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ISBN : 2266270486
Éditeur : Pocket (07/09/2017)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Après Saint-Jacques-de-Compostelle, Hervé Bellec reprend sa plume d’écrivain voyageur et nous entraîne vers un autre voyage initiatique, à bord du mythique transsibérien, au cœur de l’hiver russe, jusqu’à la ville de Vladivostok. Une plume alerte et précise, beaucoup d’humour et d’humanité, un savoir voir et un billet de train pour Vladivostok sont les ingrédients de ce récit envoûtant et profond, qui nous mène loin, très loin, dans un pays sans fin nommé Russie !>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
saphoo
  14 novembre 2017
Les sirènes du Transsibérien est un long voyage de plus de 9300 km en train d'une seule traite avec des arrêts de quelques minutes dans nombreuses petites gares.
Départ la Bretagne cher à notre auteur, via Paris Roissy via Moscou, arrêt le temps de visiter au pas de course les incontournables lieux touristiques, puis embarcation dans le train qui traverse Ouest en Est la Russie. le voyage dure 6 jours et 7 nuits.
Le récit nous apprend beaucoup sur ce train au confort très spartiate, de sa création, ses déconvenues, et bien sûr sa vie à bord qui est bien loin même très loin du fabuleux Orient-Express, mais la richesse ne réside point dans le faste mais plus dans les rapports humains que l'on peut avoir durant 6 jours cloîtrés dans un compartiment étroit, ou long d'un couloir, voire au bar du wagon restaurant.
L'auteur nous épargne en rien l'histoire et la géographie de ce vaste pays, et c'est très intéressant, il ne se contente pas de conter son voyage, il offre tout un panel d'anecdotes sur les personnes qu'il côtoie, celles qu'il croise, sorti du contexte, ça prêterait à rire mais là se promener en nuisette et mules à petits pompons dans les couloirs du Transsibérien semble choquer personne.

Le style est jovial, dynamique et le fait d'intercaler le côté historique de ce pays, de nous parler aussi de certains auteurs russes ou ceux qui ont contés la Russie comme Cendrars, le climat bien sûr, et la vie au quotidien dans ce train des passagers et aussi du personnel, a fait que l'ennui n'était pas invité. J'ai vraiment eu l'impression d'être à bord de ce train.
Un très long et intéressant voyage, j'ai eu un petit coup de tristesse quand le train est entré en gare de Vladivostok. Terminus tout le monde descend, la fin du voyage, la fin du livre qui fut une très belle et intéressante lecture enrichissante, m'ouvrant des portes vers d'autres lectures comme « Au temps du fleur Amour » de Makine.
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madameduberry
  04 août 2018
C'est la deuxième fois que j'effectue un voyage en Sibérie, à chaque fois en compagnie d'un homme. Sylvain Tesson m'a invitée dans sa cabane près du Lac Baïkal, Hervé Bellec m'embarque à bord du mythique Transsibérien.
Ce dernier écrivain, d'une plume parfois désinvolte sinon relâchėe, nous fait partager de façon trės vivante et authentique sa déception en même temps qu'une certaine angoisse liėe à ce voyage, qui est en grande partie un voyage porté par ses connaissances (il est prof d'histoire_géo) et son imaginaire irrigué par lesdites connaissances. Moscou Vladivostok n'est donc pas un voyage de rêve mais plutôt un parcours évocateur de souffrance et de mort. Il parvient pourtant à nous faire sourire et même rire à la russe, de cette micro société qu"il côtoie durant six jours, et il sait aussi rire de lui_même. Pour cela aussi, et pour ce voyage vers l'enfer qu'il sait évoquer à travers son récit ferroviaire, pour son rėcit du bagne de Dostoievski, je lui décerne une fraternelle accolade et trois belles étoiles.
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christinebeausson
  29 octobre 2018
Je note pour dans quelques mois : "il tient parfaitement dans la paume. Sa texture est à peine rugueuse et son grain est très fin. Les couleurs virent du gris à l'ocre rouge. de la face externe, on distingue assez nettement quelques éclats de quartz."
Je chercherai dans le golfe de l'Amour, dans le golfe du Japon, dans l'océan pacifique ... ce petit caillou venu de la plage de Ruscumunoc, près de la pointe de Corsen, distance énoncée 12 867 kilomètres à l'est.
Je suis prévenue, "dans l'introduction d'un guide que je venais de lire il y a peu, une phrase à la con, sentencieuse à souhait, me revenait en mémoire. L'auteur prétendait à propos de la Sibérie qu'on n'y partait jamais impunément et qu'on en revenait jamais indemne." ... j'ai juste envie de tenter l'aventure.
Il faudra que je me rappelle que chaque jour qui passe dans ce drôle de train, ne dure que 23h .....
J'essayerai de ne pas oublier le kilomètre 1777 avec sa stèle de granit, les poteaux des larmes..... frontière mythique entre l'Europe et l'Asie.
Je ne savais pas que Vladivostok a été interdit aux étrangers pendant toute la période de l'Union Soviétique, il est judicieux qu'un prof d'histoire et de géographie nous fasse partager ses connaissances sur cette traversée.
Le grand intérêt de ce livre est de se remémorer, l'histoire de ce pays, au travers des personnages qui émaillent le récit, la géographie en découvrant les descriptions des paysages et des villes traversées avec leurs spécificités, la littérature avec ces romanciers qui nous font approcher l'âme russe que ce soit Jules Verne, Dostoïevski, Andreï Makine ....(il m'a donné envie de découvrir de cet auteur "le testament français" prix Goncourt en 1995).
Il est vraisemblable que j'ai encore le temps de faire ce même voyage mais contrairement à Hervé Bellec je ne supporterai pas de ne pas découvrir un minimum le visage de ces villes et de ces vies traversées.
Ce sera une autre expérience et je n'oublierai pas de rechercher ce petit caillou venu de la pointe de Corsen sur la plage de Vladivostok et tout comme lui je ramènerai quelques grains de sable chez moi où un petit bocal retrouvera des compagnons venus d'autres endroits du globe !
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keisha
  07 février 2009
Amateurs de vitesse, passez votre chemin ! le Rossia parcourt les 9 298 km de Moscou à Vladivostok en six jours et sept nuits, on frôle donc (merci ma calculette) les 60 km heures de moyenne. Bien sûr en comptant le arrêts. Sinon il peut atteindre les 80 km/h et parfois (tremblons) les 100 km/h.
Hervé Bellec a été convaincu par son éditeur d'effectuer ce voyage ; parti de Landerneau en février 2007, il ira en train jusqu'à Paris, puis de Paris à Moscou grâce à Aéroflot (donc nous lui pardonnerons d'avoir quitté la voie ferroviaire), et après une escale à Moscou où il se retrouvera avec des commerciaux bretons, départ de la gare moscovite de Iaroslavsky, direction Vladivostok ! Sur le quai de laquelle il vérifia encore que "ici, les frigos servent avant tout à empêcher la congélation des boissons et des victuailles."
Seul étranger du train, il partage son compartiment avec Youlia qu'il aura du mal à apprivoiser. Veillé par Eleonora la provodnitsa (responsable du wagon) ou son homologue de nuit Sacha, il passe tranquillement le temps à lire, manger, fumer, admirer les gares ou la taïga ...
"La taïga sibérienne est de loin la plus grande forêt du monde puisqu'elle représente le tiers de la surface boisée de la planète et par là même demeure une des principales réserves d'oxygène de la biosphère. En Sibérie, elle occupe une bande de 1000 km de large sur 5000 km de long. " Réserve qui fond à cause des coupes illégales ...
Hélas il furent nombreux à voyager sur le transsibérien sous la contrainte, sachant qu'ils mourraient en Sibérie :
"Je ne pouvais m'empêcher de penser à ces hommes, ces millions d'hommes qu'on avait enfermés dans ce train pour les abandonner aux travaux forcés de ce grand désert glacé, ce système pénitentiaire nommé Katorga sous les tsars puis Goulag au temps de l'URSS."
Un des grands moments du voyage, c'est le lac Baïkal, qui renferme "le plus grand réservoir d'eau douce du monde, le cinquième des stocks de la planète, une montagne à l'envers, un fossé profond de 1637 mètres."
Mon avis
Lecture très agréable, documentée juste ce qu'il faut, de l'humour, de la réflexion, un excellent dépaysement. Mais ne vous attendez pas à voir notre voyageur risquer sa peau ou vivre dangereusement ! Ce voyage est pour celles et ceux qui savent prendre leur temps ...
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Villebard
  24 mars 2016
C'est bien écrit, rigolo. Quand on connait le pays, on s'amuse des “découvertes” de l'auteur qui va en Russie pour la première fois. le lecteur qui ne connait pas, ni l'histoire, ni les anecdotes doit apprécier, les autres moins. La vie dans le train n'apprend pas non plus grand-chose, mais fait sourire, un peu. Quelle drôle d'idée de se limiter à une semaine et ne rien voir du pays ?
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
badpxbadpx   18 janvier 2020
Ça sert à ça, les trains, partir et revenir, rentrer ou s'enfuir.
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badpxbadpx   11 janvier 2020
A cet endroit, on arrive assez vite à la plage de Ruscumunoc, une superbe crique que les naturistes utilisent dès les beaux jours et par conséquent le sentier côtier est sillonné par tout un bataillon de voyeurs armés de jumelles qui font mine d'observer les macareux moines et les fous de bassan.
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michelekastnermichelekastner   03 novembre 2012
Le 31 mai 1891, le tsarévitch Nicolas, futur Nicolas II, de retour d'une mission diplomatique au japon, pose le premier rail devant une baraque en bois de Vladivostok. C'est parti pour dix ans de galères, de travaux forcés, de privations de froid, de typhus et de choléra. les déportés du rail travaillent par tout temps les fers aux pieds. La condition des ouvriers libres est tout aussi lamentable. Les épidémies déciment les chantiers. les moustiques, la première plaie sibérienne avant le froid, disent les bagnards, attaquent les yeux. on compte des aveugles par milliers. La Croix-Rouge, qui vient d'être récemment créée, ne parvient pas à contrôler la situation et pour couronner le tout, les rapports entre les Sibériens de souche - les Sibiriakis - et les autres, les nouveaux colons et les déportés, ne cessent de s'envenimer. la violence est extrême. Vols, assassinats, viols sont le quotidien de ceux qui vivent autour du Transsibérien. cependant, le Japon menace, les richesses de la Chine attirent et les rails doivent avancer coûte que coûte à la vitesse de deux kilomètres par jour. Qu'importe si le mercure descend sous la barre des 50 °, qu'importe si les marais se brisent à la fonte des glaces emportant ces malheureux et qu'importent les nuées de moustiques assassins, le chantier répond aux objectifs définis par le tsar Alexandre et son ministre des finances, Sergueï Witte, à la tête de cette entreprise qui se transforme en gouffre financier dès les premiers kilomètres. L'empire russe lance un emprunt pour sa modernisation. Les fameux emprunts russes dont nombre de petits épargnants anglais et surtout français se verront plus tard dépossédés par Lénine au motif que ceux-ci étaient les créanciers du Tsar et non du peuple russe.
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christinebeaussonchristinebeausson   27 octobre 2018
(Juste une petite blague :)
Le Transsibérien roule plein gaz à travers les vastes plaines de l'URSS lorsque soudain, les cheminots freinent à mort. La voie à été sabotée par des contre révolutionnaires. Lénine, qui conduit le train, exhorte tous les passagers à retrousser leurs manches pour remettre au plus vite la voie en état. Comme un seul homme, tout le monde se lève aussitôt pour se mettre au travail avec enthousiasme et en chantant d'une même voix tous les couplets de l'Internationale. En moins d'une heure, la voie est à nouveau libre et le Transsibérien se remet en route vers de nouvelles conquêtes. Hélas, on déplore un autre sabotage quelques milliers de kilomètres plus loin. Cette fois, c'est Staline qui est aux commandes du train. Sans sourciller, il ordonne de fusiller la moitié des passagers, innocents ou non, histoire de démasquer les traitres. Quant aux autres, ils sont condamnés à construire une usine de rails et remettre en état la voie malgré les 50° C en dessous de zéro. Aussitôt dit, aussitôt fait, le train repart à travers la taïga. Nouveau sabotage entre Omsk et Irkoutsk. Le camarade Khrouchtchev, nouveau pilote, malin comme un singe, ordonne alors d'utiliser les rails qui se trouvent derrière pour les reposer devant et ainsi de suite jusqu'à Vladivostok. Cahin caha, notre Transsibérien avance malgré tout à petits pas mais dans la steppe bouriate, plus question d'avancer, un quatrième sabotage bloque toute progression. "Ce n'est rien, dit Brejnev, il suffit de baisser les stores de tous les compartiments et de secouer de temps en temps les wagons. Ainsi, tout le monde aura l'impression que nous continuons à avancer".
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saphoosaphoo   14 novembre 2017
Page 272 : A cette heure où le jour commençait à poindre, la neige prenait des reflets d’un rose si délicat que j’avais l’impression de traverser l’anti-chambre du pays des Merveilles. Peu importe la réalité et l’approche qu’on se fait de cette réalité, je peux affirmer que le spectacle qu’il m’a été donné de voir ce matin du 9 février était l’un des plus émouvants auquel j’ai assisté de ma vie. La Sibérie se donnait entièrement à moi, sans fard et sans pudeur, tremblante et nue. Mon Dieu qu’elle était belle.
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Videos de Hervé Bellec (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hervé Bellec
https://www.editions-dialogues.fr/livre/K-B/ Rencontre avec Hervé Bellec et Alain Goutal qui nous présentent leur livre "K.B. Kreiz-Breizh, voyage au c?ur de la Bretagne" aux éditions Dialogues. Questions posées par Élise le Fourn. Réalisation : Ronan Loup.
Dans la catégorie : URSSVoir plus
>Géographie générale>Géographie de l'Europe>URSS (45)
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