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Critiques sur Salam Ouessant (22)
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TerrainsVagues
  05 août 2015
Salam Ouessant, c'est … c'est …
C'est « Des racines et des elles ».
Oui c'est ça, le genre d'elles qui donnent… des ailes.
Des pulsations, quelques battements de coeur à coeur, quelques battements … d'elles pour s'élever et voyager à travers le temps.
Qui sont-elles?
Enfants, mère, premier amour, ex femme, dernier frisson…
Salam Ouessant ce sont toutes ces rencontres faites par Azouz Begag , mais pas seulement.

C'est aussi un questionnement sur le regard de l'autre et le regard sur l'autre, sur l'identité et la place des descendants d'immigrés (incroyable que certains puissent encore se poser la question aujourd'hui…), sur l'amour que tant de gens font rimer avec toujours (encore incroyable hein …) et du « crime » qu'est le fait de ne plus aimer, sur le divorce et les pères divorcés à qui on fait payer le désamour au prix fort (et il n'est pas question d'argent).
Salam Ouessant, c'est une histoire d'amitiés, une histoire d'amours où la légèreté flirte avec l'émotion. C'est une histoire simple de gens ordinaires dans ce qu'ils ont de plus noble : l'authenticité.

Et puis … il y a cet Océan toujours là, quelque part, et puis… Ouessant, ce bout d'un monde avec ses dégradés de gris et ses embruns venus des cieux.

Azouz Begag m'a profondément touché par son histoire qui n'a rien d'exceptionnelle, je ne saurai dire pourquoi mais, quelle importance puisque… touché.
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gouelan
  07 mai 2015
Un homme divorcé, d'origine algérienne, emmène ses deux filles en vacances sur l'île d'Ouessant.
Cette île du bout du monde, recèle des trésors pour qui sait être patient. Elle n'est pas trop au goût de Zola et de Sofia, qui rêvent du soleil de l'Algérie. Mais, pour leur père, cette île est chargée de sens.
Elle lui rappelle son ami d'enfance Yvon le breton, un autre immigré, en quelque sorte.

C'est un roman sur la nostalgie, la douleur de l'exil, la différence. Un père, un peu maladroit qui essaie de recoller les morceaux avec ses deux filles, «son île au trésor ». La magie de l'île opère.

J'ai aimé l'écriture poétique de l'auteur, avec ses phrases courtes et non dénuées d'humour. On ressent toutes les émotions de ce papa tendre, fragile et pudique. On ressent ses blessures du passé, qu'il tente de cacher au fond de lui, ne mettant pas de mots sur les maux, s'en tenant à la philosophie de son père :

« de mon père, je tenais cette philosophie : ne partager avec les autres que le meilleur et garder ses malheurs au fond, sous la godasse, jusqu'à ce que le temps les réduise en poussière, parce que le malheur est le plus grand dénominateur commun entre les humains. Alors il vaut mieux que chacun garde sa part pour soi, sinon notre besoin de consolation ne s'apaise jamais. »

Beaucoup d'émotions partagées dans ce court roman qui nous raconte l'histoire de ce père ayant du mal à se faire une place dans le coeur de ses filles. Pourtant, on sent bien l'amour qui les unit. Il ressemble à ce coquelicot :

« Un peu plus tard, mon regard s'égara sur un coquelicot né sur l'accotement de la chaussée, seul, résistant aux gouttes de rosée et aux coups de vent qui tentaient de le plier. Il était touchant. »

La vie est comme un coquelicot, éphémère et fragile. Il faut en prendre soin comme il faut prendre soin de ceux qu'on aime :

«… les coquelicots ne se cueillent pas, ma chérie, sous peine de mort. Ils se contemplent sur pied. À la moindre tentative d'enlèvement, ils se meurent, leur robe rouge se désagrège et leur sang se répand. C'est comme l'amour, dès qu'on y goûte il commence à fondre… »

Qui mieux que cette île désolée du bout du monde ; Enez Eusa, pour traduire les tourments de cet homme perdu, et pour lui redonner espoir, puisqu'elle ne manque pas de charme et de magie.

Salam Ouessant nous donne bien envie d'aller faire un petit tour sur cette île.
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petitsoleil
  11 mai 2013
Un livre d'Azouz Begag, pas forcément son meilleur, mais demeure son talent de conteur : des phrases poétiques, des interrogations du narrateur, père divorcé et plein de doutes, sur la paternité, la famille, le divorce, l'héritage des parents, faits de mots, d'expressions, de culpabilité aussi ... culpabilité encore plus forte depuis le décès de son frère Malik, celui qui rêvait sa vie plus qu'il ne la vivait ... culpabilité et interrogations face à l'hostilité et aux questions des "Français de souche" : "vous êtes de Lyon, oui mais AVANT" ...

en souvenir de son copain Yvon d'Ouessant, celui avec qui il partageait une forte amitié, teintée de saudade, d'exil, et puis surtout, le seul qui l'a défendu quand il s'est fait tabasser à l'école, le narrateur choisit un séjour d'une semaine à Ouessant, quand ses deux filles ne rêvaient que d'Algérie et de soleil ...
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myriampele
  01 septembre 2014
J'ai dévoré ce petit roman avec beaucoup d'appétit. D'abord parce qu'il est vrai, et que le coeur de ce papa débordant d'amour pour ses filles un peu ingrates m'a touchée, ensuite parce que l'atmosphère d'Ouessant est tellement justement décrite et aussi parce que j'aime l'écriture de Azouz Begag et l'honneur qu'il fait à son pays, sans entrer dans la dégoulinante nostalgie. Une belle histoire!
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Northanger
  03 septembre 2012
Le narrateur, un père de famille récemment divorcé emmène ses filles Sofia et Zola en vacances pour la première fois ; il a choisi l'île d'Ouessant, en souvenir d'un camarade de classe originaire de cette île bretonne. Mais le séjour ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices : le temps est maussade, les filles en colère, reprochent constamment à leur père la séparation.
Mes impressions sont un peu mitigées. J'ai apprécié le style à la fois limpide et percutant d'Azouz Begag, mais j'ai fini par me lasser de l'apathie du personnage et de ses interrogations. Après des débuts dynamiques, l'action m'a semblé s'enliser un peu trop dans l'indécision et la mélancolie. de plus, l'île d'Ouessant paraît sous un jour bien peu favorable, à l'exception de quelques évocations poétiques.
Une petite déception donc, pour ce livre dont je me réservais la lecture depuis plusieurs semaines... Mais paradoxalement, il m'a donné envie de découvrir les autres oeuvres d'Azouz Begag.
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VivianeB
  20 juin 2012
L'auteur par son écriture touchante arrive à nous faire partager le désarroi d'un homme qui cherche sa place en tant que père mais également dans l'héritage familial transmis par ses parents.
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Asil
  30 mai 2012
Salam Ouessant est un beau roman. Un roman sensible sur les difficultés que peut rencontrer un père qui s'est éloigné de ses filles. Un roman sur l'héritage et la transmission. Un roman sur le voyage comme thérapie.
Je pense que le livre et les raisonnements auraient pu être un peu plus poussés, plus développés. Mais il reste une bonne réflexion sur les difficultés qu'un homme peut rencontrer face à un héritage qu'il n'a pas choisi et qu'il ne revendique pas forcément.
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lessorcieres
  25 juillet 2014
Alors qu'il a la garde de ses filles pour une semaines de vacances, un père décide de les emmener sur l'île d' Ouessant. Elles qui rêvaient d'Algérie, de soleil etc c'est raté. Dès lors comment faire comprendre aux petites l'importance de ces moments ensembles?

Ici nous avons droit aux clichés des citadins pur souche essayant de se reconstruire sur une île perdue ( enfin pas si perdue que cela mais pour les filles c'est l'enfer!). Cela permet au père de se replonger dans ses souvenirs, de s'expliquer ses choix à lui même plus qu'à ses filles car il a du mal à leur parler.

Le père ( Azouz Begag?) est un homme divorcé qui a bien du mal à (re)trouver sa place de père. C'est lui le fautif, c'est lui qui a décidé de partir car il n'aimait plus sa femme. Alors il essaye tant bien que mal de montrer à ses filles que s'il n'a pas été un bon époux il peut être un bon père et surtout qu'il les aime, elles.

Ces choix sont hasardeux: Ouessant pour les vacances d'été, ces filles n'en reviennent pas! Quelle idée! Elles qui vivent en ville ont bien du mal à s'extasier devant la beauté des paysages sauvages battus par la pluie et le vent. Et il n'y a rien à faire elles n'y mettront pas du leur ces petites pestes.

Azouz Begag écrit simplement, sans chichi les tribulations de parent divorcé. Tranche de vie entre mélancolie et bonheur fugace. Père par intermittence, Français mais étranger. Il cherche sa place. Nous montre que tout n'est pas un long fleuve tranquille mais que si on cherche bien il y a un rayon de soleil possible.

Un beau petit livre pour l'été.
Lien : http://memelessorciereslisen..
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janemar
  15 janvier 2013
Le père de deux adolescentes, part en vacances en Bretagne, quelques jours pour conquérir l'amour ou du moins l'attention de ses filles. L'ïle d'Ouessant n'est pas le meilleur endroit côté soleil et gaîté de la terre, mais il veut leur faire découvrir la poésie et la beauté du paysage et leur prouver son amour.
On attend donc une intrigue, un récit, un suspens, qui va ensoleillé quelque peu la grisaille de l'Ïle. Rien, des souvenirs, ses propres souvenirs, ses fantasmes, ses espoirs, ses amitiés, ses amours, un miroir où le "point mort" concerne même ses filles qu'il veut conquérir.
Des balades,, très peu de rencontres, la seule intéressante et finale, c'est son "double" en flux migratoire, l'un est parti d'Algérie, l'autre y a des attaches. Et voilà notre Azouz Begag national, encore et encore dans les réminiscences, des les éternelles nostalgies, les clins d'oeil assassins à ces français qui ne l'acceptent pas totalement, ces algériens meurtris etc etc, Faudrait peut être en sortir non ?
Un livre qui se lit très vite, dont le style est intéressant, simple, mais dont les astuces et les clins d'oeil à la "culture de masse" est trop évidente. le "gone du Chaaba" est loin, et ne s'est pas trop renouvelé... Dommage.
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zazimuth
  03 juin 2014
J'ai été un peu surprise par ce roman car je ne m'attendais pas à cette écriture très poétique et pleine de nostalgie.
Le héros-narrateur, est né à Lyon mais les gens lui demandent régulièrement quelle est son pays parce que ses parents sont venus d'Algérie la génération précédente.
Pour les vacances d'été, il décide pour se rapprocher de ses filles dont la mère à la garde, de les emmener une semaine sur l'île d'Ouessant en souvenir d'un ami d'enfance.
Une belle lecture.
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