu en septembre 1963 au Festival du Théâtre de Venise, où elle remporta un immense succès. Fin octobre 1963, la pièce fut reprise par ces mêmes acteurs à Paris au Théâtre de l'Odéon. Elle a figuré ensu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
FredMartineau
  09 novembre 2019
Oh les beaux jours de Samuel Beckett est une pièce à voir plus qu'à lire...les didascalies sont omniprésentes et projettent sans cesse vers une mise en scène, plus signifiante que les dialogues...un objet d'étude plus qu'un réel plaisir de lecteur.
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Palmyre
  05 juillet 2013
Challenge Nobel 2013-2014
Pièce de théâtre en deux actes où le personnage principal est une femme d'une cinquantaine d'années. Elle est à demi-enterrée jusqu'au dessus de la taille au centre d'un mamelon. A ses côtés, un sac, où elle en sort des objets du quotidien ou presque puisqu'il y a un revolver également.
Début de la pièce, Winnie se réveille, puis on la suit dans ses gestes du quotidien (prière, brossage des dents...). Ensuite, elle entame un long monologue où elle s'adresse à Willie omniprésent sur la scène, mais qui ne répond pas à ses questions et remarques. Elle nous explique ce qu'elle va faire de sa journée, se remémore des souvenirs passés.
Les nombreuses didascalies accentuent le côté humoristique de la pièce. Un détour sur You tube, et j'ai pu visionner un extrait de cette pièce avec la comédienne Catherine Frot. On prend conscience de la difficulté d'incarner ce personnage magnifique, car il y a une gestuelle à maintenir tout le long la pièce. C'est vraiment une prouesse.
Samuel Beckett aborde les thèmes de la vie quotidienne, du temps qui passe, mais sans s'apitoyer sur sort. Au contraire, Winnie est une femme courageuse qui malgré le sort inévitable que nous réserve la vie garde toute sa joie de vivre. Elle utilise les moindres détails du quotidien comme motif pour se réjouir et continuer de vivre.
Cette pièce m'a vraiment plu, j'ai découvert un personnage, une vision de la vie, un auteur. Bref, un coup de coeur.
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Analire
  09 décembre 2014
Le théâtre de Samuel Beckett, auteur avant-gardiste d'un théâtre de l'absurde, a de quoi dérouter. Il n'est pas aisé de comprendre où l'auteur veut en venir lors de la première lecture de cette pièce. Une analyse approfondie et une seconde relecture plus attentive est nécessaire pour dénicher les détails omis lors de la première rencontre avec le texte.
Cette pièce en deux actes ne met en scène que deux personnages, Winnie et Willie, dans un décor exceptionnellement étrange, qui semble clos, obscur, déserté par les êtres humains, étouffant et surprennant. Winnie est enterrée à demi jusqu'au buste dans le sol, sur un mamelon, tandis que Willie est caché à l'arrière de la scène, de façon à ce que Winnie et le spectateur ne puisse voir seulement que des bouts de son être, imprécis, camouflé (derrière un journal, par exemple). En survolant le texte, on peut décemment voir une multitude de didascalie, notamment la répétition incessante de "Un temps", didascalies qui servent à une représentation facilité de la pièce sur scène, pièce qui doit être lue et vue représentée pour être complètement appréciée.
Winnie, dans un monologue presque infini, essaie de meubler sa journée, de combattre le temps éternel, qui revient chaque jour, de la même manière. Elle essaie de casser cette monotonie, de déjouer le cours de sa vie... sans succès, comme le prouve les nombreuses répliques répétitives qu'elle récite et les actions identiques qu'elle effective (notamment au niveau de son sac). Ce personnage en devient tragique, douloureusement attendrissant pour le spectateur, qui s'émeut de l'énergie et de l'obstination dont fait preuve la vieille femme pour survivre. Mais sa perte de mémoire, combiné à la perte de ses jambes, à sa vue qui baisse et au peu de retour qu'elle obtient de son mari, mènent irrésistiblement vers la mort qui lui sera fatale.
Outre le tragique de la pièce, le lyrisme amoureux, très présent dans Oh les beaux jours, met en avant les sentiments décuplés et attendrissant de la vieille femme pour son mari. Prenant soin de lui sans cesse, s'inquiétant pour son état, lui parlant sans discontinuer, attendant des réponses qui ne viendront pas, elle ne se laisse pas décourager par ces retours silencieux et continuent à espérer le retour de son mari déchu, qui brille, si majestueux, dans le peu de souvenir qu'il lui reste. Ce genre de parallèle est également perspectible dans une autre pièce de Samuel Beckett dans Fin de Partie entre Nagg et Nell, vieux couple au destin identique, touchant dans leur situation et fou amoureux, malgré les difficultés de la vie.
Je ne fais qu'une courte chronique pour présenter brièvement les principaux thèmes qui recouvrent Oh les beaux jours, mais sachez qu'après des mois d'analyses et de travail sur cette pièce en cours de littérature française, je puis vous dire qu'il y a énormément de choses à déchiffrer à travers ces lignes. Samuel Beckett était un auteur bien mystérieux, qui a laissé l'entière responsabilité aux lecteurs de s'approprier ses textes pour en faire la conclusion qu'ils souhaitaient.
Au début de l'étude de cette oeuvre, j'avoue ne pas avoir été passionnée par ce livre (très original, je n'avais rien lu de tel jusqu'alors ; les didascalies très abondantes me dérangées, le style de l'auteur était énigmatique, aucune intrigue ne venait s'ajouter aux phrasés des personnages... tout cela me paraissait bien étrange). Néanmoins, après plusieurs relectures et une réflexion plus poussée sur le contenu d'Oh les beaux jours, je me suis prise à entrer dans le jeu de l'auteur, à trouver des significations aux personnages, à leurs paroles... et à aimer un temps soit peu ce récit.
Erudit ou non de pièces de théâtre, aux curieux qui souhaitent bouleverser leurs genres de lectures habituelles, aux originaux qui veulent découvrir une plume hors du commun, ou à tous ceux dont j'ai donné l'envie de découvrir ce récit... n'hésitez pas. Laissez-vous plonger dans l'univers oppressant de Samuel Beckett et laissez grand ouvert votre imagination, sans quoi la pièce se retrouverait sans saveur.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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pleasantf
  05 février 2017
Oh les beaux jours est une pièce exceptionnelle.
Dans ce dialogue qui la plupart du temps se réduit en fait à un monologue de Winnie, Beckett réussit à donner une vision très complète de la vie humaine et de sa signification. A ce titre, la pièce peut être vue quasiment comme un traité philosophique ou anthropologique. Aussi est-il quelque peu illusoire de vouloir rassembler de manière exhaustive toutes les perspectives qu'elle offre. J'en mentionnerai quelques unes.
La vie y est d'abord vécue comme une expérience physique et corporelle de présence au monde. Et cette expérience est souvent douloureuse comme le rappellent les douleurs, les migraines ou la fatigue de Winnie.
La vie humaine est régie par des codes sociaux. Au travers de la relation entre Winnie et Willie, Beckett parle par exemple de la séduction et de ses codes, ou des normes autour des soins du corps.
L'amour et le lien entre deux êtres sont une thématique centrale de la pièce. le couple est une figure récurrente du théâtre de Beckett. La relation à l'autre est ce qui permet de tenir. C'est une consolation face à la solitude et au tragique de l'existence. Une anecdote rapportée par Ionesco à la mort de Beckett est à cet égard riche d'enseignement. Beckett passait de longues heures à la Coupole (café parisien de Montparnasse) avec son ami le peintre Bram van Velde. Ils restaient là assis, immobiles, sans presque échanger une parole. Au moment de se séparer, Beckett disait "on a passé un bon moment". Et c'était tout.
La pièce fait également souvent référence à la religion, notamment par des allusions à la prière ou aux flammes de l'enfer, ne serait-ce que par le décor, une étendue d'herbe brulée.
La vie est un mouvement permanent, obstiné, à l'image de la fourmi observée par Winnie, qui transporte avec son elle son petit oeuf blanc. Certes, à l'image des gestes anodins de Winnie sans cesse répétés, ce mouvement vital, cette pulsation se condensent bien souvent en quelque chose de monotone, de répétitif, dépourvu de sens et quoiqu'il arrive ils se concluent par la mort. Néanmoins la vision de Beckett n'est pas univoquement tragique. Oui, Willie est terré comme un rat dans sa tanière et Winnie est enfermée dans un mamelon de terre. Mais la vie offre de bons moments et des joies simples. La pièce est souvent drôle. Dans le deuxième acte, Willie apostrophe sa compagne par un 'Win' qui ouvre vers une lumière dans le tunnel, même si cette victoire ne peut être qu'amère et limitée.
Le temps est un thème très important : la passé chargé de souvenirs, le présent qu'il s'agit d'occuper et de transformer en 'beaux jours', et le futur qui offre une issue inéluctable mais peut-être aussi un soulagement.
Pour finir, j'aimerais aussi évoquer la réflexion sur le langage que propose la pièce. Winnie parle des "mots vides" et ainsi de la difficulté qu'ont ceux-ci à rendre compte du monde et de l'expérience humaine. le passage où Willie lit des phrases de son journal montre bien la complexité du rapport entre langage et réalité. Winnie fait souvent référence au 'vieux style', ce langage devenu inadapté à dire le monde.
En résumé, une pièce majeure et vertigineuse.
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Madamedub
  06 novembre 2012
Oh les beaux jours” est une pièce de Samuel Beckett, écrite en 1961, et dont la version française fut assurée par l'auteur lui-même en 1963. La même année, les représentations commencent à Paris, au Théâtre de l'Odéon.
Toujours d'actualité, ce texte était à nouveau rejoué dans la capitale en 2011, au Théâtre de la Madeleine, avec Catherine Frot campant le personnage de Winnie, à la place de Madeleine Renaud dans sa première représentation.
Après presque cinquante ans, en quoi ce texte nous parle t-il encore ?
le premier acte nous fait découvrir une femme prise jusqu'à la taille dans un mamelon de pierre, enfermée dans un quotidien inquiétant et absurde. Interdite de tout mouvement trop important, elle se réveille sous le retentissement d'une sonnerie stridente et meuble la journée jusqu'à la sonnerie du couché. Est-elle seule ? Si elle parle beaucoup, l'essentiel du texte est un monologue, elle s'adresse principalement à son compagnon Willie. Si Willie est quant à lui libre de toute entrave, ses gestes sont lents et las. Il se traîne d'un coin à l'autre de leur étrange habitat, ne répond aux injonctions de sa femme que par monosyllabes, et commente sans pertinence le journal qu'il lit pour échapper au babil de Winnie.
Winnie commente avec émerveillement et emphase le monde qui l'entoure, et les petits détails du quotidien : une notice, une ombrelle, le pourquoi de mettre sa toque ou le comment de son sac à main. Elle s'adresse à Willie, pour rester maîtresse d'elle-même, s'exhortant à chanter ou à prier. Au delà de la simple euphorie, ou de la béatitude qu'elle affiche (« oh le beau jour que ça a encore été », « ça que je trouve si merveilleux »), c'est presque un mantra obsessionnel qu'elle se répète à elle-même, une prière pour chasser cette solitude qu'elle redoute, et qui finit par l'encercler un peu plus, l'emmurer vivante…
Willie ne répond pas ou peu, mais Winnie le supplie et l'encourage à l'écouter, à lui donner les preuves de sa présence, le flattant lorsqu'il y consent. Pour lutter contre l'angoisse de son absence, de sa disparition (elle ne le voit pas toujours de par sa contrainte physique et lui semble refuser de s'installer du côté où elle pourrait le voir), elle remplit les journées en s'émerveillant de petites découvertes et en évoquant les souvenirs de temps meilleurs.
Il n'est sans doute pas hasardeux que Beckett choisisse son personnage de Winnie comme une femme d'âge mûr. Elle est l'archétype de la femme inactive, de par son emmurement, bavarde et seule, politiquement correcte, toujours distinguée (les seules fois où elle se permet des écarts de langage, c'est lorsqu'elle reprend les paroles d'autres). Sa seule violence est la possession énigmatique d'une arme dans son sac à main, objet détonant dans cet univers immobile, qu'elle va jusqu'à embrasser. Ce contraste est manifeste, sans pour autant trouver sa réponse ou son explication. Willie aussi tourne autour de l'objet, lentement, comme l'animal invertébré qu'il semble être. le revolver est le centre silencieux du couple et de la pièce, objet mutique qui s'oppose aux bavardages de Winnie, et aux mugissements de Willie, il polarise la scène sans jamais s'y impliquer, ajoutant par sa présence un élément d'angoisse.
Willie est également un personnage assez archétypal, homme d'un certain âge, râleur, emmuré quant à lui dans son journal, dans le terrier dans lequel il se protège du soleil ou dans ses siestes. Homme taciturne, il semble pouvoir partir, quitter Winnie et son emmurement, elle évoque avec crainte cette possibilité, mais il ne le fait pourtant pas, preuve que lui aussi est captif de liens plus invisibles.
Dégradation du couple moderne, ou simple image de la solitude sociale ? Cette pièce laisse ouverte la réflexion sur la conclusion, ou plutôt la non conclusion de ces déserts relationnels, de ce vide, ou de la peur du vide, de l'absence.
Lien : http://madamedub.com/WordPre..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
FredMartineauFredMartineau   09 novembre 2019
Et tu t'es déjà bien assez dépensé, pour le moment, détends-toi à présent, repose-toi, je ne t'embêterai plus, à moins d'y être acculée, simplement te savoir là à portée de voix et sait-on jamais sur le demi-qui-vive, c'est pour moi...c'est mon coin d'azur
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SeïlaSeïla   28 janvier 2014
Hé oui, si peu à dire, si peu à faire, et la crainte si forte, certains jours, de se trouver...à bout, des heures devant soi, avant que ça sonne, pour le sommeil, et plus rien à dire, plus rien à faire, que les jours passent, certaines jours passent, sans retour, ça sonne, pour le sommeil, et rien ou presque rien de dit, rien ou presque rien de fait. (Elle lève l'ombrelle.) Voilà le danger. (Elle revient de face.) Dont il faut se garer.
Les éditions de minuit, p.42
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EimelleEimelle   27 juillet 2012
le début
WINNIE. - (Fixant le zénith.) Encore une journée divine. (Un temps. Elle ramène la tête à la verticale, regarde devant elle. Un temps. Elle joint les mains, les lève devant sa poitrine, ferme les yeux. Une prière inaudible remue ses lèvres, cinq secondes. Les lèvres s'immobilisent, les mains restent jointes. Bas.) Jésus-Christ Amen. (Les yeux s'ouvrent, les mains se disjoignent, reprennent leur place sur le mamelon. Un temps. Elle joint de nouveau les mains, les lève de nouveau devant sa poitrine. Une arrière-prière inaudible remue de nouveau ses lèvres, trois secondes. Bas.) Siècle des siècles Amen. (Les yeux s'ouvrent, les mains se disjoignent, reprennent leur place sur le mamelon. Un temps.) Commence, Winnie, (Un temps.) Commence ta journée, Winnie.
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kristolikidkristolikid   30 juillet 2013
Avoir été toujours celle que je suis - et être si différente de celle que j'étais. (Un temps.) Je suis l'une, je dis l'une, puis l'autre. (Un temps.) Il y a si peu qu'on puisse dire. (Un temps.) On dit tout. (Un temps.) Tout ce qu'on peut. (Un temps.) Et pas un mot de vrai nul part.
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TobagoTobago   17 janvier 2014
Winnie : " (un temps long. Bas.) Étrange sensation. (Un temps. De même) Etrange sensation, que quelqu'un me regarde. Je suis nette, puis floue, puis plus, puis de nouveau floue, puis de nouveau nette, ainsi de suite, allant et venant, passant et repassant, dans l'œil de quelqu'un. (Un temps. De même) Étrange ? (Un temps. De même) Non, ici tout est étrange."
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Vidéo de Samuel Beckett
Par ces temps de pandémie, alors que la mort est omniprésente, le comédien et metteur en scène Denis Podalydès lit un extrait de cette oeuvre, depuis son salon, où il est lui aussi confiné. Après "L'Innomable" et "Molloy", Beckett fait un pas de plus dans la déchéance de l'humanité en publiant en 1951, "Malone meurt", aux éditions de Minuit. Malone, grabataire dépendant, écrit dans son journal des bribes de pensées en attenant sa fin, en imaginant la mise en scène d'une sortie réussie, tout en racontant des histoires d'hommes et de femmes qu'il a connus ou inventés.
Culture Prime, l'offre culturelle 100% vidéo, 100% sociale de l'audiovisuel public, à retrouver sur : Facebook : https://facebook.com/cultureprime Twitter : https://twitter.com/culture_prime La newsletter hebdo : https://www.cultureprime.fr
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