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ISBN : 208128362X
Éditeur : Editions Arthaud (05/04/2013)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 27 notes)
Résumé :
" J'avais arrêté la date : le 18 août 2000, jour anniversaire de ma naissance, allait être celui de ma métamorphose. Jean le marcheur laisserait derrière lui Béliveau le poseur d'enseignes pour avaler le monde ou s'offrir à lui, l'avenir le dirait. "
C'est sur un coup de tête, le jour de son anniversaire que Jean Béliveau décide de quitter son Québec natal pour une marche autour du monde. Lorsqu'il se sépare de sa famille, il n'a que quelques dollars en poch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  09 juillet 2017
4 .077 jours, 75.543 kilomètres parcourus, 54 paires de chaussures usées, voilà le résultat du voyage effectué par Jean Béliveau, pendant onze ans, à travers 64 pays.
Le jour de son 45ème anniversaire et après s'être préparé médicalement : vaccins ; physiquement : courses à pied, mais pas sur le plan logistique, le plus dur restait à faire, annoncer sa décision à ses proches et en page 20, on peut lire la réaction de sa femme, Luce :
« - Ça ne va pas ? Me demande-t-elle.
- J'ai quelque chose à te dire.
Au ton dramatique de ma voix, elle s'immobilise net.
- J'ai décidé de boucler la boucle. (…)
- Je vais partir faire le tour du monde à pied, pendant une dizaine d'années. C'est pour ça que je m'entraîne, je vais le faire à la course. »
C'est ainsi qu'il part pour cet extra-ordinaire périple, avec très peu d'argent en poche et on le surnomme « L'homme qui marche ». Mais il se nommera aussi : « L'homme qui marche pour lui et la paix pour les enfants ».
Bien sûr on peut trouver choquant le fait de quitter ainsi femme et enfants pendant si longtemps, mais eux-mêmes le soutiennent dans sa démarche : c'est cooooool ! dit son fils Thomas.
C'est donc un globe-trotter étonnant qui rencontre des milliers de personnages, des cultures multiples, qui fait même la connaissance de Nelson Mandela, ce qui lui donne le statut de « béni ».
Le problème pour critiquer ce livre, c'est qu'il est quasiment impossible de donner un bon nombre d'indications et c'est quelque peu frustrant.
Comment parler de ces 247 pages en quelques lignes pour appâter le futur lecteur ?
Parti du Québec, notre héros va traverser les États-Unis, le Mexique, l'Afrique, le Portugal ainsi que l'Espagne…., l'Iran (« pays des mille et une libertés »), l'Inde…, le Japon… , l'Australie pour effectuer « sa dernière marche », au Canada.
Ainsi que l'on peut le constater, je n'ai pas pu citer les 64 pays « marchés » dans cette époustouflante odyssée.
L'auteur nous décrit les paysages dont certains, les déserts, lui causent une grande souffrance – la générosité de tous les personnages rencontrés (il connaît parfois la faim mais au final, il se trouve toujours une âme bienveillante pour lui venir en aide). Il nous fait découvrir les multiples facettes des différentes civilisations avec leurs traditions et des expériences inattendues…
Bref, cela a du être très difficile pour l'auteur de nous raconter son périple qui a été aussi une quête personnelle.
On a droit à de nombreuses anecdotes empreintes d'humour car Jean Béliveau n'hésite pas à parfois se moquer de lui-même mais aussi à nous faire partager toutes ses émotions et inquiétudes.
Quand il retrouve enfin son pays, on peut lire en page 246 : « Le 8 octobre 2011, je franchis le pont qui enjambe la rivière Outaouais, marquant la frontière du Québec et de l'Ontario, où une quinzaine d'amis anglophones me remettent aux Québecois. Entendre parler le joual me fait chavirer le coeur, « on est bin bin contents que tu soyes là ».
J'ajouterai que lui aussi, qui a d'ailleurs failli abandonner en cours de route (mais sa femme l'a convaincu de ne pas renoncer), est également heureux et ressent un soulagement indescriptible.
Pour les amoureux des récits d'expédition, c'est un livre à découvrir. Par contre pour le style de l'auteur, c'est du ressenti pur et simple et pas semblable à celui d'autres écrivains-voyageurs, mais c'est du tout simple, sans recherche de fioritures.
Depuis, il a créé un site Internet : « wwwalg.org », il donne des conférences et il rencontre des jeunes dans des écoles.
C'est par hasard, en recherchant un livre de voyages, que j'ai découvert cet auteur qui écrit, certes à sa façon, mais qui sait nous faire partager cette folle expérience hors du commun.
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saphoo
  20 mars 2018
Splendide ! Voici le mot qui me vient en voulant résumer ce livre. Une odyssée de la marche. Combien je peux lire de livres sur ce sujet, sur les voyages, toujours je retrouve cet abandon, ce besoin de sentir pleinement vivant. Quitter une société qui nous correspond plus, voir le monde, si l'herbe est plus verte. Hélas Jean a pu constater que ce n'est pas toujours mieux ici plutôt qu'ailleurs. le mal s'est répandu comme une poudrière, quelques coins encore épargnés, le désert peut être et encore !
Un tour du monde, un tour de sa vie, faire le point, se retrouver seul à seul, aller vers les autres.
Tout cela il nous le partage sans modération, j'ai beaucoup apprécié son récit bien structuré, en nous faisant part de l'essentiel, des cas vraiment particuliers, atypiques, ou indispensables, des descriptions de paysages, des coutumes, l'hospitalité sans nom de certains pays. Il nous épargnait quasiment le côté technique, bobos ici et là, non c'est plus un voyage philosophique, sociologique, certes un voyage pour lui et pour la paix dans le monde. J'ai apprécié le constat de certains états de faits alors que les médias nous bassinent de fausses vérités, lui sur le terrain il vous dira ce qu'il voit de ses yeux vus, ce qu'il a vécu. J'ai relevé maintes phrases coup de poing. Aller sur le terrain pour vivre la vérité de notre planète.
Une lecture enrichissante, intéressante, et philosophique aussi.
Un très bon bouquin sur ce thème des voyages, de la marche sans blabla que du vrai, du concret, qui nous laisse coït parfois.
Un bon moment de lecture passant par toutes les émotions. Étonnement, respect pour le courage dont il a du faire preuve, curiosité etc...
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BourbonBap
  03 janvier 2019
Livre offert à Noël, je me suis rapidement lancé dans sa lecture à cause de la couverture qui laisse supposer qu'on va suivre un homme qui marche beaucoup dans des lieux inconnus.
Et ce ne n'est pas une marche à travers un pays ou un continent, c'est une marche à travers tous les continents de la planète bleue. Ce n'est pas un spoil car la première page du livre présente le globe terrestre avec le parcours de Jean Béliveau, ce qui m'a tout de suite intrigué et donné envie de lire ce livre... d'autant plus qu'il l'a vraiment fait !!
Jean raconte avec humilité l'histoire de son périple avec une description des lieux simple et efficace, pareil pour ses rencontres humaines. L'auteur ne s'étend pas et j'aime bien. Il se concentre sur les points qu'il a jugé important pour répondre à sa motivation initiale de partir à pied avec une poussette à travers la planète.
Ce livre nous permet également de découvrir différents pays et cultures tout en ne se posant pas la question mais "où vais je dormir ce soir ?" (pour moi très appréciable)
Si vous aimez les voyages et la confrontation des cultures, je vous le recommande.
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CharlesEdouard
  08 mai 2019
Jean Béliveau a effectué un de mes rêves lorsque j'ai été jeune adulte, bon l'on dira que je peux toujours le faire.
Il a pendant 11 ans foulé la Terre, de nombreux pays (64) et 75 000 km, il commence son aventure avec un peu d'argent.
Il nous fait découvrir les différentes cultures, moeurs, et contrairement à ce qui nous est souvent montré dans les médias, les gens font preuve de générosité.
Sa femme lui sera d'un grand soutien à un moment de doute..
Si vous souhaitez faire comme lui ou tout ces "explorateurs" partir, tout quitter, ou juste pour un petit temps, je vous conseille les livres : "Le guide de la fuite" de Frédéric Ploton, "Fou de la marche" de Jacques Lanzmann et "Les tribulations d'un pédaleur errant" de Serge Leret.
J'aime beaucoup les livres de voyages, et celui-ci est l'un de mes préférés. le point faible, c'est le nombre de page 272 pour tant de pays découvert, c'est assez court.
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Lesmauditsvents
  16 janvier 2019
Le 18 août 2000, le jour anniversaire de ses 45 ans, Jean Béliveau (aucun rapport avec le célèbre joueur de hockey) a quitté femme, enfants, job et tout son confort moderne pour entreprendre un trip autour du monde sur ses deux pieds et en transportant un maigre bagage dans une voiturette de bébé. Un trip qui allait durer plusieurs années – 11, au total.
Les chapitres du livre suivent l'ordre chronologique de son périple : d'année en année, de pays en pays. Et comme les carnets de voyage de tous les globe-trotteurs du monde entier rassemblés en un minuscule recueil, celui-ci décrit – beaucoup trop – rapidement les pays concernés ; ce qui est extrêmement frustrant pour les lecteurs. Mais comment s'y prendre autrement ? Misère… Comment détailler, en effet, une marche intercontinentale de 64 pays échelonnée sur 11 ans en quelques malheureuses 250 pages ?
Il n'y a aucune description touristique dans cet ouvrage – ou sinon très peu. Mais d'atmosphère, d'ambiance, ah ça oui.
En tant que lecteur assis bien confortablement dans notre salon, nous sommes plongés dans l'univers intérieur profond du marcheur et de tous les sentiments qui lui sont passés par la tête au fur et à mesure de son avancée. de cette façon, nous vivons avec lui, tour à tour :
- ses périodes de détermination ;
- ses moments d'extase et de transcendance ;
- l'ensemble de ses peurs (peur de manquer d'eau et de nourriture, peur que des brutes s'en prennent violemment à lui, peur des animaux sauvages, peur du découragement et de renoncer avant la fin…) ;
- ses souffrances physiques et mentales (dans les montagnes, dans les déserts, dans le froid et les chaleurs extrêmes, dans ses blessures et ses maladies…) ;
- ses pénibles remises en question personnelles (en Éthiopie, notamment) ;
- son attitude (à première vue je-m'en-foutiste) lors de ses passages dans les zones à haut risque pour les touristes étrangers (Soudan, Égypte, Philippines…), où sa présence a nécessité un branle-bas et une protection policière et militaire considérable de la part des pays concernés ;
- sa multitude de soliloques – ou de dialogues avec la nature – au milieu de la solitude des déserts, des montagnes et des forêts sans fin ;
- et ses nombreuses réflexions sur les peuples, sur les religions, sur la nature humaine en général et sur notre condition de nantis occidentaux consommateurs insouciants…
Une fois la lecture de cette odyssée complétée, et à moins que nous soyons complètement insensibles, et même si nous n'avons pas quitté nos pantoufles pour en prendre connaissance, nous ne pouvons pas fermer ce récit sans ressentir un certain malaise intérieur par rapport à notre situation de privilégiés – et aux obligations morales que celle-ci implique envers le reste du monde.
Un beau récit d'aventures, au final, écrit dans une prose poétique, qui nous fait voyager autant psychiquement que spirituellement, que culturellement et que « politiquement ».
Pour la critique détaillée de ce récit : https://les-maudits-vents.blog4ever.com/l-homme-qui-marche-jean-beliveau

Lien : https://les-maudits-vents.bl..
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critiques presse (1)
Liberation   15 avril 2013
Un périple accompli avec quelques dollars en poche et un optimisme sans faille ; une belle aventure menée avec le soutien de sa famille (une fois la première surprise passée) et des centaines d’anecdotes glanées sur les chemins. Du grand et beau road book.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   28 juin 2018
Ma rencontre avec Nelson Mandela n’a duré que quelques minutes, pourtant elle a été la clé de ma protection me couvrant à travers toute l’Afrique d’une aura exceptionnelle. (…)
Quelques jours plus tard, alors que je traverse le territoire zoulou, un vieil homme me tombe littéralement dans les bras : Tu as touché Mandela ! Tu es béni !
P.75
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nadiouchkanadiouchka   11 décembre 2017
Mes pensées s’égarent tandis que je sirote mon thé. Dans neuf jours j’achèverai ma traversée de ce vaste continent. L’Afrique et ses cultures bantoues, les Nilotes, les Arabes, les Berbères…  Ethnies et croyances se mêlent dans ma tête, résonnant des contrastes, des conflits intérieurs et des richesses vécus. J’ai voulu entrer dans l’islam.
P.122
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saphoosaphoo   20 mars 2018
Lorsque j'ai commencé ma marche, l'expression " développement durable" n'existait pas. Elle est apparue un matin dans le cerveau confus d'un occidental "impliqué" aveuglé par cette croyance absurde qu'en créant un mot, on pouvait faire naitre une réalité. Le développement durable n'existe pas. On se développe ou pas. On produit des objets ou on n'en produit pas. On cherche son bonheur dans les gadgets et les jouets en série, ou on fait un autre choix. Et chacun de ces choix aura des conséquences. A chaque bonheur acheté, à chaque énergie consommée, un peu plus de chaleur anti-vie se propage. suite page 215
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NathalCNathalC   05 juin 2015
Effectivement, résumer 11 ans de marche dans un livre de 250 pages n'est pas chose aisée.
Je n'ai pas trouvé l'envie, ni le plaisir de l'aventure. Dommage...
Il m'a manqué le partage, la joie... J'ai ressenti beaucoup d'incompréhension et de décalages.
Je suis fan d'Alexandre Poussin, de Nicolas Vanier... Là, je n'ai pas ressenti ce plaisir à voyager et à rencontrer.
Pour moi, chaque chapitre correspond à un tableau représentant un pays... Un résumé des ressentis de l'auteur pour chaque pays.
Lecture facile, rapide... Cela peut satisfaire certains lecteurs.
En revanche, un sacré coup de chapeau à M. Jean Béliveau qui s'est lancé dans cette grand aventure. Avec pour seul regret de ne pas être "rentrée" dans l'aventure à travers ce livre. J'aurais aimé avoir plus de détails sur les rencontres, les difficultés, les joies, etc... Et la réadaptation au retour.
Je reste sur ma faim. Mais bravo quand même.
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nadiouchkanadiouchka   10 juillet 2017
Je marche en direction de Quepos dans une féerie de vols de papillons, leurs milliers d’ailes dorées se reflétant dans l’air pur. ( …) Le lendemain matin, je rejoins une dernière fois mes amis au café avant de prendre la route. Je remarque aussitôt une atmosphère étrange... Dans un silence anormal, les clients ont tous le regard braqué sur un petit poste de télévision. Les visages expriment la consternation. Nous sommes le 11 septembre 2001, et jusque dans la jungle, le monde a basculé.
P.44
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