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ISBN : 207040689X
Éditeur : Gallimard (23/10/1998)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 271 notes)
Résumé :
Dans les trains de nuit, mon boulot, c'est le sommeil des autres.Mais quand il s'agit de veiller sur un dormeur que l'Europe s'arrache, quand les contrôleurs, les douaniers et les énervés du cran d'arrêt cherchent à me poinçonner, je regrette le doux temps de l'Orient-Express...
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Mimeko
  16 juillet 2016
Le jeune Antoine employé des couchettes sur le Paris-Venise doit prendre en charge les voyageurs, c'est à dire le passage en douane et la collecte des passeports (la Suisse et l'italienne) ainsi que le service réveil lors des arrêts en gare. Au cours d'un voyage il va devoir prendre en charge un passager clandestin poursuivi par d'obscurs hommes de main. Mais les choses vont vite tourner vinaigre.
Si j'ai aimé le style de Tonino Benacquista avec des expressions qui font mouche et surtout sa gouaille de titi parisien, j'ai moins aimé le contexte de la Maldonne des sleepings que j'ai trouvé daté : la collecte des passeports par l'employé paraît surréaliste ainsi que les passages en douanes qui ne vont pas spécialement parler aux jeunes lecteurs. Sur l'intrigue elle-même j'ai trouvé qu'elle démarrait assez tardivement (vers la page 100 sur 229 pages) et même si les évènements s'enchaînent par la suite à un rythme soutenu, je me suis perdue dans ce train où les différents protagonistes passent de wagons en numéro de couchettes en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire........
Bref même si l'ai apprécié l'unité de lieu (ou presque) l'unité d'action et l'unité de temps qui inscrivent La Maldonne des sleepings dans un certain classicisme, je suis restée un peu sur ma faim, Trois étoiles, parce que j'aime bien le bonhomme et son humour à la Michel Audiard.
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carre
  25 avril 2012
Premier roman de Benacquista, ce polar dénote déjà de la singulière imagination de son auteur. Antoine est couchettiste sur la ligne Paris-Venise aller -retour, il ne plaisante pas avec le réglement, il fait son métier sérieusement d'autant que ces voyages lui permettent de vivre une double vie amoureuse. Mais cette nuit là, un passager clandestin plutôt bizarre va sérieusement bousculer son petit train-train (je sais celle-là était facile).
C'est toujours avec plaisir qu'on lit Benacquista. Son écriture incisive et humoristique fait merveille et les mésaventures du pauvre Antoine rendent la noirceur du récit plus sympathique. Un polar sans prétention, qui tient le lecteur sous tension. A lire dans un train, pourquoi pas ?
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ytsablog
  22 octobre 2015
On peut mourir sans avoir vu Naples. On peut tout aussi bien calencher sans être allé à Venise… On peut même mourir en y allant… Surtout ceux qui décident, pour une raison qui m'échappe d'ailleurs, d'y aller en train… En train couchette surtout. Il y a encore tout un tas de trucs et de machins qu'on peut ne pas avoir vus ou faits avant de s'en aller pour le grand rien… Y compris ne pas avoir lu un bouquin de Tonino Benacquista sauf que dans ce cas là, on a encore plus raté sa vie qu'un quinquagénaire sans Rolex…
« La Maldonne des Sleepings » est le deuxième roman de Benacquista et le premier que j'ai eu le bonheur de lire… Lecture à fond de train tellement l'histoire est prenante, on fonce sans arrêt intempestif d'un chapitre à l'autre jusqu'à la fin, train direct pour le plaisir… Voyage en toute première classe.
L'histoire d'abord, quasi-huis-clos original dans l'univers un peu étrange des trains couchettes… C'est beau un train la nuit sous la plume d'un auteur de talent. Une plume qui nous raconte ce monde particulier avec une intensité telle que l'on croirait presque entendre le ta-tac-ta-toum des roues d'acier sur les jointures des rails. Une plume qui s'évade aussi pour nous parler de Venise, de Florence, de Paris aussi un peu et qui nous promène ainsi des petits tracas du microcosme ferroviaire aux beaucoup plus graves problèmes du vaste monde sur fond de Complot, de Sida et des combines des grands labo pharmaceutiques… Géniale mise en abime dans laquelle le héro erre, subissant d'abord les événements avant d'essayer de reprendre le contrôle.
Le héro, justement et tous les personnages qui gravitent autours… Des personnages comme je les aime, profonds, épais, plein de doutes et de vicissitudes, multiples et complexes comme… comme les hommes. Vrais quoi… A commencer par ce brave Antoine, qu'on pourrait presque considérer comme un crétin égocentrique fini si Tonino Benacquista ne parvenait pas à nous le faire aimer. Et c'est là le génie de l'auteur, faire de cet homme ordinaire et apparemment sans intérêt un héro auquel on s'attache, que l'on suit dans ses pérégrinations et que l'on se surprend même à vouloir aider… Et tous les autres protagonistes sont à l'avenant, les couchettistes, les contrôleurs, les douaniers, les barbouzes et ceux qu'ils traquent, l'homme d'affaire véreux qui les emploie… Tous sont dépeints avec maestria et servent l'histoire et le propos de l'auteur dans une construction narrative puissante.
Parce qu'il y a l'écriture aussi, l'écriture surtout. le style extra-ordinaire, au sens premier du terme, de Tonino Benacquista. Une syntaxe preste, une langue enlevée et des phrases ciselées, sans fioritures, du grand art… Et puis l'humour, le cynisme diront certains, cet air de ne pas y toucher mais qui dit beaucoup, qui dit tellement et qui nous prend et nous lie à l'histoire… Un humour qui soutient le récit, rails sur lequel celui-ci glisse avec aisance et nous emporte dans ce voyage au bout de la nuit…
« La Maldonne des Sleepings » fut donc le premier wagon de l'oeuvre Benacquistienne qu'il me fut donné de prendre. Il y en a eu d'autres depuis (j'y reviendrai dans d'autres chroniques) tous aussi plaisants. Reste que celui-ci a ce parfum capiteux et délicieux des premières fois… Celles que l'on n'oubliera jamais… Celles qui font qu'on peut mourir… le plus tard possible peut-être mais certain de ne pas être passé à côté de l'essentiel surement.
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Cyril_lect
  02 février 2015
Antoine est couchettiste sur le Paris-Venise, un couchettiste avec un caractère à coucher dehors.
Il faut dire qu'il aurait du l'échanger son Paris-Venise de cette nuit avec son collègue qui voulait lui refiler son Paris-Florence. Mais Antoine en avait marre du Paris-Florence trois fois de suite, alors quitte à se fâcher avec son collègue, c'est non et c'est comme ça. Il va pas m'emmerder à la fin...
Sauf que ce soir là, entre les douaniers suisses, trois pickpockets italiens, une resquilleuse suédoise, un gros bras américain, un grand malade français et des barbouzes à la nationalité mal définie, le Venise de 19h32 d'Antoine va être un peu plus compliqué que prévu.
La maldonne des sleepings est un des trois tomes de la "trilogie des petits boulots" de Tonino Benacquista. Il plante dans le décor de ses racines italiennes (La commedia des ratés), de son job d'accrocheur de tableau (Trois carrés rouges sur fond noir) ou comme ici de son travail de couchettiste, la matière de polars assez réjouissants.
Antoine, double de l'auteur, est un de ces personnages désagréables que l'on n'aime pas croiser dans la vie, mais que l'on aime aimer dans les livres. Un mauvais coucheur, c'est un comble, dont on ne peut qu'apprécier la tendresse bourrue et mordante qu'il exerce sur le monde qui l'entoure.
Les intrigues policières constituent ainsi des trames de fond qui font avancer le récit mais qui ne sont pas vraiment importantes, en fait. Ce qu'il y a de bien, c'est le moment que l'on passe avec Antoine, le bon copain que l'on ne reconnaîtrait peut-être pas dans la vraie vie, mais que l'on est heureux d'avoir fréquenté sur 200 pages.
C'est léger, ça se lit vite, c'est parfait... pour un voyage en train.
Lien : http://leslecturesdecyril.bl..
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zazimuth
  25 juillet 2015
J'avais beaucoup aimé d'autres romans de cet auteur alors quand l'occasion s'est présentée de lire ce titre...
Le héros, Antoine, est couchettiste pour les wagons-lits entre Paris et l'Italie. le récit se déroule au cours d'un aller-retour Paris-Venise via la Suisse.
J'ai aimé découvrir avec humour le quotidien pas mal nocturne de ces professionnels du transport ferroviaire mais c'est un roman policier donc l'intrigue est ailleurs. Antoine va faire la connaissance d'un des passagers très étrange de sa voiture qui semble concentrer l'attention de personnes plus ou moins malveillantes à son égard... Il va se trouver forcé malgré lui de le cacher, de mentir à ses collègues pour obtenir leur aide, tout en se promettant de demander sa démission des chemins de fer dès son retour à Paris.
Une lecture qui m'a vraiment plu dans ce décor de train !
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
shulienshulien   02 septembre 2010
La Bis me demande quel genre de maladie a Jean-Charles et je ne sais toujours pas quoi répondre. Puis, le regard terriblement grave, elle me demande si je ne suis pas en train de faire des "bad things". Des mauvaises choses...? C'est fou ce qu'un langage basique peut être cinglant. On est obligé de retrouver les principes élémentaires, le bien et le mal, le bon et le pas bon, le gentil est le méchant.Alors qu'il y a déjà tout le monde entre le gentil et le pas méchant. Toutes les armes me manquent, la nuance, l'euphémisme, l'ironie, ne restent que le ton et le regard et pour ça je ne suis pas très fort. J'aimerais lui dire que tout ce qui m'arrive est fâcheux, mais en même temps logique, qu'il y a de la recherche dans la fuite, de la ressource dans la fatigue, et de la distance chez le trouillard.
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SergeTaillerSergeTailler   18 avril 2019
-Je surveille les voleurs, ils refusent de sortir de ma voiture, qu'est-ce qu'on fait?
- Quels voleurs?
- ...?
- Où t'as vu des voleurs?
Non, c'est pas Dieu qui m'a envoyé ces mecs-là, c'est pas possible. A moins qu'il ne veuille me foutre dedans.
- Ceux-là, là! Au fond. C'est des agents secrets, ou quoi? Mais pourquoi vous les laissez faire, bordel?!
Ils me font un petit geste de la main qui veut dire « laisse tomber, à quoi bon... ». L'imparable système italien. Leur conception du bonheur... Plutôt que prendre le risque de formuler un truc pas clair on préfère le suggérer avec une petite mimique, je l'ai pas vraiment dit mais t'as quand même compris, hein?
Les voleurs n'ont pas bougé d'un pouce, mais ils sourient, eux. Une fraction de seconde j'ai pensé qu'ils n'avaient eux-même envoyé deux émissaires en casquette pour m'inciter à rentrer gentiment chez moi.
On me dit que tout va bien, on me demande si tous les billets ont bien été vus par les Suisses, on me souhaite une bonne nuit. Et on passe dans la voiture suivante.
Comme ça.
Un truc pareil n'est possible que de ce côté-ci des Alpes. Si je raconte ça à Paris on ne me croira jamais.
Résultat : non seulement je suis toujours dans la merde, mais en plus, les deux marlous ont la bénédiction des autorités.
Et maintenant, ce sont eux qui avancent vers moi.
Tranquilles.
Reculer, reculer jusqu'à l'armoire électrique, ils ne comprennent pas, ils avancent. Le bouton vert, le bouton rouge, et le petit, en haut, ce qu'il ne faut jamais toucher, l'interrupteur général. La clé carrée me glisse des mains, je repère le bouton, j'appuie, ça claque...
Le noir absolu. Ils se sont arrêtés net.
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SauveterreSauveterre   02 janvier 2015
J'ai vu suffisamment de visages à la sortie de cette gare pour pouvoir y lire quelque chose. Quelque chose de rare. Venezia Santa Lucia ressemble à toutes les gares italiennes, rectitude fasciste et marbre noir. Mais à peine met-on le pied sur la première marche qui descend vers la ville, on reçoit la première baffe esthétique : un panoramique sur le Grand Canal traversé par un pont blanc qui mène à une basilique.
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dolly31dolly31   10 avril 2018
Roulé en boule sur ma banquette, les poings crispés contre ma poitrine, je bloque ma respiration une bonne minute pour laisser passer une bouffée de violence.
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   09 janvier 2013
Qu'il est triste le Venise de 19h32, l'hiver.
À 19h28, les derniers voyageurs courent sur le quai, je les attends au pied de ma voiture, la 96. L'un d'eux me tend sa réservation couchette.
— Lei parla italiano ?
Ah vérole… l'accent milanais ! Il va me demander de le réveiller à Milano Centrale, un coup de quatre heures du mat'. Mes trente-huit autres clients descendaient presque tous au terminus, un coup de bol et ça me faisait une bonne nuit de huit heures.
Tant pis.
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Vidéo de Tonino Benacquista
"J'ai un sentiment de bonheur, bonheur d'accueillir Tonino Benacquista et aussi d'être accueilli aussi chaleureusement par le CNL. Nous travaillons toute l'année avec le CNL autour des métiers du livre.... Le programme est très complet, il y en a pour tous les goûts et je suis persuadé que vous trouverez tous votre compte". Olivier Huguenot Libraire "Le Neuf" et coordinateur du salon du livre du FIG. Propos recueillis lors de la conférence de presse du FIG 2015 à Paris dans les locaux du CNL
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