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ISBN : 2330087721
Éditeur : Actes Sud (28/10/2017)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Dans l'absence laissée par la disparition inexpliquée de sa mère, un enfant, son père et sa grand-mère partent chacun à la reconquête de leur place et de leur présence au monde.

Dix-sept ans après le choc des Demeurées, Jeanne Benameur, fidèle aux âmes nues, pose avec L'enfant qui, texte talisman, une nouvelle pierre sur le chemin le plus juste vers la liberté.

Porté par la puissance de l'imaginaire, L'enfant qui raconte l'invention de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Jmlyr
  27 septembre 2017
Cela fait déjà plusieurs années que je suis tombée
en « Benamour », sans détour, en lisant pour la première fois « Les demeurées ». Ce style particulier m'avait plu tout de suite, et par la suite, j'ai lu d'autres de ses oeuvres, même certaines pour la jeunesse... sans jamais vraiment retrouver ce qui avait créé mon coup de coeur. Des mots qui vous saisissent, crochets brûlants, ou brefs et tranchants comme des couperets. Ou encore de longues phrases poétiques et qui enchantent, et vous embarquent, ici, dans la forêt souvent, ou au bord de l'eau.
Une alternance de rythmes ; des respirations et des soupirs, des sourires et des souffrances. On ne peut pas s'endormir en la lisant, on peut juste arrêter de respirer en attendant la suite mot après mot.
J'ai attendu, et j'ai été happée, totalement envoutée. J'ai relu certains passages, pour mieux m'imprégner de leur beauté.
Je ne m'attendais pas à une lecture en miroir, car je saisis ses livres les yeux fermés, j'ai confiance, même si parfois j'ai pu être un peu déçue. Je ne savais pas la douleur d'une grand-mère, je pensais juste à celle de l'enfant qui…
L'enfant qui… je suis dans sa tête, dans ses pensées. Son chien mystère remue la queue près de moi, la truffe au vent, la mère n'est plus, mais son ombre plane. Bohémienne qui peut enfin voyager. Et le père ? Ah ! le père, perdu et éperdu…
Je vais le rendre à la médiathèque et courir l'acheter direct !
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nadejda
  25 juin 2017
J'ai découvert Jeanne Benameur avec "Les demeurées" et chacun de ses livres me marque. Ils bouleversent. Comment fait-elle pour atteindre avec des mots simples d'une grande poésie, ce qui est au-delà des mots, pour saisir la vie intérieure avec son secret, sa fragilité, permettre de sentir la vibration du silence et le vide qui l'entoure ?
Peut-être ces mots extraits de ce livre esquissent-ils une réponse :
"J'accepte qu'ait lieu en moi la bascule du monde sans savoir ce qui m'attend. J'éprouve. C'est l'aventure de ma vie. Cela m'occupe toute entière.
Je découvre le silence habité de mon propre corps et c'est un endroit où vivre.
(...) À l'intérieur, l'alchimie intime qui crée les images."
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TerrainsVagues
  13 mai 2017
Quelle étrange impression en refermant ce livre…
Certains aimeront et défendront cette lecture et ça me gonflera parce que…
Parce que c'est un livre thérapie de Jeanne Benameur et que je n'ai pas l'âme d'un psy.
Certains vont dézinguer cette lecture et ça va me gaver parce que…
Parce que peu importe l'histoire, l'écriture de Jeanne Benameur (des trois titres lus jusqu'à aujourd'hui) me parle, me touche.
Certains diront que c'est un livre nécessaire et ça m'énervera parce que…
Parce que, oui, tout vient de l'enfance, la construction personnelle et puis le qui suis-je, où vais-je…mais bon, il y a un petit coté moralisateur qui enfonce des portes ouvertes dont je ne suis pas fan.
Certains diront que c'est un livre inutile et ça m'énervera aussi parce que…
Parce que si de mon coté cette lecture ne m'a pas fait voyager, il me semble évident que certains y trouveront quelque chose.
En fait je ne sais pas trop quoi penser de « L'enfant qui ».
J'ai un petit goût d'inachevé qui reste là, probablement dû à la forme plus qu'au fond.
Cinq personnages, l'enfant, la mère, le père, la grand-mère, l'absence.
La forme c'est ce tutoiement à l'enfant qui m'a dérouté et que je n'ai compris que très tard, trop tard. Jeanne Benameur se parle et raconte à l'enfant l'histoire qu'elle écrit. Après la dernière page, j'ai eu la sensation d'avoir assisté à la naissance du livre, d'avoir suivit son évolution jusqu'à ce qu'il soit enfin mature. Non, plus qu'à la naissance du livre, c'est à sa conception (prenons les choses dans l'ordre^^) puis à la gestation que j'ai eu l'impression d'assister (pas sur d'être très clair^^). Lire les notes de Jeanne Benameur c'est bien mais à quand le bouquin? Bien sur que j'exagère car des notes écrites comme ça, j'en veux bien tous les jours, c'est la frustration qui me fait dire ça.
Le fond, l'absence, le manque, les racines, parle forcément à chacun. Avec plus ou moins de force selon les fissures des uns, les traumatismes des autres, les névroses de tous.

Un fond qui parle, une forme qui me laisse à la porte, une écriture qui me séduit toujours mais une impression confuse qui me fait dire que comme toujours, le mieux c'est que vous vous fassiez votre idée en lisant « L'enfant qui » (et hop au suivant de se débrouiller avec son ressenti ^^).

« Quand il avait rencontré ta mère, elle qui marchait si fière et silencieuse, c'était comme si elle ne venait pas de la lignée de ceux qui avaient d'abord regardé la terre. Elle était droite et toute la souplesse de ses hanches disait qu'elle ne faisait aucun effort pour ça. Son regard allait loin devant elle. Elle portait haut les yeux. Elle semblait étrangère à tous ceux qu'il connaissait et c'est cela qu'il avait aimé. Elle, il ne l'avait jamais imaginée ployée vers la terre. C'était impossible. Et avec elle, il n'y aurait aucun risque de retourner à la vie courbée. Elle le tenait dans son regard.
Ce pouvoir là, il était aussi fort que celui de son corps nu contre le sien chaque nuit. Peut être même plus.
Mais on ne peut pas confier ses os à quelqu'un.
C'est trop. Il lui en avait voulu de cela même qu'il désirait au plus profond de lui. Confier à quelqu'un d'autre le pouvoir de se tenir debout, c'était trop, oui, beaucoup trop. Alors la rage de dépendre et de ne même pas comprendre de quoi on dépend l'avait peu à peu envahi. Il avait cru que son désir d'elle, c'était le désir tout simple qui fait vibrer les corps et rend puissant le temps d'une nuit mais aujourd'hui il mesure que son désir était bien plus vaste. Infini. Que ce désir touchait à des choses qui dépassent de loin ce qu'on nomme amour ou peut être l'amour n'est-il que cela ? Il ne sait plus rien.
Elle a disparu. Il était trop lourd à porter ?
On pouvait bien raconter tout ce qu'on voulait sur sa disparition. Lui, il sait bien qu'elle ne t'aurait jamais abandonné pour aller sur les routes. Elle t'aurait emporté avec elle. A son étrange façon. Elle qui ne savait pas donner la main comme le font les mères d'ici. Elle qui n'avait pas dans les bras le poids des enfants qu'on tient contre sa poitrine pour les bercer. Elle t'emportait dans son regard et tu la suivais. Tu étais du même sang qu'elle. Tous les deux vous étiez libres. Pas lui. »
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Annette55
  26 juillet 2017
Depuis le choc des" Demeurées ", j'ai l'impression de savourer lentement une friandise dès que je commence une oeuvre de J.B.
L'écriture de cet auteur ressemble à une caresse bienfaisante, évocatrice, envoûtante, poétique, gracieuse et profonde, vivante et habitée.
Comment procède -t-elle pour nous faire partager tant d'émotions ?
Porté par la puissance de l'imaginaire, ce livre conte l'invention de soi, l'alchimie intime qui crée les images et l'inépuisable qu'offre le monde .
Il y est question de perte, de renaissance à soi, du chemin le plus juste vers la liberté et son déploiement, du saisissement d'une vie intérieure avec sa fragilité, sa vibration en osmose avec les paysages et les corps ..la Souffrance d'un enfant hanté, habité par l'absence maternelle !
Nous pénétrons avec grâce dans le monde imaginaire, merveilleux, intense que crée l'auteur à la langue au lyrisme envoûtant et sensuel .
Trois solitudes, des images poétiques à satiété , fortes, qui touchent à l'universel, une grâce d'écriture et une intériorité rares!
Trois confrontations à la disparition d'une femme .
Un roman trop court à la beauté ineffable porté par la sensualité des mots .
"L'imaginaire éloigne la folie ".
" Les mains ouvertes des mères sont des livres d'images."
"Et l'enfance apprend le souci de la vie qui se perd".
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Fleitour
  11 décembre 2017
« L'enfant Qui », de Jeanne Benameur, est une sorte de conte, entre réalité et imaginaire, porté par l'émotion de l'enfant abandonné ou selon les moments l'enfant orphelin, "adossé à l'absence", où le cœur n'est plus qu'un silence .
L'imaginaire c'est l'espoir, c'est le message de la mère qui guide ses pas vers la maison de l'à-pic, vers la résilience entrouverte, vers le possible. Les mots, que la mère dépose dans le cœur de l'enfant, l'aide à revivre, ces mots qu'il est le seul à comprendre, seul à partager, puisqu'il est le seul à qui la mère parle.
A la page 84, la narratrice se rappelle que, "la mère s'était assise au bord de la rivière, t'avais pris tout contre elle. Elle avait continué à te regarder, tu contemplais son visage et elle t'avait parlé, longuement, comme jamais encore elle ne t'avait parlé."

Ce moment si crucial dans le récit, si démesuré de l'amour, oui on voudrait que ce moment fut vrai, car l'enfant revoit son visage quand elle s'était tournée vers lui. "Le visage de ce jour-là. Lavé de tout, juste empreint de son amour infini pour toi. Ce visage t'accompagnera toute ta vie".
Que peut demander un enfant qui a perdu sa mère si jeune, que cet aveu, "je ne t'ai pas abandonné, car l'enfant l'aurait suivie, un enfant comprend tout". Oui, " tu le retrouveras mon visage dans le visage de chaque madone sur les tableaux, car tu sais que les mères qui ont ce visage là, sont celles qui ont su retenir leurs pas".

Aujourd'hui elle disait :" tu dois avancer d'un pas égal. Comme un funambule".
Entre ton père, et ses cris, et le mutisme de ta mère, séquestrée par ce désir qui le tenait, lui, encagé ; il n'y avait que violence ;" tu as appris dans le ventre de la mère, la violence de vivre, page 22".
Il gronde comme une bête, il ne l'a jamais montré à personne, la destinée avait une longue jupe rouge fanée...
Et puis il y a la grand-mère qui couvre, l'insoutenable, qui n'a qu'une amie, qui savait, car elle avait compris, mais Émilienne ne disait rien. Il lui fallait faire bonne figure au village où au café, là où le père cuvait sa peine, entre deux mortes dira t-il bientôt.

Depuis combien de temps il n'a plus de mère ? Son silence quand il marchera sera lourd...Jeanne Benameur déploie, toute sa tendresse, elle découvre ta lente renaissance, ta nouvelle vie, ta rédemption celle que tu entends comme le murmure de ta mère, le chemin qu'elle ta dit de suivre.

Porté par ses danses, et le chien qui te suit, "ton regard se perd dans tous les verts puis, plus haut, dans le bleu du ciel.
Ton chant prend force. Ton Chant t'allège de tous les regards de tous les cris de tous les silences.
Ta vie peut se mêler à toute vie."

Ta main seule écoutait , Nul bruit que celui lent du vent ,doux sans doute pour le couper du temps. " un souffle, c'est çà le cœur d'une mère ".
"la place vide de la mère est une belle source."

Comment ne pas croire à cette rédemption, imaginer que la nature, et que le chien qui veille sur lui remplacera sa présence, que ce compagnon imaginaire l'aidera à le libérer de ce deuil ?
"Il découvre le silence habité de son propre corps et c'est un endroit où vivre".
J'aime cette phrase qui souligne combien l'orphelin n'est plus totalement dans le monde des vivants, sa vie souvent peut basculer, tel un funambule il n'a pas encore choisi, de quel côté il allait tomber ; "tout le monde dit et répète que tu peux parler quand tu veux mais que tu ne veux pas".
L'orphelin n'a plus de cœur, il s'est envolé, il n'a plus de repères, parfois c'est un voile qui occulte sa vie d'avant.
Jeanne Benameur, donne le sentiment de l'avoir été orpheline, ou du moins elle a connu la douce chevelure d'un tout jeune enfant abandonné.
Alors c'est un conte, plus qu'une fiction, un chemin qu'elle va tracer pour lui parler comme si elle lui racontait l'histoire de Rémi, rentrer dans son intimité sans le dérouter.
Jeanne Benameur a choisi l'émotion, pour nous raconter ces trois vies, un père dévasté encagé sur lui-même, une grand-mère qui a le sentiment de revivre sa propre histoire, un enfant qui va renaître, et ressentir une joie puissante l'envahir.
De la douleur aux larmes, de la puissance des mots, à la fascination de la forêt en goulées sonores, fluides et colorées, c'est un pari que celui de la résilience, de la possibilité de se reconstruire, et peut-être demain d'écrire de sa propre main ce parcours initiatique que caresse la robe rouge fanée de sa mère.
Jeanne Benameur dans son écriture charnelle, a trouvé les mots justes pour nous expliquer comment le parcours de cet enfant, vers sa renaissance fut possible, une réussite. Le fait de ne pas lui donner un prénom en fait une fable universelle.
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critiques presse (4)
Actualitte   21 août 2017
Il y a dans la brièveté du dernier récit de Jeanne Benameur, une densité et une force expressives telles que le lecteur s’enracine dès les premiers mots, dès les premières images et n’échappe ni à la puissance organique des lieux ni aux sensations des corps en mouvement.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Telerama   02 août 2017
Seule la nature saura apaiser la douleur d'un enfant en deuil de sa mère. Un roman porté par un texte semblable à un long poème.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaLibreBelgique   22 juin 2017
C’est un texte de l’intériorité où trois personnages d’une même famille sont confrontés à la disparition d’une femme. Mort ou fuite, ils ne savent trop.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   18 mai 2017
Un petit garçon erre dans une forêt à la recherche de sa mère disparue. Jeanne Benameur signe un court mais dense roman porté par la sensualité des mots.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
JmlyrJmlyr   27 septembre 2017

Tu dis des mots dans une langue que tu ne connais pas. La langue sauvage de ta mère dans ta bouche. Tu égrènes des sons dans la forêt. Les forêts portent sur leurs branches les mots de ceux qui ont erré et les plaintes qu’aucun être humain ne peut entendre. Les forêts oublient les mots et la neige les recouvre quand elle enrobe chaque branche. Cela fait les feuilles neuves du printemps. Les mots oubliés ont perdu leur sens.

Page 66
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   05 mai 2017
Tu sautes d'un pied sur l'autre, on pourrait croire que tu joues ou que tu essayes de danser. Mais non.
Tu tentes juste de rester vivant entre le début et la fin.
C'est ta façon à toi d'éloigner la fin quand elle colle trop au jour. Si tu connaissais les rites d'autres pays, très lointains, tu saurais que depuis la nuit des temps, les hommes font comme toi ce matin pour éloigner la mort. Le contact de la terre frappée sous leurs pieds nus les pousse dans le monde des vivants quand la mort s'approche trop près.
Dans les villes d'aujourd'hui, ils ont inventé d'autres façons. Ils écoutent, assis, de la musique ou contemplent des choses peintes par leurs semblables, d'autres encore lisent des livres. Ils ont mille façons.
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nadejdanadejda   17 juin 2017
Ce que j'imagine est aussi vrai que la réalité. Et c'est ma vie. C'est le risque de la liberté grande. Je peux le prendre parce que la langue me tient.
J'imagine.
Pour chacun de nous.
Pour que se reconnaissent en chacun de nous les paroles oubliées et secrètes.
Pour que se retrouve comme dans un songe la langue tue, la langue d'avant les langues, celle qui n'a ni nom ni pays et qui appartient à tous.
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   10 mai 2017
L’heure de la soupe et toutes les heures du village, tu les oublies. Les branches des arbres les secouent jusqu’à ce qu’elles se détachent et s’envolent, collées sous les plumes des oiseaux. Tu lèves la tête, suis des yeux aussi longtemps que tu le peux les vols puissants tachetés de gris et de blanc au dessus des arbres. Les heures tomberont dans des mers inconnues quand les oiseaux dans leur long voyage écarteront leurs ailes.
[…]
Quand tu marches si longtemps, tu peux percevoir chaque bruit de la forêt. Ton oreille, lavée de toutes les paroles, perçoit les frôlements les bruissements furtifs les glissements d’ombre.
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   11 mai 2017
Chaque nuit cet élan que peu d'hommes connaissent. Chaque nuit avec elle le pacte renouvelé des peaux qui se cherchent et s'attirent. Pourquoi n'a-t-il rien senti de particulier la dernière fois, la dernière nuit? pourquoi son corps ne lui a-t-il donné aucun signe? est ce que quelque chose, sous la peau, ne sait pas ces choses là? est ce que les corps ne savent pas qu'ils vont être séparés pour toujours? comment est ce possible qu'il n'y ait rien, rien qui indique que le matin sera vide et tous les autres matins vides.
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