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ISBN : 2757860224
Éditeur : Points (11/08/2016)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Qui, au Maghreb, ne connaît Moha ? On l'a entendu déclamer sur une place publique. On l'a vu déchirer de vrais billets devant une banque. Il a tiré au clair l'étrange histoire d'une ancienne et puissante famille, su le secret de l'esclave noire et celui de la petite domestique, chacune interdite de parole. Il a pris à partie le technocrate et le le psychiatre, conversé avec Moché, le fou des Juifs, et avec l'Indien, cet autre exclu.
Arrêté, tué, enterré, Moha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  12 décembre 2014
Moha, c'est la mémoire du peuple marocain.
Tahar Ben Jelloun, c'est la voix de Moha.
Voix de la révolte contre l'argent, la religion, le sort réservé aux femmes et aux jeunes, la corruption, les inégalités…..
Écrit sous forme de conte philosophique, allégorique et poétique, ce livre nous donne une image de la société marocaine à travers plusieurs personnages. Certes, on s'y perd un peu, Tahar BenJelloun est souvent complexe dans son écriture. Mais c'est franchement très beau, ça imprègne l'esprit, ça ensorcelle.
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Bruno_Cm
  12 novembre 2018
Ce n'est pas pour rien que Ben Jelloun cite Nietzsche tout à la fin de ce livre, il y a du Zarathoustra inside.
Je ne connais pas bien du tout la culture marocaine, on me dit que Moha en fait un peu le tour, la critique dans l'un et l'autre de ses aspects ; un héraut des temps intemporels aussi, un personnage qu'on tente de barrer, ou qu'on écoute, mais qui n'est pas barré mais pas si simple à écouter et à entendre. le texte n'est pas easy-reading, il varie entre du monologue, du dialogue, des envolées poétiques, de la prose prosaïque, comme les thématiques. Ben Jelloun propose son Moha et sa "folie" à notre entendement, à nos sens aussi et pour ma part, j'ai vraiment apprécié cette invite. C'est un livre qui fait plutôt du bien, qui tente de ne pas être bête et facile, justement, dans un monde qui grossifie, grotesquise de plus en plus. Un peu de brutale finesse, de brute finesse, de finesse fine, les trois ensemble.
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Tagrawla
  15 avril 2013
Le premier chapitre est rude à lire. C'est une scène de torture qui pourrait en rebuter plus d'un. Ne vous arrêtez pas là, car la suite du roman est infiniment plus tendre, même si la violence d'une société subsiste. Moha est le fou qui déverse sans cesse un flot de parole sans sens. Moha est le sage dans le flot de parole duquel on peut entendre la sagesse. Si on y prête attention. L'ensemble est une oeuvre admirable, à lire absolument.
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zalliel
  21 juin 2011
J'ai lu ce roman au Maroc ou je séjournais, j'ai aimé. J'étais à la fois dans l'ambiance du roman et dans ce livre, c'était fort. C'est surement celui qui m'a fait le plus d'effet de Tahar.
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Claw
  16 avril 2014
Un très beau livre encore un fois, très poétique, et une fois de plus, avec Tahar Ben Jelloun, il faut s'accrocher pour bien tout comprendre, car des métaphores, en veux-tu en voilà! Pour les amateurs de curiosités poétiques, de récits énigmatiques et philosophiques, un petit livre par la taille, mais grand par son contenu.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   12 novembre 2018
Ma main levée sépare les nuages. Encore ton image sur le voile bleu. Et ta voix qui me poursuit. Amants de la terre, amants séparés par le temps, amants de l'instant, n'étranglez pas votre enfant, sachez épargner l'oiseau de l'automne.
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dreulmadreulma   19 juillet 2010
O femmes, pourquoi vous cultivent-ils dans les ténèbres avec des sexes en bois, sans caresses, sans tendresse ?...
O femmes, ils vous écartent les jambes depuis des siècles. Ils ne vous parlent pas. Ils ne murmurent rien. Votre cri est absorbé et vos jambes posées sur leurs épaules. Munissez-vous de lames de rasoir et déchirez sans pitié leur visage et leurs certitudes...
Insatisfaites, cultivées, labourées par des siècles de silence et de brutalité légalisée par l'Autorité suprême. Quand je pense à tous ces corps cachés, battus, défigurés par l'absence et le manque...
Pourquoi ces mains sont-elles fermées à la caresse ? À quoi bon célébrer le cérémonial de votre propre négation ? Votre corps est annulé et vous continuez à être de la fête. Vous dansez pour faire bander des brutes; des gars heureux de se masturber quand vous faites trembler le ventre et les fesses....
Vous êtes toujours prêtes pour les travaux dans les champs ou pour faire la guerre. C'est vrai, vous avez fait la guerre contre les français. Vous étiez utiles et courageuses. Vous avez fait des opérations mémorables. Après la libération du pays, ils ont fermé les murs et verrouillés les portes. Même les terrasses vous sont à présent interdites. Zones dangereuses pour la sécurité du morceau de bois
Ils s'abattent sur vous comme des sacs de maïs, parce que là est leur droit. Ils agitent leurs fesses, bavent par le sexe et par la bouche. Ils sont contents : le devoir conjugal accompli. Et dire qu'ils prient avant ! Quel cérémonial ! Et quelle honte ! '' La femme est un champ à cultiver ... '' C'est vrai. C'est un champ. Mais un champ vivant, en droit d'exiger autre chose que la fêlure systématique et semence brève.
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zabeth55zabeth55   12 décembre 2014
Je pense qu’un jour viendra où, dans mon pays, on mettra les vieux dans une maison spécialisée, bleue et musicale ; alors là, on mourra de vieillesse ; on mourra de lassitude et d’usure. L’âge sera un fardeau. Le temps un ennemi.
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dreulmadreulma   19 juillet 2010
Dormir un siècle ! Un siècle de silence et de profonde solitude ! Un siècle semé de rêves interminables à la lumière de l'aube éternelle. Dans la grotte, le temps caresse mon front; les oiseux viennent faire leur nid dans mon corps. L'herbe douce, l'herbe très verte, pousse sur ce corps; elle me couvre de toute sa tendresse.
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ClawClaw   16 avril 2014
Là est la ville. La grande ville. Celle qui fait vivre le pays. Avec ses jardins taillés, ses fleurs fines, son ordre pur, ses bâtisses colossales, sa folie et ses dictatures. C'est dans ses rides, dans ses trappes que les gamins essaient de rire et de survivre. Ils ne sont pas de cette pierre bien taillée et posée comme une loi. Ils sont de la poussière et du zinc.
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Tahar Ben Jelloun : J'ai subi une punition.
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