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Marin de Viry (Préfacier, etc.)
EAN : 9782253124054
316 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (14/03/2008)
3.02/5   433 notes
Résumé :
* Paru sous le titre "Au secours pardon" en 2007, puis suite à l'adaptation au cinéma par l'auteur, réédité sous le titre du fim "L'idéal", en 2016. *

A Moscou, Octave Parango est chargé par une marque de cosmétiques de trouver la plus jolie femme du monde. Léna a la détermination boudeuse des jeunes filles et la beauté d'un ange démoniaque. A Moscou et à Saint-Pétersbourg, Octave se damne pour la sauver puis se perd avec elle. Lequel des deux sauvera... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
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Luniver
  13 avril 2019
Dans cette suite directe de 99 francs, nous retrouvons Octave, grillé dans le monde de la publicité, et devenu « Talent scout » en Russie pour trouver les futurs mannequins de demain pour les grandes marques.
Un monde une nouvelle fois sans pitié, où l'aspect humain disparaît totalement : chaque fille est jaugée selon une liste interminable de critères, et le moindre défaut équivaut à une élimination. Dans des pays souvent pauvres, où la perspective d'une carrière internationale est la seule chance de s'en tirer, la frontière entre casting, prostitution et pédophilie est plutôt floue…
Au contraire de 99 francs, je n'ai pas du tout accroché à cette lecture. Dans le premier volume, le narrateur, Octave, était cynique sur sa propre vie, ce qui passe toujours mieux. Dans ce livre-ci, il est cynique avec la vie des filles qu'il rencontre, prête à tout pour sortir de la misère. C'est beaucoup trop réaliste pour être confortable, et surtout, il est impossible de s'intéresser aux lamentations du narrateur derrière : difficile de réfléchir à la fin du romantisme dans le monde moderne quand deux pages plus tôt, une fille paumée de 17 ans couche avec un milliardaire pour obtenir un contrat.
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dancingbrave
  13 janvier 2017
J'aime bien cet auteur léger qui sous un prétexte quelconque, une histoire de moeurs finalement, en profite pour balancer quelques vérités bien senties sur l'homme, sa nature, ses bassesses, son mal-être, le conditionnement, la stupidité de nos sociétés.
Certes voilà un moyen déjà utilisé par l'auteur, mais il nous mène bien où il veut sans nous bousculer et avec un plaisir un peu futile mais toujours renouvelé.
J'aurais aimé mieux comprendre les moqueries, les allusions aux personnages en vue des médias, aux situations politiques, à l'actualité. Mais mes choix de vie font que je ne connais pas ces choses-là. Pas grave ! Je préfère comprendre d'autres choses….
Le roman est construit de façon disparate, à l'image du titre lui-même, ce qui donne un ensemble plutôt original et agréable servi par un style simple et vivant.
J'avoue avoir été scotché par la fin du roman que je n'avais vraiment pas vu venir.
Bref une lecture sympathique et piquante.
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Gwenaweb
  26 juillet 2013
Je déteste Beigbeder, son menton et son attitude inabordable. Quelle ironie. J'adore l'ironie. J'adore son style de bouquin qui dit du mal de tout, et de tout le monde. Ca soulage de lire ces phrases choquantes et ces situations qui frisent le dégoût. C'était jouissivement dérangeant. le summum de l'obscène vous décroche une balle dans la tête à la dernière page. Et vous jubilez et vous en redemandez, enfants niqués de la tête que nous sommes.
Je remercie l'amie belge d'une amie française (repartie dans sa mère Patrie) de lui avoir prêté des livres de Beigbeder, ainsi que la française d'avoir laissé ces livres belges chez moi en Belgique (ça va vous suivez ou je vous ai perdus ?) et qui m'a permis de partir m'installer en Russie avec Octave (j'adore ce prénom).
Beigbeder : je ne t'aime pas mais j'épouserais bien tes livres.
Octave : on se retrouve en enfer, 3ème bûcher à droite et tout droit jusqu'au matin.
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Lune
  17 mars 2009
De lui, je ne connaissais que "Windows on the world" que j'avais beaucoup apprécié. Quant à ce livre- ci... Des chapitres entiers sur ces femmes russes, pauvres, dont la seule richesse est leur physique quantifié, notamment par Octave,"talent scout", cynique, dépravé, fou amoureux de l'une d'entre elles, par qui la mort et la résurrection (?) viendront, m'ont lassée. Ce n'est pas de la littérature comme je l'entends et comme je l'aime. Quelques passages se veulent beaux et émouvants mais on les trouve ailleurs, sans cet enchevêtrement sexe, fric, people, titillation d'ego... La souffrance, on la lit autrement et autre part, dans une vérité brûlante et réaliste, sans passer par ces longs moments qui me paraissent du"people amélioré" (on comprend également certaines clefs...) Et puis ce méli-mélo de "bons mots", de boutades d'ado attardé, de digressions longues et ennuyeuses sur la richesse et ses satellites : beauté, corruption, drogue, puissance..., de considérations religieuses et/ou philosphiques, d'éreintements politiques... Sans oublier le feu d'artifice final, un bouquet fané... (jeu de mot oblige, je viens de refermer le livre...). Ce défoulement qui part tous azimuts me fait crier : "Au secours, pardon", je ne vous lirai plus.
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irisrivaldi
  07 février 2021
Entre cynisme et autodérision, l'auteur donne sa vision de l'univers très superficiel du mannequinat, sur fond de relecture de l'oeuvre de Nabokov : Lolita. Y est aussi abordée une sorte d'étude de moeurs de ce qu'on appellerait aujourd'hui la « bobo-sphère ». On retrouve les méthodes immorales du marketing, toujours enclin à peaufiner des stratégies qui feront craquer la pauvre ménagère, prête à succomber à n'importe quel prix aux promesses de jeunesse imaginaire.
Ce n'est pas un coup de coeur, mais l'ensemble n'est pas désagréable à lire. J'avais lu 99 Francs, il y a un moment déjà, ce n'est donc pas dans le but de lire la suite de ce livre que j'ai abordé ce roman-ci. J'avais plutôt l'intention de faire une pause entre deux livres dits sérieux avec une lecture plus légère. Même s'il faut bien l'avouer les thèmes parfois abordés ici ne sont pas si légers que ça comme la dictature de la beauté, qui ne révèle pas toujours chez l'être humain son plus beau côté.
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Citations et extraits (86) Voir plus Ajouter une citation
blogocultureblogoculture   31 décembre 2010
Pourquoi aucun mari n’a-t-il le courage de dire tout simplement la vérité à sa femme ? « Chérie, je t’aimerai toujours, tu es vraiment faite pour moi, mais j’ai envie de faire l’amour à d’autres femmes que toi. Cela te paraît insupportable alors que c’est toi qui es insupportable : tu contestes tout simplement l’essence même de ma masculinité. Il n’est pas très grave que je couche avec d’autres femmes si tu n’enquêtes pas sur tous les détails et ne lis pas mes e-mails. Tu peux faire la même chose, je ne te l’interdis pas, au contraire ça m’excite de te savoir désirée par d’autres hommes car comme tous les mecs je suis un pédé refoulé. Ta jalousie est tellement réac que tu es à toi seule la preuve de l’échec de la révolution sexuelle. Tu veux profiter des acquis de la révolution féministe mais tu veux aussi la restauration du couple à l’ancienne. Tu ne m’aimes pas : tu veux me posséder, ce n’est pas la même chose. SI tu m’aimais comme tu le prétends, tu aurais envie que j’aie tout le temps du plaisir, avec ou sans toi, comme je te le souhaite aussi, avec ou sans moi. Je vais être obligé de te quitter pour cette stupide et néanmoins – ma décisions le prouve – extrêmement importante raison : j’avais besoin de toucher d’autres corps que le tien, afin de vérifier que c’était le tien que je préférais. Adieu, dragon de ma vie, incapable de comprendre ce qu’est un mari. Je te suggère le suicide ou le lesbianisme comme issue à ton ignorance des fondements de la virilité. Regarde-moi bien : tu ne vas plus me voir. C’est en voulant me posséder que tu viens me perdre.
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MelissarkastikMelissarkastik   26 février 2010
... à force de se retenir d'aimer on peut en perdre la capacité. C'est peut-être ce qu'il y a de pire dans la vie: ne plus savoir tomber amoureux.
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ReaderReader   20 novembre 2010
Sans toi je suis handicapé, tétraplégique, mongolien, comateux, paranoïaque, névrosé et maniaco-dépressif. Ferme les yeux, j'appose mes mains sur ton visage et je chuchote dans tes oreilles que je t'aimerai toujours. Entends-tu mes larmes couler dans tes oreilles ?
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AskasciiAskascii   27 mai 2010
J'ai aimé et j'ai été aimé, mais jamais les deux en même temps.
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carrecarre   05 juillet 2012
C'était après mon deuxième divorce. Il me restait un peu d'argent ; j'avais quitté mon pays. J'avais aimé, j'aimerais encore, mais j'espérais pouvoir me passer de l'amour, ce " sentiment ridicule accompagné de mouvements malpropres ", comme dit Théophile Gautier. D'ailleurs j'avais arrêté toutes les drogues dures, je ne vois pas pourquoi l'amour aurait bénéficié d'une exception.
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Rencontre croisée avec Frederic Beigbeder & Nicolas Espitalier. Entretien avec Yves Harté.
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