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EAN : 9782818040904
96 pages
Éditeur : P.O.L. (03/10/2016)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Trois marins pêcheurs, du côté de Quiberon, à un moment de l'Histoire qui pourrait être la Deuxième Guerre Mondiale, et l'Occupation - mais ça n'est pas si sûr...Le patron qui n'est jamais autrement appelé que « l'autre », un premier employé, le plus ancien, nommé « le troisième homme » et un jeune, « le plus jeune ». Leurs gestes quotidiens, la pêche, leurs relations tendues à cause de la personnalité violente de « l'autre », les vexations par exemple. La dernière ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Herve-Lionel
  12 avril 2017
La Feuille Volante n° 1123
LITTORALBernard BELIN – P.O.L
D'emblée il est question d'un cormoran qui s'est pris dans les filets de pêche d'un bateau occupé par trois hommes, sans doute des Bretons, le patron et deux marins dont un plus jeune. Puis sont évoqués les gestes quotidiens d'un marin-pêcheur, l'entrée dans le port, le goulet dangereux, la pêche qu'on débarque pour la criée, le nettoyage du bateau… L'oiseau mort qu'on a rejeté à la mer continue à hanter l'esprit des hommes malgré la banalité de cet événement.
Soudain le bateau flambe dans le port et l'affaire prend un autre dimension avec la présence de la vedette d'une armée étrangère, sans doute d'occupation, l'arrestation d'un homme qui a tué un soldat de cette armée le matin avant d'embarquer pour la pêche. Il est pris et sera exécuté

Le style de ce texte est minimaliste et veut sans doute évoquer l'économie des gestes de ces gens de mer. Les personnages sont comme des fantômes, sans nom particulier, avec juste un vêtement dont la couleur les différencie, mais sans plus, une sorte de déshumanisation de l'être humain, sans doute pour mettre en perspective une expérience personnelle face à un désastre national et collectif. Il n'empêche que je ne suis pas du tout entré dans ce roman court et pour moi dépourvu d'intérêt. J'ai, pour autant, tenté d'en savoir plus me disant, comme à chaque fois, que je ne suis qu'un simple lecteur découvrant l'univers créatif d'un écrivain et qu'ainsi je peux parfaitement passer à côté d'un chef-d'oeuvre. L'auteur fait part de ses peurs dans ce texte, de cet épisode où, personnellement il a un jour pêché un cormoran, un signe pour lui de mauvaise augure, une sorte d'acte contre-nature, pêcher un oiseau alors que ce métier de la mer est évidemment dédié aux poissons. Tel est le point de départ de ce texte, une sorte de délit à partir duquel il se laisse aller à imaginer quelque chose d'autre qui menacerait la société en général, la disparition des libertés par exemple. Il explique également qu'une photo ancienne qui faisait référence à quelqu'un de disparu, mort, définitivement absent à cause de la guerre, a également été un des moteurs de cette écriture. Un autre épisode met notre auteur en présence d'un ancien blockhaus allemand , construit pendant la guerre et l'Occupation, mais sous la contrainte. Il y a aussi des récits de famille comme on en a tous entendu dans notre jeunesse, avec la terre ancestrale comme écrin et l'obligation qu'on a de la restituer comme on l'a reçue aux générations futures et ce malgré la guerre et la présence ennemie sur ce sol. Ce roman serait la trace non-écrite que l'auteur aurait retenu, d'une manière éparse et, dit-il, avec épouvante, de sa jeunesse, avec une référence au métier de pêcheur qui est celui de sa famille, une sorte d'exploration de la pensée en général, une façon d'explorer le phénomène de la formation des mots à partir de la réflexion, une sorte d'analyse de l'écriture ...
J'ai toujours été intéressé, à titre personnel, par les motivations profondes qui poussent quelqu'un, écrivain ou simple quidam, à tracer des mots sur une feuille blanche et ainsi la prendre à témoin d'un fait marquant de la vie, de lui en confier la mémoire. L'écriture est une alchimie aux multiples visages, aux manifestations parfois inattendues et aux résultats souvent déconcertants. Par principe, je me tiens toujours dans un état de grande humilité par rapport à l'écriture des autres. Ici, j'avoue être resté à la porte de ce phénomène que je respecte évidemment chez cet auteur mais qui ne m'a pas convaincu cependant.
Je ne connaissais pas Bertrand Belin, rencontré par hasard sur les rayonnages d'une bibliothèque mais la lecture, pourtant attentive de ce court roman, m'a laissé quelque peu indifférent.
Hervé GAUTIER – Avril 2017. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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Marti94
  13 janvier 2020
Livre surprenant, c'est le moins qu'on puisse dire. On voit que les critiques sur Babelio se situent souvent aux extrêmes : on déteste ou on adore la plupart du temps.
Avec ce joli titre de "Littoral" Bertrand Belin propose un court roman de moins de cent pages pour nous dire qu'on est à la limite de quelque chose. Une société ou l'armée contrôle tout y compris les pêcheurs quand ils partent en mer.
Mais avec Bertrand Belin ont est aussi à la frange du mystère ce qui donne parfois une impression de délire verbal. La particularité des chanteurs qui écrivent comme lui c'est de savoir mettre une ambiance avec peu de mots et j'aime bien la façon dont il répète comme pour scander.
C'est donc une histoire de pêcheurs. Ils sont trois mais la marque de fabrique de l'auteur c'est de ne pas donner de noms à ses personnages : il y a le plus jeune, le troisième homme et l'autre en rouge, le chef dont on comprend vite qu'il peut être cruel. Alors, lorsqu'il remonte de ses filets un cormoran mort et qu'à son retour au port sa femme lui dit que tout le monde est au courant on pense à une fable écologique. Pas du tout, ce n'est pas pour cela que les membres de l'armée d'un pays le recherche. On ne saura pas quel est ce pays et ce qui s'y passe mais on peut imaginer.
Lu en janvier 2020
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myriampele
  09 novembre 2016
Etonnant petit livre très court, très sobre dans sa présentation mais qui suscite, interroge, étonne par la magie des mots, leur poésie, leur force, leur répétition. Bertrand Belin sait ici évoquer le monde rude de la pêche en mer, dans un pays ( imaginaire?) occupé par "une"armée. Trois hommes sur un bateau de pêche, "L'autre", "le plus jeune", le "Troisième homme": ils n'auront jamais d'autres noms mais des visages, des colères et des peurs. Une très belle oeuvre.
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zabeth55
  27 avril 2019
Livre petit format, et seulement 86 pages
Et bien heureusement parce que je n'ai rien compris. Pourtant ce n'est pas faute de répétitions, tout est dit 2, 3, 4 fois par les uns ou par les autres, et malgré ça, je n'ai toujours pas saisi le but de cette histoire, ni ce qui s'y passe réellement.
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NatM
  19 mai 2019
Voici un coup de coeur de 90 pages, si si je suis objective. Parce qu'effectivement j'apprécie, énormément, Bertrand Belin en tant qu'auteur, compositeur, musicien et interprète, je me suis intéressée avec curiosité à ses écrits littéraires. En tant qu'amoureuse des vagues et des embruns, ma première attirance s'est portée sur ce titre «littoral», deuxième roman publié chez P.O.L.
Littoral... c'est, tout d'abord, une histoire de pêcheurs, un cormoran se retrouve pris dans leur filet de pêche...mauvais présage? Pêcher un oiseau serait-il un péché ?
Littoral, roman énigmatique jouant avec le flou du récit et de l'Histoire pour plonger dans les profondeurs de l'homme, dans ses pensées... Une écriture particulière, hors norme, 90 pages, c'est court et suffisant pour rester sur le cul.
Bertrand Belin est le descendant d'une famille de pêcheurs bretons, des récits de mer et de terre ont dû inspirer ce talentueux poète pour ainsi porter ce roman.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
myriampelemyriampele   09 novembre 2016
Il y a de l'orangé à dache et encore une ou deux étoiles dans le dos qui pointent au-dessus des conserveries. ça mousse un peu à la tour carrée mais rien de terrible.
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Marti94Marti94   13 janvier 2020
Depuis longtemps elle ne sait plus tellement ce qu'elle veut mais sait bien ce qu'elle doit.
Commenter  J’apprécie          30
FaenaFaena   01 juillet 2017
L'existence de la possibilité de l'accomplissement d'une action ou de la promulgation d'une idée, grise le plus jeune.
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Marti94Marti94   13 janvier 2020
Impossible sur le moment de deviner ce que c'était. Puis l'autre a compris. Le plus jeune et le troisième homme ont aussi compris : bon sang! Un cormoran. Un cormoran s'est pris les ailes et les pattes dans le milieu du filet pendant la nuit.
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KikiliKikili   10 janvier 2017
Toujours est-il qu'il s'agit bien d'un cormoran.
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