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Marin de Viry (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253124052
Éditeur : Le Livre de Poche (14/03/2008)

Note moyenne : 2.97/5 (sur 391 notes)
Résumé :
* Paru sous le titre "Au secours pardon" en 2007, puis suite à l'adaptation au cinéma par l'auteur, réédité sous le titre du fim "L'idéal", en 2016. *

A Moscou, Octave Parango est chargé par une marque de cosmétiques de trouver la plus jolie femme du monde. Léna a la détermination boudeuse des jeunes filles et la beauté d'un ange démoniaque. A Moscou et à Saint-Pétersbourg, Octave se damne pour la sauver puis se perd avec elle. Lequel des deux sauvera... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
dancingbrave
  13 janvier 2017
J'aime bien cet auteur léger qui sous un prétexte quelconque, une histoire de moeurs finalement, en profite pour balancer quelques vérités bien senties sur l'homme, sa nature, ses bassesses, son mal-être, le conditionnement, la stupidité de nos sociétés.
Certes voilà un moyen déjà utilisé par l'auteur, mais il nous mène bien où il veut sans nous bousculer et avec un plaisir un peu futile mais toujours renouvelé.
J'aurais aimé mieux comprendre les moqueries, les allusions aux personnages en vue des médias, aux situations politiques, à l'actualité. Mais mes choix de vie font que je ne connais pas ces choses-là. Pas grave ! Je préfère comprendre d'autres choses….
Le roman est construit de façon disparate, à l'image du titre lui-même, ce qui donne un ensemble plutôt original et agréable servi par un style simple et vivant.
J'avoue avoir été scotché par la fin du roman que je n'avais vraiment pas vu venir.
Bref une lecture sympathique et piquante.
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Luniver
  13 avril 2019
Dans cette suite directe de 99 francs, nous retrouvons Octave, grillé dans le monde de la publicité, et devenu « Talent scout » en Russie pour trouver les futurs mannequins de demain pour les grandes marques.
Un monde une nouvelle fois sans pitié, où l'aspect humain disparaît totalement : chaque fille est jaugée selon une liste interminable de critères, et le moindre défaut équivaut à une élimination. Dans des pays souvent pauvres, où la perspective d'une carrière internationale est la seule chance de s'en tirer, la frontière entre casting, prostitution et pédophilie est plutôt floue…
Au contraire de 99 francs, je n'ai pas du tout accroché à cette lecture. Dans le premier volume, le narrateur, Octave, était cynique sur sa propre vie, ce qui passe toujours mieux. Dans ce livre-ci, il est cynique avec la vie des filles qu'il rencontre, prête à tout pour sortir de la misère. C'est beaucoup trop réaliste pour être confortable, et surtout, il est impossible de s'intéresser aux lamentations du narrateur derrière : difficile de réfléchir à la fin du romantisme dans le monde moderne quand deux pages plus tôt, une fille paumée de 17 ans couche avec un milliardaire pour obtenir un contrat.
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Gwenaweb
  26 juillet 2013
Je déteste Beigbeder, son menton et son attitude inabordable. Quelle ironie. J'adore l'ironie. J'adore son style de bouquin qui dit du mal de tout, et de tout le monde. Ca soulage de lire ces phrases choquantes et ces situations qui frisent le dégoût. C'était jouissivement dérangeant. le summum de l'obscène vous décroche une balle dans la tête à la dernière page. Et vous jubilez et vous en redemandez, enfants niqués de la tête que nous sommes.
Je remercie l'amie belge d'une amie française (repartie dans sa mère Patrie) de lui avoir prêté des livres de Beigbeder, ainsi que la française d'avoir laissé ces livres belges chez moi en Belgique (ça va vous suivez ou je vous ai perdus ?) et qui m'a permis de partir m'installer en Russie avec Octave (j'adore ce prénom).
Beigbeder : je ne t'aime pas mais j'épouserais bien tes livres.
Octave : on se retrouve en enfer, 3ème bûcher à droite et tout droit jusqu'au matin.
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Lune
  17 mars 2009
De lui, je ne connaissais que "Windows on the world" que j'avais beaucoup apprécié. Quant à ce livre- ci... Des chapitres entiers sur ces femmes russes, pauvres, dont la seule richesse est leur physique quantifié, notamment par Octave,"talent scout", cynique, dépravé, fou amoureux de l'une d'entre elles, par qui la mort et la résurrection (?) viendront, m'ont lassée. Ce n'est pas de la littérature comme je l'entends et comme je l'aime. Quelques passages se veulent beaux et émouvants mais on les trouve ailleurs, sans cet enchevêtrement sexe, fric, people, titillation d'ego... La souffrance, on la lit autrement et autre part, dans une vérité brûlante et réaliste, sans passer par ces longs moments qui me paraissent du"people amélioré" (on comprend également certaines clefs...) Et puis ce méli-mélo de "bons mots", de boutades d'ado attardé, de digressions longues et ennuyeuses sur la richesse et ses satellites : beauté, corruption, drogue, puissance..., de considérations religieuses et/ou philosphiques, d'éreintements politiques... Sans oublier le feu d'artifice final, un bouquet fané... (jeu de mot oblige, je viens de refermer le livre...). Ce défoulement qui part tous azimuts me fait crier : "Au secours, pardon", je ne vous lirai plus.
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brigittelascombe
  20 novembre 2011
Un portrait trouble et incisif à la fois, celui d'Octave Parengo, cynique quadragénaire, chercheur (pour une marque de cosmétiques) de têtes et corps féminins parfaits à travers la Russie.
Une ironie, noire de sous-entendus, pour raconter ce "recruteur esthétique" dont le passé en décomposition a décomposé sa famille, dont le présent très commercial s'instaure sur une technique de drague sophistiquée et dont l'avenir dépend de mensurations au top.
Une caricature de l'homme, qui, par peur des femmes,multiplie, trie, abuse et jette.
Une dénonciation de certains milieux, shootés à la cocaïne,corrompus par l'argent, où les mannequins sont de plus en plus jeunes (Léna la fille pitoyable, dont il ne fallait pas qu'il tombe amoureux, a 14 ans), où les rabatteurs pour orgies sont monnaie courante; de la "dictature de la beauté"; du marché florissant de crèmes cancérigènes vendues grace à des ambassadrices de charme; et du régime politique répressif.
Un sujet intéressant qui capte le lecteur et une fin inattendue qui relance le débat.
Frédéric Beigbeder, éditeur et romancier, est l'auteur( entre autres) de L'amour dure trois ans, dont le titre est à lui seul évocateur.!
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Citations et extraits (88) Voir plus Ajouter une citation
blogocultureblogoculture   31 décembre 2010
Pourquoi aucun mari n’a-t-il le courage de dire tout simplement la vérité à sa femme ? « Chérie, je t’aimerai toujours, tu es vraiment faite pour moi, mais j’ai envie de faire l’amour à d’autres femmes que toi. Cela te paraît insupportable alors que c’est toi qui es insupportable : tu contestes tout simplement l’essence même de ma masculinité. Il n’est pas très grave que je couche avec d’autres femmes si tu n’enquêtes pas sur tous les détails et ne lis pas mes e-mails. Tu peux faire la même chose, je ne te l’interdis pas, au contraire ça m’excite de te savoir désirée par d’autres hommes car comme tous les mecs je suis un pédé refoulé. Ta jalousie est tellement réac que tu es à toi seule la preuve de l’échec de la révolution sexuelle. Tu veux profiter des acquis de la révolution féministe mais tu veux aussi la restauration du couple à l’ancienne. Tu ne m’aimes pas : tu veux me posséder, ce n’est pas la même chose. SI tu m’aimais comme tu le prétends, tu aurais envie que j’aie tout le temps du plaisir, avec ou sans toi, comme je te le souhaite aussi, avec ou sans moi. Je vais être obligé de te quitter pour cette stupide et néanmoins – ma décisions le prouve – extrêmement importante raison : j’avais besoin de toucher d’autres corps que le tien, afin de vérifier que c’était le tien que je préférais. Adieu, dragon de ma vie, incapable de comprendre ce qu’est un mari. Je te suggère le suicide ou le lesbianisme comme issue à ton ignorance des fondements de la virilité. Regarde-moi bien : tu ne vas plus me voir. C’est en voulant me posséder que tu viens me perdre.
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MelissarkastikMelissarkastik   26 février 2010
... à force de se retenir d'aimer on peut en perdre la capacité. C'est peut-être ce qu'il y a de pire dans la vie: ne plus savoir tomber amoureux.
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ReaderReader   20 novembre 2010
Sans toi je suis handicapé, tétraplégique, mongolien, comateux, paranoïaque, névrosé et maniaco-dépressif. Ferme les yeux, j'appose mes mains sur ton visage et je chuchote dans tes oreilles que je t'aimerai toujours. Entends-tu mes larmes couler dans tes oreilles ?
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kindersurprizzzkindersurprizzz   27 mai 2010
J'ai aimé et j'ai été aimé, mais jamais les deux en même temps.
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carrecarre   05 juillet 2012
C'était après mon deuxième divorce. Il me restait un peu d'argent ; j'avais quitté mon pays. J'avais aimé, j'aimerais encore, mais j'espérais pouvoir me passer de l'amour, ce " sentiment ridicule accompagné de mouvements malpropres ", comme dit Théophile Gautier. D'ailleurs j'avais arrêté toutes les drogues dures, je ne vois pas pourquoi l'amour aurait bénéficié d'une exception.
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Videos de Frédéric Beigbeder (67) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Beigbeder
La frivolité est une affaire sérieuse, L'Observatoire
Frédéric Beigbeder est chroniqueur depuis plus de 30 ans. En se replongeant dans tous ses éditoriaux et chroniques, il a fait une découverte importante : il serait finalement un auteur engagé.
L?auteur de 99 Francs et de L?amour dure trois ans savait que, de livres en livres, défendait quelque chose, mais ne savait pas exactement quoi. Et puis est arrivé 2015, et les attentats qui ont ensanglanté Paris. Beig?croyait qu?il était superficiel alors qu?il était engagé. Toutes ces années passées à sortir la nuit constituaient une forme de militantisme pour la futilité et un certain art de vivre. Persuadé d?être un mondain décérébré, l?ancien publicitaire se présente aujourd?hui en soldat de première classe dans la guerre de l?insouciance.
Cet ouvrage comprend une sélection de plus de cent cinquante textes, entièrement réécrits, datant du début des années 1980 à nos jours. Ils classés en trois parties : avant 2015, pendant 2015 et après 2015. Au fil des époques, sa frivolité devient sérieuse ? si elle n?a l?a pas toujours été. La publication de ce livre, véritable expérience éditoriale et introspective, révèle plus que dans n?importe quel autre ce qui a fait le talent de Frédéric Beigbeder : saisir le bon aphorisme, capter la légèreté et la gravité de l?époque et briller par un irrésistible sens de la formule.
Romancier, essayiste, réalisateur et critique littéraire, Frédéric Beigbeder a obtenu en 2003 le prix Interallié pour Windows on the World (Grasset) et, en 2009, le prix Renaudot pour Un roman français (Grasset). Son dernier roman, Une Vie sans fin (Grasset, 2018), s?est déjà vendu à plus de 30 000 exemplaires.
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