AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
>

Critique de zazimuth


zazimuth
  04 novembre 2021
J'ai reçu ce livre dans le cadre de la dernière Masse Critique et je remercie Babelio et les éditions Flammarion pour cet envoi.
Le lieutenant Lambert et son assistant Etienne en enquêtant sur un suicide suite à du cyberharcèlement vont faire des liens entre plusieurs morts suspectes semblant relever d'un protocole identique mettant en cause les réseaux sociaux.
L'invention de Charon est aussi habile que machiavélique !!!
L'intrigue de ce roman est remarquablement tramée et on tourne les pages pour en savoir plus, à la recherche d'un dénouement, d'un coupable mais c'est également un texte tristement instructif sur les mécanismes du harcèlement moral en particulier du cyberharcèlement.
Le résultat des recherches de Marion, appuyées par les explications techniques du geek Etienne sont édifiantes sur internet, les réseaux sociaux, leur fonctionnement et leurs enjeux.
Tout comme dans "Les enfants sont rois", on comprend les enjeux économiques qui peuvent se cacher derrière la construction (ou destruction) d'une identité numérique.
J'ai aussi pensé au personnage d'Augustin dans "Angie" de Marie-Aude Murail qui utilise les possibilités technologiques de l'informatique parfois au-delà de la limite légale allouée à la police.
Ce roman est très fort pour mettre en évidence la corrélation entre le cyberharcèlement et la mort (par suicide) sans cacher que les poursuites judiciaires après des coupables, témoins passifs, participants sont quasi nulles. A travers le personnage de Charon, le lecteur comprend aussi comment la victime peut devenir bourreau à son tour et comment la manipulation psychologique détruit des vies.
Complexe et pertinent, ce roman livre une analyse et un constat qui dénoncent les dérives de certains usages d'internet.
A lire !!!!!!!
Commenter  J’apprécie          80



Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Ont apprécié cette critique (8)voir plus