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EAN : 9782290240311
320 pages
J'ai Lu (02/02/2022)
3.65/5   13 notes
Résumé :
Ce roman retrace les derniers instants radieux, nuageux puis dramatiques d'une ultime histoire d'amour. Abandonné par la jeune femme qu'il aime éperdument, un homme mûr se retrouve face au vide et à la solitude de son existence qu'il découvre sans avenir.
Il avait déjà perdu l'inspiration et la foi en l'humanité, cette rupture achève de briser le créateur, le laissant à ses souvenirs et aux images d'un bonheur révolu.

L'auteur nous entraîne fin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Ladybirdy
  08 février 2022
Mi figue mi raisin, difficile de me prononcer sur ce livre.
Le narrateur principal, sexagénaire est en proie à une dépression suite à la rupture avec sa compagne Cunégonde, de vingt-ans son aînée.
Mal en point, il replonge dans les souvenirs de son histoire à travers des flashbacks qui coulent à flot.
Roman traitant de la rupture amoureuse, du temps qui passe, de la souffrance, du vide, nous voilà partis direction latence et mélancolie où les détails prennent tout leur sens.
Je n'ai rien à reprocher à ce livre, son écriture est fluide et non dénuée d'humour. L'histoire m'a semblé un peu longue avec des personnages qui ne m'ont guère séduite. J'en attendais peut-être un peu trop de ce livre à moins que les ruminations incessantes sur la perte d'un grand amour me passent au-dessus de la tête.
Merci à Babelio pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'opération masse critique.
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livrement_ka
  04 mars 2020
On débute ce livre avec quelques a priori.....Tiens un réalisateur de film qui se lance dans un roman. Que va t'on y trouver...Va t'on apprécier sa lecture ?
Et bien figurez-vous que malgré cela, et surtout me trouvant hors de ma zone de confort, je me suis laissée embarquer dans l'histoire de cet homme, narrateur, qui va retracer sa vie passée.
Dans un style assez lent, et élégant, vous allez découvrir la vie d'un homme sur le tard qui se souvient des belles années avec une femme qui l'a bouleversé. Cet homme qui ne pensait pas ressentir de telles émotions.
Le lecteur arrive alors que le narrateur  reçoit comme un choc la rupture avec la femme qu'il pensait être la bonne . Une différence d'âge gommée par les attraits communs, et par la découverte de nouvelles choses, aura finalement raison de leur passion.
Je note également dans le récit un humour assez grinçant et beaucoup de dérision par le narrateur sur sa propre personne.



Les descriptions sont très imagées et pleines de réalisme, ce qui est en partie dû je pense aux premiers amours de l'auteur pour la réalisation de films.
Ce réalisme permet au lecteur de se sentir proche du narrateur, à la limite du confident à qui ce dernier va confier toutes ses émotions tous ses ressentis et surtout sa vision des choses assez particulières. 
J'ai vraiment apprécié l'élégance de l'écriture même dans les scènes un peu osées qui ont néanmoins toute leur place dans le récit.
Je regrette par contre la longueur des chapitres qui apportent un peu de lourdeur à l'histoire.
A contrario le sujet sur la décision de mourir d'Ingrid, la date, le lieu, tout cela apporte un plus à ce roman; car cette question d'Euthanasie est vraiment d'actualité en France et je trouve que l'on devrait plus en parler. (à l'image d'Anne Bert qui a été jusqu'au bout de son idée mais dans un autre pays).

**************************

Mon ressenti : en dehors de confort, j'ai néanmoins trouvé l'écriture et le style élégant pour une histoire qui se laisse lire de manière agréable.
Le petit plus : encore une fois, je suis sous le charme de la couverture
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harukochan
  05 février 2022
En résumé : un roman contemporain dans lequel un homme, non pas au crépuscule de sa vie, mais clairement sur la pente descendante nous raconte son dernier chagrin d'amour.
En détail :
Ce roman traite de la séparation, Stanley s'est fait quitter par son amoureuse et il vit désormais avec son absence pour seule compagne. Vu son âge, il est persuadé qu'il s'agissait de sa dernière histoire d'amour. Le récit est à l'image de son quotidien : entre moment présent et remémoration du passé à chaque fois qu'un objet ou une situation lui en donne l'occasion. Il fait des aller-retours entre sa nouvelle vie de dépressif et ses moments de bonheur passionnel : "Mentalement, il faisait tourner le présentoir des instants, comme des touristes choisissent des cartes postales".
A cela s'ajoute le triste constat de notre protagoniste : ses meilleures années sont clairement derrière lui, retraité, adepte du spleen et guetté par la dépression et les soucis de santé. Sa carrière d'artiste s'est essoufflée et il n'arrive plus à concrétiser ses moments d'inspiration.
Le récit est porté par une plume vive, piquante et pleine d'humour, l'auteur a mille façons de raconter le sentiment d'amour, il retravaille sans cesse les mêmes thématiques avec de nouveaux motifs. Il retranscrit avec précision les petits gestes du quotidien, les lieux communs raconter entre amis. Les souvenirs de ses ébats avec Solène sont également très... précisément décrit ! Une grande part de l'histoire est consacré aux jours heureux de la relation, ce qui en fait un roman bien plus lumineux que ce qu'en laisse présager la quatrième de couverture.
Le protagoniste ne plaira pas à tout le monde. Homme de la soixantaine, paternaliste, profitant de son milieu bourgeois privilégié tout en crachant sur le reste du genre humain, trop bête et cupide à son goût. Mais l'auteur le livre dans toutes ses failles, ses contradictions, ses espoirs, rien n'est laissé dans l'ombre et cette transparence adoucit les défauts du personnage.
Le plus : le surnom dont se voit affublée la déserteuse par son amoureux éconduit et dépité : Cunégonde !
Du même auteur : Les chantiers de la gloire
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ramettes
  08 septembre 2020
Je connais un peu Jean-Jacques Beineix mais n'étant pas cinéphile j'ai lu ce premier roman sans associer le réalisateur, l'auteur et le personnage. Est-ce de l'auto-fiction ? Je ne saurai vous dire…
J'ai trouvé dans cette narration une recherche visuelle dans certaines scènes, cela correspond au personnage. le regard, l'importance de la vue, la mise en place des éléments, les décors, les personnages, les photos. Il y a une certaine cherche esthétique avant les pensées et les réflexions ou les dialogues. le lecteur à vraiment l'impression de voir une scène, sans aller jusqu'à dire figée mais une image de l'instant. Les silences et les non-dits viennent accentuer cet effet. Il y a beaucoup de références à la photographie.
Toboggan, lorsque j'ai vu le titre et la couverture en noir et blanc, j'ai pensé à l'enfance mais aussi à l'idée de glissade. Je me suis demandé si on n'allait pas assister à une longue descente…
Il a été réalisateur, il a été amant, il est un homme nu face à a vie.
Ce roman traite beaucoup du corps. le personnage principal avec son corps qui le lâche depuis quelques mois, vertiges et anémies. Corps moins « esthétique » effets du vieillissement pas toujours bien vécu. Mais aussi corps nu et soins par le yoga. Cela forme des effets miroirs. Nous avons d'autres part le corps de l'ex-amante qui s'exhibe sur la toile. Il découvre une facette d'elle qu'il ne connaissait pas qu'il n'a pas su révéler par respect. On a d'une part la sexualité à travers les souvenirs et l'absence.
Nous avons ensuite tout ce qui touche à la mémoire avec les souvenirs et les rêveries. On navigue entre la nostalgie et la « dépression ».
Ces deux thématiques sont aussi développées autour des femmes de sa vie, dans cette introspection on va jusqu'à la mort de la mère, la grande absente. Son propre corps semble vouloir le faire glisser vers la mort.
La santé tiens une place importante. Il a décidé de se reprendre en main. Il va passer les examen médicaux, il va faire du yoga, il va changer d'air… Là encore les femmes l'accompagne sa fille et son amie de toujours (qui est psychiatre)…
J'ai bien aimé son écriture. Les dialogues viennent compléter l'histoire. Par eux on va apprendre des choses sur le passé et le présent, sur la vie des personnages. C'est un roman qui se lit vite car on veut savoir comment le protagoniste va faire son deuil de cette histoire d'amour, de sa jeunesse perdue... La typographie joue aussi un rôle, les caractères assez gros donnent visuellement un texte aéré.
J'ai beaucoup aimé la présence des couleurs, des images et tout cet aspect visuel dont je parlait plus haut.
Lien : http://ramettes.canalblog.co..
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mijadi
  06 janvier 2021
Le roman ne nous entraîne pas dans le tourbillon de la vie mais dans la subtile verticalité du tobogan, qui nous plonge vers la chute finale, commune à tout être : la mort. L'intrigue amoureuse, celle d'un amour déçu qui se transforme en amour déchu, rend la pente plus glissante mais est le prétexte - ou la clef - d'une réflexion sur le déclin, l'art, le sens de la vie et celui des émotions qui la peignent. le narrateur ne compte plus le temps mais se met plutôt à le décompter comme un compte à rebours cruel.
Les romans publiés par les "gens de cinéma" sont souvent décevants, si tant est qu'on puisse en attendre quelque chose. Ici, il n'en est rien, Jean-Jacques Beineix n'est pas que le réalisateur que l'on connaît bien mais aussi un écrivain et signe ici une oeuvre au pessimisme charnel, à la fois sombre et joyeuse, comme la vie. On se plaît à lire celui qui apparaît au fil du récit comme un misanthrope que les mots viennent sauver. La plume est raffinée, esthétique mais aussi incisive et railleuse. On le lit vite pour connaître le sort des personnage et celui du narrateur. C'est un livre dont je conseille la lecture car il épouse à la fois très bien notre époque et ses désillusions mais fait écho aux sentiments et réflexions universels.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
harukochanharukochan   05 février 2022
Depuis qu'elle l'avait largué sur son bord de trottoir, au fils des jours, il sentait son chagrin se creuser comme une mer de tempête. Une mer grise, rageuse, avec des rafales qui forcissaient. Une pensée cognait dans sa tête avec la régularité des déferlantes sur la coque d'un bateau en perdition.
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harukochanharukochan   05 février 2022
Même s'il savait que son amour meurtri allait voyager en clandestin dans ses bagages, mieux valait encore la mer de Libye, elle emporterait peut-être un peu de sa douleur au large.
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harukochanharukochan   05 février 2022
Des petits cailloux, jalons précieux d'une suite ininterrompue de minuscules riens, de gestes, de pensées, de secrets, de désirs mêlés qui fabriquaient une vie d'amoureux.
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harukochanharukochan   05 février 2022
Mentalement, il faisait tourner le présentoir des instants, comme des touristes croissent des cartes postales.
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Video de Jean-Jacques Beineix (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Jacques Beineix
En 1986, Jean-Jacques Beineix révèle Béatrice Dalle dans un film devenu culte : "37°2 le matin". le cinéaste est décédé à l'âge de 75 ans, le jeudi 13 janvier 2022. Écoutez-le dans des archives de 1986 et 1996 revenir sur la genèse de son plus grand succès.
#Cinéma #Beineix #Cultureprime _____________
Les autres vidéos de @Culture Prime  https://www.youtube.com/watch?v=YzPpXfvA6FI&list=PLKpTasoeXDrrruXDfYbZhsarxXP9MYzsZ&index=1&ab_channel=FranceCulture
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