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ISBN : 226002095X
Éditeur : Editions Julliard (03/04/2014)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Quitté par sa femme, limogé de la série télévisée sur laquelle il travaille, flanqué de deux préadolescentes déchaînées avec qui il partage un appartement minuscule, Laurent Labarrère n'a plus un sou en poche.

Pour autant, doit-il accepter la commande de Boris Modeskovine, un truand obligé de se reconvertir dans le cinéma pour raison de santé – écrire un film dont le rôle principal est promis à une actrice mondialement célèbre ?

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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Syl
  30 mai 2014
Laurent Labarrère se trouve dans une mauvaise passe. Scénariste pour la télévision en collaboration avec sa femme, il perd son emploi et se trouve en instance de divorce du jour où on le surprend entrain de fricoter avec une jeune stagiaire. La vengeance de son épouse ne tarde pas… il semblerait même qu'elle ait été manigancée bien avant car aussitôt, il est évincé de l'équipe par le jeune amant de celle-ci.
Suite à une rencontre percutante, au sens propre comme au figuré, Laurent va voir sa vie bouleversée… Contraint d'accepter un travail assez particulier s'il veut conserver la garde en alternance de ses filles, Lara et Coco, il se retrouve à seconder Boris Modeskovine, un gangster Russe, dans l'élaboration d'une histoire mi-romancée mi-autobiographique que l'énergumène voudrait voir adaptée pour le cinéma. A la clef ? Cent mille euros !
Ce fantasme trotte dans la tête de Boris, depuis qu'une actrice américaine… mondialement connue… lui a sauvé la vie alors qu'il faisait son footing sous un soleil de plomb dans la garrigue provençale. Infarctus, hélicoptère, hôpital, réanimation, opération délicate et survie miraculeuse aboutissent à un projet dont l'héroïne aurait les traits et le nom de sa somptueuse secouriste, son "ange gardien". Pour Boris, il ne fait aucun doute, Laurent ne doit se soucier de rien sauf du scénario. Lui, amène l'argent, le premier rôle et les producteurs Hollywoodiens.
Dans le petit appartement de Laurent, Boris raconte sa vie, une existence incroyable dans la criminalité. Sa dernière reconversion était dans le vol de "viande" où tout recyclage, animal et… humain, se transforme en steaks hachés ou en saucisses. Assisté de son frère (décérébré), il était le cerveau de la bande mais aussi un sbire d'un manitou de la mafia, le "gros Pavel". Face à ce tueur à gage en pleine réinsertion professionnelle et en pleine rééducation post-opératoire (il pédale), Laurent reste craintif mais se laisse aussi bercer par l'accent slave et l'empathie qu'il dégage.
Une intrigue de base se forme et l'histoire fait apparaître une figure héroïque prête à rendre une justice musclée et pétaradante…
Entre le canevas d'une adaptation fictive et la vie réelle, la trame est épaisse comme la feuille d'un missel. Très vite, sous la houlette de Boris et compagnie, des conjonctures abracadabrantes s'enchaînent et pimentent la vie de Laurent qui est déjà bien secoué par son divorce qui le laisse sur la paille et ses rapports conflictuels avec sa fille aînée.
La mafia slave n'est pas prête à accorder à Boris sa retraite et… s'il n'y avait que ça !!!…
.
Ce livre a été une agréable lecture. L'histoire est bien écrite, pleine d'humour, d'entrain, et cette vivacité, tonique comme un film d'action, est un peu à l'image d'une bouteille de soda qu'on secoue. Les petites bulles gesticulent dans tous les sens, lorsque arrive l'instant où tout éclate. L'auteur donne les premiers rôles à deux personnages très différents l'un de l'autre. le tandem gentil/brute fonctionne bien car entre les deux, l'attraction se teinte de complicité, d'estime et de sollicitude. Certains passages révèlent une belle sympathie et on pourrait presque croire que l'amitié est à portée de main. Donc… ça commence avec de belles intentions et ça vire en eau de boudin… dans le genre tragi-comédie. Laurent va suivre Boris et survivre dans son univers.
Une histoire bien trouvée, qui captive le lecteur et qui le mène à sourire du début à la fin. Une fin dont la morale est à discuter…
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NicoleGiroud
  26 septembre 2014
Vous trouvez l'actualité morose et vous ne voulez pas dépenser vingt Euros pour les confidences de Valérie ? Précipitez-vous sur le livre de Laurent Bénégui : pour le même prix vous ne vous offrirez pas de confidences gastriques mais tellement, tellement d'occasions de rire que ce livre devrait être remboursé par la Sécurité Sociale.
Laurent Labarrère, quarante ans, scénariste pour la télévision, connaît autant d'ennuis que notre actuel président : sa femme l'a quitté, elle le remplace à son travail par son jeune amant mais le malheureux ex-scénariste doit continuer de payer le duplex du couple, s'occuper de ses filles qui ne supportent pas l'appartement minable qu'il occupe désormais et de surcroît un mafieux russe en veut à sa vie avant de lui proposer d'écrire un scénario.
Parfaitement abracabantesque aurait dit un autre président plein d'imagination.
Précipitez-vous, je vous dis, oubliez la liste des romans de la rentrée qu'il faut absolument faire semblant d'avoir lu en septembre et éblouissez les convives grâce aux réparties qui fusent, calibrées au millimètre :
— Je ne vais pas pouvoir continuer à payer pour le loft, insistai-je.
Tant que mon chargé de compte se bidonnait aux aventures de nos deux familles de timbrés, je survivais grâce à un découvert de spéléologue, obtenu à un taux de bactérie. Mais j'avais intérêt à continuer de trouver des répliques qui fassent mouche dans son imaginaire de banquier.
— Ce n'est pas la peine de faire du chantage, réagit-elle en claquant la portière.
— On devrait en parler calmement.
— C'est pour ça qu'on a des avocats.
­Un peu démoralisé mais pas à bout de ressources, notre scénariste essaie de se placer de nouveau sur l'échiquier amoureux avec une serveuse de bar :
— Et tu viens de ?… demandai-je.
— Montréal, province de Québec. Je suis une cousine, sourit-elle avec évidence.
Si toutes les cousines étaient du même acabit, on s'embêterait moins aux communions. Celle-ci était indiscutablement ravissante, moulée dans un jean taille basse, son débardeur court dévoilant un nombril orné d'un piercing original, duquel j'avais du mal à détacher les yeux tant l'azimut était propice.
— C'est un fémur d'australopithèque en réduction. (J'appréciai en connaisseur, comme si dans mon entourage il était courant de se composter avec des reproductions d'omoplate ou de rotule.) C'est un cadeau de mon chum. J'étudie la paléontologie, je suis venue théser à Paris-III et je travaille ici pour me faire des sous.
Il trouve beaucoup d'argent aux toilettes dans une cache du plafond, ce qui lui permet de faire ensuite la rencontre douloureuse avec Boris, le légitime propriétaire de cet argent sale :
— Pourquoi t'as mis ta main dans ce faux plafond ? Ça fait vingt fois que j'utilise cette cachette sans problème.
— Je ne sais pas, il fallait que je m'occupe.
— le temps de pisser ?
— Ben, peut-être, oui…
— Tu es hyperactif, toi ?
— Non, d'habitude non.
— Tu as eu une scolarité normale ?
— Oui, oui.
Il réfléchit et rejeta ses longs cheveux en arrière d'un brusque mouvement de la tête qui transporta à nouveau jusqu'à mes narines son odeur particulière. Un relent animal, qui ne jurait pas avec l'image qu'il présentait de lui-même.
— Quelqu'un qui ne supporte pas de rester tranquille le temps de pisser fait preuve d'instabilité, reprit-il en se nouant les cheveux avec un élastique. Crois-moi.
Audiard doit jubiler dans sa tombe : voilà la relève ! Bientôt d'autres Tontons flingueurs et autres Barbouzes vont enchanter les écrans francophones et faire oublier le temps d'un film ou d'un bon livre les aigreurs de la politique.
Lien : http://n.giroud.free.fr
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Readingintherain
  07 avril 2014
Il y a certains romans auxquels on ne donne pas leur chance. Pourquoi ? Je ne sais pas bien. Toujours est-il que je n'étais pas partie pour donner sa chance à J'ai sauvé la vie d'une star d'Hollywood, la première raison étant probablement, il faut l'avouer, le fait que l'auteur est français et que je lis très américain en ce moment. Et puis bon il m'est tombé entre les mains, j'ai commencé à le lire en me disant à chaque phrase « oh il essaye de faire américain, oh je vais pas aimer, oh laisse tomber j'aimerais pas » mais il faut croire que je n'ai strictement aucune autorité sur mon cerveau, parce qu'en fait je restais accrochée et je continuais à lire, malgré mes grognonnages internes.
Et en fait, de grognonnage en grognonnage, je suis allée au bout et j'ai beaucoup aimé. Sans particulièrement m'attacher aux personnages (parce que bon ils sont tous flippants. ou agaçants) j'avais envie de savoir comment ça continuait, comment ça allait mériter son titre, pourquoi, comment, qui et toute la kyrielle des questions habituelles. Et finalement l'écriture m'a plu, alors qu'il est indéniable que c'est un auteur français, que les personnages s'appellent Laurent, Coco, Benjamine … Voilà, une fois de plus, j'ai vaincu mes préjugés pour une bonne cause ! Alors, vous allez essayer ?
Lien : http://www.readingintherain...
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Pippolin
  21 mai 2018
Ce livre ressemble à un épisode d'une série française. Il y a des idées, des qualités, mais les personnages sont falots, leurs réactions prévisibles et les raccords apparents. Laurent Bénégui écrit plutôt bien - même si des changements de rythme seraient les bienvenus. La description du monde des scénaristes est intéressante - sans être forcément savoureuse ou terriblement caustique. Certaines répliques prêtent à sourire, surtout lorsque l'auteur évoque le monde du cinéma français "au taux de consanguinité le plus élevé du monde", et son mode de financement Mais le livre ne décolle pas. Les personnages (aux noms improbables) relèvent du stéréotype, les pages sur la visite au Musée de l'Homme et sur Rungis semblent tirées de Wikipedia. On ne tremble jamais pour le héros aux allures de Bibi Fricotin ou de Luc Leroi. Un livre gentil, à lire sur la plage.
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nelson43
  10 septembre 2014
J'ai découvert Benegui cet été avec "mon pire ennemi est sous mon chapeau" que j'avais beaucoup apprécié ; j'ai donc décidé de continuer sur ma lancée.
J'avoue que j'ai été déçue non pas parce que le livre est inintéressant mais parce que j'ai trouvé trop de similitudes entre les deux histoires.
Laurent est en plein divorce et de plus , à la suite d'une bagarre dans les studios avec celui qui l'a remplacé , il perd son boulot de scénariste .Il se retrouve dans un studio miteux avec deux adolescentes qui lui mène la vie dure . Par un pur hasard , il découvre une grosse somme d'argent et s'en empare. Il est loin de se douter qu'il a mis la main où il ne fallait pas .Il va tremper dans le milieu mafioso et c'est ici que j'ai senti du "déjà vu "
Cependant , c'est agréable à lire
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
fannyvincentfannyvincent   28 juin 2014
Après nous avoir accueillis , Patrick Bogossian s'installa dans un fauteuil qui avait dû coûter la vie à un troupeau de vachettes.
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Rika972Rika972   29 septembre 2016
Ironie de la vie, je venais de l'informer qu'il n'était pas mon ami par le truchement, en général amical, et en l'occurence inédit, du tutoiement.
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Rika972Rika972   29 septembre 2016
J'effaçai donc une troisième fois et validai : " Tu peux m'appeler. Ca ne me dérange pas. "
Pourquoi ne pas faire simple de temps à autre?
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Videos de Laurent Bénégui (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Bénégui
Comment trouver sa place dans l'existence d'une femme qui cohabite avec un instrument de musique plus grand que soi ? • • • Heureux, l'homme amoureux qui, debout devant la mer, écoute, admiratif, la femme qu'il aime jouer de la harpe sur la terrasse. L'interprète est merveilleuse, la musique délicieuse, l'instrument magique mais… imposant. Allez ensuite trouver une voiture dans laquelle glisser un tel engin, un ascenseur aux bonnes dimensions ou un appartement susceptible d'héberger un objet si encombrant… Une harpe, c'est grand, cher et compliqué à transporter. Et, au-delà de ces contrariétés qui empoisonnent sa vie quotidienne, le mari de la harpiste doit aussi composer avec l'attachement viscéral qui lie sa femme à son instrument (elle en possède du reste toute une collection, du plus petit modèle au plus volumineux) et se manifeste à tout moment de la manière la plus surprenante. Au fond, c'est l'éternelle situation du triangle amoureux, sauf que cette fois le rival possède quarante-sept cordes et sept pédales… À travers des situations tour à tour drôles et poétiques, le narrateur, qui n'est autre que le double de Laurent Bénégui, raconte avec une tendresse contagieuse et un sens de l'humour toujours irrésistible, sa rencontre avec celle qui deviendra sa femme. En même temps qu'un livre hilarant, il nous offre son roman le plus personnel, et la plus belle des déclarations d'amour. • • • Romancier, mais aussi scénariste et réalisateur, Laurent Bénégui est l'auteur de treize romans, dont, entre autres, le jour où j'ai voté pour Chirac, SMS, Mon pire ennemi est sous mon chapeau, J'ai sauvé la vie d'une star d'Hollywood, La Part des anges, tous publiés aux éditions Julliard.
+ Lire la suite
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