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ISBN : 2702154611
Éditeur : Calmann-Lévy (30/09/2015)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale. Hitler se convainc qu’une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses armes secrètes.
Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus vu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
bina
  19 décembre 2015
« Qui lance ses derniers bataillons gagne la guerre ». Cette phrase de Frederik le Grand obsède Hitler lorsqu'il joue son va-tout dans les Ardennes entre décembre 1944 et janvier 1945.
Je connaissais les grands épisodes de la seconde guerre mondiale, mais peu de chose après la Libération de Paris, les événements restaient flous. A la lecture du livre de cet historien britannique, je me rends compte de mon ignorance du véritable enjeu de ce qui s'est réellement déroulé dans les Ardennes à cette époque. le territoire, situé entre le nord-est de la France, le Luxembourg, l'Allemagne et la Belgique était le verrou qu'Hitler cherchait à faire sauter en envoyant ces dernières forces affronter les troupes alliées (les Français de de Lattre, les Anglais de Montgomery, les Américains de Patton et Eisenhower).
Nous plongeons alternativement dans le camp allemand et le camp allié : les décisions, l'état d'esprit des chefs, de la troupe, les querelles de clocher entre l'égo des généraux…la vie des armées sur le terrain au jour le jour en temps de guerre, en plein hiver dans la boue ou par moins vingt degrés dans la neige.
Anthony Beevor nous fait revivre ces quelques semaines décisives pour la victoire alliée avec une multitude de détails techniques, géographiques et stratégiques, et des reconstitutions des échanges qui nous font vivre les combats comme si nous y étions, au milieu de la population civile, qui a beaucoup souffert, prise en sandwich au milieu des combats.
Ces combats furent parfois une telle boucherie, avec des exactions (assassinats de prisonniers de guerre, de civiles…), que des procès eurent lieu pour crimes de guerre. La bataille des Ardennes a atteint un degré de sauvagerie sans précédent sur le front de l'ouest. Beevor met le doigt sur une nouveauté de la seconde guerre mondiale. Après les pertes nombreuses dans les rangs des deux armées pendant la première guerre mondiale, les chefs militaires veulent réduire le nombre de victimes dans leurs rangs. Ils ont alors utilisé les obus d'artillerie et les bombes. Mais cela a causé bien des ravages sur les victimes civiles, notamment les bombes au phosphore.
Une guerre reste une sale guerre.
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Wendat69
  19 octobre 2018
Antony Beevor nous dévoile dans ce livre le déroulement d'une des dernières grandes batailles de la seconde guerre mondiale, et non des moindres puisque il s'agit en fait de la dernière offensive allemande sur le front de l'ouest. La bataille des Ardennes fut une lutte terrible, où les pertes humaines, de part et d'autres furent particulièrement conséquentes. Comme à son accoutumée, A. Beevor immerge le lecteur au plus près du conflit, au plus près de l'Histoire, en expliquant avec une réelle rigueur historique les tenants et les aboutissants de ce terrible affrontement. La dimension stratégique et tactique est bien posée et ne rebute aucunement le lecteur qui ne serait pas familier de la chose militaire. A. Beevor témoigne de sa parfaite connaissance des acteurs du conflit, que ce soit au niveau de l'échelon du commandement, ou au niveau des unités engagées, du régiment au groupe de combat. La description des assauts, les attaques menées par les chars, les luttes pour la prise de contrôle des villages, des axes routiers, tout cela est décrit avec maestria et nous rend proches de tous ces combattants, qui ont vécu un véritable enfer lors de ce terrible hiver 44. Avec ce volume, l'auteur complète la très bonne série de ses écrits sur la 2ème guerre mondiale et nous offre une vision quasi cinématographique de ce pan de notre Histoire.
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gilles777
  09 novembre 2019
Un compte-rendu très intéressant de la dernière conte-offensive allemande sur le front de l'Est : La bataille des Ardennes. le récit est très fouillé et nous permet d'appréhender l'ampleur de la bataille, ainsi que des impacts sur les soldats et les civils. Pour ceux qui sont intéressés à cette bataille, je conseille aussi le film "La bataille des Ardennes (Battle of the Bulge)" qui est très bon.
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Eroblin
  13 novembre 2017
D'ordinaire j'aime bien Anton Beevor qui sait raconter les grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale. J'ai encore en mémoire ses ouvrages sur "Stalingrad" ou "La chute de Berlin". Mais là, j'ai été déçue car il a surtout mis l'accent sur les différents déplacements des armées allemandes et américaines. Son ouvrage est donc d'abord militaire et technique et il ne s'intéresse pas à l'aspect humain. Alors que, pendant cette bataille des Ardennes, les Belges ont beaucoup souffert, je pense notamment à la ville de Bastogne complètement assiégé. Il est dommage de ne pas s'être attardé sur les civils comme il le faisait précédemment.
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Bigmammy
  01 novembre 2015
Décembre 1944 : les armées alliées, essentiellement américaines, menacent le Rhin, la région industrielle de la Ruhr et toute l’Allemagne de l’ouest. En Pologne, l’Armée soviétique se prépare à l’assaut final vers Berlin. Les civils allemands sont écrasés par les bombardements aériens anglo-américains ; des gamins de 15-17 ans sont recrutés comme « Volksgrenadiere » et sommairement équipés.
Pourtant, la machine de guerre allemande tient encore : carburants et munitions parviennent encore aux combattants, les « armes nouvelles » promises par Hitler (le V1) font 5000 victimes en Belgique entre octobre 44 et mars 45. Hitler, plutôt que de se préparer à l’Est, rêve de recommencer le « coup de faux » qui a si bien réussi contre la France en 40 : bousculer les Américains dans les Ardennes, et foncer vers Anvers.
Les Ardennes sont un petit massif forestier et agricole glacial en hiver, aux routes étroites et pentues, piège idéal pour les chars et les véhicules. Du 16 décembre au début janvier, elles seront le tombeau de 75 000 soldats américains (plus 1400 anglais), et autant d’allemands. Sans soutien aérien jusqu’au 23 décembre en raison du mauvais temps, les GI’s tiennent coûte que coûte sur le réduit de Bastogne, démentant la réputation méprisante que leur font les chefs allemands. Les divisions blindées de la Waffen SS viennent se broyer sur les défenses américaines.
Le plus grand talent de Beevor, c’est de nous faire vivre la guerre du point de vue des combattants : la faim, le froid, l’horreur quand un char est touché et incendié, les scènes goyesques des infirmeries de campagne, et quelques scènes grotesques entre généraux de haut vol, dont l’ambition dépasse la compétence.
Les Ardennes sont un Verdun dont les civils n’auraient pas été préalablement évacués ; leur sort sera d’autant plus terrible qu’ils avaient souvent bien accueilli les libérateurs américains.
Donc au total un livre passionnant comme toute l’œuvre de Beevor.

Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Wendat69Wendat69   08 octobre 2018
Les gardes des barrages routiers américains et la PM mirent au point leurs propres questions pour s'assurer que les occupants d'un véhicule n'était pas des Allemands: un quiz sur le base-ball, le nom du chien du président, le nom du dernier mari de Betty Grable et "quel est le prénom de Sinatra?" Le Brigadier Général Bruce Clarke répondit mal à une question sur les Chicago Cubs. "Y a qu'un boche pour faire une erreur pareille", trancha le MP. Comme on lui avait dit de chercher "un Boche se faisant passer pour un général une étoile", il était convaincu de tenir son homme et Clarke fut arrêté une demi-heure. Le général Bradley lui-même fut arrêté et retenu un court instant alors même qu'il avait bien répondu à la question sur la capitale de l'Illinois. Le MP n'était pas du même avis.
Le personnel britannique sur les arrières de la 9e armée américaine suscita une méfiance considérable au cours de cette vague de panique. Une sentinelle américaine défia l'acteur David Niven, officier de reconnaissance Phantom en uniforme de fusilier: "Qui a remporté la World Series en 1940?"
-je n'en ai pas la moindre idée, aurait-il répondu avec son flegme habituel, mais je sais que j'ai tourné un film avec Ginger Rogers en 1938.
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Wendat69Wendat69   02 octobre 2018
Pour Thanksgiving, le 23 novembre, Eisenhower avait ordonné que chaque soldat relevant de son commandement reçût un repas complet avec de la dinde. Les cuistots de bataillon de la forêt de Hürtgen essayèrent, ne serait-ce qu'avec des sandwichs à la dinde, mais quand les hommes sortirent de leurs trous de combat pour faire la queue, ils furent la cible de l'artillerie allemande. Un chef d'escadron témoin des lourdes pertes de ce jour-là confia n'avoir plus jamais pu avaler un repas de Thanksgiving. "À chaque fois, il allait chialer comme un môme au fond du jardin."
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Wendat69Wendat69   07 octobre 2018
À la suite du massacre de Malmédy, la veille, le commandement américain lança un avertissement pressant à tous les personnels: "Il est dangereux en toutes circonstances de se rendre à des équipages de chars allemands, surtout à ceux de chars non accompagnés d'infanterie, ou de se livrer à toute unité progressant rapidement. Ces unités manquent de moyens pour prendre en charge les prisonniers et leur solution consiste à les tuer purement et simplement." La leçon était claire: "Ceux qui ont combattu ont essuyé peu de pertes. Ceux qui se sont rendus n'avait aucune chance."
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Wendat69Wendat69   10 octobre 2018
À Berlin, après l'annonce de l'offensive, observa Goebbels, toutes les rations de schnaps pour Noël furent consommées. Il ne manquait cependant pas de Berlinois sceptiques. Avec l'humour noir dont ils étaient coutumiers, ils plaisantaient sur les tristes fêtes de Noël qui s'annonçaient: "Faites un cadeau utile: offrez un cercueil!"
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Wendat69Wendat69   11 octobre 2018
Le Brigadier General McAuliffe, qui avait passé une nuit blanche, récupérait un peu dans la cave. Le chef d'état-major suppléant le réveilla pour lui annoncer que les Allemands avaient envoyé des émissaires demander aux défenseurs de Bastogne de capituler, sans quoi ils seraient anéantis par l'artillerie. "Nuts! Des clous!" marmonna un McAuliffe encore à moitié endormi.
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Videos de Antony Beevor (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antony Beevor

La chronique de Gérard Collard - La Seconde guerre mondiale
La présentation du livre "La Seconde guerre mondiale" de Antony Beevor par l'éditeur : de par sa dimension véritablement planétaire, La Seconde guerre mondiale, le plus grand confl it de l'histoire par ses destructions, le nombre de ses victimes et les bouleversements provoqués dans l'ordonnancement du monde, a dominé le paysage mental de plusieurs générations d'êtres humains. Malgré l'extraordinaire profusion de livres, de films et de documentaires sur le sujet depuis presque soixante-dix ans, notre connaissance du conflit reste fragmentaire et souvent déformée par le prisme de l'« histoire officielle » propre à chaque nation. Antony Beevor, en déployant l'exceptionnel talent de conteur qui a fait de Stalingrad, de La chute de Berlin et de D-Day des best-sellers internationaux, réunit ici les éléments disparates de la petite histoire pour composer la mosaïque de la Grande Histoire telle qu'elle ne nous est jamais apparue, chaque élément prenant la place qui lui revient réellement. Sur la base de documents anciens comme d'archives inédites, avec le style limpide et la compassion qui le caractérisent, Antony Beevor nous emmène de l'Atlantique Nord au Pacifique Sud, de la steppe sibérienne au désert de Lybie, de la jungle birmane à Berlin sous les bombes, des lambris dorés des chancelleries à Leningrad assiégé, sans rien nous épargner des horreurs de la guerre, qu'il s'agisse des Einsatzgruppen à l'arrière du front de l'Est, des prisonniers du goulag enrôlés de force dans ...
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