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Critique de harukochan


harukochan
  05 février 2022
En résumé : un roman contemporain dans lequel un homme, non pas au crépuscule de sa vie, mais clairement sur la pente descendante nous raconte son dernier chagrin d'amour.

En détail :
Ce roman traite de la séparation, Stanley s'est fait quitter par son amoureuse et il vit désormais avec son absence pour seule compagne. Vu son âge, il est persuadé qu'il s'agissait de sa dernière histoire d'amour. Le récit est à l'image de son quotidien : entre moment présent et remémoration du passé à chaque fois qu'un objet ou une situation lui en donne l'occasion. Il fait des aller-retours entre sa nouvelle vie de dépressif et ses moments de bonheur passionnel : "Mentalement, il faisait tourner le présentoir des instants, comme des touristes choisissent des cartes postales".

A cela s'ajoute le triste constat de notre protagoniste : ses meilleures années sont clairement derrière lui, retraité, adepte du spleen et guetté par la dépression et les soucis de santé. Sa carrière d'artiste s'est essoufflée et il n'arrive plus à concrétiser ses moments d'inspiration.

Le récit est porté par une plume vive, piquante et pleine d'humour, l'auteur a mille façons de raconter le sentiment d'amour, il retravaille sans cesse les mêmes thématiques avec de nouveaux motifs. Il retranscrit avec précision les petits gestes du quotidien, les lieux communs raconter entre amis. Les souvenirs de ses ébats avec Solène sont également très... précisément décrit ! Une grande part de l'histoire est consacré aux jours heureux de la relation, ce qui en fait un roman bien plus lumineux que ce qu'en laisse présager la quatrième de couverture.

Le protagoniste ne plaira pas à tout le monde. Homme de la soixantaine, paternaliste, profitant de son milieu bourgeois privilégié tout en crachant sur le reste du genre humain, trop bête et cupide à son goût. Mais l'auteur le livre dans toutes ses failles, ses contradictions, ses espoirs, rien n'est laissé dans l'ombre et cette transparence adoucit les défauts du personnage.

Le plus : le surnom dont se voit affublée la déserteuse par son amoureux éconduit et dépité : Cunégonde !

Du même auteur : Les chantiers de la gloire
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