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ISBN : 2246805066
Éditeur : Grasset (12/03/2014)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Il avait un visage d’ange et un look de dandy rock’n’roll, ce qui, ajouté à son génie de photographe, fit de lui une légende mondiale de l’art contemporain.

Mais qui était vraiment le génial et scandaleux Robert Mapplethorpe ?

Un virtuose du noir et blanc ? Un enfant terrible du trash sexuel du New York des Seventies ? Une brebis galeuse du Queens ? Un mondain qui dînait avec Saint Laurent, Loulou de la Falaise ou la sœur de la reine d’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
ATOS
  21 mai 2014
Une nature d'homme. Nature de l'être. L'être d'après nature. On est toujours tenté de vouloir trouver dans l'art ce qui pourrait nous ressembler. le point d'appui qui nous permettrait de nous transcender. Notre part de divinité. La part de cet ange que l'on voudrait reconnaître en nous . Cet ange qui n'a pas de sexe. . Celui qui exclut ce qui nous porte à être, à exprimer tout simplement, en quelque ligne, un quelque geste, ce qui peut nous rendre à ce que nous sommes. Naturellement, sans artifice.
Non plus l'homme objet de son sexe, mais un sexe sujet de l'homme.
Mapplethorpe est portraitiste, Il ne peint pas des natures mortes. Il est également essayiste. Lignes et courbes, lumières, contrastes, il faut les assembler. Les assembler pour comprendre, l'obscurité du jour et l'éclat de la nuit. Essayer d'y voir peut être un peu plus clair. du dedans de soi au dehors de nous,
Il faut bien tenter d'exprimer ce langage, sur lequel nous ne posons pas de mot. Qu'est ce que le sexe d'après image ? Une ligne, une courbe, une affirmation sans doute. Une confirmation, une question,peut être.
Ce qui gêne certains dans ces images, à bien y regarder, ce n'est pas la nature de l'objet qui s'y trouve représenté. Ce qui gêne c'est le regard qui vient s'y poser, s'y contrarier.
Ce sont toutes les valeurs que sur ce sexe des millénaires de certaines pensées ont fait peser.
Gloire et puissance, autorité, . Un sexe matraque, un sexe glaive, un sexe à la virilité guerrière. Et puis voilà, Mapplelthorpe nous montre. Que l'homme peut envisager son sexe autrement. Un sexe comme une fleur. Un objet de beauté, d'épanouissement, Un sexe éclos et non dressé. Un sexe qui se tend et qui ne brandit rien. Aucune violence chez Mapplethorpe. Respect du modèle, adoration de l'objet. le désir était évacué avant chaque prise. Il n'y a pas la tension de l'artiste, tout est entièrement mobilisé pour exprimer la dynamique des lignes. Pas de soumission, pas de pouvoir, pas de possession. Pas de morale à ce que Mapplethorpe nous offre à voir. le sexe tel qui est en rapport total avec le sujet. Pas de détournement, pas d'ambiguïté. le sexe comme une parole de liberté. Il y a toujours lors des expositions des photos Mapplethorpe des avertissements adressés au public, des interdictions. Il faut bien l'admettre, le sujet fait toujours sensation. Pourtant, aucun avertissement, aucune interdiction lors d'une exposition consacrée aux désastres de la guerre de Goya. 80 eaux fortes où l'artiste montre la part la plus noire de l'humanité. Il n'y a pas de censure à l'horreur. Aucune censure à son expression. Mais montrer un sexe, pour voir, attention danger. Judith Benhammou- Huet en recueillant les témoignages des hommes et des femmes qui ont accompagné, croisé la vie de l'artiste nous livre les coulisses, le laboratoire intime de Mapllethopre. Il s'agit d'une biographie, et non d'une étude sur l'Art que l'artiste maîtrisait. le portrait d'une période de notre histoire, d'un lieu. Les photos de Mapllethopre ne sont pas les fruits du hasard, mais bien le bouquet foudroyant d'une époque. Oser, tenter, mais surtout vivre selon son Art, revendiquer sa liberté, Il a vécu comme il le voyait. Selon sa nature et non d'après. Et c'est en cela qu'il est unique. Mapplethorpe bien plus que Warhol voyait et comprenait la portance de la vie.
Regarder « Silver car crash » ou voir les craquelures plastiques de Lisa Lyon... Mapplethopre, ce sculpturiste en regard ! Quelques uns parleront de classicisme, d'autres ni verront comme d'habitude absolument rien, et quelques uns y liront une victoire. Celle d'une nature qui peut changer le cours de son histoire.
Astrid Shriqui Garain
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Marti94
  21 mai 2014
Sur les traces de Robert Mapplethorpe
Ceux qui le connaissent gardent de Robert Mapplethorpe plusieurs images. Tout d'abord, celle du photographe de génie qui marqua la scène artistique new-yorkaise dans les années 70 et 80. Ensuite celle du provocateur, avec ses photos homo érotique ou même plus crues, « scandaleuses », taxées par beaucoup de pornographiques et révélatrices d'un « art dévergondé » selon l'Amérique puritaine. Enfin, celle d'un homme malade, ravagé par le sida – dont il meurt le 9 mars 1989 – qui figea lui-même son visage de mourant dans une photo devenue célèbre : « Ombre livide dans un halo noir. Au premier plan une main solide tient une canne dont le pommeau est une tête de mort sculptée dans le bois ».
Dans ce récit biographique, Judith Benhamou-Huet souhaite explorer les différentes facettes du photographe et a interrogé, pour y parvenir, une quarantaine de personnes parmi lesquels Pierre Bergé, Bob Calacello, Bettina Rheims ou Michael Stout.
Ils en parlent tour à tour comme du « Querelle du Queens, du Dorian Gray du Bowery, du businessman, du jeune homme dégingandé et du mondain élégant ». Ce que retrace ici la biographe est le caractère sulfureux du travail de l'artiste, les obstacles rencontrés pour la diffusion de son oeuvre, notamment aux Etats-Unis, peu de temps après sa mort, ses opposants mettant sur le même plan art et morale. Elle évoque aussi la fascination du photographe pour le sexe « et ce qu'il peut produire de plus extrême dans les comportements ». New York change, à cette époque : le microcosme homosexuel, les bars SM, les lieux de drague se développent. Robert Mapplethorpe y évolue, y trouve nombre de ses modèles et montre ce que peu veulent alors voir. Les relations sont par ailleurs envisagées : parmi bien d'autres, Andy Warhol, Patti Smith, Loulou de la Falaise Carolina et Reinaldo Herrera, Diane de Beauvau-Caron – reine de la nuit new-yorkaise des années 70 – traversent le récit et tissent le réseau qui était celui de Mapplethorpe. L'ambitieux, qui vise une réussite sociale, matérielle et artistique, l'amoureux, sont quelques-unes des autres facettes auxquelles l'auteure s'intéresse ici.
L'ouvrage de Judith Benhamou-Huet se lit agréablement et dépeint de manière précise et plaisante le décorum dans lequel le photographe a évolué. L'histoire de Mapplethorpe est aussi celle d'une époque et d'un milieu. Mais le biographique – à l'exception de quelques pages où il éclaire de manière très intéressante et plus profonde la création artistique (on pense aux quelques lignes sur la question du genre ou aux pages sur les questions d'ordre esthétique) – n'a souvent d'autre fin que lui-même. L'impression laissée est celle d'une oeuvre qui défile sous nos yeux de manière aveugle, c'est-à-dire sans être vraiment éclairée ce qui, pour un livre consacré à un si grand photographe, est pour le moins dommage. A évoquer les différentes facettes de l'homme – ce qui n'est certes pas dénué d'intérêt – on en vient parfois à passer à côté de l'artiste ou plus précisément du sens, de la portée, de la force esthétique de son travail. Mais là n'était pas le projet de la biographe… Il faudra alors se rendre à l'exposition Mapplethorpe-Rodin ou à la rétrospective Mapplethorpe au Grand-Palais à Paris (Judith Benhamou-Huet est pour ces deux expositions co-comissaire), pour retrouver la puissance d'une oeuvre photographique marquante et d'en percer les secrets, maintenant que ceux de l'homme le sont.
Arnaud Genon
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EymericM
  12 décembre 2014
Basée sur quarante interviews de proches et de grands noms du milieu artistique new-yorkais et parisien, cette biographie est originale à plus d'un titre. D'abord, la biographe se met en scène, nous restitue l'ambiance, les conditions dans lesquelles elle a travaillé et interviewé les personnages liés à Mapplethorpe, faisant des allers-retour entre passé et présent qui donnent un éclairage intéressant au récit. Ensuite, elle a fait le choix de centrer son travail autour de trois thèmes : sexualité, photographie et amour, plutôt que sur une approche chronologique, toujours en faisant l'aller-retour entre vie privée/publique du photographe et oeuvre, ce qui ne convient pas toujours pour parler de certains artistes, mais qui convient bien à Mapplethorpe. le noir et le blanc dominent cette oeuvre, cette vie : douceur de caractère vs. pratiques extrêmes, pureté et classicisme de l'esthétique du photographe vs. fascination pour le mal... et les témoignages parfois contradictoires que livrent ceux qui ont croisé l'artiste. Un parfait compagnon pour l'exposition du Grand Palais mettant à l'honneur le photographe américain.
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asn83
  04 juillet 2014
"Un explorateur incomparable des âmes errantes entre le Bien et le Mal." Pfff. C'est de ma faute, j'aurais dû lire plus attentivement la 4e de couverture avant de me lancer dans cette lecture. Avec des phrases d'une telle grandiloquence, qu'aurait-je pu espérer de mieux?
Suivant les conseils d'une amie enthousiasme, j'espère pouvoir aller voir l'exposition consacrée à Mapplethorpe au Grand Palais. Ayant pour une fois envie de faire les choses bien, je me suis dit que s'intéresser un peu à la vie du photographe en amont ne pouvait que m'aider à mieux apprécier son oeuvre. C'est bien sûr sans conter sur la nullité de l'auteur que j'ai de lire pour l'occasion. Judith Benhamou-Huet n'a rien de mieux à nous offrir qu'une suite de scènes creuses et sans intérêt.
Lire la suite : http://www.bizzetmiel.com/2014/06/judith-benhamou-huet-dans-la-vie-noire.html
Lien : http://www.bizzetmiel.com/20..
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critiques presse (1)
LesEchos   17 avril 2014
Judith Benhamou-Huet nous offre – mieux qu’une bio ou un essai – un véritable portrait du photographe new-yorkais, vingt-cinq ans après sa mort.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Marti94Marti94   21 mai 2014
9 mars 1989. 5h30.
Robert meurt aimant.
L’amour est là, la mort est là. Une « promenade » à la Dürer.
Au commencement était la famille.
A la fin était une autre famille.
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