AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782020800334
172 pages
Éditeur : Seuil (08/04/2005)
3.48/5   27 notes
Résumé :
Les profs trouvent qu'il s'en sort bien " pour un étranger ". Les policiers s'adressent à lui en petit-nègre. Lui, il s'est choisi un drôle de nom, qu'il aime " parce que là, on voit pas que je suis arabe. Pas comme Ben Abdallah que je suis obligé de porter comme une djellaba toute la journée en classe. " Béni est français. Ses parents, algériens. Et la société, compliquée. Alors quand on lui demande d'où il vient, il répond qu'il est " d'origine humaine ", pour rir... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
araucaria
  21 octobre 2016
Un auteur que je découvre et je dois dire, que compte tenu de l'actualité, je ne m'attendais pas du tout à ce genre de texte (écrit en 1989) qui me semble dépassé, alors que de nos jours un pourcentage important de musulmans, nés en France le plus souvent, ne souhaitent pas obéir aux lois de la république mais à celles de la charia! Dans ce roman, dont l'auteur est de ma génération, rien de tout cela! Les protagonistes du roman sont des jeunes qui souhaitent s'intégrer, par l'instruction et la bonne éducation, même s'ils conservent leur religion. Leurs parents ont mal vécu la colonisation et la guerre d'Algérie, mais ce sont des gens honnêtes et travailleurs (comme ceux que j'ai connus pendant mon enfance et mon adolescence), ils pratiquent leur religion, mais ce ne sont pas des "fous de Dieu".
Un livre que j'ai lu avec grand intérêt et une certaine nostalgie... ayant eu pour voisins de ces personnes qui suivaient un véritable islam, car ouverts aux autres et ne manifestant aucune hostilité, alors que compte tenu d'un passé relativement récent ils auraient pu avoir des raisons de se montrer haineux.
Un roman que je conseille, car il montre clairement que tous les musulmans ne sont pas "à mettre dans le même sac" et que l'islam n'est pas uniquement celui d'intégristes décervelés et sanguinaires.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
305Violettes
  27 janvier 2020
"Béni ou le paradis privé" est une très belle histoire.
Azouz BEGAG qui est l'auteur de ce libre nous raconte dans un premier temps que Ben Abdallah, qui est le personnage principal, veut fêter Noël. Mais cet événement ne plait pas du tout à son père, il est contre car c'est une famille musulmane et que ce ne sont pas dans leurs principes. Ben Abdallah nous raconte qu'à l'école tout le monde se moquait de son prénom: il a donc choisi de le changer et s'appellera alors Béni. Par la suite Béni décida d'aller en boite de nuit, en disant à ses parents qu'il allait au cinéma avec des amis. Après être arrivé devant la boite de nuit appelé "le paradis de la nuit", le videur lui refusa d'entrer car cette boite de nuit estp rivée et qu'il faut une carte pour entrer.
Ben Abdallah est une personne très forte mentalement et mature car son frère Nordine et soeur Noual l'insultent tous les jours de "gros", mais lui ne réplique pas et ne fait pas attention.
Tout d'abord l'auteur nous raconte qu'à l'école tout le monde, même les professeurs, se moquait du prénom Ben Abdallah. Je trouve que cela est de la discrimination car ça ne se fait pas de se moquer d'un prénom alors que c'était un prénom comme tous les autres. Je vois pas ce qui est drôle dans ce prénom. Je n'ai pas du tout aimé ce passage, de plus, Ben Abdallah est très gentil, il gardait les choses pour lui. Il n' a parlé à personne du fait que les élèves et les professeurs se moquaient de son prénom.
De plus Ben Abdallah est une personne très aimable et gentille, il raconte qu'il était parti avec sa mère au marché avec dix mille dans le porte-monnaie sauf qu’au moment où la mère doit payer car elle avait fait des achats, le porte-monnaie avait disparue, elle était alors désespérée.
Le lendemain Béni et son frère Nordine étaient partis au marché pour aller échanger des bouquins qu’ils ont déjà lu contre des nouveaux. Soudain, un monsieur sort de sa poche un mouchoir et fait tomber un billet de deux milles sans s’en apercevoir. Béni était vite partit le ramasser et lui a rendu.
Ce passage était triste et émouvant à la fois car Béni et sa mère avait perdu dix milles et personne leur a rendu alors que Béni lui, quand il a trouvé par terre les deux milles du monsieur est de suite partis lui donner.
J’ai beaucoup apprécié le geste que Béni avait fait car ce serait une autre personne que lui, il les aurait peut-être pas rendu au monsieur.
Enfin, Béni va être dégoutée et déçu lorsqu’il apprend qu’il ne pourra pas rentrer dans la boite de nuit car il fallait avoir une carte pour entrer. Il était énervé contre le videur et avait la haine de celui-ci car il voulait aller en boite de nuit avec ses copains mais aussi pour rencontrer son amie France avec qui il est tombé amoureux sauf qu’il ne pourra pas malheureusement.
J’ai trouvé ce passage très triste car c’était la seule occasion où Béni pouvait être en couple avec France.
C’est un livre agréable à lire car en temps normal je n’aime pas lire et là j’ai réussi à lire jusqu’au bout sans m’arrêter, c’était captivant. Ce livre m’a beaucoup plus.
Je l’ai beaucoup apprécié sauf quand les choses ne se passaient pas comme prévu comme insulter son frère de « gors » par exemple. Je n’ai pas aimé toutes les scènes où on l’insultait.
Ahmed
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
cathe
  21 septembre 2015
Dans "Béni ou le paradis privé" c'est son adolescence qu'Azouz Begag raconte. Cette fois lui et sa famille ont été relogés dans un HLM à Lyon avec le confort moderne. Moins de misérabilisme donc mais le dur apprentissage pour Azouz du racisme latent dans la cité et dans la vie quotidienne. Un passage émouvant, celui où il va pour la première fois en boîte avec des copains, pas plus riches que lui mais à la peau plus claire. Tout le monde entre dans la boîte.. sauf lui à qui on demande sa carte de membre !!
Le tout est écrit sans haine ni esprit de revanche. C'était comme ça, c'est tout. Et il avait la chance de bien "apprendre à l'école" comme disait ses parents;
Commenter  J’apprécie          80
MLClerc
  16 février 2018
Azouz Begag nous livre ici un récit autobiographique, pas larmoyant, pas plaintif. du racisme ordinaire au quotidien, mais dont il semble ne pas souffrir réellement, juste le vivre, le voir, le subir, alors que lui manifeste une forte volonté d'intégration.
Il y a beaucoup d'humour dans ce court récit, et c'est ce que j'ai apprécié. J'ai ri avec ce jeune garçon, parfois j'ai été en colère aussi, à sa place finalement.
Un beau moment de lecture pour un livre qui peut être lu par de jeunes adolescents.
Commenter  J’apprécie          20
Anis0206
  07 mars 2021
Après le gone du chaaba, Azouz Begag continue de nous émouvoir avec ce roman Béni ou le paradis privé, un récit de jeunesse où il y décrit entre autre les discriminations subies par une partie de la population non européenne au cours des années soixante-dix.
Nous suivons le quotidien du jeune Ben Abdellah qui préfère qu'on l'appelle Béni, français de naissance mais de parents algériens, amoureux d'une fille au doux nom de France. Une histoire assez poignante et comme souvent avec les oeuvres de cet auteur franco-algérien, le coup de coeur est toujours assuré.
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   19 octobre 2016
Noël et son père barbu ne sont jamais rentrés chez nous, et pourtant Dieu sait si nous sommes hospitaliers! Jamais de sapin-roi-des-forêts devant la cheminée, de lumières multicolores et d'étoiles scintillantes qui éclaboussent les yeux des enfants, encore moins de crèche avec des petits Jésus et des moutons en chocolat. Rien du tout. Et tout ça parce que notre chef à nous c'est Mohamed. Dans son bouquin, il n'avait pas prévu le coup du sapin et des cadeaux du 25 décembre. Un oubli comme celui-là ne se pardonne pas facilement. On aurait presque envie de changer de chef, du coup, pour faute professionnelle!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
araucariaaraucaria   05 juillet 2020
C'est la mort de Mériam, la seule cousine de ma mère, qui habitait à Clermont-Ferrand, qui a tout changé dans ma tête. A huit heures du matin, il a sonné à la porte, le facteur, et tout le monde a pensé au pire, comme d'habitude et cette fois-ci il ne s'est pas gêné pour arriver. "Mériam décédée..." C'est moi qui ai lu le premier le télégramme et aussitôt ma mère a commencé à se déchirer les joues avec les ongles pour se punir d'être encore vivante, puis elle s'est mise à hurler des mots au ciel qui explosaient de rage comme des bombes. Souffrance atroce, aveugle, mais personne n'osait rien faire. Mériam était morte et on n'y pouvait plus rien. Il fallait laisser ma mère pleurer pour se venger de Dieu. Toutes mes soeurs ont pleuré aussi, mais pas moi. Je n'arrivais pas. J'ai essayé de me forcer : c'était tout sec dans mes yeux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
araucariaaraucaria   21 octobre 2016
A qui parle-t-il? Il a peur dans ses yeux. Il croit qu'on l'abandonne parce qu'on ne l'embrasse plus. Je pousse un grand soufflement pour dire que je n'aime pas ce jeu qu'il joue.
- Dis "astarfighullah", malheureux!
Après un soupir, il faut toujours dire "astarfighullah". Après un rot, il faut dire "el'hamdoullah", en commençant à manger il faut dire "bism'illah". Il faut toujours dire quelque chose à Allah quoi qu'on fasse.
- Il vous observe. Il a l'oeil sur vous, dit Abboué.
Pour que je puisse me sentir plus libre dans la vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
araucariaaraucaria   21 octobre 2016
C'est à ce moment qu'Abboué s'est laissé aller.
- Quoi? Quoi? C'est des Françaises que vous voulez, bandes de chiens! Vous voulez salir notre nom, notre race! Vous voulez faire des enfants que vous appellerez Jacques... Allez, allez épouser des Françaises : quand vous pleurerez parce qu'elles vous auront traité de "bicou", vous reviendrez chez votre vieux qui comprend rien.
Debout sur ses deux jambes d'Algérien, de musulman, de paysan sétifien, de maçon acharné et fatigué, il a insulté pendant encore longtemps toute sa vie, sa famille et la France. J'en avais marre. J'ai pris le coran de ma chaine entre mes doigts et je l'ai posé sur la table.
- Pourquoi tu enlèves ça, toi? a demandé ma mère.
J'ai dit que je ne voulais plus le porter parce que j'avais de plus en plus peur de le perdre. Elle m'a dit de faire ce que je voulais. Mon petit frère Ali est arrivé comme une pie, s'est emparé de l'or et s'est offert une nouvelle décoration.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
araucariaaraucaria   21 octobre 2016
Depuis la mort de Mériam tout le monde parlait avec beaucoup d'humilité et de gentillesse à la maison, on se faisait des courbettes, des excuses, on se flattait. Bref, on faisait comme si on s'était enfin rendu compte que sur cette terre de transit, on n'était pas grand-chose et qu'il fallait toujours penser à la mort quand on s'énervait pour des futilités.
Commenter  J’apprécie          30

Videos de Azouz Begag (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Azouz Begag
Interview d'Azouz BEGAG par Laurent Jacqua .Laurent Jacqua a rencontré Azouz Begag. Il évoque notamment ses relations avec Brice Hortefeux quand tous deux se croisaient en conseil des ministres...
autres livres classés : villeurbanneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Le gone du Chaaba

A coté de quel fleuve le Chaaba est-il?

La Seine
Le Rhône
La Loire

10 questions
158 lecteurs ont répondu
Thème : Le gone du Chaâba de Azouz BegagCréer un quiz sur ce livre