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ISBN : 236914372X
Éditeur : Libretto (07/09/2017)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Vathek, neuvième calife des Abassides vit aux confins de l'Orient à Samarah. Esthète et curieux, il entreprend la construction d'une tour pour y lire le ciel. Mais sa cruauté est aussi redoutée par ceux qui s'opposent à lui. Un jour, un marchand vient lui proposer deux sabres portant une inscription que nul ne peut déchiffrer. Un vieillard parvient à les transcrire confirmant que ces sabres sont destinés au souverain le plus puissant. Vathek s'en trouve flatté… mais... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
  29 septembre 2017
Tout d'abord un grand merci aux éditions Libretto et à Babelio pour ce livre reçu dans le cadre Masse Critique.
J'allais écrire c'est un très "joli" conte, mais en fait, non... Joli n'est pas le mot. Glauque, oui. Noir, oui. Gothique quoi, arfeu ! Mais joli, non.
C'est dans un français impeccable que ce texte a été écrit (par un anglais, donc), quoi que par moments étrangement tourné, de mon point de vue. Soutenu par de nombreux dialogues et des descriptions allègres des turpitudes de Vathek et compagnie, on fait le voyage à leurs côtés sans même s'en rendre compte, et voilà qu'on est arrivés !
J'avoue, j'ai parfois été surprise devant l'outrance du récit, qui y va quand même à fond dans le glauque. Je ne connais pas bien les romans gothiques de l'époque, du coup je ne peux pas comparer, c'est vrai. Mais Beckford n'y est pas allé de main morte quand il s'agit de nous décrire à quoi est prêt (sont prêts, pardon, puisque sa mère est du lot) Vathek pour obtenir ce qu'il croit être richesse et pouvoir absolu au bout du chemin. Cynisme, ironie et humour noir sont de la partie, pour le plus grand plaisir du lecteur (le mien du moins !).
Le ton est plutôt "léger", en plus, pour une lecture glauque, c'est assez étonnant comme style.


C'est donc un peu déboussolée que je ressors de cette lecture, qu'en d'autres temps j'aurais fait d'une seule traite, tant on ne s'ennuie pas une seconde. Je viens de découvrir un auteur dit "classique" que je ne connaissais pas du tout, sans avoir l'impression d'avoir lu du classique. C'est vraiment le top pour découvrir la littérature de l'époque ! J'avais déjà eu une surprise du genre avec "L'étranger des Carpathes", il est vrai. Le genre "gothique" 18ème/19ème est surprenant, il n'y a pas de doute !
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Xian_Moriarty
  18 octobre 2017
Mon Dieu que c'était chiant !
Hélas oui, j'ai eu beaucoup de mal à terminer ce petit livre d'une centaine de pages (je n'ai pas lu la postface de Mérimée : les premières pages sont aussi ennuyeuses que le reste).
Pourtant, j'étais très curieuse de découvrir cet ouvrage qui est un classique de la littérature gothique, gothique orientaliste même.
Le style du livre est très… comment dire… c'est assez mou. Beaucoup de très belles descriptions qui nous projettent bien dans un orient fantasmé du XIXe, mais tout le récit fait très descriptif. Il n'y a pas vraiment d'action, de retournement de situation…
Les personnages ne sont pas attachants, trop figés dans la pierre du début à la fin. Vathek est à baffer tant sa stupidité est profonde ! On dirait un gamin de 10 ans qui enchaine les caprices sans aucun pouvoir critique sur ce qu'il réalise – sauf quand il est trop tard évidemment. Et je ne parle pas de son entourage qui ne brille pas toujours par leur logique ou leur intelligence.
Il y a une terrible impression de « déjà vu » en cea qui concerne le thème du récit ainsi que la fin. Ceci dit, qu'en était-il lors de sa sortie ? Difficile de donner une réponse en ce qui me concerne. Visiteur.euse, si tu en sais plus que moi, n'hésite pas à laisser un petit mot en commentaire !
La combinaison d'un style très descriptif, un rythme lent et un dénouement prévisible ont créé ce profond sentiment d'ennui lors de toute ma lecture.
Une chose que j'ai quand même bien aimée, c'est l'orientalisme du livre. Bon, certes, il y aurait des choses à redire là-dessus, mais on sent que l'auteur a travaillé (l'homme à beaucoup voyager). Cela permet une bonne immersion.
Je reste contente d'avoir (survécu) lu ce classique malgré tout. Heureusement qu'il est court !
Je ne peux pas vous conseiller d'éviter ce livre dans le sens où il permet aussi de se faire une culture générale. Cependant, la bibliothèque me parait le meilleur endroit pour se le procurer.
Avis aux amateurs du genre et aux courageux.
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Albounet
  23 octobre 2017
Conte arabe que certains attribuent à Louis-Sébastien Mercier. Les éditions Libretto le présentent comme une oeuvre de l'anglais William Beckford que celui-ci aurait écrit en français en trois jours et deux nuits d'une traite "sans même avoir pris la peine de se déshabiller"...
Eh bien cet anglais s'il en est l'auteur a une plume bien plus léchée que bon nombre de nos auteurs francophones actuels.
Quel style !
Ce conte amoral et irrévérencieux nous narre les pérégrinations du calife Vathek qui est prêt à tout pour redonner un second souffle à sa vie plus qu'à son règne. Même sacrifier les cinquante plus beaux enfants du royaume au profit du mystérieux et vil giaour.
Le récit débute sur un rythme effréné avant de tomber dans une certaine mollesse.
Ce rythme erratique est heureusement éclipsé par un style fabuleux et surtout des descriptions somptueuses.
Bonne introduction à la littérature gothique du XVIIIe siècle.
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Aline1102
  14 septembre 2016
Ma version de ce roman se trouve dans le même ouvrage que le château d'Otrante (mon édition regroupe trois romans gothiques), mais cette lecture-ci n'avait rien à voir avec le roman de Walpole !
J'ai préféré Vathek, qui est mieux mis en page et plus accessible. La lecture en est moins fastidieuse et on s'y retrouve mieux entre les différents personnages, pourtant assez nombreux.
Il y a un petit air des Mille et une nuits dans cette histoire et même si, à notre époque, Vathek ne semble pas très exotique, il a dû étonner les lecteurs du XVIIIe siècle.
Toutes les saveurs de l'Orient sont là : les parfums, les épices, la cuisine... Tout cela donne presque envie de voyager.
Mais même si cette lecture a été plus sympathique, on ne peut pas dire que Vathek soit un personnage agréable. Tyrannique et un peu bête, il ne rêve que d'une seule chose : devenir le Caliphe le plus puissant au monde. Aucun sacrifice ne lui paraît trop grand pour atteindre ce rêve et il se lance donc dans des aventures assez rocambolesques.
Beckford tire de ce conte oriental une morale très intéressante : d'après lui, les malheurs de Vathek et de ses proches viennent de l'envie de puissance du Caliphe. S'il s'était contenté de "rester à sa place", aucun mal ne lui serait arrivé... Tout cela fait très "victorien", selon moi, mais étant donné la date de la première édition de Vathek ce n'est pas étonnant : la morale de l'époque étant très différente de la nôtre, il est normal de retrouver ce genre de leçon à la fin d'un tel ouvrage (même si cela m'a quand même étonné que tout se termine comme cela).
Bon, je ne désespère pas : je ne suis pas une cause perdue pour les romans gothiques. Prochaine étape : Frankenstein.
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Emmanuel-BdB
  17 mai 2011
Vathek narre à un rythme soutenu et dans une langue déléctable le périple merveilleux (entendre extraordinaire, étrange, magique) du Calife éponyme jusqu'aux enfers que dirige le noir Eblis.
S'il est indéniable que ce court roman recèle de symboles ésotériques, de morales ambiguës et de troubles philosophies qui en font un parfait conte philosophique, c'est en fait plutôt en tant que pépite du roman gothique subversif que je m'en suis délecté.
Tous les ingrédients du genre, du royaume lointain aux inquiétants maléfices, de la lutte éternelle du bien contre le mal aux récits de voyage, y sont en effet savemment mêlés, permettant à Beckford de semer sur la route du Commandeur des Fidèles, les embûches les plus fantaisistes, dont il se sortira par les retournements de situation les plus invraisemblables. L'humour, l'ironie et la dérision, mais aussi une solide culture complètent à merveille la palette avec laquelle le jeune auteur peint cette courte mais formidable épopée.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   23 septembre 2017
Essouflés d'avoir monté si vite onze mille degrés, au désespoir que leurs seaux soient presque vides, ils n'étaient pas plus tôt arrivés que l'éclat des flammes et l'odeur des momies offusquèrent tous leurs sens à la fois : ce fut dommage, car ils ne virent pas le sourire agréable avec lequel les muets et les négresses leur passaient la corde au col ; mais tout n'était pas perdu, car ces aimables personnes ne se réjouissaient pas moins d'une telle scène. Jamais on n'étrangla avec plus de facilité ; chacun tombait sans résistance et expirait sans pousser un cri ; de sorte que Vathek se trouva bientôt environné des corps de ses plus fidèles sujets, qu'on jeta sur le bûcher.
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TatooaTatooa   26 septembre 2017
- Serait-ce là Gulchenrouz ?
- Souverain du monde, répondit-elle (Nouronihar), épargnez mon cousin, dont l'innocence et la douceur ne méritent pas votre colère.
- Rassurez-vous, reprit Vathek, en souriant. Il est en bonnes mains ; Bababalouk aime les enfants et n'est jamais sans dragées ni confiture.
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stekasteka   30 août 2014
(Préface de Stéphane Mallarmé)
Voilà une rare aventure littéraire, sinon seule : le transport, avec sa fleur où nul déchet, que subit intact un Livre, d'une littérature à une autre.
Traduction, pas cet ordinaire moyen; mais publication directe du texte même.
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DanieljeanDanieljean   21 avril 2016
Vathek, neuvième Califea de la race des Abbassides, était fils de Motassem, et petit-fils d’Haroun Al-Rachidb. Il monta sur le trône à la fleur de l’âge et les grandes qualités qu’il possédait déjà faisaient espérer à ses peuples que son règne serait long et heureux. Sa figure était agréable et majestueuse mais quand il était en colère, un de ses yeux devenait si terrible qu’on n’en [pouvait soutenir les regards] et le malheureux sur lequel il les fixait, tombait à la renverse et quelquefois même expirait à l’instantc : Aussi, dans la crainte de dépeupler ses états et de faire un désert de son palais, ce prince ne se mettait en colère que très rarement.
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DanieljeanDanieljean   21 avril 2016
Rien, en effet, n’était plus extraordinaire que les marchandises de l’étranger ; la plupart de ses bijoux, qui étaient aussi bien travaillés que magnifiques, avaient outre cela une vertu particulière décrite sur un rouleau de parchemin attaché à chaque pièce. [Il y avait] des pantoufles qui aidaient aux pieds à marcher ; des couteaux qui coupaient sans le mouvement de la main ; des sabres qui portaient le coup, au moindre geste [: le tout était enrichi de pierres précieuses que personne [n’avait jamais vues].
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