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ISBN : 2330016069
Éditeur : Actes Sud (02/03/2013)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Cet "assez gros fabliau", proprement savoureux, intelligent et drôle, s'inspire de la vie et de l'oeuvre de Hans Holbien (alias Jean Jambecreuse), peintre et graveur allemand du XVIe siècle, qui s'installe à Bâle en 1515 au moment où François Ier vient de remporter l'éclatante victoire de Marignan. Rigoureusement documenté et souvent teinté de grivoiserie et d'humour, ce texte nous entraîne au cœur de ce XVIe siècle en mutation qui annonce la Réforme. Si les "extrav... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  19 octobre 2018
Un drôle de roman historique, un récit de voyage grivois, où la Jambecreuse ferait référence à la taille de l'organe mâle de ce Jean, un organe toujours prêt à servir.

L'histoire de Hans Holbein, « ymagier » du XIVe siècle, repose sur une documentation historique et permet de croiser des vedettes de l'époque comme Érasme, de Vinci. Des descriptions d'époque qui ne manquent pas d'intérêt, même si c'est difficile de savoir ce qui relève de la fantaisie de l'auteur qui titre son oeuvre de « fabliau ».

Personnellement, j'ai eu du mal à apprécier l'humour de ces aventures. Je ne trouve pas amusant dut tout de violer une jeune bergère de treize ans… Même si les moeurs du temps étaient bien différentes, cela relève pour moi de la tragédie plutôt que la comédie.
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cecilit
  26 avril 2018
Harry Bellet s'est inspiré de la vie et de l'oeuvre de Hans Holbein (peintre et graveur allemand, né en 1497 et mort en1543) pour nous livrer ici un "assez gros fabliau" (sic), et ce, pour le plus grand bonheur des lecteurs. Loin d'une bio fidèle (puisqu'un bon lecteur croit toujours ce qui est écrit , puissent mes amis historiens de l'art de bien vouloir pardonner ce qui suit...), ce roman enlevé est écrit avec une plume rabelaisienne et paillarde, cultivée et drôle. Même si Harry Bellet prend des libertés avec l'histoire, et s'en excuse dans ses annexes à lire absolument ( les titres en sont drôles : Postface peu pédante, avec errata et précisions, dettes, emprunts, vols, laisser-aller et autres malversations, Liste presque exhaustive des ouvrages pillés ou inspirants), nous apprenons bien des choses. C'est instructif, intelligent sans pédantisme. le terme Aventures est mérité , les courts chapitres apportent de la vivacité dans le récit et les pages se tournent toutes seules. Vient de sortir la suite , quel bonheur et quel ecrivain talentueux que ce Harry !
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cmpf
  12 juin 2018

Jean Jambecreuse, c'est Hans Holbein le Jeune. Comme on connaît peu de choses sur sa vie affirme Harry Bellet, il l'embarque dans une histoire truculente en compagnie de son frère Ambroise.
En ce 15ème siècle, le pape Léon X s'est amusé à écrire et à authentifier de son sceau une phrase qui révèle une totale incroyance : “On sait de temps immémoriaux combien cette fable de Jésus-Christ nous a été profitable.” Et ce papier disparaît. Il faut absolument le retrouver.
Jean lui désire passer du statut d'imagier c'est à dire artisan à celui de peintre donc artiste.
Et au fil des pages nous croisons Erasme, Léonard de Vinci, Soliman…
Pour autant que je puisse m'en rendre compte l'ambiance de l'époque est respectée, c'est tout à fait récréatif mais l'écrivain a largement rempli les “manques”, il faut donc tenir compte des remarques de l'auteur à la fin du livre pour faire la part des choses.

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ChaK_
  23 octobre 2018
J'ai du mal a cerner ce que propose ici Harry Bellet avec cette histoire de Jean Jambecreuse. D'un côté, comme le titre l'indique, on a un livre d'aventures, tout à fait sympathique sans en être renversant,qui narre les plus ou moins fausses aventures du vrai ymagier/peintre Hans Holbein (quel talent soit dit en passant !). le rythme est bon, notamment grâce aux courts chapitres, et les péripéties s'enchaînent toutes seules, mais il manque à mon goût un fil conducteur plus fort que la vague histoire du papier hérétique du Pape.
De l'autre un roman Historique à l'équilibre fragile. le roman prend place dans un XVIe siècle en pleine éclosion, religieuse ou artistique entre autres, indéniablement très bien reconstitué. L'histoire prend place entre Bâle et l'Italie, permettant notamment de mettre en exergue l'avancée de la renaissance Italienne sur le reste du monde. L'auteur est d'une précision diabolique (c'est très documenté) sur certains faits, détails ou inventions, tout en arrangeant les dates ou événements à sa sauce, selon ce qui l'arrange sur le moment, ce qui est assez paradoxal. Les grands noms de l'Histoire (François Ier, Soliman etc…) ne font pas vraiment avancer le schmilblick, faisant plus acte de figuration qu'autre chose, et on ferme le bouquin en oubliant leur présence à la fête. Idem pour les seconds rôles, historique aussi, mais très sous développés, tel ce Joss Fritz bien vite délaissé, mais qui semble revenir dans le second tome
Au final je pense que c'est n'est qu'un gros livre de cul, l'auteur n'ayant semble-t-il que ça à l'esprit, ou peut être à la bouche vu son acharnement à nous parler de la chose. C'est paillard, amoral, grivois, Rabelaisien comme je l'ai appris en lisant ce livre. Bref, ça parle de la queue démesurée du héros toutes les 5 pages, ça viole cordialement, ça trousse et ça picole à qui mieux mieux. Ça va jusqu'à l'irrespect total, faisant mourir ce pauvre de Vinci à la vue d'une bite hors concours… je spoile, mais ça vous annonce le niveau.
Néanmoins entre deux (rares tout de même) consternations (amusées) j'avoue m'être franchement marré. le ton est vraiment drôle, très décalé, l'écriture brillante avec des tournures savamment trouvées, et certaines situations tellement improbables que rester de marbre est interdit. Ça m'a rappelé quelques frasques de Teulé, que j'apprécie pourtant moyennement.
Du coup me voilà bien marri pour arrêter un verdict, car d'une page à l'autre j'ai été ravi et déçu, j'ai été navré et j'ai ri, émoustillé et refroidi… mais je suppose que j'ai aimé ça quand même, le deuxième volume étant déjà sur le chemin de ma boite aux lettres.
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AugustineBarthelemy
  24 août 2018
Derrière Jean Jambecreuse, c'est le portrait d'Hans Holbein (1497-1543) que l'auteur dépeint avec un réjouissant esprit rabelaisien. le lecteur suivra donc le jeune Jean dans son apprentissage du métier d'ymagier et fera sa connaissance alors qu'il entreprend de quitter Augsbourg pour rejoindre Bâle, où son frère Ambroise continue son apprentissage auprès de maître Herbster. Jean, lui, veut sortir de sa condition d'ymagier, qui n'est considéré que comme un artisan parmi tant d'autres. Ce qu'il veut, lui, c'est être un artiste, un peintre, et bénéficier de la même aura que les grands maîtres d'Italie. Durant ses nombreux voyages, de Bâle à Lucerne, de Milan où il espère trouver Léonard de Vinci, au Clos Lucé, les aventures de Jean sont aussi un prétexte pour nous faire traverser une période historique riche mais instable, où les bouleversements, aussi bien politiques, artistiques que religieux sont légion.
Car l'intrigue du roman se situe autour d'une note manuscrite écrite par le pape Léon X avec beaucoup de légèreté et d'insouciance « Quantum nobis ac nostro coetui prosuerit ea de Christo fabula, satis est seculis omnibus notum / On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ nous a été profitable. » et blasphématoire avec ça. Un billet qui va attiser bien des convoitises, François Ier, Henry VIII, Soliman, tous y voient une possibilité de faire chanter le pouvoir spirituel et d'en tirer avantages et profits. Les espions se multiplient autour des personnes susceptibles de posséder cette note explosive. Qui finira, après maintes péripéties, dans les mains de Jean, bien embarrassé d'avoir appris le latin pour lire pareille horreur.
Mais dans Les Aventures extravagantes de Jean Jambecreuse, rien ne doit être pris avec trop de sérieux. le ton du roman est volontiers à l'humour et à la truculence, et célèbre le verbe rabelaisien. Tout est prétexte à banquets, la boisson coule à flots et les étuves – et leurs belles et opulentes prostituées- sont fréquentées avec beaucoup d'assiduité. Il faut dire que Jean est bien doté par la nature, et son vit plaît aux dames, bourgeoises, bergères ou filles de joie y succombent, même Léonard de Vinci en aura une crise cardiaque !
Volontiers paillard, le roman est aussi une petite somme d'érudition. Nous y croisons ceux qui ont participé à l'essor de l'humanisme : du génie Vinci (un brin mis à mal) à la figure vénérable d'Érasme, de l'imprimeur Frobenius au graveur Urs Graf, le petit monde intellectuel de Bâle, alors en plein essor économique, est bien représenté. Les remous religieux et sociaux sont aussi évoqués : Martin Luther commence à faire parler de lui et à agiter l'Église par ses idées, et le bon moine dominicain Bruce Oliver, inquisiteur de son état, pressent le schisme ; Joss Fritz et les révoltes paysannes ne sont pas oubliés.
J'ai passé un excellent moment en compagnie de Jean et de ses aventures grivoises mais pas que. L'auteur nous plonge avec plaisir dans une époque foisonnante, et dans le quotidien des ymagiers de Bâle et de leur difficile apprentissage. L'occasion d'en connaître davantage sur les techniques de peinture de ce début du XVIe siècle, et de suivre, en filigrane, la carrière d'Hans Holbein. le verbe est inventif, le vocabulaire, volontiers emprunté au moyen français, gentiment grivois et imagé. Pour finir, je ne saurais que trop vous conseiller de ne surtout pas refermer ce livre sans lire les notes explicatives en fin de roman.
Lien : https://enquetelitteraire.wo..
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critiques presse (1)
LeFigaro   06 mai 2013
C'est un road trip insensé qui se déroule au XVIe siècle entre Augsbourg, Bâle et Amboise. Jean Jambecreuse est un jeune ymagier. Autant dire un artisan. Il se rêve poète, donc artiste, donc peintre.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   08 août 2013
... la plupart des bourdeaux sont situés dans ce quartier, près de l'abbaye Sainte-Marie-Madeleine, que tu vois là-bas sur la gauche. C'est pratique : quand ces dames ne sont plus assez jeunes pour le bon usage, elles vont se cloîtrer là pour leur pénitence et la paix de leur âme. Elles donnent à Dieu ce dont le diable ne veut plus. Enfin, celles qui ont gardé assez d'argent pour que les soeurs les recueillent. C'est le paradoxe : seules celles qui ont beaucoup péché ont les moyens de leur salut...
--- Vous n'accordez guère de crédit à l'humanité.
--- Pour ce que j'en ai vu... Dès l'enfance, l'homme est dissolu et la femme déjà pute. A Bâle, les seules vierges qu'on trouve sont au berceau. Il n'y a que les vieillards pour se repentir, parce qu'ils ne peuvent faire autrement. Et en général, c'est trop tard. p 78
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cecilitcecilit   23 avril 2018
- Nous avons jugé une femme adultère. Elle a été convaincue d'avouterie. Le mari et l'amant seront promenés dimanche en procession dans les rues, assis nus et à rebours sur un âne.
- Tous les deux ? s'étonna Ambroise.
- Dame ! Ils sont aussi coupables l'un que l'autre.
- Et elle ? s'enquit Jean.
- Elle ? Elle est là-dessous.
Les frères comprirent alors le sens de la scène. D'une potence fixée à la chapelle, un cordage pendait dans le Rhin. Un filet y était accroché, à présent totalement immergé dans le courant. Devant l'air réprobateur des deux frères, du cadet surtout, le bourgeois se troubla.
- Attention ! Si elle est innocente, Dieu l'en fera sortir saine et sauve.
- Et combien de temps la tenez-vous sous l'eau ?
- Selon l'importance du crime, entre dix minutes et une heure. Dans son cas, la peine la plus courte.
- Sont-elles nombreuses à en être sorties indemnes ?
- À ce jour, aucune. Ce qui prouve la duplicité de ces femmes et l'excellence de nos juges, conclut l'homme satisfait.
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fanfan50fanfan50   12 mars 2014
- Joss Fritz ! Je te croyais mort.
- Il n'est pas mauvais qu'on le pense ainsi.
- Je vois. Tu as sans doute raison. Toutefois ta légende est bien vivante. Des ménestrels la colportent encore, quand les sergents ne sont pas dans les parages. Le héros des petites gens. L'homme qui a su poser la seule question qui vaille.
- J'ai posé de nombreuses questions dans ma vie.
- Celle-ci est inoubliable : "Quand Adam bêchait et Eve filait, où donc étaient le moine et le gentilhomme?' Tu es plus dangereux que moi, Joss Fritz. Moi, je ne réclame que le respect de la coutume.
- Le monde change, mon ami. La coutume est battue en brèche par le droit du plus fort. "Ils" lèvent toujours plus d'impôts, interdisent toujours plus de choses qui étaient pourtant autorisées à nos pères. En Pays souabe, j'ai vu un serf écorché vif parce qu'il avait pêché des écrevisses dans l'étang du seigneur. Au contraire, des fermiers se sont révoltés parce que leur maîtresse exigeait qu'ils aillent lui chercher des escargots au lieu de moissonner leurs champs. Ils ont mis le feu à son château, et à son cul aussi. C'est possible, mon ami, un autre monde est possible. On raconte qu'à Wittenberg, un moine nommé Luther s'est dressé contre la vente des indulgences, pour le respect de la parole des Evangiles. Rien que la justice de Dieu ! (p. 186/187)
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cecilitcecilit   22 avril 2018
- Pour quel diable te prends-tu de barytonner ainsi du cul ?
(...)
- Laisse donc péter ton frère ! Selon Erasmus, c'est signe de santé . Reprimere sonitum, quem natura fert, ineptorum est, qui plus tribuunt civilitati, quam saluti, a-t-il justement dit. "Retenir un pet produit par la nature est le fait des imbéciles qui accordent plus à la politesse qu'à la santé "
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cecilitcecilit   21 avril 2018
- (...) tu me paieras demain, décida-t-il en attrapant une fine planchette qu'il stria de quelques coups de couteau, avant de la fendre en deux dans la longueur.
Ce procédé immémorial était connu de tous : créancier et débiteur en gardaient chacun une moitié , ce qui évitait toute contestation au moment des comptes, puisque les marques devaient correspondre.
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