AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Robert Pinget (Traducteur)
ISBN : 2707302058
Éditeur : Editions de Minuit (01/10/1957)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Pièce radiophonique en un acte pour onze personnages, écrite en anglais en 1956. Première publication : All That Fall, Londres, Faber and Faber, 1957 / New York, Grove Press, 1957. Pré-publication de la traduction française de Robert Pinget dans Les Lettres Nouvelles, n°47, mars 1957
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
cicou45
  13 avril 2015
Je ne savais pas que c'était une pièce radiophonique à l'origine mais je pense, de toute façon, que comme toute pièce de théâtre, elle doit être vue ou, comme c'est le cas pour celle-ci, entendue. A défaut, moi, je me suis contentée de la lire et je pense que cela enlève vraiment quelque chose à la tonalité et surtout, à l'absurdité de la pièce. Ne soyez pas choqués si j'emploie ce terme mais, étant donné que nous nous trouvons ici, avec Samuel Beckett, dans du théâtre de l'absurde, il est normal que je qualifie cette pièce de la sorte. Je crois aussi que, maintenant que j'ai acquis plus de maturé depuis mes premières découvertes de cet auteur lors de mes années de fac mais surtout, depuis que je fais du théâtre moi-même, je commence à apprécier cet auteur et, surtout, à un peu mieux le comprendre. Sans pour autant affirmer que j'arrive à le cerner complètement, je me sens de plus en plus conquise au fur et à mesure que j'apprends à le (re) découvrir !
Ici, l'histoire se déroule en pleine campagne et Madame Rooney à toutes les peines du monde à se rendre à pied jusqu'à la gare où elle veut faire une surprise à son mari en allant l'accueillir à sa descente du dernier train, celui de 12h30.
Elle, une femme assez corpulente et lui, un homme aveugle qui continue pourtant à travailler dans les affaires et qui compte chaque pence dépensé, bref à une époque (et pour cela je dois dire que cela n'a pas changé) où il est parfois plus dangereux de rester chez soi que d'en sortir, que ce soit à pied, en vélo, en voiture ou même en train (tels sont les différents moyens de locomotion représentés ici) ...voilà tout le ridicule de la vie ! Ne pas voir et pourtant, accroître ses capacités et se sentir en excellente, voilà en revanche une sacrée leçon de morale qui mérité d'être retenue pour nous tous qui nous plaignions sans cesse (et notez bien, je me place dans le lot). Nous ne savons pas toujours profiter des simples joies que la vie nous offre , nous râlons pour un oui ou pour un non, nous avons une fâcheuse tendance à tout dramatiser (et notamment, comme c'est le cas dans cette pièce puisque lorsque le train de son mari à un quart d'heure de retard, Madame Rooney s'imagine tout de suite le pire) et c'est fort dommageable ! En disant exactement l'inverse ou alors, avec sarcasme, je pense (mais je peux très bien me tromper) que l'auteur a voulu nous faire passer le message d'essayer de profiter de chaque instant que la vie nous offre, en dépit des contraintes, des contretemps où tout ce qui pourrait perturber notre habituelle routine. C'est cela vivre !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
ATOS
  12 juillet 2012
Pièce radiophonique de Beckett «  tous ceux qui tombent » tombe en un point non nommé .
L'action ? La chute, vue horizontale chez Beckett symbolisée par la marche de deux personnages.
Un aller et un retour. Sans aucune fin. Donc sans aucune finalité. Une ligne de fuite vers un inutile point de chute, sans rebond.
La vie est une chute, dans un puits sans fond donc elle est sans fondement. La vie est une comédie dantesque, une farce burlesque.
Les personnages ? Un couple âgé qui se retient de ne pas mourir. Lui, il est aveugle et arrivera par le train de 12h30. Elle, elle se plaint de cette route qui la mène à la gare. Et puis il y a les autres, les autres nous mêmes, ceux qui tombent aussi mal que nous, qui offrent leur aide en se secourant eux mêmes . L'enfer est paré de bonne intentions. Elle a peur de tomber, demande un bras, appelle un geste, une parole, un regard . Elle chute et continue son chemin et égrène ses plaintes . Elle le retrouve sur le quai et ils repartent chez eux, un peu moins seuls, encore un peu plus vieux . « Finissons en avec ce précipice » lui demande son mari. Absurdité de la démarche. On s'accroche les uns autres dans la chute et puis on s'empile et on s'entasse les uns sur les autres. Tous les anges seront déchus. Même le premier.
«Les plaintes, déjà, et le simple fait de se plaindre,
suffisent à donner à la vie assez de charme pour
qu'elle soit supportable. Il y a dans toute plainte
une subtile dose de vengeance» Friedrich
Nietzsche, le Crépuscule des idoles.
Astrid SHRIQUI GARAIN
Nb : en avril 2012 la compagnie belge Marius a mis en Seine, sur les quais du Havre, l' écoute de cette pièce. http://www.francetv.fr/culturebox/du-theatre-radiophonique-signe-beckett-sur-les-quais-du-havre-90753
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
brigetoun
  08 août 2012
Elle va, avec forces lamentations et embûches, à la gare, au devant de son mari. Rencontres, critiques, jérémiades, mais souffrances - et humour de Beckett
Le retour, leurs difficultés et débuts de disputes, et à travers tout cela une tendresse qui perce
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
cicou45cicou45   13 avril 2015
MADAME ROONEY : Sortir, de nos jours, c'est le suicide assuré. Mais rester chez soi, monsieur Tyler, qu'est-ce que c'est ? S'éteindre à petit feu.
Commenter  J’apprécie          140
InsideyourbooksInsideyourbooks   10 février 2019
Sortir, de nos jours c'est le suicide assuré. Mais rester chez soi, monsieur Tyler, rester chez soi, qu'est ce que c'est ? S'éteindre à petit feu. Nous voilà blancs de poussière de la tête aux pieds
Commenter  J’apprécie          40
MariumMarium   03 mai 2012
Sortir, de nos jours, c’est le suicide assuré. Mais rester chez soi, Monsieur Tyler, rester chez soi, qu’est-ce que c’est ? C’est s’éteindre à petit feu.
Commenter  J’apprécie          30
MariumMarium   03 mai 2012
L’Éternel soutient tous ceux qui tombent. Et il redresse tous ceux qui sont courbés.
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Samuel Beckett (116) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Samuel Beckett
Jacques Weber est au Théâtre de l??uvre jusqu'au 30 juin avec "La Dernière bande" de Samuel Beckett. L'occasion pour Entrée Libre de revenir avec Jacques Weber et Catherine Frot sur le génie absurde et l??uvre monumentale du dramaturge irlandais.
Le magazine culturel quotidien s'associe à l'opération «Coups de théâtre» et propose toute la semaine des rencontres et des reportages sur le 6ème art. Au sommaire :
Dans la catégorie : EssaisVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Essais (404)
autres livres classés : théâtreVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

En attendant Godot, on répond à ce quiz

En quelle année cette pièce a t-elle été publiée ?

1948
1952
1956
1968

10 questions
225 lecteurs ont répondu
Thème : En attendant Godot de Samuel BeckettCréer un quiz sur ce livre