AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
>

Critique de Apoapo


Apoapo
  19 juillet 2020
Cet ouvrage, signé par le fondateur du diplôme universitaire d'hypnose médicale à la Pitié Salpêtrière, constitue un effort remarquable de vulgarisation de la thérapeutique par l'hypnose destiné à un public de débutants. Nourri abondamment d'expérience clinique (les cas étant encadrés ou isolés par une typographie toujours claire, très aérée, extrêmement lisible), sa spécificité la plus évidente est la grand part consacrée aux « Applications thérapeutiques » (Partie 3), qui s'étend sur environ 150 p. (133-285) et se conjugue en vingt-sept types de pathologies, des « addictions » aux « traumatismes et victimologie », avec pour chacune des indications statistiques sur le taux de succès, des conseils sur les techniques, des cas cliniques, etc., mais aussi, parfois, certains « recadrages » de ces pathologies selon l'optique d'un hypnothérapeute, lesquels peuvent déjà donner des idées concernant la manière dont la thérapie peut être envisagée – par ex. en ce qui concerne les troubles du comportement alimentaire ou ceux de la sexualité.
Pour le reste, la première partie : « L'hypnose – qu'est-ce que c'est ? » comporte une très bonne mise en perspective historique, mais aussi des pages personnelles, je dirais presque conviviales, relatant « Ce qui m'a conduit à pratiquer », des recommandations : « Ne pas répercuter ses valeurs personnelles », et enfin, une très bonne synthèse de la pratique hypnotique sur plusieurs ch. (pp. 53-95) dont le premier s'intitule, fort modestement : « J'ai compris ce que devait être l'hypnose ».
La deuxième partie de l'ouvrage porte le titre : « Les techniques » (pp. 97-133). Mis à part l'invention de l'auteur qu'il appelle « l'électrohypnose » et à laquelle il ne consacre qu'un petit paragraphe, les autres techniques sont assez connues ; l'autohypnose est dénommée « l'intermède hypnose », et le lecteur un peu informé y découvrira surtout la centralité du paradoxe dans l'hypnothérapie, au-delà même des contributions de la « communication paradoxale » de l'école de Palo Alto avec Watzlawick etc.
Après la troisième partie que j'ai évoquée, il est intéressant de lire une partie 4 : « Ce que l'hypnose n'est pas », le titre des ch. concernés comportant parfois un point d'interrogation troublant. Donc l'hypnose n'est pas : un moyen de vous rendre extra-lucide ; elle n'est pas le sommeil ; ni le somnambulisme ; ni une forme de rêve. Par contre : « l'hypnose n'est pas le magnétisme ? » ; elle « n'est pas un phénomène magique ? » ; « la sophrologie est-elle l'hypnose ? ». le chapitre se termine par dix définitions succinctes qui se recoupent et ne s'opposent pas, dont, va savoir pourquoi (!), j'apprécie particulièrement l'une des plus anciennes, celle de Hegel (in : Phénoménologie de l'esprit III) : « L'état "magnétique" provient d'une rupture entre "la conscience d'entendement" et "la vie naturelle sentante". » (p. 320). Par ailleurs, j'ai eu le plaisir de reconnaître les 9 autres définitions et d'avoir lu un peu de chacun de leurs auteurs.
Enfin, « En guise de conclusion », il est question de « l'hypnose animale », de la peur de l'hypnose et de quelques renseignements pratiques.
Commenter  J’apprécie          50



Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Ont apprécié cette critique (4)voir plus