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ISBN : 2917689986
Éditeur : Actusf (06/11/2015)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 18 notes)
Résumé :
"Je suis une Victoire, ma chérie... Si tu préfères, un soldat, engagé dans une lutte dont l'origine se perd dans la nuit des temps."

L'Orvet a fait de l'humanité son terrain de chasse, causant famines, guerres et destructions. De la Rome antique jusqu'aux étoiles les plus lointaines, ce roman retrace le combat et les sacrifices des Victoires, ces femmes qui luttent dans l'ombre pour nous protéger.
Lettrées, guerrières ou amantes, voici huit p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  08 août 2016
En voilà bien un nom pompeux : L'Origine des Victoires ! Derrière cette belle couverture de Casimir Lee, se cache le vibrant hommage aux femmes dans l'Histoire proposé par Ugo Bellagamba (auteur notamment de Tancrède, une uchronie, du Double corps du roi avec Thomas Day, et accessoirement, ancien directeur artistique des Utopiales de Nantes et actuel conseiller de l'organisation de Nice Fictions, ville où il est également enseignant-chercheur, bref, ça vous pose un auteur !).
Huit moments de l'histoire de l'humanité, voilà ce que nous propose Ugo Bellagamba ; huit moments pour découvrir un combat ancestral et diachronique où l'engagement des femmes n'en est pas réduit au féminisme tant décrié aujourd'hui. Passant de 1973 à 1932, en passant par 31 av. J.-C. et l'an 2032, l'auteur se permet de jumeler huit récits qu'on pourrait prendre comme huit nouvelles mais qui sont étonnamment liés sans jamais mettre en scène les mêmes personnages. Ainsi, nous suivons dans une forme de mouvement d'inexorable balancier entre les époques le destin de combattants contre l'influence toujours plus grande et dangereuse de l'étrange Orvet, puissance mystique qui a la possibilité de posséder l'esprit et le corps d'une certaine catégorie de la population et d'en faire ses orvets, ses jouets en somme. Face à lui, la résistance s'organise au fil des temps sous de multiples façons, et c'est l'occasion pour l'auteur de mettre en scène des résistances improvisées, des sociétés secrètes, des voyageurs solitaires, tout comme des vengeresses impitoyables. Elles s'appellent Euphoria, Nathacha, Patrizia et quantité d'autres prénoms possibles, et elles sont les Victoires qui nous ont défendu, nous défendent et nous défendront encore devant la puissance destructrice de l'Orvet.
Avec ce roman qu'ActuSF a bien fait de rééditer dans sa collection Hélios (bientôt La 8e colline de Rome du même auteur ?), nous ne pouvons pas dire qu'Ugo Bellagamba, avec ses références antiques méditerranéennes et son nom qui chante, se facilite la tâche. le fait même de tenter l'aventure du diachronisme n'est déjà pas une mince affaire : comment lier efficacement une intrigue de roman se déroulant sur plusieurs dizaines de milliers d'années qui n'a aucune unité de lieu ou de temps ? Bien sûr, nous pourrions supposer que le thème, nouvelle variation du traditionnel « Ordre face au Chaos », suffit pour unifier le tout, ce combat épique et ancestral étant largement porteur ; nous pourrions aussi nous dire que finalement le véritable protagoniste est l'Ennemi, cet Orvet quasi imbattable, antagoniste pervers et vicieux qui traque ses adversaires jusque dans les recoins les plus intimes, et de fait l'auteur a choisi de le mettre en scène aussi directement en exposant ses pensées dans des paragraphes entiers en italique.
Pourtant, le véritable héros, ou plutôt héroïne, c'est le concept même de Victoire ; en effet, ces allégories antiques, largement réutilisées et adaptées depuis l'époque romaine, équivalaient quasiment aux Nikê grecques, symbolisant une victoire souvent militaire, parfois sportive, toujours politique et étant tout à la fois porteuses de trophées et trophées elles-mêmes. Ce sont ces victoires discrètes remportées au cours de l'Histoire que l'auteur a voulu mettre en valeur en usant très subtilement de ressorts de l'histoire cachée (le chapitre sur Thomas d'Aquin est sûrement le meilleur exemple), tout en se permettant de toucher lors de chaque nouveau récit à un genre supplémentaire. Ainsi, le lecteur en est-il pour son argent quand il découvre qu'il va agréablement parcourir un récit de type thriller où la course-poursuite ne peut mener qu'à des pertes humaines, un récit réaliste qui vire au cauchemar au sein d'une société secrète, un récit médiéval façon « le Nom de la Rose » où les moines se demandent bien si la Gloria chrétienne les sauvera, un peu de cyberpunk futuriste, pour finir encore plus loin dans le space opera et la fantasy préhistorique. Je n'ai pas dit un seul mot du décor utilisé par l'auteur, il est vrai qu'il s'appuie largement sur sa connaissance de la Côte d'Azur en nous prenant par la main pour visiter Marseille, Digne, Nice et compagnie ; je n'en ferais pas un argument de vente, mais c'est toujours agréable de changer un peu des villes surpeuplées habituelles, des New York, Paris et Londres, ou des plans cinématographies les plus connus.
Dans L'Origine des Victoires, Ugo Bellagamba fait donc à la fois de la fantasy et de la science-fiction d'une façon peu classique, mais en y apportant un certain côté académique propre à dérouter autant qu'à éblouir.
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Melisende
  30 décembre 2015
Les Victoires évoquent pour moi la Rome Antique, les combats épiques, les Dieux penchés sur les êtres humains et amusés par leurs choix. Ainsi, lorsque j'ai vu ce titre proposé lors d'une des dernières Masse Critique de Babelio, je n'ai pas beaucoup hésité à le sélectionner et il est bien vite arrivé chez moi.
A mi-chemin entre le roman et le recueil de nouvelles, L'Origine des Victoires propose huit portraits féminins riches en couleurs, en Histoire (de l'Antiquité à un futur indéterminé) et en réflexion. de quoi offrir quelques belles heures de lecture.
Les Victoires, c'est une « société secrète » composée de femmes sélectionnées et entraînées depuis la nuit des temps à combattre leur grand ennemi L'Orvet, ni dieu ni démon mais pire que les deux réunis car il se nourrit des passions humaines. Combat ancestral entre hommes et femmes, ces dernières ont le beau rôle chez Ugo Bellagamba qui les présente tour à tour comme élèves déterminées, guerrières, sages et finalement sauveuses de l'humanité. Pour autant, les hommes ne sont pas non plus tout noirs ; le conflit n'est pas si manichéen et on le comprend petit à petit, en rencontrant chacun des personnages évoluant entre les pages de L'Origine des Victoires.
Le lecteur suit huit femmes à travers huit portraits qui prennent place dans des époques et des endroits différents. La première que l'on rencontre est une petite fille dans les années 70, les suivants sont ses ancêtres, de plus en plus éloignées, jusqu'au XIIe siècle par exemple. Un saut dans le futur nous amène auprès de deux nouvelles Victoires faisant face à des technologies nouvelles et enfin, un dernier bond en arrière nous entraîne à l'origine de l'histoire (ou Histoire ?) et nous permet de mieux comprendre les motivations de L'Orvet et sa rencontre avec la toute première femme combattante.
J'ai aimé ce voyage à travers le Temps et l'espace, les différents tableaux proposés, tous très bien menés et maîtrisés. Ugo Bellagamba ne possède à chaque fois qu'une trentaine de pages (voire moins) pour planter un décor et une mini-intrigue et il y parvient sans difficulté, avec beaucoup de fluidité et de naturel. Je n'ai jamais eu aucun mal à m'immerger dans le récit et me suis toujours très vite retrouvée auprès des personnages, prise par l'intrigue.
J'ai vraiment beaucoup beaucoup beaucoup aimé le dernier « chapitre » dédié à la Préhistoire, 19 000 ans avant J.-C., qui m'a rappelé ma récente lecture du Premier de Nadia Coste ou encore ma découverte de Dark Eden de Chris Beckett, deux titres que j'avais vraiment adorés. Se retrouver plongé dans les grottes, auprès d'hommes et de femmes tout « neufs », commençant tout juste à appréhender ce qui nous paraît à nous parfaitement évident, je trouve ça passionnant et très enrichissant. D'ailleurs, ce dernier portrait permet de mieux comprendre la nature de L'Orvet et sa « mission »… et si ce n'est pas un « personnage » auquel on peut s'attacher, on se surprend tout de même à le comprendre et finalement, on ne parvient pas à le détester.
En revanche, le portrait mettant en scène Coppélia dans un avenir indéterminé, m'a un peu moins séduite, en tout cas au début. Il relève plus de la science-fiction, c'est un genre que j'ai moins l'habitude de lire et que je maîtrise moins donc j'ai toujours plus de mal à m'immerger dans les intrigues qui s'y déroulent, d'autant plus quand on part dans l'espace. Malgré tout, j'ai tout de même apprécié le développement et la chute.
Ugo Bellagamba pioche dans différents genres, le fantastique, la science-fiction mais aussi l'Histoire avec un grand -H puisque le lecteur aura l'occasion de croiser Gustave Eiffel – je ne vous en dis pas plus pour vous laisser la surprise – et même Thomas d'Aquin, le récit versant alors vers la théologie. L'auteur est féru de nombreuses choses et les références ne manquent pas.
C'est agréable de parcourir un texte brillant mais parfois un peu frustrant lorsqu'on se rend compte que l'on ne possède pas toutes les clefs de compréhension. Pas besoin d'avoir un doctorat en histoire antique pour se distraire avec ce court roman mais la lecture sera peut-être un peu superficielle si l'on se contente seulement du divertissement.
Je pense donc relire L'Origine des Victoires d'ici quelques années, lorsque j'aurai un peu plus de bouteille et donc plus de connaissances et références.
L'Origine des Victoires aborde plusieurs thèmes, à travers plusieurs genres. le combat entre les Victoires (les femmes) et L'Orvet et ses sbires (les hommes) est au centre du récit mais il entraîne bien d'autres questions et réflexions. Bourrés de références historiques, mythologiques ou encore théologiques, ces huit portraits hauts en couleurs peuvent être lus à la simple lumière du divertissement… mais ce serait dommage de se contenter de cette seule lecture en surface. A conseiller à tous les lecteurs donc, mais peut-être encore plus à ceux qui ont déjà quelques connaissances du thème ?
PS : Un grand bravo à Casimir Lee pour sa magnifique illustration de couverture !
Lien : http://bazardelalitterature...
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Tiephaine
  10 décembre 2015
Un livre d'histoires, à la frontière des genres, d'où sourd une poésie enthousiaste et réjouissante, qui sait réjouir son lecteur.
Après une telle petite phrase d'introduction, difficile de cacher que j'ai énormément apprécié L'Origine des Victoires d'Ugo Bellagamba. Et les dieux savent pourtant si je suis difficile en ce qui concerne les ouvrages contemporains!
Les histoires qui composent cet ouvrage sont assez courtes, sans être succinctes, et se lisent avec curiosité et facilité. Ugo Bellagamba a su écrire des récits très différents, avec chacun leurs particularités (y compris linguistiques), bien ancrés dans l'époque où ils s'inscrivent, et qui immergent le lecteur dans leur ambiance particulière en quelques paragraphes à peine.
Je laisse aux lecteurs le plaisir de découvrir les récits d'Oruah, Nadia et les autres, et je n'en dirais donc guère plus sur leurs tranches de vie. Toutes apportent cependant leur petite touche et sont reliées par un fil conducteur.
Récit impressionniste, d'où émane une véritable poésie optimiste, L'Origine des Victoires effleure la métaphysique du rapport féminin/masculin (et leur nature) et du combat entre le Bien et le Mal, d'une manière totalement nouvelle et inédite. Ugo Bellagamba a parfaitement décrit l'Orvet, et touche du bout du doigt quelque chose d'indicible mais dont on peut percevoir la nature.
Si la plupart des récits s'inscrivent dans le sud de la France (et témoignent d'un lien particulier de l'auteur avec le sud méditerranéen), leur qualité et leur crédibilité tient également au travail immense de recherches effectué pour chacun d'eux, ce qui renforce la vraisemblance de tout l'ouvrage, et le rend vraiment particulier (et excellent!).
L'Origine des Victoires offre en plus une chose rare mais que j'apprécie énormément, en fin d'ouvrage: un mot de l'auteur, qui précise notamment l'ambiance musicale sur laquelle il s'est appuyé pour écrire ses histoires. Il est rare qu'un auteur entrouvre la porte sur son processus créatif de façon aussi ouverte et directe, et je trouve ça vraiment très cool, aussi bien en tant qu'auteur qu'en tant que lecteur.
Bref, vous l'aurez compris, L'Origine des Victoires est un ouvrage que je recommande chaleureusement à tous les amateurs de fiction érudite, intelligente, croisant les genres, et invitant à réfléchir au delà du récit.
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Z0skia
  20 juillet 2016
Si vous vous posiez la question de savoir comment bien commencer votre année littéraire avec un bon livre à dévorer au coin du feu avec le chat sur les genoux, et bien je vous apporte la réponse avec cette chronique de L'Origine Des Victoires d'Ugo Bellagamba.
Déjà papa de quelques romans, c'est avec un livre en forme d'hommage aux femmes que l'auteur décide de nous présenter sa nouvelle oeuvre et j'avoue que je suis assez fan de cette démarche.
Un de mes livres de chevet n'est autre que L'Enchanteur de Barjavel, un brillant roman arthurien qui place, avec délicatesse et poésie, les femmes au centre de son histoire. Alors certes, c'est dans un autre style qu'Ugo Bellagamba décide de faire de même, puisqu'il s'agit en vérité d'une sorte de recueil de nouvelles qui n'en est pas vraiment un, étrange non ? Disons que le livre se compose de six portraits que l'on peut lire dans n'importe quel ordre mais qui suivent tout de même un fil rouge. Ces portraits retracent le destin de ces Femmes, ces Victoires, qui combattent l'Orvet, un Être qui n'est ni un démon, ni un fantôme, simplement une entité venue du fond de l'univers et qui s'est retrouvée confrontée à son meilleur ennemi.
Les Victoires sont formées dans une école pour se battre contre cette entité qui s'insinue dans l'esprit des hommes et les corrompt depuis les origines de l'humanité. Elles n'ont pas d'autre but que d'accomplir leurs destins pour continuer la lutte, peu importe l'issue du combat. La Victoire n'a pas peur, elle se sacrifie sans tressaillir peu importe l'adversaire que l'Orvet contrôle, qu'il se présente sous les traits d'un prêtre ou comme un homme banal que nous pourrions croiser dans n'importe quelle situation.
Ces courtes histoires nous font traverser différentes époques (les plus importantes de la civilisation) et démontrent tout le talent de l'auteur à s'adapter au monde et à l'époque évoquée dans son texte. En plus de placer ses Victoires dans des contextes différents, Ugo Bellagamba n'hésite pas non plus à revisiter l'Histoire en nous présentant des personnages célèbres comme Eiffel, Thomas d'Acquin et Octavien qui seront accompagnés ou épaulés par ces combattantes et qui marqueront, grâce à elles, le monde de leur empreinte.
Par opposition, le mâle, lui, n'a pas franchement un rôle plaisant. L'Orvet fait ressortir tout ce qu'il y a de plus mauvais en lui, même si dans certaines histoires, la Femme est indispensable à l'Homme pour qu'il se surpasse et donne le meilleur de lui même. Elle le sublime parfois et l'aide à accomplir de grandes choses. D'autre fois, en revanche, elles n'auront pas d'autre but que de contrer des esprits faibles possédés par l'Orvet qui fera appel à leurs instincts les plus bas et les plus vils.
Pour en revenir à la structure du récit, il se présente d'une façon assez étrange.
Tout commence dans les années 70, où la Femme commence à véritablement prendre sa place dans la société, libre et sans complexe. Puis l'auteur remontera jusqu'à l'époque Romaine où une Victoire aura un rôle décisif dans le façonnement de Rome.
Puis il y a la partie science-fiction, qui nous transporte directement en 2031 où une jeune Victoire affrontera à elle seule une multinationale. Nous serons aussi plongés au coeur d'une planète où est orchestrée la destruction du Mal, avec la dernière Victoire encore vivante et presque humaine…
Ces portraits, intimes, se terminent sur la première Femme à affronter l'Orvet, point de départ d'un combat ancestral et qui sera aussi l'explication de ses agissements.
Chaque texte peut être lu dans des ordres différents même si j'ai personnellement préféré suivre la chronologie imposée par le livre.
Bien que tous ces textes se passent dans des lieux et des époques différentes, un point commun les unit : le courage et le sacrifice dont font preuve ces héroïnes. Trouverions nous aussi ces valeurs au fond de nous, si les rôles étaient inversés ? Je me pose encore la question.
Le style de L'Origine Des Victoires est quant à lui assez cru, car l'auteur n'hésite pas à employer des mots, des images ou des situations vraiment durs. Nous aimerions que tout se passe sans accrocs pour ces guerrières et il est difficile de les voir souffrir d'un Mal qui, finalement a toujours fait partie de nous et qui le restera pendant longtemps.
Au final, c'est avec un livre court mais non dénué de subtilité et d'habileté qu'Ugo Bellagamba rend un hommage que je n'avais pas trouvé aussi beau depuis L'Enchanteur de Barjavel, qui reste ma référence dans ce domaine.
Un roman beau, sans conteste, que tous les amoureux de la gente féminine trouverons sublime à coup sûr.
Zoskia

Lien : http://www.acheron-webzine.c..
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sl972
  09 septembre 2016
Quand j'entends le mot « Victoire » – la majuscule est importante –, c'est la déesse Niké qui me vient à l'esprit et à l'une de ses plus célèbres représentations, la Victoire de Samothrace. Cette statue, exposée au musée du Louvres, représente une femme ailée debout fièrement à la proue d'un bateau. Et finalement, cette statue ne me semble pas très éloignée des Victoires que nous rencontrons dans L'origine des victoires.
Qui sont les Victoires ? Qu'elles combattent, apprennent ou séduisent, ce sont avant tout des femmes. Depuis des siècles, voire des millénaires, elles affrontent un ennemi invisible, l'Orvet, qui manipule l'humanité et les fils de son Histoire pratiquement depuis sa création. Cet être se repaît du chaos et de toutes nos émotions négatives : jalousie, colère, haine, peur, pour ne citer qu'elles. Par opposition, les Victoires cultivent leur force mentale et leur calme ; car, que peut-on opposer au chaos si ce n'est l'ordre ?
Avec ces Victoires, nous traversons les âges pour nous retrouver à des moments parfois anodins, parfois extrêmement importants, qui ont tous été marqués par un affrontement entre une Victoire et l'Orvet. Qu'importe le danger, aucune d'elles ne se dérobe à cette mission.
Dans ce court roman, Ugo Bellagamba nous fait voyager dans le temps. Nous rentrons dans l'esprit d'hommes qui, s'ils avaient fait un autre choix, auraient changé le cours de l'Histoire. L'idée est intéressante, mais pas si innovante.
Ce qui marque surtout, c'est le très bel hommage que l'auteur fait aux femmes, à toutes les femmes, sans distinction aucune. Les héroïnes de ce livre ne sont pas forcément extraordinaires, elles ne se ressemblent pas. Elles viennent de différents horizons et ont des cultures différentes, elles sont très jeunes ou plus âgées, elles utilisent des méthodes très différentes pour mener à bien leur mission, elles peuvent vivre longtemps comme mourir très jeunes. Rien ne semble les rassembler.
Et pourtant, elles ont un point commun. Il s'agit de leur volonté, plus ou moins affirmée, de protéger l'existence de l'humanité en réduisant au maximum l'influence de l'Orvet, du chaos en somme ; ce qu'Ugo Bellagamba nous prouve, c'est que nous en sommes tous – ou plutôt toutes – capables. Et c'est cette excellente leçon de vie que je retiendrai de ma lecture.
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critiques presse (2)
Elbakin.net   16 mars 2016
Hommage à la femme à travers ces figures poursuivant un même but à travers les âges, l’origine des victoires est une lecture plaisante et rapide.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net   16 mars 2016
Hommage à la femme à travers ces figures poursuivant un même but à travers les âges, l’origine des victoires est une lecture plaisante et rapide.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   19 novembre 2015
Je dois l'admettre, quelle surprise !
J'ai dévoré des communautés composées d'êtres massifs et aveugles, qui écumaient le fond d'océans circumplanétaires, j'ai eu raison de sociétés de papillons aux ailes iridescentes planant dans les couches supérieures de l'atmosphère d'une planète gazeuse. J'ai digéré des matriarcats, des patriarcats, des oligarchies de télépathes, des guildes capitalistes maîtrisant le voyage spatial, des empires de milliers de mondes, des sociétés théocratiques dominées par une foi vibrante, ou à l'inverse, des démocraties guidées par un rationalisme glacé, qui m'ont assimilé, tantôt à un Dieu Créateur, tantôt à une intelligence artificielle, qui m'ont traqué, ou adulé, parfois les deux simultanément.
Et pourtant...
La colère passée, quelle exaltation monte en moi ! Quel exhausteur de goût est le risque. Quel divertissement raffiné les femelles de cette espèce me proposent !
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AndreeLaPapivoreAndreeLaPapivore   06 janvier 2016
Je confesse ma nostalgie des siècles où les femmes n'étaient bien souvent que bêtise et soumission ; telles que je les avais voulues à l'origine, en somme. En ces temps anciens, les Victoires, vives, éduquées et brillantes, étaient rares, aussi facile à repérer qu'une rose dans un champ de blé. Et les combattre était un amusement, un jeu qui me détendait, et que je gagnais facilement. Enfin, le plus souvent.
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StregaStrega   10 avril 2016
Toutes les morts sont des disparitions. Mais toutes les disparitions ne sont pas des morts. Et les gens qu'on ne retrouve jamais ne flottent pas tous entre deux eaux pour l'éternité. Certains ont, tout comme je compte le faire, trouvé le chemin de l'autre monde.
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Videos de Ugo Bellagamba (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ugo Bellagamba
Extrait de la conférence "Apocalypse tomorrow" aux Utopiales 2017 avec A.Jestaire, U.Bellagamba, C.Bec, P.Bordage et D.Tron.
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