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Rémy Lambrechts (Traducteur)
EAN : 9782070315895
320 pages
Éditeur : Gallimard (20/08/2004)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Abe Ravelstein est un brillant professeur de l'université de Chicago qui peut se targuer d'avoir formé tous les hommes qui comptent dans le monde politique. Il a vécu sur un grand pied — largement au-dessus de ses moyens. Son ami Chick, le narrateur, lui a suggéré d'exposer sa philosophie politique dans un livre destiné au grand public. À sa propre surprise, Ravelstein s'exécute et devient millionnaire. Durant un séjour à Paris destiné à célébrer ce succès, il incit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  15 mars 2015
Un coq à l'âne un peu déroutant : un professeur de philosophie dans une université américaine qui a demandé à son ami d'écrire sa vie pour lui rendre hommage après sa mort.

La notice de l'éditeur le promettait férocement drôle, mais je n'ai pas vraiment souri. Il s'agit peut-être d'une caricature amusante pour les lecteurs qui connaitraient les célébrités représentées, mais pour ma part, j'avoue ma totale ignorance.

Est-ce qu'il vous rappelle quelqu'un ? Un vieil intello qui vit entouré d'une cour de fidèles. Il vit par procuration en gouvernant la vie et les amours de ses disciples et semble mesurer l'intelligence de ses fans à l'aune de l'admiration qu'ils manifestent...

C'est un rustre qui mange de façon tellement malpropre que certaines refusent de le recevoir à leur table (et je ne l'aurais sans doute pas invité non plus…)

C'est aussi un vaniteux qui ne s'achète que des vêtements de marque, mais qui les ruine rapidement par sa négligence et par des éclaboussures maladroites.

Il semble que toutefois que c'était aussi un ami fidèle et généreux, avec qui on pouvait tenir de grandes discussions sur la vie et sur la mort.

Bon, on ne lit pas que des livres dont on aime les héros, mais bien que Saul Bellow ait reçu le Nobel de littérature en 1976 et soit considéré comme un grand auteur américain, je n'ai pas eu beaucoup de plaisir à parcourir cet ouvrage.

Meilleure chance la prochaine fois !
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bernard6344a15
  21 septembre 2015
Pourquoi ce livre?
Un attrait pour la culture juive, pour une culture qui repose en grande partie sur la lecture et l'écriture, de vagues histoires lues ou entendues sur un Américain né à Lachine prix Nobel de littérature, ce nom, Saul Bellow, auquel je n'aurais pu associer aucun titre, mais qui revenait sporadiquement dans le réseau de lectures que je construis de façon plus ou moins cohérente, plus ou moins consciemment aussi, nom qui surgit chaque fois que l'on évoque les grands noms de la littérature américaine de la seconde moitié du 20e siècle, nom qui m'est passé sous les yeux assez souvent pour qu'il s'imprime presque à mon insu dans une sorte de liste intérieure de livres à lire. Comment me suis-je un jour retrouvé à lire Ravelstein, je ne m'en souviens plus, mais une configuration thématique de fixations personnelles fit que je n'eus aucune résistance quand son ultime roman, publié à l'âge de 85 ans, me passa entre les mains.
Un premier aspect qui m'a plu :
Le roman prend la forme d'une biographie d'un personnage de fiction, Abe Ravelstein, écrite par Chick, son ami écrivain. Ce duo de personnages est au coeur du roman et de l'aspect le plus marquant pour moi, soit la mise en scène d'êtres humains qui ont décidé de mettre au centre de leur vie la culture, la littérature et la pensée, d'en faire une valeur absolue et qui refusent de faire une discipline ou une sphère d'activité de ce qui est plutôt le prisme par lequel ils vivent, agissent et se meuvent dans leur monde.
Un second aspect qui m'a plu :
Malgré sa relative brièveté horizontale (à peine un peu plus de 300 pages), le roman développe une intéressante densité verticale, modalisée par sa plongée dans la culture des deux personnages et par leurs discours sur les oeuvres aimées qui les ont guidés. La pensée et le discours d'Abe Ravelstein se nourrissent effectivement des philosophes antiques, des romanciers français du 19e siècle, évoquent en quelques endroits Leopold Bloom et Anna Livia Plurabelle, faisant ainsi éclater la frontière de la chronologie biographique pour inviter le lecteur à plonger dans le mouvement autrement plus immense de l'esprit et de l'histoire.
Un aspect qui m'a moins plu :
Lui reprochera-t-on la minceur de l'intrigue, l'arrogance des personnages, une forme de catalogue humaniste qui tend à effacer le roman, j'aurai tendance à évoquer un roman de parole, un mouvement de culture, une assurance dans la plénitude d'une vie menée délibérément, une fête de l'écriture et du langage. Roman moins horizontal que vertical, il donne envie de s'immerger dans chaque page plutôt que de passer à la suivante le plus rapidement possible. Anachronique apparemment en ce sens, pertinent. Essentiel à sa façon.
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bdelhausse
  14 janvier 2014
Roman débridé, Ravelstein est une sorte de chronique des derniers instants d'un personnage plus grand que lui-même, érudit, philosophe, riche, gay, juif...
Impossible de résumer le livre et son propos. Tout part à droite et à gauche en un clin d'oeil. La Shoah, les juifs, les grandes institutions d'enseignement, l'establishment US, Paris, les jeunes, les vieux, le sida, etc. tout y passe.
Tout passe à la moulinette du cynisme de Bellow. Et de son art des dialogues, fins et racés.
Et par-dessus tout, la mort. Omniprésente, fil rouge de l'histoire. Cette lente dégénérescence vers la fin, inéluctable. Vers la perte de soi. Vers la fin de l'humanité, la dépossession, la disparition de l'humain.
Le propos est lourd le plus souvent et l'humour de Bellow manque parfois sa cible, peinant à entretenir la tension. Trop de propos tue le fil du roman. Au final, le lecteur s'ennuie et ne goûte plus les saillies vitriolées de l'auteur. C'est dommage, car les thèmes les plus poignants, les plus forts, se développent vers la fin du roman.
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Zephyrine
  26 juillet 2017
J'avais choisi ce livre pour découvrir un grand auteur américain contemporain mais à priori c'est un rendez-vous manqué. Je ne sais pas si c'est une erreur de ma part dans le choix du titre ou une généralité pour l'auteur, mais je suis totalement passé à côté du livre. Aucune histoire ou presque, une intrigue inexistante, des paragraphes qui s'enchainent sans fil conducteur...Bref, une lecture assez décevante.
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CarlmariaB
  22 avril 2020
Pourquoi s'intéresser aux jours qu'un professeur américain devenu riche écrivain passe à errer dans les capitales européennes, à disserter sur Périclès et les tailleurs chics? Pourquoi le narrateur est-il à ce point subjugué par ce mentor égocentrique dont l'esprit pourtant n'accouche douloureusement que de clichés de philo de mauvais manuels ? L'intérêt du roman est de documenter historiquement la façon dont l'idéologie néoconservatrice s'est propagée dans les cercles snob de la Ivy League à travers des leaders d'opinion qui ont maquillé cette pensée fruste en philosophie politique distinguée de haut niveau. Et avec le recul, on rit jaune.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   16 mars 2015
Il se trouve que mon enquête informelle montre que neuf personnes sur dix s’attendent à voir leurs parents dans l’au-delà. Mais suis-je prêt à passer l’éternité avec eux?
(Gallimard, p. 162)
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bilodohbilodoh   15 mars 2015
Vos jours filent plus vite que la navette du tisserand. Ou qu’une pierre lancée en l’air […] et retombant vers le sol sous l’effet d’une accélération de dix mètres par secondes carrées — une métaphore de la vitesse terrifiante de l’approche de la mort. Vous aimeriez que le temps soit aussi lent qu’il était lorsque vous étiez enfant — chaque jour une vie entière.
(Gallimard, p. 131)
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polarjazzpolarjazz   25 juin 2016
Les écrivains sont censés nous faire rire et pleurer. C'est ce que demande l'humanité.

En l'occurrence, l'idée était que la bonne conduite en toutes circonstances était un très mauvais signe.

L'atmosphère solennelle, façon 'derniers jours de Socrate" n'était pas son style. Ce n'était pas le moment d'être quelqu'un d'autre - même pour Socrate. Vous vouliez plus que jamais être ce que vous aviez toujours été. Il n'allait pas gâcher ses derniers moments à être un autre.
Rares sont ceux qui ne se rendent pas compte que si l'on ne s'applique pas à guérir, on est un mort vivant, en sursis.
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SachenkaSachenka   05 décembre 2017
Celui qui veut gouverner le pays doit d'abord le divertir.
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dandounedandoune   24 octobre 2011
Ravelstein soutenait cependant qu’on rencontrait peu de grandes personnalités parmi les scientifiques. De grands philosophes, peintres, hommes d’État, juristes, oui. Mais les hommes ou les femmes de sciences à l’âme supérieures étaient extrêmement rares. « C’est leur science qui est supérieure, pas la personne. ».
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Video de Saul Bellow (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Saul Bellow
13 mai 2013
Achevé quelques jours avant la mort de Steve Tesich [1942 - 1996], Karoo est le chant du cygne d'un auteur hors norme. Ce roman est l'odyssée d'un riche consultant en scénario dans la cinquantaine, Saul « doc » Karoo, gros fumeur et alcoolique, écrivaillon sans talent séparé de sa femme et traînant plusieurs tares émotionnelles. En tant que script doctor pour Hollywood, Saul Karoo mutile et « sauve » le travail des autres. En tant qu'homme, il applique le même genre de contrôle sournois à sa vie privée et se délecte de nombreuses névroses très particulières : son incapacité à se saouler quelle que soit la quantité d'alcool absorbée, sa fuite désespérée devant toute forme d'intimité, ou encore son inaptitude à maintenir à flot sa propre subjectivité. Même s'il le voulait, il ne pourrait pas faire les choses correctement, et la plupart du temps, il ne le veut pas. Jusqu'à ce qu'une occasion unique se présente à lui : en visionnant un film, il fait une découverte qui l'incite à prendre des mesures extravagantes pour essayer, une fois pour toutes, de se racheter. Si Karoo est bien l'ambitieux portrait d'un homme sans coeur et à l'esprit tordu, c'est aussi un pur joyau qui raconte une chute vertigineuse avec un humour corrosif. C'est cynique. C'est sans pitié. C'est terriblement remuant. C'est à la fois Roth et Easton Ellis, Richard Russo et Saul Bellow.
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