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ISBN : 2364743095
Éditeur : Thierry Magnier (21/08/2013)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 144 notes)
Résumé :
Elle a 17 ans, le bac en poche, l’université l’attend, la liberté aussi dans sa chambre d'étudiante loin de ses parents. Le roman commence dans la chambre de l’homme, la chambre, où elle va devenir une femme amoureuse, épanouie. Avec lui, elle va grandir. Elle va aussi exorciser les démons de l’enfance qui jusqu’à présent l’empêchaient de devenir une femme.
Ce roman signe le retour de Jeanne Benameur dans notre catalogue avec un texte
puissant et perso... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  12 mai 2015
Roman d'apprentissage, histoire d'amour et de lutte, récit poétique, 'Pas assez pour faire une femme' raconte la vie de Judith, 17 ans, à la croisée des chemins : tout juste partie de chez ses parents et échappant au modèle de couple déprimant qu'ils lui présentent, amoureuse pour la première fois et découvrant la douceur et la passion dans les bras d'Alain, attirée par les luttes sociales et par la littérature et cherchant à se trouver et à s'élever...
Si les thèmes assez typiquement féminins m'ont séduite, j'avoue que j'ai eu du mal à imaginer que Judith ait pu vivre tout ça en quelques mois à 17 ans, alors que j'ai presque 20 ans de plus et me débats encore avec certaines interrogations. Je sais bien que la littérature présente souvent la vie en condensé et en précipité, mais là ça me semble exagéré... Je suis donc assez dubitative, ainsi que sur le classement en littérature pour adolescent(e)s.
Rien à dire en revanche sur le style, ou plutôt rien de négatif, car je l'ai trouvé de toute beauté, fait de finesse, de subtilité et de pudeur, à l'image de Judith. J'avais lu beaucoup de commentaires enthousiastes sur l'écriture de Jeanne Benameur, et j'y adhère aujourd'hui complètement.
Challenge Petits plaisirs 19/xx
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latina
  28 juin 2017
Judith a au fond d'elle un lac. Sombre. Glauque.
De temps à autre, il la noie.
Judith a des problèmes avec sa famille, mais surtout avec son père, tyrannique. Sa mère n'a rien à dire, sa soeur ainée non plus. Elle seule fait des études, et c'est tant mieux pour elle, car elle peut échapper ainsi à l'atmosphère délétère qui règne chez elle.
Nous sommes au début des années 70, et ce qui s'est passé quelques années plus tôt dans les universités n'est pas encore enterré. Les étudiants se révoltent à nouveau, et Judith, portée par son premier amour, son tendre amour, son bel amour, Alain, participe au mouvement contestataire. Elle se révèle, s'adonne avec passion à cette nouvelle activité, tout en étudiant avec frénésie (elle est en Fac de Lettres). Et les livres, les livres, les livres ! La lecture, c'est sa soupape, son permis de vie, sa carte d'entrée vers la félicité.
Tout cela permet à cette lourdeur au fond d'elle de l'abandonner souvent. Mais quelquefois, elle replonge. Que s'est-il passé durant son enfance ?
Avec toute la poésie qu'on lui connait, Jeanne Benameur décrit la période capitale au sortir de l'adolescence dans la vie de cette jeune fille. Sans faux-semblant et avec plein de délicatesse, elle nous dépeint ses premiers pas hors du foyer honni, avec la découverte explosive de l'amour inséparable de l'engagement politique. J'ai adoré suivre cette ligne de vie au début si fragile, puis qui s'affirme avec passion.
Les tourments décrits avec talent et finesse remuent et se mêlent à la vie ; du lac noir et lourd, de l'enfance triste aux chaînes détestables, surgira, au contact de l'amour et sublimée par l'action, une femme libre.
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trust_me
  20 août 2013
Judith croise son regard dans un amphi bondé. Il parle avec éloquence. C'est le coup de foudre immédiat. Son premier amour, sa première fois. Elle a 17 ans et vient de rentrer à la fac, on est au coeur des années 70. Avec lui elle va grandir et exorciser les démons de l'enfance. Peu à peu, elle va se politiser et constater avec lucidité que le conservatisme paternel est un frein à sa propre liberté.
Jeanne Benameur signe son retour chez Thierry Magnier avec un texte tout en sensibilité. Comme d'habitude me direz-vous. Il est ici question d'amour, de désir, d'éveil à une conscience politique, d'émancipation, du rapport au père, de secret de famille. C'est l'histoire d'une métamorphose, d'un chemin tortueux qui mène une jeune fille vers le statut de femme à part entière. Des phrases courtes, susurrées comme dans un souffle. Les livres tiennent évidemment une place importante dans ce récit à la première personne proche de la confession intime. Oscillant sans cesse entre retenue et sensualité, la voix de Judith résonne avec force.
Un très beau texte (forcément avec Jeanne Benameur), peut-être un poil trop féminin (féministe ?) pour emporter ma totale adhésion. Mais bon, je chipote. Lire cette auteure reste un plaisir à nul autre pareil.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Titania
  14 décembre 2014
Un peu de mal à suivre mon plan de lecture, si toutefois j'en avais un, surtout quand le hasard met sous mon nez de jolies pépites, auxquelles j'ai du mal à résister, et c'est le cas pour ce livre de Jeanne Benameur. Exit « pense-bête », « livres en cours » ouverts et commencés, et autres « livres à lire » éparpillés un peu partout, je m'égare sur des chemins de traverse avec un vrai bonheur…et quelles belles surprises parfois !
Ce court roman très bien écrit, c'est l'histoire d'une émancipation, celle de Judith 17 ans, pas très sûre d'elle, qui découvre la vie lors de sa première année de fac, dans les années 70. Comme si l'acteur principal du changement était finalement ce décentrage que représente la semaine passée dans la ville universitaire. Une première histoire d'amour émouvante et très sensuelle ça fait grandir, c'est sûr, mais ce n'est pas suffisant pour apprendre à se situer comme une adulte par rapport à sa famille, un milieu étouffant avec un père tyrannique. Un combat personnel, et pas seulement le fait d'épouser la cause de cet amant charismatique, et une recherche solitaire de ce qui fait le sens de sa vie, sont indispensables pour sculpter une femme libre.
Dans une langue sobre et poétique, avec un style plein de trouvailles merveilleuses, Jeanne Benameur décrit tellement bien les premiers émois amoureux, les doutes et le cheminement vers les choix et l'engagement de notre héroïne qui s'affirme. Je m'y suis un peu retrouvée. A la réflexion, je ne suis pas sûre que ses « lecteurs modèles » soient uniquement des adolescentes, car elle me touche aussi. Ce moment de lecture passe comme un songe dans lequel, insensiblement elle nous mène, par l'intermédiaire de son héroïne, à ce moment de notre vie, où nous avons définitivement largué les amarres de l'enfance.
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fanfanouche24
  02 septembre 2015
De très nombreuses critiques très positives... déjà existantes , qui se justifient pleinement. Pour une fois, je ferai très bref...
Quel dommage parfois que l'on s'obstine à faire des classements littéraires "adultes ou jeunesse"...; c'est le cas pour ce très court texte jubilatoire, où une très jeune fille de 17 ans découvre à la fois l'engagement politique, et sa "sexualité". Notre héroïne tombe amoureuse d'un étudiant plus âgé, orateur flamboyant, et le corps, l'intellect s'enflamment en chœur !! Une pure merveille de sensibilité, de poésie (dans le choix des mots toujours) et d'analyse psychologique...
Que dire de plus ? ... Que le style, les textes, récits, fictions de Jeanne Benameur, qu'ils soient adressés au public adulte comme au "jeune public" possèdent la même force, la même magie, la même féérie...la même grâce !!....
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Les critiques presse (1)
Ricochet   26 septembre 2013
Avec ce récit écrit comme un journal intime, Jeanne Benameur se livre. Par petites touches, avec un langage métaphorique, elle met des mots sur l'éveil des sens, de la féminité et aussi l'indicible.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
BouldegomBouldegom   12 octobre 2017
Si je me réveille la nuit, je sais que je peux replonger dans la lecture et que le sommeil va me cueillir à nouveau, embarquée loin dans l'écriture d'autres que moi et parfois ramenée si près de moi que j'en suis bouleversée, comme si le livre n'était que pour moi. Je ne sais pas comment font les auteurs pour arriver à ça mais c'est magnifique.
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fanfanouche24fanfanouche24   26 août 2015
Toucher. Toucher. Je ne sais pas comment j'ai toute cette audace. Je ne peux parler mais toucher, oui. Avec lui, oui oui oui. (...) Il me prend contre lui, il me serre. C'est tout ce que je veux. Et que ça ne s'arrête jamais. Je découvre je découvre. Je n'aurai jamais assez de temps pour découvrir. Ce que m'ouvre ce garçon c'est un territoire infini à l'intérieur de moi. (coll. Babel, 2015, p.11)
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fanfanouche24fanfanouche24   10 septembre 2015
Je suis heureuse qu'il choisisse des livres pour moi. Je m'accroupis près de lui pour les regarder; Je me dis qu'il est là, notre trésor commun: les livres ! (...)
Nous sommes tous les deux devant les livres et nous cherchons notre liberté. Ensemble. Il y a dans la vie des moments où tout se rassemble à l'intérieur. On est entier comme jamais. (p.37)
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fanfanouche24fanfanouche24   27 août 2015
on est dans les années 70, les communautés il y en a dans les campagnes et dans les villes aussi; ca fait rêver. Vivre autrement. Plus libres. Je trouve ça bien dans l'idée mais rien que penser à dormir sans avoir sa chambre qu'on peut fermer, quelque chose en moi dit non. J'ai besoin de savoir que personne ne peut rentrer quand je dors. (Babel, 2015, p.21)
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fanfanouche24fanfanouche24   26 août 2015
Pendant des années je n'ai eu envie de rien. Rien. Ma sœur sortait avec des garçons. Moi pas;
J'habitais un autre pays dans ma tête . Un pays où les filles et les garçons ne se cherchent pas, ne se frôlent pas, ne se lancent pas des regards prometteurs l'air de rien. J'habitais un pays où l'amour était secret, silencieux. Une entente sans mot. je rêvais d'être l'amante la femme la secrète l'absolue. Je rêvais d'un amour puissant qui ne se verrait pas. Je ne sais pas pourquoi. Pas de gestes. Pas d'embrassade sous les porches. Juste parfois une main qui se pose sur celle de l'autre et ça dirait tout. Je rêvais. Fort. (p. 15)
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Entretien Jeanne Benameur et Laurent Vidal
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