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Jean Bourdier (Traducteur)
ISBN : 2253150959
Éditeur : Le Livre de Poche (05/09/2001)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Stalingrad est sans doute le tournant capital de la Seconde Guerre mondiale. Sa chute aurait livré à Hitler les pétroles du Caucase. Et quel symbole que de prendre la ville qui portait le nom du "petit père des peuples"... De ces enjeux résulta un des plus gigantesques - et des plus atroces - affrontements militaires de l'Histoire. La Wehrmacht en ressortit brisée ; l'Armée rouge y forgea la légende d'un communisme libérateur.


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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  19 avril 2014
Dantesque, titanesque, exceptionnel.
Stalingrad, l'une des batailles les plus célèbres de la seconde guerre mondiale, une victoire soviétique sur les armées d'Hitler, mais à quel prix ?
En cinq parties, à partir de l'opération barberousse le 21.06.41 (le monde retiendra son souffle) et sa relance en juin 1942 (l'opération bleue), on aborde la bataille de Stalingrad (Cette ville fatale) proprement dite à la page 173, poursuivie par l'opération uranus (le piège de Joukov ou l'isolement de la sixième armé allemande) qui amènera sa fin.
Toutes les facettes de la batailles sont évoquées. de son origine à ses répercussions (rapidement évoquées) lors de la reddition en 1945, vous saurez tout des tenants et des aboutissants de ce morceau d'histoire.
Plus qu'un récit historique classique, un véritable roman de guerre où tous les points de vue sont abordés, des états majors allemand et russe aux simples soldats mourant d'inanition dans les décombres de Stalingrad.
Presque 600 pages d'une bataille quasiment continue, avec ses morts à chaque page, le livre ne glisse ni sur les exactions et les crimes de guerre des deux côtés, pillages, exécutions sommaires, viols, la terrible notion de lâcheté russe et ses exécutions de masse, ni sur les dissensions au seins des deux armées.
Des chiffres qui donnent le tournis, donnant toute l'ampleur de la bataille.
A travers des sources multiples et variées (journaux de marche, PV d'interrogatoire, rapports d'aumôniers, journaux personnels, archives russes et allemandes) l'auteur nous livre par une écriture claire, limpide même, et une belle progression de l'action, sans impression de redite, un magnifique récit qui se lit vraiment comme un roman.
Dantesque, titanesque, exceptionnel.
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akhesa
  14 juillet 2014
Un livre de reference sur cette bataille de la seconde guerre mondiale.C'est un ouvrage de synthese qui nous presente les enjeux qui constituent cet affrontement entre deux regimes totalitaires:le regime stalinien et le regime nazi.
J'ai beaucoup apprecie les pages ou Beevor nous raconte le quotidien des soldats,on peine a imaginer a quel point leur vie fut atroce lors de cette sanglante bataille.L'horreur est bien rendue par l'auteur qui sait distiller des anecdotes suffisamment parlantes pour en prendre conscience.Comment les soldats furent pousses au sacrifice,victimes de la violence des autres soldats comme celle de leur propre camps.On decouvre leur strategie de survie et le destin funeste de nombre d'entre eux.
Ce livre fait le lien entre l'analyse tactique des evenements et le roman,tres documente,ponctue de détails et desceiptions succintes qui reflètent la vie quotidienne des combattants;une reconstitution minutieuse
A lire
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patrick75
  19 avril 2012
La bataille de Stalingrad comme si vous y étiez .Cet affrontement terrible entre deux armées, dans les ruines de cette ville, durera plusieurs mois.
Ce sera également le point d'arrêt de l'avancé des troupes Allemandes en Europe, leur première défaite .A partir de Stalingrad, les troupes de la Wermacht ne cesseront de se replier.
Hitler aurait du lire Tolstoi,il aurait compris ce qui l'attendait de l'autre côté de la Volga, mais celui-ci faisant parti d'une race de "sous-hommes", certainement que ses livres avaient été brûlées.
Cet ouvrage s'adresse malgré tout aux passionnés de cette période car il peut devenir vite lassant d'entendre parler d'une colline"prise"et "reprise" un nombre incalculable de fois.
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Franz
  15 juillet 2016
Bérézina bis repetita.
Stalingrad, de juillet 1942 à janvier 1943, est une apocalypse guerrière et meurtrière avec un million de morts atroces en six mois. Objectif secondaire pour les Allemands après l'or noir du Caucase, la ville russe sur la Volga devient ensuite une obsession et une cible idéologique prioritaire. La Russie est démesurée, rude et vide pour un esprit européen. L'Allemand y perdra ses repères et ses certitudes, diluant ses forces dans un espace qui le dépasse et l'engloutit. le Russe défend son territoire, l'âme chevillée au corps d'autant que les Slaves et les Juifs sont systématiquement exterminés par les Einsatzgruppen à l'arrière du front (Shoah par balles, deux millions de morts). Jetés dans l'enfer sans arme ni préparation, les civils vont payer le prix fort. le NKVD, sinistre Commissariat du peuple exécute les ordres contradictoires et inconséquents de Staline, despote paranoïaque. Les Purges staliniennes de 1938 ont privé l'armée soviétique d'excellents officiers et soldats. Aucune coordination n'existe entre les corps d'armée russe. Leurs aviateurs sont inexpérimentés. Les pertes sont colossales d'autant qu'aucune reculade n'est possible. Les ordres de Staline sont définitifs. Tout repli est une désertion frappée de mort. La famille du soldat fautif sera elle-aussi condamnée. Pour Hitler et Staline, la vie des autres n'a aucune valeur.
Mené tambour battant par l'historien anglais Antony Beevor ayant eu accès aux archives soviétiques en 1991, « Stalingrad » se découpe en cinq chapitres, relatant en premier lieu le début de l'invasion allemande en Russie, baptisée « Opération Barbarossa », dès le 22 juin 1941. Dans le premier chapitre intitulé « le monde retiendra son souffle », la Wehrmacht est mise en avant grâce à sa supériorité tactique, humaine, matérielle et logistique dans son avancée fulgurante vers Moscou où l'hiver et l'acharnement russe l'attendent déjà. L'Allemagne hitlérienne va subir le premier revers militaire de sa brève histoire. La deuxième partie : « La relance de Barberousse » avec la nomination de Paulus au commandement de la Sixième Armée dévide la course des Allemands qui reprennent l'offensive en pointant leurs forces vers le Caucase et Stalingrad. D'abord écrasés sous les bombes de la Lufthansa, les habitants et les militaires russes se ressaisissent, s'organisent et s'acharnent à défendre leur ville martyre quand les Panzers et les fantassins allemands accostent aux rives de la Volga. Les trois autres chapitres, aussi hallucinants qu'épouvantables, entrent dans le vif des sujets avec la bataille proprement dite et la reddition des Allemands.
Le lecteur peut apprécier la narration agréable de l'auteur en dépit des faits effroyables retranscrits mais regretter des confusions et l'absence de vision globale du conflit. Il aura été malaisé pour Antony Beevor de relater concomitamment le conflit au niveau individuel, collectif, allemand et russe. En revanche, les incohérences humaines et tactiques dues à Hitler, « stratège en chambre », Staline et le NKVD sont bien rendues. Elles sont à l'origine des désastres annoncés.
La conquête d'un « espace vital » à l'Est est devenu pour l'Allemand de cette époque la découverte d'un espace létal, sans fleur ni couronne. Napoléon et sa Bérézina historique n'auront pas permis le sursaut salutaire face à l'orgueil humain aussi démesuré que des territoires s'étendant à l'infini.
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Bigmammy
  26 février 2015
Pour décrire la réalité, l'auteur ne se contente pas des grands faits politiques et militaires, mais, au prix de recherches longues et acharnées, il nous fait partager le point de vue des acteurs sur le terrain, même et surtout des plus modestes, qui sont aussi les sacrifiés.
C'est ainsi qu'il a utilisé les lettres à leurs familles des soldats soviétiques et allemands, les rapports des médecins et des aumôniers, ou les comptes-rendus d'interrogatoires du NKVD (la police de Staline) pour traduire la réalité des bunkers glacés, des usines ruinées du centre ville, plus tard des hôpitaux et des camps de prisonniers .
Il fait aussi un portrait détaillé des grands acteurs – les généraux allemands plus que les soviétiques, car le secret stalinien a dû tarir les sources sur la personnalité des chefs militaires.
Stalingrad, c'est un immense piège, d'abord pour Hitler, qui vient en décembre 41 de manquer sa cible, Moscou, et cède à la fascination du pétrole du Caucase : il s'enfourne dans le « chaudron » (« Kessel ») où il perdra la guerre en usant ses forces ;
C'est un piège surtout pour les combattants des deux bords , les jeunes soviétiques de tout l'Empire précipités dans le chaudron alors qu'ils sont à peine instruits militairement, et les allemands trop surs d'eux, et déjà coupables de crimes de guerre, qui vont être privés par leur encerclement des approvisionnements indispensables à la guerre moderne (essence et munitions). Tous sont en butte au froid, à la faim, aux puces porteuses du typhus, aux effrayantes attaques de chars, à la captivité sans limite prévisible.
Quelques chiffres : de juillet 42 à février 43, les russes ont enregistré autour de Stalingrad 485 000 morts, et les allemands 225000, alors que du 21 février au 19 décembre 1916, français et allemands avaient perdu respectivement 163 000 et 145 000 soldats tués à Verdun.
Beevor démonte les raisons de la victoire russe : le courage sacrificiel des soldats, et la mobilisation de l'appareil industriel soviétique, capable, par exemple, de produire, en 1942, 2200 chars par mois quand l'industrie allemande en sortait 500.
Donc un livre passionnant pour tous ceux qui s'intéressent à la Seconde guerre mondiale.

Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   21 avril 2014
Un flot constant de nouvelles recrues avait redonné à la plupart des divisions leur effectif normal. Pour un « bleu », se joindre à une unité de combattants éprouvés avait une meilleure chance de survie en profitant de l'expérience de ces vétérans qu'en se retrouvant parmi des soldats n'ayant pas encore connu le baptême du feu. Et lorsque la nouvelle recrue avait accepté l'idée que la survie était une notion relative plutôt qu'absolue et avait appris à vivre pour l'instant présent, la tension nerveuse initiale se dissipait.
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fnitterfnitter   20 avril 2014
Noël n'aura pas lieu cette année pour les raisons suivantes : Joseph a été mobilisé, Marie s'est engagée dans la Croix-Rouge, L'Enfant Jésus a été évacué à la campagne avec son école, les Rois Mages n'ont pu obtenir de visas faute d'un certificat d'aryanité, l'étoile a été interdite par la Défense passive les bergers sont de garde et les anges sont devenus standardistes. Il ne reste que l'âne, et qui donc voudrait passer Noël avec un âne ?
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aleatoirealeatoire   16 août 2016
Les blessés et les malades ne recevaient qu'une mince tranche de pain rassis par jour. Le manque de bandages était particulièrement grave pour les cas de gelures. "Souvent, nota Achleitner, des doigts et des orteils restaient dans les vieux pansements que nous retirions." Epouiller les patients était presque impossible. En défaisant les pansements, les infirmiers se retrouvaient soudain avec une masse de poux ayant sauté des membres du patient sur leurs propres bras. Quand un homme mourait, on pouvait voir la vermine quitter son corps en cortège, à la recherche de chair vivante. (...).
Les installations sanitaires - ou ce qui en tenait lieu - étaient innommables. Elles consistaient essentiellement en un seau hygiénique pour plusieurs dizaines d'hommes atteints de dysenterie. (...).
Un médecin se vit arracher une petite édition de luxe de Faust, reliée de cuir et imprimée sur papier bible, par un soldat soviétique qui voulait utiliser le papier pour rouler ses cigarettes.
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fnitterfnitter   21 avril 2014
Le risque constant de se faire tuer les incitait à ne plus tant craindre les commissaires politiques et les indicateurs du service spécial. Quelle différence y avait-il entre une balle allemande et l'ultime ration fournie par l’État soviétique : les « neuf grammes de plomb » du NKVD ?
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fnitterfnitter   20 avril 2014
Les tankistes allemands furent horrifiés lorsqu'ils s'aperçurent qu'ils avaient tiré sur des femmes. Les Russes, eux persistent à juger ces scrupules étrangement illogiques, alors que, le même jour, les bombardiers de Richthofen avaient massacré des milliers de femmes et d'enfants.
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Videos de Antony Beevor (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antony Beevor

La chronique de Gérard Collard - La Seconde guerre mondiale
La présentation du livre "La Seconde guerre mondiale" de Antony Beevor par l'éditeur : de par sa dimension véritablement planétaire, La Seconde guerre mondiale, le plus grand confl it de l'histoire par ses destructions, le nombre de ses victimes et les bouleversements provoqués dans l'ordonnancement du monde, a dominé le paysage mental de plusieurs générations d'êtres humains. Malgré l'extraordinaire profusion de livres, de films et de documentaires sur le sujet depuis presque soixante-dix ans, notre connaissance du conflit reste fragmentaire et souvent déformée par le prisme de l'« histoire officielle » propre à chaque nation. Antony Beevor, en déployant l'exceptionnel talent de conteur qui a fait de Stalingrad, de La chute de Berlin et de D-Day des best-sellers internationaux, réunit ici les éléments disparates de la petite histoire pour composer la mosaïque de la Grande Histoire telle qu'elle ne nous est jamais apparue, chaque élément prenant la place qui lui revient réellement. Sur la base de documents anciens comme d'archives inédites, avec le style limpide et la compassion qui le caractérisent, Antony Beevor nous emmène de l'Atlantique Nord au Pacifique Sud, de la steppe sibérienne au désert de Lybie, de la jungle birmane à Berlin sous les bombes, des lambris dorés des chancelleries à Leningrad assiégé, sans rien nous épargner des horreurs de la guerre, qu'il s'agisse des Einsatzgruppen à l'arrière du front de l'Est, des prisonniers du goulag enrôlés de force dans ...
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