AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2020800330
Éditeur : Seuil (08/04/2005)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Les profs trouvent qu'il s'en sort bien " pour un étranger ". Les policiers s'adressent à lui en petit-nègre. Lui, il s'est choisi un drôle de nom, qu'il aime " parce que là, on voit pas que je suis arabe. Pas comme Ben Abdallah que je suis obligé de porter comme une djellaba toute la journée en classe. " Béni est français. Ses parents, algériens. Et la société, compliquée. Alors quand on lui demande d'où il vient, il répond qu'il est " d'origine humaine ", pour rir... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
araucaria
  21 octobre 2016
Un auteur que je découvre et je dois dire, que compte tenu de l'actualité, je ne m'attendais pas du tout à ce genre de texte (écrit en 1989) qui me semble dépassé, alors que de nos jours un pourcentage important de musulmans, nés en France le plus souvent, ne souhaitent pas obéir aux lois de la république mais à celles de la charia! Dans ce roman, dont l'auteur est de ma génération, rien de tout cela! Les protagonistes du roman sont des jeunes qui souhaitent s'intégrer, par l'instruction et la bonne éducation, même s'ils conservent leur religion. Leurs parents ont mal vécu la colonisation et la guerre d'Algérie, mais ce sont des gens honnêtes et travailleurs (comme ceux que j'ai connus pendant mon enfance et mon adolescence), ils pratiquent leur religion, mais ce ne sont pas des "fous de Dieu".
Un livre que j'ai lu avec grand intérêt et une certaine nostalgie... ayant eu pour voisins de ces personnes qui suivaient un véritable islam, car ouverts aux autres et ne manifestant aucune hostilité, alors que compte tenu d'un passé relativement récent ils auraient pu avoir des raisons de se montrer haineux.
Un roman que je conseille, car il montre clairement que tous les musulmans ne sont pas "à mettre dans le même sac" et que l'islam n'est pas uniquement celui d'intégristes décervelés et sanguinaires.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
cathe
  21 septembre 2015
Dans "Béni ou le paradis privé" c'est son adolescence qu'Azouz Begag raconte. Cette fois lui et sa famille ont été relogés dans un HLM à Lyon avec le confort moderne. Moins de misérabilisme donc mais le dur apprentissage pour Azouz du racisme latent dans la cité et dans la vie quotidienne. Un passage émouvant, celui où il va pour la première fois en boîte avec des copains, pas plus riches que lui mais à la peau plus claire. Tout le monde entre dans la boîte.. sauf lui à qui on demande sa carte de membre !!
Le tout est écrit sans haine ni esprit de revanche. C'était comme ça, c'est tout. Et il avait la chance de bien "apprendre à l'école" comme disait ses parents;
Commenter  J’apprécie          80
MLClerc
  16 février 2018
Azouz Begag nous livre ici un récit autobiographique, pas larmoyant, pas plaintif. du racisme ordinaire au quotidien, mais dont il semble ne pas souffrir réellement, juste le vivre, le voir, le subir, alors que lui manifeste une forte volonté d'intégration.
Il y a beaucoup d'humour dans ce court récit, et c'est ce que j'ai apprécié. J'ai ri avec ce jeune garçon, parfois j'ai été en colère aussi, à sa place finalement.
Un beau moment de lecture pour un livre qui peut être lu par de jeunes adolescents.
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   19 octobre 2016
Noël et son père barbu ne sont jamais rentrés chez nous, et pourtant Dieu sait si nous sommes hospitaliers! Jamais de sapin-roi-des-forêts devant la cheminée, de lumières multicolores et d'étoiles scintillantes qui éclaboussent les yeux des enfants, encore moins de crèche avec des petits Jésus et des moutons en chocolat. Rien du tout. Et tout ça parce que notre chef à nous c'est Mohamed. Dans son bouquin, il n'avait pas prévu le coup du sapin et des cadeaux du 25 décembre. Un oubli comme celui-là ne se pardonne pas facilement. On aurait presque envie de changer de chef, du coup, pour faute professionnelle!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
araucariaaraucaria   21 octobre 2016
A qui parle-t-il? Il a peur dans ses yeux. Il croit qu'on l'abandonne parce qu'on ne l'embrasse plus. Je pousse un grand soufflement pour dire que je n'aime pas ce jeu qu'il joue.
- Dis "astarfighullah", malheureux!
Après un soupir, il faut toujours dire "astarfighullah". Après un rot, il faut dire "el'hamdoullah", en commençant à manger il faut dire "bism'illah". Il faut toujours dire quelque chose à Allah quoi qu'on fasse.
- Il vous observe. Il a l'oeil sur vous, dit Abboué.
Pour que je puisse me sentir plus libre dans la vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
araucariaaraucaria   21 octobre 2016
C'est à ce moment qu'Abboué s'est laissé aller.
- Quoi? Quoi? C'est des Françaises que vous voulez, bandes de chiens! Vous voulez salir notre nom, notre race! Vous voulez faire des enfants que vous appellerez Jacques... Allez, allez épouser des Françaises : quand vous pleurerez parce qu'elles vous auront traité de "bicou", vous reviendrez chez votre vieux qui comprend rien.
Debout sur ses deux jambes d'Algérien, de musulman, de paysan sétifien, de maçon acharné et fatigué, il a insulté pendant encore longtemps toute sa vie, sa famille et la France. J'en avais marre. J'ai pris le coran de ma chaine entre mes doigts et je l'ai posé sur la table.
- Pourquoi tu enlèves ça, toi? a demandé ma mère.
J'ai dit que je ne voulais plus le porter parce que j'avais de plus en plus peur de le perdre. Elle m'a dit de faire ce que je voulais. Mon petit frère Ali est arrivé comme une pie, s'est emparé de l'or et s'est offert une nouvelle décoration.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
araucariaaraucaria   21 octobre 2016
Depuis la mort de Mériam tout le monde parlait avec beaucoup d'humilité et de gentillesse à la maison, on se faisait des courbettes, des excuses, on se flattait. Bref, on faisait comme si on s'était enfin rendu compte que sur cette terre de transit, on n'était pas grand-chose et qu'il fallait toujours penser à la mort quand on s'énervait pour des futilités.
Commenter  J’apprécie          30
araucariaaraucaria   20 octobre 2016
- Vous croyez que si je savais lire j'aurais besoin de vous supplier de m'écrire mes lettres!...
Il se met à baver et à bégayer du même coup. Ses bras s'agitent autour de lui. Les muscles de son visage se tendent dangereusement. Ca va faire mal.
- Voilà comment vous me remerciez? Je leur ai tout donné pour qu'ils aient l'instruction, j'ai usé mes mains et mes reins comme un Turc pour monter des murs de ciment... Vous croyez que c'est pour moi que j'ai fait ça? Fils de chien! Allah vous fera payer, va, ne vous en faites pas. Vous paierez...
- Oh, oh... ça va, ça va! Mollo! je dis en me levant pour le calmer.
Mais lui, il est dégoûté dans sa tête.
- Dès qu'ils ont trois poils au cul, ils se prennent pour des hommes...
- Ca va! je dis. Je vais t'écrire ta lettre. On va pas faire une révolution pour trois mots sur du papier...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Azouz Begag (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Azouz Begag
Interview d'Azouz BEGAG par Laurent Jacqua .Laurent Jacqua a rencontré Azouz Begag. Il évoque notamment ses relations avec Brice Hortefeux quand tous deux se croisaient en conseil des ministres...
autres livres classés : villeurbanneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Le gone du Chaaba

A coté de quel fleuve le Chaaba est-il?

La Seine
Le Rhône
La Loire

10 questions
84 lecteurs ont répondu
Thème : Le gone du Chaâba de Azouz BegagCréer un quiz sur ce livre