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Gérard de Chergé (Traducteur)
EAN : 9782743600211
268 pages
Éditeur : Payot et Rivages (01/02/1996)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 59 notes)
Résumé :
A l'aéroport, Lucy achète "Moby Dick" et une bouteille de scotch. De quoi tuer le temps avant de prendre livraison d'un client. Lucy collecte les âmes pour Lucifer. A la morgue, le Dr Hegel remercie "le piqueur", un serial killer qui a déjà poignardé onze victimes avec un pic à glace, de lui envoyer sur sa table de dissection de superbes jeunes femmes. Au cimetière, Véronique Hegel converse avec sa mère, enterrée depuis des années. Quant à Walter Gôsta, il se planqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
jeranjou
  21 avril 2013
Apprécie cette critique, « Et ne cherche pas à savoir » pourquoi. Sinon, je laisserai Lucy faire…

Lucy, Lucy dépêche-toi, on vit,
On ne meurt qu'une fois...
Et on n'a le temps de rien,
Que c'est déjà la fin mais...
Il n'y a pas de mais. Lorsque l'on fait appel à Lucy, ce n'est jamais bon pour votre matricule. Vous avez passé un marché avec le diable il y a 5, 10 ou 20 ans et Lucy vient vous chercher pour vous indiquer la sortie. Direction Lucifer dans un sac poubelle. Il faut dire aussi que vous en avez bien profité durant ces années, mon petit veinard (ou ma petite veinarde) !
Revenons à notre affaire du moment et à Marc Behm, mais je vous ai à l'oeil (ou surtout au clic) jusqu'à la fin de la critique. Renonçant à son contrat, Walter Gôsta s'avère être le type recherché par Lucy, et celui-ci se planque a priori dans une cabane sur une ile. Entre temps, un tueur en série, « le Piqueur », est en train de terroriser la population en assassinant de jolies femmes à coups de pic à glace en pleine poitrine. A la morgue, jubilant en voyant arriver un onzième cadavre encore tout chaud, le Docteur Hegel est ravi de pouvoir de nouveau assouvir ses besoins primaires. Pas de bol, la superbe femme morte, Fifi, s'avère être un homme cette fois-ci ! Quelle consternation pour ce pauvre médecin marié à Véronique…
Véronique Hegel, parlons-en ! Cette chère dame (riche voulais-je dire) cause régulièrement avec sa mère au cimetière et ressasse cette aventure de jeunesse avec Nan.
Nan Corey est une flic qui, évidemment, recherche activement le piqueur, vous savez le tueur en série.
Enfin, pour terminer, Bess, une amie de Nan, avec l'aide de Buzz, un junkie, subtilisent Ken (pas comme le copain de Barbie mais comme Kenneth, l'acteur). Ken s'avère être Fifi, le cadavre du transsexuel dans la morgue.
Ouf, j'ai terminé de brosser le tableau des multiples personnages haut en couleur de ce roman : une tueuse pro Lucy, le fuyard Walter, « le piqueur » tueur en série, Dr Hegel le nécrophile, Véronique qui rime avec Monique (désolé pour les Monique mais lisez vous verrez), la flic Nan et enfin Bess, la voleuse de cadavre.
Vous allez dire, mais pourquoi présenter tous ces personnages au lieu de raconter le début de l'histoire classiquement ? Parce qu'ils sont tous les narrateurs du récit. En effet, « Et ne cherche pas à savoir » est découpé en chapitres plus ou moins courts et chacun des personnages prend la parole à tour de rôle.
Plus j'ai avancé dans ce roman, plus je me suis attaché à tous ces personnages. Comme vous l'avez peut-être compris, ce livre est de la même veine que « Cul-de-sac » ou encore « Savages » en plus déjanté encore.
Oui, oui, vous avez lu la description des personnages tous aussi dérangés les uns que les autres ! Vous voulez encore d'autres preuves !
Bon, OK. Accrochez-vous. Vous croiserez une femme bibendom enceinte de onze mois qui accouche d'un nouveau-né en pleine rue avec l'aide de Bess, un éléphant très affectueux sorti du zoo, un crocodile « Tibère » qui fait des longueurs dans une piscine privée, des gros rats qui rappliquent au son du trombone … Bref, du délire permanent. Cela me fait penser à un tromboniste suédois de funk Nils Landgren que j'ai écouté à la Défense (d'éléphant) qui a sorti un album avec une pochette aussi barge que le roman de Behm : un pistolet en plastique jaune avec un préservatif rose au bout. Véridique !Désolé, je m'égare, mais j'essaie d'être à la hauteur de l'auteur complètement fêlé. Revenons donc au sujet qui nous interesse.
Le personnage que j'adore se nomme Bess, ou plutôt Catherine de Médicis, Ninon de Lenclos, ou encore Jeanne la Pucelle. Parfois même A.d'A., pas les locations de voiture, mais Aliènor d'Aquitaine. Bess ment comme elle respire, racontant toujours un récit imaginaire différent dès qu'elle croise quelqu'un.
Elle promène sur son porte-bagage son Ken, ou parfois même son fantôme. Par porte-bagage, entendez banquette de la voiture, camion de déménagement, ou encore brouette…Le vélo a l'air d'être interdit dans cette ville, peut-être depuis les aveux d'Armstrong.
Pour terminer, seul bémol de taille dans ce roman. Et je pèse mes mots… Lorsque l'on lit ce genre de polar dans les transports publics, il est préférable de ne pas laisser certains usagers lire dans votre dos. Disons que Marc Behm a fait ingurgiter à ses personnages, surtout aux femmes, une dose viagra inimaginable. A mon avis, plusieurs boites d'un coup avant de démarrer le roman. Prudes âmes s'abstenir…
Vous aurez compris, un roman méga déjanté, aux folles courses poursuites, l'humour noir bien cru qui aurait pu être écrit à quatre mains par le loufoque Westlake assisté du délirant Winslow. Bref un cocktail explosif et jouissif !
Si vous ne voulez pas voir débarquer Lucy chez vous ce soir à minuit, vous savez ce que vous avez à faire. Bon clic…et à bientôt pour un nouveau Behm en 2013.

PS : note de 4.5 pour l'originalité et le délire.
Suite à certains messages de lecteurs irrités, je vous signale que je ne suis pas un fan de P. Obispo mais que je ne connais pas d'autres textes sur Lucie.
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marina53
  23 octobre 2013
Il y a tout d'abord Lucy, jolie jeune femme qui fait un drôle de métier, à savoir collecter les âmes pour Lucifer.
Le Piqueur, lui, est un sérial-killer qui tue ses victimes à l'aide d'un pic à glace, ce qui rend le docteur Hegel vraiment enthousiaste et ravi de pouvoir travailler ces jolis corps sur sa table de dissection. Après tout, autant profiter de ces belles jeunes filles jusqu'au dernier moment...
Ce même docteur est marié à Véronique qui passe son temps à discuter avec sa mère. Jusque là, rien d'anormal sauf que cette dernière se trouve six pieds sous terre...
Elle est toujours amoureuse de Nan Corey, la fliquette en charge de l'enquête sur le Piqueur...
Walter Gösta, lui, a vendu son âme au diable depuis des années mais refuse de passer dans l'au-delà. Il s'asperge ainsi d'eau bénite et se planque de Lucy qui est partie à sa recherche...
Il y a aussi Bess, une amie d'enfance de Lucy et Nan, et son frère Ken, homo qui passe son temps à se travestir. Tué par le Piqueur, il revient sous forme de fantôme...
Tout ce petit monde va se croiser dans cette ville enneigée et loufoque où l'on voit se promener un éléphant échappé d'un zoo, des rats et un alligator qui patauge bien gentiment dans une piscine...
Pour ceux qui n'auraient pas tout suivi de mes vaines explications pour résumer ce livre, le mieux est encore de le lire, évidemment. Parce qu'il recèle des petites perles, des histoires à dormir debout mais qui vous tiennent bien éveillés, des personnages complètement barrés, étranges et peu fréquentables. Un brin déboussolé au début de la lecture, il faut s'accrocher pour mettre tout en place correctement, savoir qui est qui par rapport à qui et où l'auteur veut nous emmener et au final, tout se tient! On obtient un polar déjanté au possible, d'une imagination débordante, d'un humour noir et d'une écriture directe et singulière.
Et ne cherche pas à savoir... si, bien au contraire!
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belette2911
  15 août 2014
Walter Gösta avait un gros soucis : il n'arrivait pas à faire durcir son petit oiseau… Quelque soit le moyen utilisé, son instrument restait tout pantelant. Embêtant.
Passa alors un homme qui lui proposa un petit contrat. Il suffisait d'apposer sa signature en bas du papier et il avait la garantie de pouvoir baiser comme un malade durant les dix prochaines années.
Pour baiser, il a baisé, mais tout à un prix et c'est son âme qu'il a vendue en échange de dix années de folie sexuelle. Et Lucy est là pour récupérer le dû. C'est son boulot de les faire trépasser à la date et l'heure prévue dans le contrat.
Voilà une lecture qui me laisse avec un sentiment mitigé, n'arrivant pas coter ce roman burlesque. Pourtant, habituellement, le burlesque, ça passe bien, chez moi. N'avais-je pas l'esprit à ça en entamant ma lecture ? Sans doute.
Composé de chapitres extrêmement courts, ce roman se lit assez vite. Particularité des chapitres ? Ils donnent tous la paroles aux différents protagonistes, ce qui peut vous faire perdre la tête à un moment donné.
Niveau personnages, ils sont tous plus tarés les uns que les autres. Entre le médecin légiste qui a des relations sexuelles avec les jolies femmes assassinées par le tueur en série "Le Piqueur"; Véronique, son épouse, qui parle à voix haute à sa mère morte; le District Attorney, jumeau du légiste, qui a commis des bourdes dans son travail; Ken, le travelo et sa soeur, Bess, qui est capable de raconter des histoires délirantes dès qu'elle croise quelqu'un; Nan Corey, le fliquette qui marche de l'autre côté du trottoir; Buzz, le camé; Tibère, le croco du légiste, qui vit dans la piscine…
Et je ne vous parle pas de tout le reste des personnages qui vont interagir, c'est encore plus fou que ce dont je vient de vous parler.
Les dialogues sont assez crus, mais ils m'ont souvent fait sourire de par leur drôlerie ou leur cynisme.
Sans compter que dans ce roman, tout le monde, ou presque, à couché avec tout le monde. Hommes et femmes, femmes ensembles, hommes entre eux. Ajoutons à cela de l'inceste entre neveu et tante, frère et soeur, ainsi que de la pédophilie et de la nécrophilie et nous aurons fait quasi le tour.
Vaut mieux pas le laisser traîner sur une table à proximité des enfants car le sexe est omniprésent dans les pages. C'est bien simple, des tas d'hommes ouvrent leurs braguettes et sortent leur truc dès qu'ils voient une femme, même les flics.
Ce roman est un délire permanent, vous l'avez sans doute compris. D'habitude, j'adore ce genre de récit mais ici, il a coincé un peu à certains moments (les passages avec l'éléphant, le fantôme et les rats).
Pourtant, on ne s'ennuie pas une seule minute, c'est limite du vaudeville, surtout les passages avec la cavale de Bess et Buzz et le cadavre dont il voudraient bien se débarrasser.
Mais… certains passages étaient trop "exagérés" et j'ai coincé à ce niveau là.
Tout ça ne m'empêchera pas de me pencher sur les autres titres de Marc Behm, je vous rassure de suite.
En tout cas, si vous êtes déprimés, ce genre de roman fou vous remettra à flots.
Par contre, ne signez jamais rien en échange de votre hypostase ! N'essayez pas non plus de vous soustraire à votre chasseur. Quand bien même il ne vous retrouverait pas, votre contrat étant terminé, tout redeviendra comme avant, comme Walter Gösta a pu le constater amèrement :
"Ma queue est aussi molle qu'une tresse. J'ai beau la pistonner, elle refuse de durcir. Je l'ai arrosée d'eau bénite, mais elle s'est ratatinée encore plus.
Je suis redevenu comme avant. Les photos de Playboy et de Penthouse ne me font aucun effet. Tous ces nénés, ces culs et ces chattes me laissent froid".

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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Pecosa
  06 avril 2012
Le Roi, maudite bestiole!- était tombé dans le sac et n'arrivait pas à en sortir. Il gigotait dans tous les sens, poussant des couinements hystériques.
J'abattis la hache sur lui-han!han!han!- et finis par le couper en deux, le salopard.
Mais Ken... Mon Dieu! Ken! C'était affreux!
Je lui avais tranché les deux bras, la jambe gauche et le pied droit.
On aurait dit un puzzle.
Je rassemblai les morceaux et les fourrai dans une poubelle.
Puis je pris un bain.
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4car
  04 novembre 2014
"Trouille " , titre original " Afraid to death ...Harpened , no exit " , paru en France en 1990 , avec une couverture plus intéressante ( Rivages .)
Lucy est belle avec ses bas noirs , elle fait l'amour , d'ailleurs tout le monde fait l'amour autour de Lucy .
Lucy prend l'avion , elle boit du scotch et lit Moby Dick .
Lucy voyage léger , dans son bagage , elle a toujours un sac poubelle .
Lucy a un boulot .
Elle a aussi un patron ; il ne rigole pas .
Alors Lucy fait toujours très attention à bien remplir ses missions et ses missions sont de remettre les pendules à l'heure .
L'heure , c'est minuit .
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   23 avril 2013
Regarde-moi. Assise sur une tombe à minuit en train de parler toute seule.

Comment en suis-je arrivée là ? Qui était mon père, maman ? Pourquoi tu ne me l’as jamais dit ? Allez, dis-le moi. Bon sang, tu ne comprends donc pas c’est vital pour une petite fille d’avoir un père ?

Nan adorait son papa. Elle était si fière de lui ! On allait à tous ses concerts. Parfois, il nous emmenait déjeuner. Il était beau et charmant, même quand il était blindé. Il prenait Nan par la taille et elle rayonnait comme un soleil. Et moi… rien.

Non, je ne pleure pas. Il ne me reste plus de larmes. Ma réserve de chagrin est épuisée. Tu es vraiment cruelle de ne m’avoir rien dit. Je me moque que ç’ait été un contrebandier, un concierge unijambiste ou un clochard. […]

Il n’y aura jamais aucun homme qui me prendra par la taille en disant « Voici ma fille ». Comment as-tu pu me laisser avec un vide si énorme dans ma vie? Bordel, c’est absolument insupportable ! Maman ouvre les yeux…

Mais elle ne rouvrirait jamais les yeux.



Véronique, Nan son amie d’enfance, sa maman et son papa inconnu. Peut-être la citation qui m'a le plus touché à ce jour. D'une force incroyable.
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jeranjoujeranjou   01 mai 2013
- Puis-je vous demander ce que vous faites ici, jeune demoiselle ?
- Je flâne. J’admire votre superbe maison, votre superbe piscine, votre superbe crocodile.

Elle était intégralement et effrontément nue, telle un nymphe insouciante, complètement indifférente à ma présence. Je me surpris à la pincer involontairement, palpant à pleine main son joli postérieur et le dos de ses cuisses. […]
- Maintenant, si vous avez fini de me peloter, je vais me rhabiller. […]

Elle s’habillait lentement… Oh ! si lentement… un véritable strip-tease à rebours.


Lucy, après avoir fait la connaissance du crocodile dans la piscine, tombe sur l'étrange propriétaire de la maison.
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jeranjoujeranjou   10 mai 2013
-Et vlan ! Je me suis retrouvée ronde comme une montgolfière. Sur le moment, j’ai cru que c’était une tumeur. Quand j’ai appris que ce n’était pas ça, j’ai été tellement soulagée que j’ai décidé de mettre bas le petit salopard.

-Diantre ! Où est-il maintenant ce paquet d’amour ?

-Aucune idée. Et, comme le disait Rhett Butler à Scarlett O’Hara : «Franchement, ma chère, je m’en tamponne le coquillard.»
+ Lire la suite
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jeranjoujeranjou   26 avril 2013
- Comme d’habitude, leur dis-je. Pas de changement de modus operandi. Cœur transpercé. Pas de violences sexuelles. (Ooooooh petit menteur !!!!) […]

Onze meurtres en moins d’un an et le Piqueur courait toujours, nous narguait.

J’espérais bien qu’on ne l’attrape jamais ! Grâce à lui, j’avais une vie sexuelle exaltante. D’ailleurs, nous étions pour ainsi dire complices, au fond.

Piqueur & Pineur, associés !



Le Dr Hegel, médecin légiste s'adressant aux flics, possède une humour noir...tellement noir qu'il en est génial !
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jeranjoujeranjou   21 avril 2013
Dr Hegel

Encore une ! Youpi ! […]
Elle gisait sur la table aussi désirable qu’un mannequin posant en couverture de Vogue. Manteau de vison, boucles d’oreilles en or, visage exquis !
Son nom était écrit sur l’étiquette d’identification :
« FIFI ». Etait-ce donc canaille !
- Allez, Fifi, fais voir ton mimi !
Je tremblais. Je bavais presque d’excitation. Quelle déesse ! Ooooooooh ! C’était la plus jolie de toutes jusqu’à présent. En comparaison, les autres avaient été des laiderons. J’étais impatient de m’allonger sur elle. Rhaaaaah ! Youpiii !
J’ouvris son manteau, relevai sa jupe, baissai fébrilement sa petite culotte…

Elle avait un penis !


Hegel à la morgue pratiquant des autopsies très poussées uniquement sur les femmes ! C'est de l'humour noir bien entendu...
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