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EAN : 9782070407989
234 pages
Gallimard (23/07/1999)
3.78/5   327 notes
Résumé :
'- Vous savez, on peut mêler l'histoire de la criminalité à celle de la peinture. Au début, on peignait comme on tue, à main tue. L'art brut, on pourrait dire... L'instinct avant la technique. Ensuite est intervenu l'outil, le bâton, le pinceau. Un beau jour, on s'est mis à peindre au couteau. Regardez le travail d'un Jack l'Éventreur... Et puis on a inventé le pistolet. Peindre au pistolet apportait quelque chose de définitif et radical. Et maintenant, à l'ère terr... >Voir plus
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Le titre bien entendu rappelle le « Carré noir sur fond blanc » de Malevitch, bien qu'il soit plutôt question dans « Trois carrés rouges sur fond noir, » non pas d'art abstrait, mais « d'art contemporain », avec des clins d'oeil constants à d'autres tableaux.
« On regarde un ouvre-boites sur un socle et on se pose toutes les questions qu'on ne se poserait pas dans sa propre cuisine.
Combien de fois ai-je répondu à des visiteurs que le cendrier et le porte-parapluies ne faisaient pas partie des oeuvres exposées ».
D'autant que le travail d'Antoine consiste à accrocher ou à mettre en exergue les oeuvres, se demandant souvent comment, dans quel sens et par exemple quand il s'agit de mettre en valeur, au milieu de 35 sinistres toiles noires, une petite toile jaune, il faut lui trouver une place discrète, où elle pourra respirer. Oeuvre d'un peintre français, exilé aux Etats unis, et mort après avoir peint la toile jaune.

De ce jaune ( Van Gogh) , de ce noir( Soulages) , de leur difficile compatibilité, nait un roman ouvert sur le monde de l'art, sur les vendeurs plus exactement, sur leur langage prétentieux, un peu pompier, parfois inventant un artiste, trouvant chaque peinture « intéressante », se targuant de mots élaborés pour cacher qu'il n'ont rien à dire .
Les happenings, les expositions de verres à bière, les pots de peinture vides entassés les uns sur les autres, quand la quantité remplace la qualité, et quand l'argent fait office de créativité, voilà ce que nous présente avec brio Tonino Benacquista .
Autre couleur qui intervient : le vert, d'un artiste qu'Antoine voit peindre, avec du blanc qui le voile. La description de l'acte de peindre est une petite merveille.
Merveille aussi ce roman, qui nous introduit dans les arcanes des faussaires, des galeristes, des commissaires priseurs, des concours d'un Etat qui achète n'importe quoi, et a du mal à placer, même dans le plus petit village, une oeuvre « d'art » irregardable. Ces rebuts de la modernité, ces morceaux d'art abandonnés, mal-aimés sont gardés dans une réserve, en telle quantité qu'aucun inventaire n'a pu encore être établi.

Soudain, Antoine est agressé, la toile jaune découpée au cutter, sans qu'il comprenne pourquoi, puis qu'il rattache à un courant éphémère, les Objectivistes. ( je n'ai pu m'empêcher de penser au Suprématisme de Malevitch).

Alors, bien sûr, il cherche à comprendre, et, oui, il est rancunier.
En plus d'une réflexion sur l'art contemporain et certaines de ses outrances et filouteries, le roman « trois carrés rouges sur fond noir »est aussi la recherche d'un homme diminué par son agression, sorte de thriller raconté de main de maitre.

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Jeux de mains, jeux de vilains…
Jeux de mots, jeux de Tonino…

Bon, j'ai résumé en quelques mots « Trois carrés rouges sur fond noir », la première ligne sur le fond du roman et la seconde sur la style emprunté par l'auteur. Je pense que je peux m'arrêter là-dessus et vous laisser mariner tels des saumons fumés à l'aneth dans l'huile d'olive et du citron.

Vous trouvez l'explication un peu courte ! Vous ne comprenez pas ce que vient faire l'aneth là-dedans !
Eh bien, je vous comprends, moi aussi, je préfère le saumon fumé nature.

Reprenons depuis le début mon histoire d'humeur avec Benacquista.

Ayant entendu parler du personnage pour ses romans noirs, je craque sans réfléchir pour acheter "Saga". Lire un polar de cet auteur espagnol me fait saliver d'avance. le seul truc qui m'a intrigué tout de même à l'époque, c'est cette étiquette collée « Grand prix 1998 des lectrices de Elle ». Avis de nanas d'un magazine féminin ou pas, j'achète quand même !

Comme vous pouvez le devinez, le polar espagnol attendu s'est transformé en un roman français plutôt inclassable sur la notoriété soudaine de quatre scénaristes chargés d'écrire une sitcom programmée la nuit pour remplir les quotas français d'une chaîne de télé. Sacré saga cet achat !

Souhaitant repartir sur des bases plus masculines avec cet auteur, je décide de découvrir « Trois carrés rouges sur fond noir », un véritable roman noir que Benacquista a écrit en 1990.

S'inspirant de son métier d'accrocheur de toiles dans une galerie d'art, l'auteur met en scène le jeune Antoine, le monsieur « deux vies pour le prix d'une ».

Coté lumière, Antoine travaille pour la galerie d'art de madame Coste et accroche aujourd'hui les tableaux pour une exposition contemporaine consacrée à Etienne Morand. Coté ombre, Antoine pratique sa véritable passion pour laquelle il donnerait tout, le billard en compagnie de véritables pros du jeu à Paris.

Le lendemain de l'inauguration de l'exposition Morand, Antoine surveille la galerie d'art en l'absence de la personne habituelle et voit surgir un homme qui découpe un des tableaux aux couleurs jaunes : « L'essai 30 ». Ce tableau aurait-il une valeur particulière? Pourquoi ce numéro 30 ?

A partir de cet événement, la vie d'Antoine va complètement basculer et sa double vie exploser en éclats. A vous de découvrir cette histoire écrite avec l'art et la manière…

Comme le roman de Lemaitre « Robe de marié », Antoine m'a fait penser à Sophie et sa paranoïa grandissante. J'ai bien aimé également l'univers artistique dépeint par l'auteur et l'intrigue plutôt bien construite.

Pour conclure, comment ne pas saluer les savoureux jeux de mots de Benacquista ! Polar et peinture, même combat on commence au couteau, on tire au pistolet et on explose tout à la bombe…

Alors, je vous laisse deviner quelles armes a choisi l'auteur pour ce roman noir et vous invite à découvrir ce très bon roman qui se lit avec une grande facilité.

Faites main basse sur « Trois carrés rouges sur fond noir » et allez-y bille en tête !
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Le titre fait penser à une toile de Malevitch, le roman à son fameux manifeste. Mais dans cette recherche de vérité, pourquoi une unique oeuvre jaune (comme celui de van Gogh ?) perdue au milieu d'une rétrospective d'un artiste inconnu qui n'utilise que le noir (Clin d'oeil à Soulages ?), vous découvrirez peu à peu pourquoi parmi les peintres, galeriéristes, commanditaires, faussaires, experts de l'Etat, commissaires priseurs, certains sont prêts à tout pour se faire connaître et surtout vendre au nom de l'art.

Tonino Benacquista s'en donne à coeur joie et nous jubilons face à ce divertissement tout à la fois drôle et diablement intelligent.




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« La blanche et la rouge viennent s'épouser dans un angle du tapis... »

C'est beau le billard. J'adore. C'est une danse si sensuelle. Antoine aussi est passionné. Tous les jours à 18h, il décroche et court retrouver ses potes au club. Des fanas aussi. Et les parties s'enchaînent jusqu'à oublier les heures dans la lumière rose au-dessus des tables vertes pour ne plus voir que les blanches et la rouge. Tout le corps concentré dans le mouvement pour réaliser le point parfait. Tout le corps. Si par un malheureux hasard, une partie du corps n'est pas dans la partie, rien ne va plus. Mais les amis sont là. Avec leur humour, ils peuvent aider Antoine.

« Je regarde le sol, dépité. Et malgré moi, un petit gloussement m'échappe.
- Vous voulez ma main sur la gueule ? J'ai dit.
- Non ! Jeux de main, jeux de vilains !
C'est le coup de grâce. »

Mais il reste l'obsession d'Antoine. Qui a bien pu voler la toile dans la galerie où il travaillait ? Un passé, car Antoine a perdu son travail. Un peu de lui aussi. Ce n'est pas un simple vol pour Antoine. C'est une partie de lui qu'on a volée dans l'affaire. Il se lance donc à la recherche du voleur et joue sa dernière partie.

« La partie folle devient une ode au surpassement. L'éclopé qui lutte, le profane qui découvre. »

Mais qui est l'éclopé, qui est le profane dans ce roman ? Je sais et la réponse n'est pas forcément aussi simple. J'ai vraiment bien aimé ce livre.
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Dans le milieu des artistes et de leurs marchands, un jeune homme recherche un voleur qui l'a violemment agressé dans une exposition. C'est drôle et intelligent, c'est divertissant, c'est rythmé, ça se lit avec plaisir et facilité, je vous conseille ce roman de Tonino Benacquista ! Et ses autres livres aussi !

Ahhhh… Cela faisait près de deux ans que je n'avais plus ouvert un livre de Tonino Benacquista et il commençait à me manquer ! Là, j'avais un petit coup de mou, je savais qu'il allait me faire du bien et j'avais raison ! J'ai retrouvé tout le plaisir que j'avais connu lors de mes lectures précédentes, par exemple « Tout à l'ego », « La machine à broyer les petites filles », « Malavita » ou « Saga ».

Antoine est le personnage principal de ce roman. Il travaille comme accrocheur de tableaux pour des galeries d'art et des expositions. Tonino Benacquista connaît le milieu car il a occupé la même fonction à un moment de sa vie. Mais à côté de cette activité alimentaire, la réelle passion d'Antoine est le billard. Vous imaginerez donc sans peine le gouffre dans lequel il va tomber le jour où, en tentant d'intercepter un voleur dans une exposition, il est victime d'un accident qui va mettre fin à ses rêves de championnat; je vous laisse découvrir pourquoi. Autant dire qu'il est extrêmement motivé pour retrouver ce voleur et lui faire avaler son acte de naissance. Son enquête lui fera côtoyer un marchand d'art, une journaliste, des artistes qui avaient formé un groupe marginal et j'en passe.

C'est jubilatoire, Benacquista ! Il aurait pu être belge, dirais-je. En effet, les Belges sont connus pour leur sens de l'auto-dérision mais cet état d'esprit, ils ne l'appliquent pas qu'à eux-mêmes: ils sont capables, à coup d'espièglerie bien ciblée, de remettre à leur place ceux qui auraient tendance à se prendre trop au sérieux. Tonino Benacquista fait preuve des mêmes qualités, tout particulièrement dans ce livre-ci. Par exemple, il met en scène Antoine dans le vernissage d'une exposition du peintre Linnel, qui lui explique comment décoder les commentaires des visiteurs. Linnel avise une vieille dame « dont l'oeil gauche est fermé par la fumée d'un clope qu'elle tient au coin du bec » et qui dit à copine: « Linnel c'est souvent le jeu des équivalences chromatiques, m'enfin… on cherche l'implosion… ». le peintre traduit alors pour Antoine: « Celle-là, elle veut dire que j'emploie toujours les mêmes couleurs, et « implosion » ça veut dire qu'il faut regarder les toiles longtemps avant qu'il se passe quelque chose ».

Donc, j'ai passé un excellent moment de lecture ! Cette fois-ci, je cherchais du divertissement. J'étais un peu fatigué et je cherchais une histoire qui me tienne en haleine sans que je doive faire trop d'efforts pour mémoriser les personnages et les situations. Et j'ai trouvé ce que je cherchais ! J'apprécie l'humour intelligent de Tonino Benacquista, avec son mélange de dérision et d'impertinence, souvent présent dans des répliques dont je me suis régalé !
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
- Ecoutez, ce que vous ressentez est tout à fait normal, vous allez traverser un désert, un désert de rancœur, c’est évident, vous vous en sortirez.

Un quoi ? Quand les toubibs font dans le lyrisme…

Pourquoi pas une montagne d’amertume ou une mer de douleur ? Docteur Briançon et sa métaphore qui tue… Vaut mieux entendre ça qu’être manchot.

Je rappelle que pour ceux qui ne connaissent pas les Alpes que Briançon se situe dans les Alpes françaises, plutôt dans le sud.
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J'ai horreur de ça, les objets, les statuettes africaines avec des walkmen, des brosses à dents sur des parpaings, des ballons de basket dans des aquariums, et d'autres choses encore. C'est la tendance post-Emmaüs. Depuis trois ans, l'art contemporain s'est mis à concurrencer la brocante. C'est le culte du practico-inerte. On regarde un ouvre-boîtes sur un socle et on se pose toutes les questions qu'on ne se poserait pas dans sa propre cuisine. Je veux bien... On a pas fini de rigoler, Jacques et moi. Combien de fois ai-je répondu à des visiteurs que le cendrier et le porte-parapluies ne faisaient pas partie des oeuvres exposées.
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En regardant vers le parc, je me suis souvenu de cet amas de feuilles mortes et rousses qui le recouvrait l’été dernier. Un artiste avait trouvé intéressant de créer une petite ambiance automnale en plein mois de juin. Aucun visiteur ne s’en était aperçu. Hormis le jardinier qui s’est éloigné un peu plus, lui aussi, de l’art contemporain.
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[...] en cherchant bien on peut mêler l'histoire de la criminalité à celle de la peinture. Au début, on peignait comme on tue, à main nue. L'art brut, on pourrait dire. L'instinct avant la technique. Ensuite est intervenu l'outil, le pinceau, le bâton, on s'est aperçu de la redoutable efficacité d'avoir ça au bout du bras. Et puis, on a sophistiqué le matériel, on s'est mis à peindre au couteau. Regardez le travail d'un Jack l'éventreur. Ensuite, avec l'avènement de la technologie, on a inventé le pistolet. Peindre au pistolet apportait quelque chose de nouveau et de terriblement dangereux. Pas étonnant que ça ait plu autant aux Américains. Et maintenant, à l'ère terroriste, on peint à la bombe, dans la ville, dans le métro. C'est une autre conception du métier. Le graffiti anonyme, qui saut au coin de la rue.
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Je l'aime bien, ce gros bouquin blanc, c'est le seul moyen qu'a le public de donner un avis, anonyme ou signé, sur ce qu'il vient de voir. L'expo Morand ne fera pas dix visiteurs par jour. Ils sont pourtant conscients de prendre un risque en entrant dans une galerie d'art moderne, ils ne s'attendent pas forcément à voir du beau, du propre. Sinon ils iraient au Louvre. Et ceux qui, comme moi, n'y connaissent pas grand-chose, et qui osent trois petits pas timides vers ce qu'il y a de plus difficile à approcher, ceux-là ont bien le droit de griffonner un petit mot sur le livre d'or.
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Vidéo de Tonino Benacquista
Il y a un an, déjà, nous, la librairie Dialogues à Brest, lancions ce nouveau podcast avec l'idée de faire entendre la voix d'auteurs et d'autrices qui posent un regard neuf sur le monde qui nous entoure. 29 épisodes plus tard, nous espérons avoir tenu parole. Et nous sommes bien décidés à ne pas nous arrêter en si bon chemin ! En attendant de nouvelles découvertes, c'est un épisode anniversaire un peu spécial que nous vous proposons aujourd'hui. Voici quelques morceaux choisis, des extraits qui nous ont marqués, et que nous avons sélectionnés rien que pour vous.
Bibliographie: - Soleil amer, de Lilia Hassaine (éd. Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/18955847-soleil-amer-lilia-hassaine-gallimard - Être à sa place, de Claire Marin (éd. de l'Observatoire) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20086231-etre-a-sa-place-habiter-sa-vie-habiter-son-corps-claire-marin-editions-de-l-observatoire - La Voyageuse de nuit, de Laure Adler (éd. le Livre de poche) https://www.librairiedialogues.fr/livre/17909272-la-voyageuse-de-nuit-laure-adler-le-livre-de-poche - La Carte postale, d'Anne Berest (éd. Grasset) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19134288-la-carte-postale-anne-berest-grasset - L'Amant, de Marguerite Duras (éd. de Minuit) https://www.librairiedialogues.fr/livre/10713-l-amant-marguerite-duras-les-editions-de-minuit - Cornebidouille, de Pierre Bertrand (éd. École des Loisirs) https://www.librairiedialogues.fr/livre/10983245-cornebidouille-pierre-bertrand-ecole-des-loisirs - Porca Miseria, de Tonino Benacquista (éd. Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19926528-porca-miseria-tonino-benacquista-gallimard - le Grand Monde, de Pierre Lemaitre (éd. Calmann-Lévy) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20145088-les-annees-glorieuses-le-grand-monde-roman-pierre-lemaitre-calmann-levy - Sale Gosse, de Mathieu Palain (éd. J'ai Lu) https://www.librairiedialogues.fr/livre/18867763-sale-gosse-roman-mathieu-palain-j-ai-lu - le Droit du sol, d'Étienne Davodeau (éd. Futuropolis) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19099529-le-droit-du-sol-journal-d-un-vertige-etienne-davodeau-futuropolis - Toucher le vertige, d'Arthur Lochmann (éd. Flammarion) https://www.librairiedialogues.fr/livre/18980776-toucher-le-vertige-arthur-lochmann-flammarion - L'Art de la joie, de Goliarda Sapienza (éd. le Tripode) https://www.librairiedialogues.fr/livre/9964608-l-art-de-la-joie-goliarda-sapienza-le-tripode
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