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ISBN : 2710324105
Éditeur : La Table ronde (04/04/2001)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 292 notes)
Résumé :
"Le roman le plus snob de la rentrée? N'hésitez pas ce sont les Mémoires d'un jeune homme dérangé, prestement enlevés par un godelureau éthylique, nihiliste et sarcastique."

"On pense à Musset, à Poil de Carotte, au poil à gratter."

"L'élégance déjantée de son style cache beaucoup d'efforts, et comme un retour à l'esprit des fondateurs Beigbeder est le Morny du nightclubbing."

"Paris ressemblera donc à un chapitre de Fi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Croquignolle
  07 février 2016
Un livre portant ce titre ne pouvait que m'intriguer, me déranger, me fasciner, m'énerver, me toucher, me faire rire et voyager.
Mission accomplie, M. Beigbeder !
La plume est brillante, drôle, riche d'images colorées, de jeux de mots intelligents et de références savoureuses. Elle y dévoile une palette d'émotions de la plus pudique à la plus déjantée.
On passe du rire aux larmes, de la douceur à la révolte, de l'énervement à l'adhésion totale.
On assiste activement à la débauche d'un monde qu'on rejette et pourtant on rêve d'en être ... l'espace d'une soirée costumée.
On se sent pleinement l'ami de l'Homme dans toute sa splendeur et le protecteur de son Aimée parfois malmenée. On devient membre assidu d'un groupe de défense de la cause féminine et on rêve d'animer un groupe des Alcooliques Anonymes...
Et au coeur de cette scène théâtrale, l'Amour, l'Unique, le Beau, le Vrai !
Ce voyage dans ce monde de la jeunesse dorée, riche en relations superficielles et en consommations éthyliques débridées a été dépaysant à souhait.
Cette lecture infiniment grinçante, politiquement incorrecte, délicieusement débauchée et douloureusement tendre est à recommander sans modération.
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helhiv
  29 mars 2016
Je voulais à tout prix lire un livre de Frédéric Beigbeder ... Après avoir lu celui-ci, je ne suis plus sûre de la raison. C'est une vraie déception par rapport à ce que j'en avais ressenti dans les critiques, notamment sur son côté déjanté. J'ai trouvé les aspects "déjantés" du récit en réalité bien convenus. L'histoire, qui raconte en fait comment le personnage qui ressemble à l'auteur, finit par tomber éperdument amoureux au travers d'une succession de fêtes mondaines, l'histoire donc, est très masculine avec des femmes qui apparaissent souvent comme des êtres incompréhensibles mais admirables. Pourtant, si on excepte la succession de calembours "pitoyables" (comme il l'écrit l'auteur lui-même), il y a quelque chose de flamboyant et de très créateur dans le style de Frédéric Beigbeder avec de vrais moments de grâce, malheureusement trop rares. Peut-être parce que le monde décrit m'ennuie, l'histoire ne m'a pas intéressée surtout parce que le futile l'emporte sur l'essentiel. En détournant le jugement de Malraux sur le baron Clappique dans La condition humaine, je dirais que Frédéric Beigbeder a une plume d'or mais creuse ... en tout cas pour ce livre. J'essaierai d'en lire un autre ...
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dumbo53
  16 novembre 2014
"Beigbeder, un Vian des plateaux télé?"
"Mémoires d'un jeune homme dérangé", le premier Beigbeder que j'ai lu, m'a fait changer d'avis sur son auteur.
Avant, je pensais "c'est un dandy parisien élevé sur plateau télé, sans intéret". Après je pense "c'est un dandy parisien élevé sur plateau télé, capable d'écrire et de faire rire".
Ce livre rapporte les tribulations éthyliques et parisiennes d'un jeune homme de la haute et rappelle "Vercoquin et le plancton" de Boris Vian.
Pour un dandy éthylique et suffisant, c'est un coup d'essai superbe!!
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Morgouille
  18 novembre 2010
J'ai commencé par son dernier, je me devais donc d'enchaîner avec le premier. Je me fous que cet homme joue avec sa médiatisation, que le personnage fasse vendre ou qu'on dise qu'il fait vendre. Je me fous de sa provocation et du but de sa provocation. Moi, cet homme, cet écrivain, je veux le prendre comme je le vois. (Le prendre dans le sens euh… Bref, j'imagine que ça n'intéresse personne… Hum. =D) Je me fous de son arrogance et de son côté ultra-agaçant. Je flirte avec ses mots. Je filtre les éternels insectes attirés par la lumière criarde des débats, battages et autres spécialités médiatiques. Parce que quand je le lis, je me sens bien. On dirait des mots cousus sur mesure pour mon lunatisme ambiant. Être fidèle à soi-même et donc extrêmement contradictoire : j'aime cette rareté.
L'histoire de Marc Marronnier, pour quelqu'un comme moi, c'est de l'absurde nouveau. [...]

Lien : http://morgouille.wordpress...
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davem
  28 juillet 2017
Les tribulations d'un dandy moderne.
Si l'on juge un roman par l'empreinte qu'il laisse une fois sa lecture terminée, mon jugement sur ce premier roman de Begbeider pourrait être cinglant, car après quelques semaines, je dois bien avouer que je ne me souviens de pratiquement rien de l'intrigue. Néanmoins, il me reste cette impression d'avoir lu quelques belles phrases, des métaphores bien senties et une vision désenchantée du monde dans lequel nous vivons. Bien sur, les aventures festives et éthyliques du personnage principal peuvent paraître creuses et superficielles, mais elles sont révélatrices d'un certain malaise de notre société et témoignent selon moi d'une certaine fragilité et mélancolie (ah ce bon vieux spleen!).
Un roman qui peut paraître sans intérêt au premier abord, qui ne laisse pas de souvenir impérissable, mais qui mérite néanmoins que l'on s'y attarde quelques heures (il est très court) ne serait que pour les quelques belles phrases qu'il contient.
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
MorgouilleMorgouille   18 novembre 2010
Quand on aime, on ne compte pas. Si : on compte les jours et les heures, parfois les minutes. Anne ne m’a pas donné de nouvelles pendant deux jours et j’ai vieilli de dix ans. J’ai surveillé le téléphone, démonté le téléphone, remonté le téléphone. J’aurais pu passer mon C.A.P. de téléphonicien. Anne a fini par venir. Son père était hospitalisé.
Je n’ai même pas pu l’engueuler !
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ZiziMuleATresseZiziMuleATresse   24 octobre 2010
« Si tu tiens dix minutes de silence sans être dégoûté, c'est que t'as le béguin ; si tu tiens une heure, c'est que t'es amoureux ; et si tu tiens dix ans, c'est que t'es marié ! »
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ShrimpShrimp   30 octobre 2011
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas me masturber.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas me défoncer.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas être Mick Jagger.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas savoir par cœur les paroles de la Bohème.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas me ronger les ongles.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas avoir couché avec Roland Barthes.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas draguer.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas avoir ma photo dans les journaux.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas aller chez le coiffeur.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas manger.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas boire.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas sortir.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas écrire.
Tout d'un coup il m'est devenu indifférent de ne pas mourir.
Tout d'un coup Anne.
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usagiusagi   12 juin 2013
Dans la vie on n'a qu'un seul grand amour et tous ceux qui précèdent sont des amours de rodage et tous ceux qui suivent sont des amours de rattrapage ; c'est maintenant ou jamais.

[...] Pascal a raison: "Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas demeurer au repos dans une chambre." Rien n'est plus beau que de s'enfermer avec la femme qu'on aime. Plus que toute passion au monde, j'aime me brosser les dents à côté d'Anne le soir, retrouver ses collants sur le dossier de ma chaise le matin et l'aider à faire ses courses l'après-midi. Aucun sentimentalisme bidon ne peut égaler l'émotion qui m'étreint lorsque Anne chante dans la cuisine en épluchant des pommes de terre. Aucun film porno n'est plus excitant que de la contempler dans son bain avec du shampooing plein les yeux.

Albert Cohen s'est trompé: ce ne sont pas les bruits de chasse d'eau qui tuent l'amour. C'est la crainte de l'ennui qui mue nos rêves flamboyants en cauchemars climatisés. En réalité, les bruits de chasse d'eau tuent cet ennui, tout comme les odeurs de pain grillé, les vieilles photos de vacances, les bracelets oubliés sur la table de nuit et le petit mot imbécile au fond d'une veste qui fait monter les larmes aux yeux. Le meilleur remède contre la vie quotidienne, c'est le culte du quotidien, dans sa fluidité.

Les hommes craignent la vie de couple, pour une seule raison: la peur de la routine. Cette peur en cache une autre, celle de la monogamie. [...]

Si la femme de votre vie est innombrable, pourquoi iriez-vous ailleurs ? Votre vie quotidienne cessera alors d'être une vie de tous les jours.

Je regarde Anne et que vois-je ? Le matin, une femme mûre, ébouriffée, à la fois rauque, qui fait sa toilette en écoutant la radio. Dix minutes plus tard, c'est déjà une autre, tendre amie, qui crache des noyaux de cerises par la fenêtre. Retour au lit : Anne est une troisième, sensuelle au corps brûlant. Et ainsi de suite, en une seule matinée je connaîtrai vingt femmes différentes, de la petite fille modèle qui regarde la télé en mâchant un chew-gum lui gonflant la joue, à la dactylo populaire qui se lime les ongles en téléphonant, en passant par la dépressive hystérique qui meurt d'angoisse en fixant le plafond, sans oublier la maîtresse fleur bleue. Comment voudriez-vous que je m'en lasse ? Pas besoin de subterfuges, d'inventions compliquées ou de stratagèmes pour raviver ma flamme : Anne est un harem à elle toute seule.
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MorgouilleMorgouille   18 novembre 2010
Aujourd’hui je sais que je ne ferai jamais le tour du monde, que je ne serai jamais numéro 1 du Top 50, que je ne serai jamais Président de la République, que je ne me suiciderai pas, que je ne serai jamais pris en otage, que je ne serai jamais héroïnomane, que je ne serai jamais chef d’orchestre, que je ne serai jamais condamné à mort. Aujourd’hui je sais que je mourrai de mort naturelle (d’une overdose de Junk Food).
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Videos de Frédéric Beigbeder (67) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Beigbeder
La frivolité est une affaire sérieuse, L'Observatoire
Frédéric Beigbeder est chroniqueur depuis plus de 30 ans. En se replongeant dans tous ses éditoriaux et chroniques, il a fait une découverte importante : il serait finalement un auteur engagé.
L?auteur de 99 Francs et de L?amour dure trois ans savait que, de livres en livres, défendait quelque chose, mais ne savait pas exactement quoi. Et puis est arrivé 2015, et les attentats qui ont ensanglanté Paris. Beig?croyait qu?il était superficiel alors qu?il était engagé. Toutes ces années passées à sortir la nuit constituaient une forme de militantisme pour la futilité et un certain art de vivre. Persuadé d?être un mondain décérébré, l?ancien publicitaire se présente aujourd?hui en soldat de première classe dans la guerre de l?insouciance.
Cet ouvrage comprend une sélection de plus de cent cinquante textes, entièrement réécrits, datant du début des années 1980 à nos jours. Ils classés en trois parties : avant 2015, pendant 2015 et après 2015. Au fil des époques, sa frivolité devient sérieuse ? si elle n?a l?a pas toujours été. La publication de ce livre, véritable expérience éditoriale et introspective, révèle plus que dans n?importe quel autre ce qui a fait le talent de Frédéric Beigbeder : saisir le bon aphorisme, capter la légèreté et la gravité de l?époque et briller par un irrésistible sens de la formule.
Romancier, essayiste, réalisateur et critique littéraire, Frédéric Beigbeder a obtenu en 2003 le prix Interallié pour Windows on the World (Grasset) et, en 2009, le prix Renaudot pour Un roman français (Grasset). Son dernier roman, Une Vie sans fin (Grasset, 2018), s?est déjà vendu à plus de 30 000 exemplaires.
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