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EAN : 9782070407989
234 pages
Éditeur : Gallimard (23/07/1999)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 281 notes)
Résumé :
'- Vous savez, on peut mêler l'histoire de la criminalité à celle de la peinture. Au début, on peignait comme on tue, à main tue. L'art brut, on pourrait dire... L'instinct avant la technique. Ensuite est intervenu l'outil, le bâton, le pinceau. Un beau jour, on s'est mis à peindre au couteau. Regardez le travail d'un Jack l'Éventreur... Et puis on a inventé le pistolet. Peindre au pistolet apportait quelque chose de définitif et radical. Et maintenant, à l'ère terr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
jeranjou
  07 juillet 2013
Jeux de mains, jeux de vilains…
Jeux de mots, jeux de Tonino…
Bon, j'ai résumé en quelques mots « Trois carrés rouges sur fond noir », la première ligne sur le fond du roman et la seconde sur la style emprunté par l'auteur. Je pense que je peux m'arrêter là-dessus et vous laisser mariner tels des saumons fumés à l'aneth dans l'huile d'olive et du citron.
Vous trouvez l'explication un peu courte ! Vous ne comprenez pas ce que vient faire l'aneth là-dedans !
Eh bien, je vous comprends, moi aussi, je préfère le saumon fumé nature.
Reprenons depuis le début mon histoire d'humeur avec Benacquista.
Ayant entendu parler du personnage pour ses romans noirs, je craque sans réfléchir pour acheter "Saga". Lire un polar de cet auteur espagnol me fait saliver d'avance. le seul truc qui m'a intrigué tout de même à l'époque, c'est cette étiquette collée « Grand prix 1998 des lectrices de Elle ». Avis de nanas d'un magazine féminin ou pas, j'achète quand même !
Comme vous pouvez le devinez, le polar espagnol attendu s'est transformé en un roman français plutôt inclassable sur la notoriété soudaine de quatre scénaristes chargés d'écrire une sitcom programmée la nuit pour remplir les quotas français d'une chaîne de télé. Sacré saga cet achat !
Souhaitant repartir sur des bases plus masculines avec cet auteur, je décide de découvrir « Trois carrés rouges sur fond noir », un véritable roman noir que Benacquista a écrit en 1990.
S'inspirant de son métier d'accrocheur de toiles dans une galerie d'art, l'auteur met en scène le jeune Antoine, le monsieur « deux vies pour le prix d'une ».
Coté lumière, Antoine travaille pour la galerie d'art de madame Coste et accroche aujourd'hui les tableaux pour une exposition contemporaine consacrée à Etienne Morand. Coté ombre, Antoine pratique sa véritable passion pour laquelle il donnerait tout, le billard en compagnie de véritables pros du jeu à Paris.
Le lendemain de l'inauguration de l'exposition Morand, Antoine surveille la galerie d'art en l'absence de la personne habituelle et voit surgir un homme qui découpe un des tableaux aux couleurs jaunes : « L'essai 30 ». Ce tableau aurait-il une valeur particulière? Pourquoi ce numéro 30 ?

A partir de cet événement, la vie d'Antoine va complètement basculer et sa double vie exploser en éclats. A vous de découvrir cette histoire écrite avec l'art et la manière…
Comme le roman de Lemaitre « Robe de marié », Antoine m'a fait penser à Sophie et sa paranoïa grandissante. J'ai bien aimé également l'univers artistique dépeint par l'auteur et l'intrigue plutôt bien construite.
Pour conclure, comment ne pas saluer les savoureux jeux de mots de Benacquista ! Polar et peinture, même combat on commence au couteau, on tire au pistolet et on explose tout à la bombe…
Alors, je vous laisse deviner quelles armes a choisi l'auteur pour ce roman noir et vous invite à découvrir ce très bon roman qui se lit avec une grande facilité.
Faites main basse sur « Trois carrés rouges sur fond noir » et allez-y bille en tête !
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Ambages
  20 août 2017
« La blanche et la rouge viennent s'épouser dans un angle du tapis... »
C'est beau le billard. J'adore. C'est une danse si sensuelle. Antoine aussi est passionné. Tous les jours à 18h, il décroche et court retrouver ses potes au club. Des fanas aussi. Et les parties s'enchaînent jusqu'à oublier les heures dans la lumière rose au-dessus des tables vertes pour ne plus voir que les blanches et la rouge. Tout le corps concentré dans le mouvement pour réaliser le point parfait. Tout le corps. Si par un malheureux hasard, une partie du corps n'est pas dans la partie, rien ne va plus. Mais les amis sont là. Avec leur humour, ils peuvent aider Antoine.
« Je regarde le sol, dépité. Et malgré moi, un petit gloussement m'échappe.
- Vous voulez ma main sur la gueule ? J'ai dit.
- Non ! Jeux de main, jeux de vilains !
C'est le coup de grâce. »
Mais il reste l'obsession d'Antoine. Qui a bien pu voler la toile dans la galerie où il travaillait ? Un passé, car Antoine a perdu son travail. Un peu de lui aussi. Ce n'est pas un simple vol pour Antoine. C'est une partie de lui qu'on a volée dans l'affaire. Il se lance donc à la recherche du voleur et joue sa dernière partie.
« La partie folle devient une ode au surpassement. L'éclopé qui lutte, le profane qui découvre. »
Mais qui est l'éclopé, qui est le profane dans ce roman ? Je sais et la réponse n'est pas forcément aussi simple. J'ai vraiment bien aimé ce livre.
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DianaAuzou
  30 juillet 2020
Il y a un art qui crée, un art qui provoque, un art qui défigure un art qui tue, et pas forcément le même, et pas forcément dans cet ordre, qu'il soit art brut fait à main nue ou des huiles célèbres qu'on ne rencontre, peut-être, qu'une seule fois dans sa vie.
Antoine travaille dans une galerie d'art moderne comme accrocheur mais de l'art il ne connaît rien. Tous les jours il attend les 18 h pétantes quand il quitte la galerie pour rejoindre la bande de copains, le doux velours vert, et les trois billes qu'il manie d'une main de maître. Tous fervents amoureux du billard. Leur vie est là. Mais quand l'art qu'il ne connaît pas fait basculer sa vie, Antoine décide d'y entrer à coups de poings. Il en encaisse aussi. Mais il est acharné. Et la plume de l'auteur devient acerbe, elle pique et arrache.
Des moments forts où tout bascule dans le plus noir que noir, se succèdent comme une marche dans la nuit sans éclairage, sans repères. Et là le style devient encore plus sec, plus dépouillé et chronométré où tout réagit au quart de tour.
A grands coups de pinceau Tonino Benacquista utilise une palette de couleurs vives, des contrastes forts, et les incisions qu'il fait dans le monde de l'art, et pas seulement, feraient peut-être plaisir à Lucio Fontana car elles laissent passer la lumière pour éclairer des zones d'ombre, des plans qui deviennent volumes.
Une "ode au surpassement. L'éclopé qui lutte, le profane qui découvre". Et là Antoine se voit attribuer le double rôle, et pose son regard sur le monde et sur lui-même, images qui cachent tout en dévoilant.
Je pense que le roman de Tonino n'est pas parfait car, selon sa propre réflexion "la perfection ne peut être que sereine. Elle exclut l'émotion, le drame et bien entendu, l'humour"!
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jovidalens
  15 avril 2012
Enfin un roman policier sans serial killers, sans super-flics charismatique et équipe solidaire et efficace !
1er chapitre : Jeune homme passionné de billard, promis à un bel avenir, gagne sa vie en tant qu'accrocheur dans une galerie d'Art Contemporain. le vernissage de la dernière exposition et ce jour il garde la Galerie le temps qu'on aille lui chercher son chèque de salaire. Un visiteur entre et sa vie bascule.
2ème chapitre : il se réveille à l'hôpital. Suite à sa lutte avec le voleur vandale d'une des oeuvres exposée, une statue lui est tombée dessus et sa main droite a été tranchée.
Il n'aura de cesse de retrouver son agresseur.
Parallèlement à la découverte de ce monde de galieristes et d'artistes, il doit faire le deuil de la perte de sa main et de ses espoirs. Il y a de la hargne et de la vindicte et une énergie dans le texte qui ne fait pas lâcher le livre.
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lilicrapota
  29 octobre 2011
Dites moi pas qu'c'est pas vrai, je viens de lire un roman policier, eh oui, incroyable (je suis censée ne pas aimer ça !!!) et j'ai adoré. Bon, c'est sûr, il n'a pas fait long feu, je l'ai pris hier je l'ai relâché quand il a été fini donc ça vous donne une petite idée (que je n'ai rien d'autre à faire que lire, oui, mais surtout que le bouquin est bien !!!). En résumé : le héros travaille la journée dans une galerie d'art, et le soir va jouer au billard (sa passion) jusqu'au jour où il manque de se faire tuer par un visiteur qui dérobe une des toiles (il n'y perdra pas la vie, mais sa main, enquiquinant pour jouer au billard n'est-ce pas ?). Donc désireux de comprendre il se met à « enquêter » sur cette toile, son auteur, puis il tisse des rapprochements avec une autre toile, une autre époque, d'autres peintres… Jusqu'à trouver l'explication finale bien sûr. C'est super bien écrit (enfin, ça coule quoi) et tout n'est pas centré uniquement sur l'enquête il y a aussi tout le décor (la vie du héros, ses rapports avec ses parents, son médecin, ses collègues etc) et donc voilà, je me suis laissée séduire et convaincre !
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   07 juillet 2013
- Ecoutez, ce que vous ressentez est tout à fait normal, vous allez traverser un désert, un désert de rancœur, c’est évident, vous vous en sortirez.

Un quoi ? Quand les toubibs font dans le lyrisme…

Pourquoi pas une montagne d’amertume ou une mer de douleur ? Docteur Briançon et sa métaphore qui tue… Vaut mieux entendre ça qu’être manchot.

Je rappelle que pour ceux qui ne connaissent pas les Alpes que Briançon se situe dans les Alpes françaises, plutôt dans le sud.
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bibliophagebibliophage   05 septembre 2010
[...] en cherchant bien on peut mêler l'histoire de la criminalité à celle de la peinture. Au début, on peignait comme on tue, à main nue. L'art brut, on pourrait dire. L'instinct avant la technique. Ensuite est intervenu l'outil, le pinceau, le bâton, on s'est aperçu de la redoutable efficacité d'avoir ça au bout du bras. Et puis, on a sophistiqué le matériel, on s'est mis à peindre au couteau. Regardez le travail d'un Jack l'éventreur. Ensuite, avec l'avènement de la technologie, on a inventé le pistolet. Peindre au pistolet apportait quelque chose de nouveau et de terriblement dangereux. Pas étonnant que ça ait plu autant aux Américains. Et maintenant, à l'ère terroriste, on peint à la bombe, dans la ville, dans le métro. C'est une autre conception du métier. Le graffiti anonyme, qui saut au coin de la rue.
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CAZENAVCAZENAV   28 novembre 2019
Je l'aime bien, ce gros bouquin blanc, c'est le seul moyen qu'a le public de donner un avis, anonyme ou signé, sur ce qu'il vient de voir. L'expo Morand ne fera pas dix visiteurs par jour. Ils sont pourtant conscients de prendre un risque en entrant dans une galerie d'art moderne, ils ne s'attendent pas forcément à voir du beau, du propre. Sinon ils iraient au Louvre. Et ceux qui, comme moi, n'y connaissent pas grand-chose, et qui osent trois petits pas timides vers ce qu'il y a de plus difficile à approcher, ceux-là ont bien le droit de griffonner un petit mot sur le livre d'or.
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   17 janvier 2013
Accroupi, devant, figé comme un animal qui va mordre, je l’ai enfin repéré. Lui. Linnel. A pied d’œuvre. Il a presque fallu qu’il bouge pour que je puisse identifier un corps humain au milieu de ce cataclysme bariolé. Il l’est presque jusqu’au cou, lui aussi, avec son tee-shirt blanc et son jean suintant de vert et de noir. J’ai bien compris, il cherche à se confondre avec le reste. Tactique de caméléon. Il a cru m’échapper, camouflé, immobile, perdu dans la luxuriance de son travail. Il reste accroupi, totalement seul, à des milliers de kilomètres de mes yeux, tout tendu et aimanté vers l’espace blanc. Tout à coup il s’allonge entièrement dans la mélasse des journaux et renverse un verre d’eau, sans y prêter la moindre attention. Et se relève, d’un bloc, pour tremper un pinceau dans un pot bavant de jaune.
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DonaSwannDonaSwann   09 février 2016
- Tu sais, Linnel c'est souvent le jeu des équivalences chromatiques... m'enfin... on cherche l'implosion...
Aparté de Linnel :
- Celle-là, elle veut dire que j'emploie toujours les mêmes couleurs, et "implosion", ça veut dire qu'il faut regarder les toiles longtemps avant qu'il se passe quelque chose.
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