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EAN : 9782070413584
108 pages
Gallimard (07/09/2000)
3.04/5   922 notes
Résumé :
Certains territoires du cervelet et d'autres champs de la conscience sont restés inexplorés avant les années quatre-vingt et la découverte d'une nouvelle drogue, la MDMA, plus connue sous le nom d'ecstasy. Drogue dure, cette "pilule de l'amour" à effet rapide "avec une montée et une descente comme dans les montagnes russes" rend la vie des personnages de ce recueil de nouvelles parfois difficile : jouissive avant d'être sombre, heureuse avant d'être déprimante. On s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
3,04

sur 922 notes

pascontent
  07 mai 2021
Frédéric Beigbeder, ou plutôt son double littéraire Octave Parango (enfin on ne sait plus très bien qui est qui), aime tester différents produits illicites. Cette fois ci, notre héros va expérimenter l'ecstasy pour trouver l'inspiration littéraire.
Il n'en est pas à sa première expérience, ainsi il y a quelque temps, notre plumitif avait voulu tester un mélange de sa composition personnelle : fanta citron, biazipine concassée, pastis. Notre écrivain met donc son mélange détonant dans une flasque et se rend au Rex club. Assis à une table, il matte la salle en sirotant son mélange. Avec lui, ses potes Michka Esseyas et Simon Liberita lui tiennent compagnie. Une superbe créature l'invite à danser au son de la house music à plein tube. Notre nightclubber baragouine quelques mots à sa partenaire : "Tout est provisoire et tout s'achète. L'homme est un produit comme les autres, avec une date limite de vente." Elle lui répond: " Mais putain de quoi tu parles ?" Et elle le laisse en plan.
Notre romancier reprend une lampée de sa mixture, il se sent très, très en forme. Il fonce dans une salle annexe où on organise des karaokés. Il arrache le micro des mains d'une chanteuse amateure et commence ses diatribes en beuglant tel un télé-évangéliste : "L'amour dure 3 ans. Si les hommes font tant de peine aux femmes, c'est parce qu'elles sont plus belles quand elles pleurent. Notre amour est beau parce qu'il est impossible. J'accuse la société de consommation de m'avoir fait comme je suis : insatiable. le monde est irréel sauf quand il est chiant." Notre écrivain continue ainsi devant la salle désertée, jusqu'à ce que les lumières s'éteignent...
Quelques jours plus tard, un de ses potes le persuade d'aller sur le darknet pour faire son marché de beuh, c'est sûr à 100%, lui assure-t'il. Notre grand écrivain passe donc sa commande de weed sur le dark, on va livrer la marchandise chez lui le lendemain à midi. Ah ça c'est mortel la livraison à domicile ! se dit-il. A six heures du mat, notre écrivain est en plein rêve pornographique quand il entend un boucan d'enfer, des connards sont en train d'exploser sa porte d'entrée. Il se lève, zigounette à l'air et il met ses lunettes noires. "Police" beugle un mec cagoulé tout en noir, suivi d'une dizaine d'autres. C'est ainsi que notre grand nigaud s'est retrouvé au poste pour achat illicite de drogue. de son amusant séjour au commissariat, il écrira "Un roman français". A quoi ça tient l'inspiration littéraire !
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Jean-Daniel
  22 janvier 2018
De nombreux écrivains, ou artistes, sous l'influence de drogues (alcool, héroïne, …), ont cherché plus ou moins volontairement à ouvrir la porte à une nouvelle expérience ou une autre conscience. La plupart ont été oubliés, d'autres au contraire ont été transcendés par l'effacement des barrières de l'inhibition. Qu'en sera-t-il pour Beigbeder ?
Ce petit livre m'a laissé perplexe. Frédéric Beigbeder veut nous faire croire qu'il a écrit ces nouvelles sous l'emprise de l'ecstasy ; est-ce pour se faire pardonner d'écrire un livre donc le contenu est aussi insignifiant et séduisant qu'une boite de comprimés vide ? Rien n'est épargné au lecteur et cette compilation de fonds de tiroirs expose des pratiques sexuelles douteuses et des hallucinations malsaines sans aucun intérêt. Beigbeder donne libre cours à ses fantasmes et à ses jérémiades existentielles. Il n'a aucune limite dans ce qu'il décrit, n'hésitant pas, la plupart du temps, à utiliser une vulgarité qui peut choquer. Le style oscille ente le vide et le néant.
Que dire de plus ? Ce livre est un des plus mauvais qu'il m'ait été donné de lire ces dernières années.
Nouvelles trouvées dans une boite à livres, elles vont rapidement y retourner.
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araucaria
  14 juillet 2012
Je ne peux pas accorder d'étoile à ce livre. Il est tellement insipide, mauvais, sans intérêt qu'il ne mérite qu'un ZERO pointé! Je ne décolère pas d'avoir perdu mon temps à cette lecture.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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MissSherlock
  21 mars 2017
Je pense que pour apprécier ces nouvelles, c'est moi qui aurait dû prendre de l'ecstasy. Sans blague, ce recueil est imbuvable.
J'ai eu le sentiment que Frédéric Beigbeder écrivait ses petites histoires dans l'unique but de choquer. Et choquer pour choquer, moi je trouve ça bien couillon.
Les histoires sont creuses, totalement vides. Il n'y a aucune réflexion. Je me fiche pas mal que ça soit cru tant que le texte est intelligent. Mais là, c'est superficiel.
Je pense que je vais en rester là avec cet auteur. Je garderai en mémoire Windows on the World, le reste je le jette aux oubliettes.
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saigneurdeguerre
  27 septembre 2018
Je vais faire très court en empruntant à l'auteur une de ses pensées quand il parle de lui-même : " Ma vie n'est qu'une merde". C'est exactement ce que je pense de ce recueil qu'il a pondu, chié devrais-je dire...
Faut-il être ou s'être drogué pour apprécier ce recueil ? Sans doute. N'ayant jamais essayé, il ne m'inspire que pitié pour ce pauvre homme riche qui a su tellement souffrir à force de chercher les ennuis pour tromper une vie sans intérêt si ce n'est celui des paradis artificiels.
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Citations et extraits (111) Voir plus Ajouter une citation
HairnetparadiseHairnetparadise   30 novembre 2008
Il faut vivre à 800 à l'heure et mourir juste après, la cervelle étalée sur le capot comme du sperme. Vivre à 800 à l'heure, trop vite pour avoir le temps d'écouter la fin du tube de l'été. Être une météorite jamais rassasiée et dont personne ne peut profiter. Surtout, s'attirer immédiatement tous les dangers les plus bêtes, en particulier quand le ciel est couvert. La décadence n'est pas seulement une quête de rédemption ; c'est surtout un mode de vie. Les taxis klaxonnent en vain, et si les néons de l'hôtel clignotent, c'est sans doute qu'ils sont défectueux.
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ReaderReader   20 novembre 2010
Aimer ou faire semblant d'aimer, où est la différence, du moment que l'on parvient à se tromper soi-même ?
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MissSherlockMissSherlock   21 mars 2017
Continuer de te mentir en caressant ton dos sous ton pull, puis tes seins par-dessus ton soutif, puis mes doigts dans ta culotte, putain est-ce que ça te ferait ralentir ? Où allons-nous garer cet engin ? Devant l'aérogare 1 ou dans le parking ? Pourquoi cette place de parking porte-t-elle le
numéro 1D6 ? Cela ressemble à « indécise », pas vrai ?
Combien de temps elle dure cette pilule ? Pourquoi les portes automatiques s'ouvrent-elles avant qu'on les touche ? Pourquoi ces néons blafards nous donnent l'impression de gambader sur la lune ? Faisons-nous vraiment ces bonds de six mètres ou est-ce une illusion ?
Peux-tu recommencer à m'embrasser SVP ? Cela te dérangerait-il que je décharge dans ta bouche ? Tu accepterais qu'on s'enferme aux chiottes pour que je baise ton visage ? Tu m'avaleras si je te lèche la chatte ?
C'était bien ? C'était très très bien ? Bon sang c'était super mais quelle heure est-il maintenant ? Pourquoi les nuits doivent-elles TOU- JOURS être remplacées par des journées ?
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YukoYuko   21 avril 2011
L'homme n'est peut-être pas fait pour rester seul, mais il l'est pourtant, même marié, l'homme demeure seul et abandonné sur une planète qui fonce dans le vide intersidéral à la vitesse de 29,79 kilomètres par seconde. L'homme naît, court, se dépêche de vivre, lit des livres, va au cinéma, souffre, prend son petit déjeuner, meurt.
Parfois, dans l'intervalle, il peut lui sembler qu'il n'est pas fait pour le célibat éternel. Il risque alors de tomber amoureux.
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ReaderReader   20 novembre 2010
Je bois pour oublier qu'on m'a oublié.
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Vidéo de Frédéric Beigbeder
VLEEL rencontre Frédéric Beigbeder, Un barrage contre l'Atlantique, 30 Janvier 2022
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