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ISBN : 2081310074
Éditeur : Flammarion Jeunesse (02/05/2013)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 190 notes)
Résumé :


Tout commence par un baiser, comme une chance, une promesse pour Marion. Une aubaine pour une jeune fille toujours si maladroite avec les garçons.

Mais ce baiser va faire de sa vie un enfer. Peu à peu, la honte laisse toute la place à la rage, et Marion prépare sa vengeance. Sans réfléchir aux conséquences de ses actes....
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Critiques, Analyses & Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
canel
  05 juin 2015
La jolie Marion, l'intello, « celle qui ne fait jamais de vagues, [...] qui sait si bien se faire oublier » a quand même un caractère bien trempé. Pas question pour elle de supporter sans broncher la drague relou d'Enzo, le beau gosse du collège qui se croit tout permis. Oui mais tenir tête à un caïd, surtout si vous l'avez ridiculisé devant des tiers, ça se paie. Marion va en baver, et à l'heure d'internet et de Youtube, les vengeances peuvent être terribles.
Ce roman pour adolescents est aussi noir que réaliste. Moins sombre cependant que peut le laisser craindre le titre.
L'auteur évoque le monde impitoyable du collège, la spirale infernale de la vengeance, l'enfermement dans la haine et la dépression quand on se retrouve seul dans une situation de surenchère qui semble inextricable.
Angoisse et suspense garantis pour le lecteur : une fille solitaire peut-elle avoir le dernier mot (car c'est bien ce qu'on espère) contre un caïd épaulé par ses copains ? Réflexions pertinentes sur les dangers d'internet (encore et toujours), mais aussi - via les comportements de Marion et de sa maman - sur le besoin d'amour à tout âge, et à l'adolescence en particulier : « Est-ce qu'on tombe amoureuse par faim d'amour, pas peur de la solitude ou du grand vide, pour se prouver qu'on peut plaire, enfin tout cela avant de se demander si c'est bien cet autre-là qui nous plaît vraiment ? » (p. 107-108)
Ouvrage percutant et pertinent qui devrait rencontrer des échos chez tous les collégiens, à faire découvrir dès 12-13 ans. La fin m'a un peu déçue mais elle est parfaitement adaptée au public visé.
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tousleslivres
  01 mai 2013
Marion, élève de 3e, vit avec son petit frère Barnabé et sa mère. Leur père, informaticien, est parti il y a trois ans apparemment en Amérique du Sud, il devait trouver un logement pour accueillir la petite famille et vivre tous les quatre une nouvelle vie avec ce nouveau travail qui se présentait à lui. Sauf que, le gentil papa a oublié d'envoyer les billets d'avion pour que le reste de sa famille puisse le rejoindre.
Depuis, leur mère cherche un « amoureux », elle passe de l'un à l'autre. Elle chasse sur un site de rencontre, Internet lui prend tout son temps quand elle est à la maison.
Barnabé, lui à huit ans. Il comprend tout, il n'a pas sa langue dans sa poche. Il est un peu en avance à l'école, mais il ne veut pas sauter une classe à cause des copains...
Tout va se passer un mardi, quand Enzo, caïd du collège, donne un rendez-vous à Marion pendant lequel il veut lui rendre son cahier qu'elle a soi disant perdu et dans lequel elle a noté tous les textes de ses chansons et ses poèmes. Ce caïd lui va jouer un mauvais tour : il l'attire à lui, elle craque totalement, elle est dans ses bras, ils s'embrassent en cinq minutes... Quand Marion s'aperçoit que les copains d'Enzo ne sont pas loin et qu'ils ont tout filmé... Elle sait qu'en quelque instant ce film sera sur youtube et autre réseau, elle ne supporte pas l'humiliation, elle va se venger...
Un livre fort qui fait ressortir les confits que nous retrouvons à l'école à tout âge. Marion tout en étant très réservée et froide, va élaborer une vengeance qui va la mettre en porte à faux vis à vis de ses camarades de classe et de sa famille, mais elle veut aller jusqu'au bout, elle se le doit !!!
On sent bien que quand Marion rentre chez elle, elle ne peut pas trouver d'épaule qui puisse l'écouter, son mal d'être est flagrant. Ce livre a pour thème principal le mal-être et la solitude de l'adolescence. Tout en abordant très justement la vengeance et qu'il faut payer toutes et tous les conséquences de nos actes.
Une lecture très rapide qui laisse le lecteur méditer sur les sujets.
Un livre écrit presque comme un journal intime que Marion aurait pu écrire.
Des pages qui font peur par moment... Je me suis baladée entre ma peur du suicide de Marion et ma peur de ce qu'il pouvait lui arriver après sa vengeance...
Lien : http://tousleslivres.canalbl..
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Hillel
  29 avril 2013
Je commencerai ma chronique par dire sincèrement que je n'avais pas été touchée, émue, bouleversée par autant de justesse, par un si joli livre destiné aux adolescents, depuis bien longtemps.
Quel bonheur!
Pour moi ce roman est un très grand coup de coeur!
Ceci étant dit, je vais passer aux choses sérieuses!

J'ai commencé l'histoire de Marion, sans aucune idée préalable, je n'avais jamais lu cet auteur réputé en littérature jeunesse, et je n'ai pas trop l'habitude de me lancer dans ce genre d'histoires réalistes. Oui, on nous assomme de récits imaginaires, fantasy, et autres romances paranormales destinées à faire rêver les ados. Et finalement cela fait un bien fou de se plonger dans la franche réalité de la vie, de l'adolescence, et tout ce que cela comporte...
Ainsi la plume de Hubert Ben Kemoun a fait le choix de l'humour, de la causticité... la triste vérité de certaines situations n'en sont pas moins incisives et bouleversantes. C'est si bien écrit, que je n'ai pu le lâcher si tôt commencé, j'ai avalé l'ouvrage d'une traite.
J'ai souris, j'ai ris, j'ai pleuré, je suis passée par toutes les émotions, et j'ai été véritablement surprise de découvrir un livre si touchant.
Dés les premières pages le ton est donné, Marion, jeune fille maladroite et mal dans sa peau se fait quasi "harcelé" par Enzo, le coq du lycée. Celui qui fait parler de lui et accumule les conquêtes s'est mis en tête de séduire l'intouchable et intello Marion. Sauf que celle-ci est tout sauf séduite, et va lui faire payer ses assommantes assiduités par des coups sévères. Dés lors la guerre est ouverte entre Marion et Enzo, entre Marion et les garçons en général.
Tout est raconté avec un humour jubilatoire. La drôlerie de certaines situations nous rappellent allègrement "du vécu". le comique des répliques mordantes du petit frère Barnabé, atteint de logorrhée, ne manquera pas de nous faire sourire. Et puis on passe du léger au drame, du rire aux larmes. La bonne guerre du début va prendre des allures de vengeance rageuse. La narration à la première personne, celle de Marion, nous plonge dans les affres de ses douleurs. Et cette narration nous rapproche indubitablement d'elle, cette héroïne si fragile et attachante.
Mais surtout c'est la justesse que j'ai retenue. Tout sonne merveilleusement juste, réel et poignant. On est mal en même temps que Marion, on traverse en même temps qu'elle cette douloureuse étape qu'est l'adolescence. Ce difficile chemin vers la confiance en soi, vers l'acceptation des autres et de soi-même.
C'est si juste que mes larmes coulaient d'elles-mêmes sans s'arrêter... par l'émotion certes, mais par le symbole que représentait Marion, cette difficile étape chez une jeune-fille. Et je m'y suis beaucoup retrouvée sur certains aspects.
Et là je me suis fait la remarque: Hubert Ben Kemoun a été une fille dans une autre vie. C'est impressionnant à quel point son regard trouve le bon angle. de plus, les répliques rageuses de son héroïne, sont justes impeccables, révélant la hargne de la crise d'ado!
En bref, vous l'aurez compris, j'ai adoré. D'autres thèmes sont abordés, la musique, l'abandon du père, la famille monoparentale autour d'une mère désoeuvrée... Et tout se mélange dans un merveilleux récit.
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lizly
  21 avril 2013
Marion est une adolescente qui vit avec un petit frère étonnant (incapable de se taire mais apte à tenir plusieurs sujets de conversation simultanément) et sa mère. Son père les a abandonnés brutalement, laissant une famille désoeuvrée, une ex-épouse branchée à son site de rencontres et des enfants en manque de repère. Au collège, Marion est étiquetée "Intello". Bonne élève de 3e, sérieuse, passionnée par la musique, joueuse de guitare, chanteuse et compositrice. Relativement isolée, sa vie amoureuse est aussi désertique que celle de sa mère est mouvementée.
Enzo, beau gosse populaire dans l'établissement, s'amuse à la draguer. Marion reste froide à ses provocations. Mais un jour, à la fin des cours, les choses dérapent. Enzo dépasse les bornes, Marion se défend et écorne à la fois l'image et l'entrejambe de l'adolescent. A partir de là, une escalade commence. de basses vengeance en règlement de compte, les choses dégénèrent. Un mouvement dans lequel les réseaux sociaux et les nouvelles technologies tiennent une bonne place.
Avec un tel résumé, on peut s'interroger sur le titre mais expliquer le titre reviendrait à résumer le livre jusqu'au delà de la moitié. de plus, il ne s'agit que d'un épisode. le titre est en décalage par rapport à l'ensemble de l'histoire.
Titre mis à part, une lecture facile dans le style (mais pas simpliste) et assez prenante, surtout pour les jeunes lecteurs qu'elle vise. Tout commence avec trois fois rien, de ce qu'on croise au quotidien dans un établissement scolaire : un garçon qui taquine une fille, de manière un peu lourdingue, la fille qui ne se laisse pas faire et c'est tant mieux. Et puis il lui pique son sac et réclame un baiser comme rançon. Les esprits s'échauffent, les gestes dérapent. Ça pourrait en rester là. L'une resterait surprise de sa propre témérité, un peu honteuse, un peu effrayée des représailles. L'autre retrouverait de sa superbe en inventant allez savoir quoi pour redorer son blason. Oui, ça pourrait en rester là. S'ils n'avaient pas 14 ou 15 ans, qu'ils n'étaient pas adolescents, qu'ils n'étaient pas à cet âge où un carnet à couverture noire peut être le bien le plus précieux au monde, où la tentation de la vengeance ne rencontre aucune contradiction, où les esprits s'échauffent, les défis emballent, les conséquences n'existent qu'une fois qu'on les a sous le nez.
J'ai aimé le côté réaliste de ces personnages adolescents. On comprend l'escalade, on comprend la succession, on ne voit pas forcément les choses venir. le contexte familiale entourant le personnage de Marion (narrateur à la première personne) ne fait qu'expliquer d'avantage comment les choses dérapent. Cette situation aurait besoin d'un regard extérieur, un regard adulte. Mais la communication entre Marion et sa mère est difficile. J'ai aimé le parallèle mené puis démonté entre ce que vit la fille et ce que vit la mère, d'abord mis sur un même pied pour mieux exprimer plus tard, entre les lignes, que si l'une est adulte et responsable, l'autre est ado et agit surtout par colère, rage, frustration. Ces mêmes sentiments qui l'empêchent de se retourner vers d'autres adultes qui pourraient pourtant l'aider.
Par contre, en tant qu'enseignante, je ne peux qu'être un peu gênée par l'absence de l'équipe éducative. Tout ne se passe pas au sein de l'établissement mais tout de même en partie, et surtout, même ce qui se passe dehors a des répercussions dedans. Il me paraît impossible que personne dans l'établissement n'intervienne.
Mais surtout, et c'est là ma véritable réserve, je me demande si les lecteurs adolescents comprendront bien que Marion et les autres paient tous les conséquences de leurs actes. Sans dévoiler trop de l'histoire, la fin a un côté "happy end" qui plaira forcément aux lecteurs mais ne cache-t-elle pas combien Marion a eu tort de se laisser entrainer dans ce cercle vicieux ? Son choix de répondre coup pour coup monte en graine et finit (même si l'auteur a eu la finesse de ne pas tomber dans le sordide, le "trop", la caricature) mal pour elle également.
Je m'interroge donc un peu...
En bref : J'ai pris plaisir à la lecture. le style est agréable et l'auteur a su doser : quelque part, on se balade dans un fait divers mais il ne fera pas la Une grâce à une certaine retenue. Je trouve ça habile de sa part, l'histoire touche davantage de monde car il ne franchit pas le seuil du "on sait que ça arrive mais ça n'arrive qu'aux autres". Les personnages sont bien menés, ils ne sont pas caricaturaux. Mention spéciale pour Barnabé, le petit frère, qui apporte un petit plus d'originalité qui fait sortir le roman du lot. La fin est peut-être un peu exagérée, le titre accrocheur alors que le livre ne le nécessitait pas, mais ça n'empêche un sentiment général très positif.
Je garde une réserve sur la lecture qu'en feront des adolescents. Sans partir du principe qu'un livre doit forcément délivrée une leçon, sur un thème comme celui-là, on ne peut laisser le lecteur sans conclusion. Ces conclusions existent mais le public visé aura-t-il le recule nécessaire pour les trouver ?
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orbe
  12 mai 2013
Marion est une adolescente seule et courageuse. Elle tient tête aux petits caïds du lycée qui tentent de jouer avec elle. Mais humiliés, ces derniers vont tâcher de faire de sa vie un enfer. Reste son petit frère, à la fois attachant et énervant, en tout cas haut en couleur et sa mère qui se débat avec ses propres problèmes. Au-delà, sa seule bouée de sauvetage est la musique et son carnet de morceaux personnels qui l'accompagnent, jusqu'à ce que le livre disparaisse...
Entre harcélement et peur, c'est la rage qui domine chez Marion. Ses sentiments sont tellement forts qu'ils l'empêchent d'avancer. Comment dès lors arriver à se reconstruire, à reformer un sas de confiance ?
le récit retrace avec justesse les moments forts de solitude et de désespoir que peuvent traverser les jeunes, entre deux âges, entre deux mondes. Un livre réussit à l'écriture vive et incisive.
Lien : http://0z.fr/yZ70p
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Les critiques presse (1)
Ricochet   27 juin 2013
La fille seule dans le vestiaire des garçons est un très bon roman à la thématique sensible qui s'adresse aussi bien aux filles qu'aux garçons.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
HillelHillel   03 mai 2013
La paire de baffes est partie d’abord, et mon pied immédiatement ensuite. Un penalty particulièrement bien placé. Un belle paire de baffes. Une sonnante et trébuchante, surtout pour Enzo. Il s’est affalé par terre, le souffle brusquement coupé. Il a fallu que Bastien et Mounir se précipitent vers lui pour le relever du morceau de trottoir où il venait de se plier comme pour une prière.
Je respirais comme un animal et me sentais prête pour continuer la série de tirs au but, bien au-delà du temps réglementaire C’était disproportionné, Enzo hors-service pour le moment, mais je prenais sur moi pour ne pas lancer à nouveau mon pied au gré de ma colère.
- T’es complètement tarée, Marion ! Il voulait juste te faire un smack sympa ! a plaidé Mounir en avocat de son copain qui peinait toujours à retrouver la respiration.
- Ses smacks, sympas ou pas, il se les ravale et il s’étouffe avec ! j’ai hurlé en reculant d’un pas ou deux pour prévenir toutes représailles d’Enzo, du moins quand il aurait récupéré son souffle et lâché son entrejambe.
Rapidement mais maladroitement, j’ai ramassé mon sac, qui gisait comme un chat mort à leurs pieds. Je me suis dépêchée de fourrer dedans le classeur, les bouquins, la trousse et toutes les babioles qui s’étaient complètement éparpillées jusqu’au caniveau et aux piliers de l’arrêt de bus.
- T’aurais pu le tuer ! C’est fragile les… C’est vachement fragile, les… !
Bastien qui venait de prendre le relais à la barre n’arrivait pas à trouver les mots pour parler de ce que Enzo continuait à masser.
- Moi aussi, je suis fragile ! j’ai craché.
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orbeorbe   12 mai 2013
Si j'avais eu un père, il serait venu rectifier la tronche de ces quatre salopards. Il les aurait chopés un par un ou ensemble pour leur faire payer l'affront fait à sa fille. Ensuite, en quelques mots justes, pour me rassurer, il aurait aussi su me faire croire que je valais mille fois mieux qu'eux et que je restais la plus exceptionnelle du monde. Et j'aurais tout gobé, de la première à la dernière syllabe.
Si j'avais eu un père, je n'aurais pas fait cela. Ou pas ainsi. Seule, je devais me débrouiller seule.
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CielvariableCielvariable   15 juin 2014
'ai tout de même tenté le coup, juste pour voir, comme on demande à voir le jeu de son adversaire au poker. Parce que ce jour-là, après mes déboires avec Enzo, il me semblait que rien ne pouvait être plus précieux que de recevoir l'aide d'une véritable experte en garçons.
- Je voulais te dire... J'ai un problème...
- C'est bien, ma chérie, c'est très bien, elle a murmuré toujours le nez scotché sur son écran, avant d'ajouter : Et le reste de ta journée s'est bien passé ?
- Maman !
- Oui, Marion, je suis d'accord avec toi...
Très hermétique, la bulle.
- Maman, je crois que je suis enceinte !... J'attends un bébé !
J'ai dit ça sans réfléchir.
J'aurais tout aussi bien pu lui annoncer que je m'étais fait racketter mon portable à la sortie du collège ou que je partais continuer ma scolarité en Tasmanie, mais c'est ça qui est venu. Et j'ai lancé cette bouée ridicule un peu plus fort que je ne le voulais. Une sorte d'explosion au milieu du calme de cimetière qui régnait autour de cette table basse faussement chinoise et de ce tapis réellement ouzbeck. Au moins lui ai-je fait lâcher son clavier et lever les yeux sur moi.
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lizlylizly   21 avril 2013
D'elle, j'aurais sans doute exigé qu'elle me raconte comment s'étaient passés ses premiers baisers. Les vrais, pas les brouillons tentés avec les garçons à la maternelle ou avec quelques copines curieuses et inquiètes en primaire. A qui elle ressemblait à 15 ans et si, par peur de n'avoir jamais d'amoureux, elle aurait pu se jeter sous les roues du premier tank venu - bien carrossé certes, mais tank quand même. D'une femme, j'aurais exigé qu'elle me dise si, elle aussi, était une fille aussi solitaire que moi, quand tous mes camarades n'existaient qu'en bande, et si l'insulte "intello" lui fusait aux oreilles à longueur de journée quand elle avait traversé ses années collèges. avec une femme, autre que ma mère, j'aurais peut-être pu.
p. 95-96
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liradolirado   04 mai 2013
La vie n'est qu'un grand supermarché dans lequel on se sert, au gré des rayons et à tout-va.Le problème c'est qu'il faut passer à la caisse une fois son chariot plein. Moi, pauvre conne, je vais passer à la caisse et il n'y a rien dans mon caddie.
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