AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782260017479
300 pages
Éditeur : Editions Julliard (06/03/2008)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 21 notes)
Résumé :


Lorsque sa femme lui apprend au téléphone qu'il n'a pas le cancer, Laurent s'effondre. Convaincu qu'il allait mourir dans d'atroces souffrances, il avait dressé une liste des choses qu'il s'était promis d'accomplir dans les plus brefs délais : quitter Élizabeth (sa femme) ; dire leurs quatre vérités à Manon et Baptiste (sa fille et son fils) ; démolir Mac Cormak (son patron) ; mettre fin à ses jours. Et, si l'occasion se présentait, proposer la botte... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
NicoleGiroud
  29 septembre 2015
Il pleut ? Les vacances vous semblent déjà loin et vous avez besoin de vous aérer les méninges ? Une solution avant les antidépresseurs, lisez un roman de Laurent Bénégui.
Je vous avais déjà parlé de « J'ai sauvé la vie d'une star d'Hollywood ». Celui que je vous propose aujourd'hui a été publié en 2008, nous sommes loin de la nouveauté, mais les enchaînements effrénés de catastrophes en tout genre qui assaillent le héros avant la résolution finale (heureuse bien sûr), les trouvailles désopilantes de l'auteur, l'humour du texte et les métaphores percutantes ne se démodent pas.
Sans compter que parfois vous risquez de reconnaître certains aspects de votre personnalité et de votre vie, que vous risquez de réfléchir, une fois que vous aurez bien ri, à une question fondamentale : que feriez-vous si vous appreniez que vous êtes condamné à brève échéance ?
Le tournevis infiniment petit nous raconte un moment crucial de la vie de Laurent Claude, éminent chercheur en nanotechnologies qui vient d'apprendre qu'un cancer des poumons des plus agressifs vient de réduire son espérance de vie à zéro. Il fait le point devant son café. La description des membres de la famille Claude commence par Manon, la fille de Laurent :
À peine levée, elle allumait son ordinateur et réussissait l'exploit de communiquer avec les siens une journée entière sans utiliser plus de dix mots. Elle appartenait à une espèce mutante qui devait autant à la fougère pour la coiffure, qu'à la bactérie pour le langage. La dernière fois que j'avais osé m'aventurer dans sa chambre, j'avais aperçu ses ongles vernis noirs courir si vite sur les touches du clavier qu'on aurait dit une ruée de cafards ivres. À l'évidence, la question de sa propre finitude devait la déranger à peu près autant qu'une puce sur le dos d'un TGV.
Quant à mon fils, son univers ultraconformiste avait pour canon le catalogue Habitat. Il s'y abîmait des journées entières à la recherche d'un couvert à salade, avant d'en référer à sa fiancée, qui elle-même lui soumettait une proposition de vase soliflore. La préparation de leur mariage semblait avoir digéré son cerveau. Sinon, Baptiste passait une partie de son temps libre à compter et recompter les points retraite acquis depuis son premier stage rémunéré, et venait d'ouvrir un PERP sur lequel il virait quinze euros par mois. La seule manière de l'intéresser à la question de la mort était de lui lire l'extrait du Journal officiel concernant la modification de la législation en matière de droits successoraux.
Enfin, Élizabeth, ma femme, se considérait proprement immortelle. Elle était peintre et tutoyait la postérité comme si elles avaient été dans la même classe de CP. Lors de l'exposition rétrospective que venait de lui consacrer le musée de Grenoble, j'avais vu des centaines de visiteurs se pâmer devant des toiles qui évoquaient pour moi des mouchoirs souillés par un géant très enrhumé. J'en produisais autant chaque hiver et il ne me serait pas venu à l'idée de faire défiler mes voisins devant un tel spectacle.
Vous aurez compris devant cette description de la famille statistique idéale que le lecteur ne va pas sombrer dans le pathos malgré le tragique de la situation.
Devant son café, Laurent fait le point sur sa vie. Il dresse une liste des choses qu'il veut accomplir avant de mourir : quitter sa femme, dire ses quatre vérités à Manon et Baptiste, casser la figure à Mac Cormak son ignoble patron et séduire Amira sa belle assistante avant de se suicider. le chercheur naïf s'est laissé acheter par une compagnie d'assureurs cyniques et a compris bien trop tard que celle-ci compte exploiter ses découvertes de la plus ignoble des façons.
Il commence à mettre en oeuvre son programme de destruction massive, annonce à sa femme qu'il veut divorcer, dit des horreurs à ses enfants, approche Amira et saborde sa vie professionnelle en avalant les nanorobots biologiques qu'il a créés avant de tenter de se suicider.
Bien entendu rien ne se passe comme prévu. Un téléphone de sa femme lui apprend qu'il n'a pas de cancer.
Trop tard ! le voilà pris dans un engrenage et les catastrophes succèdent aux ennuis à un rythme démentiel. Aucun temps mort (!) dans ce roman haletant où les situations cocasses succèdent aux dialogues improbables, où les réflexions philosophiques des assassins voisinent avec des canaris amoureux.
Quel souffle ! Ne chipotez pas sur la vraisemblance, ce n'est pas la tasse de café de Bénégui, mais le livre est construit comme un film d'aventure et le scénario est éblouissant. Une légère faiblesse dans la fin, à mon avis trop rose bonbon. Avaler de la guimauve après tant de couleuvres adoucit l'ensemble, il est vrai…
Au détour de ce qui pourrait passer pour une pochade nous revenons à la mort dans les dernières pages du roman, car bien sûr, si erreur il y a eu, reste une vraie victime du cancer, et les dernières phrases sont poignantes d'humanité.
Lien : http://nicole-giroud.fr
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
lapublivore
  03 janvier 2011
Le sujet de ce roman part d'une excellente idée : c'est la panique : Laurent, qui pensait avoir le cancer, apprend qu'il y a eu erreur de diagnostic, alors qu'il avait profité de cette aubaine pour dire ses 4 vérités à sa famille, claqué la porte de son job en piquant sa découverte révolutionnaire de nanotechnologie et largué sa femme.
Bref, n'étant plus malade, que faire ?
Franchement, c'est très drôle, et étonnant. le personnage principal est plongé dans une situation à la mors-moi-le-noeud qui l'entraîne dans une suite d'événements vraiment cocasses.
Très sympa à lire, cela se dévore bien.
Bémol cepedant : j'ai trouvé que l'auteur aurait pu pousser plus loin et surtout ne pas perdre en intensité humouristique au fil des pages.
Commenter  J’apprécie          10
BMSierre
  07 juillet 2009
Récit complètement farfelu et déjanté d'un auteur malicieux et fatiguant à la fin à force de rire de tout et même de sujets graves. Sa fille enfouie dans un t-shirt Kill The Ozone entre dans l'adolescence comme l'armée allemande dans Stalingrad, quant à son fils, il le compare à un volatile qui aurait lui-même ferme la porte de sa cage ! L'annonce de son cancer déclenche chez lui quatre grands projets, et lorsque son médecin lui annoncera qu'il s'est trompé dans son diagnostic, il sera navré et devra annuler ses projets. A déguster avec modération, par petits bouts. JB
Commenter  J’apprécie          20
natacha_roque
  21 janvier 2014
Un homme apprend qu'il a un cancer .... Il décide de dire et faire tout ce qu'il a toujours rêvé mais qu'il n'a jamais osé ... Il quitte sa femme, dit ses quatre vérités à ses enfants, pareil au niveau professionnel ... Puis tout bascule car il apprend qu'il n'a pas de cancer !!! MAGNIFIQUE lecture, un style que j'adore ... genre d'humour noir profond ... Un vrai régal ...
Commenter  J’apprécie          30
Idefix
  10 juillet 2011
Très drôle, et étonnant. Un roman décalé où l'auteur se lâche... ça fait plaisir !
Ou comment ne pas se prendre au sérieux sur un sujet grave !
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Laurent Bénégui (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Bénégui
Comment trouver sa place dans l'existence d'une femme qui cohabite avec un instrument de musique plus grand que soi ? • • • Heureux, l'homme amoureux qui, debout devant la mer, écoute, admiratif, la femme qu'il aime jouer de la harpe sur la terrasse. L'interprète est merveilleuse, la musique délicieuse, l'instrument magique mais… imposant. Allez ensuite trouver une voiture dans laquelle glisser un tel engin, un ascenseur aux bonnes dimensions ou un appartement susceptible d'héberger un objet si encombrant… Une harpe, c'est grand, cher et compliqué à transporter. Et, au-delà de ces contrariétés qui empoisonnent sa vie quotidienne, le mari de la harpiste doit aussi composer avec l'attachement viscéral qui lie sa femme à son instrument (elle en possède du reste toute une collection, du plus petit modèle au plus volumineux) et se manifeste à tout moment de la manière la plus surprenante. Au fond, c'est l'éternelle situation du triangle amoureux, sauf que cette fois le rival possède quarante-sept cordes et sept pédales… À travers des situations tour à tour drôles et poétiques, le narrateur, qui n'est autre que le double de Laurent Bénégui, raconte avec une tendresse contagieuse et un sens de l'humour toujours irrésistible, sa rencontre avec celle qui deviendra sa femme. En même temps qu'un livre hilarant, il nous offre son roman le plus personnel, et la plus belle des déclarations d'amour. • • • Romancier, mais aussi scénariste et réalisateur, Laurent Bénégui est l'auteur de treize romans, dont, entre autres, le jour où j'ai voté pour Chirac, SMS, Mon pire ennemi est sous mon chapeau, J'ai sauvé la vie d'une star d'Hollywood, La Part des anges, tous publiés aux éditions Julliard.
+ Lire la suite
autres livres classés : guérisonVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
15938 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre